La définition de Mépriser du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Mépriser
Nature : v. a.
Prononciation : mé-pri-zé
Etymologie : Mes... préfixe, et priser, estimer ; prov. mesprezar, mensprezar, menesprezar ; catal. menyspresar ; esp. menospreciar ; port. menosprezar.

Voir les citations du mot MépriserSignification du mot Mépriser


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de mépriser de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec mépriser pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Mépriser ?


La définition de Mépriser

Tenir en mépris.


Toutes les définitions de « mépriser »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

MÉPRISER. v. tr.
Avoir du mépris pour une personne, pour une chose, n'en point faire de cas, n'en pas tenir compte. C'est un homme qui méprise tout le monde, qui méprise tout ce qui n'est pas lui. Il ne faut mépriser personne. Mépriser les pauvres, les malheureux est indigne d'un cœur chrétien. C'est un homme universellement méprisé. Il méprise tous les conseils qu'on lui donne. Cet avis n'est pas à mépriser.

MÉPRISER signifie aussi, par extension, S'élever au-dessus de l'amour qu'on a ordinairement pour une chose, ou de la crainte qu'elle inspire. Mépriser les richesses, les honneurs, la vie, la mort, le danger, les injures, la calomnie.

Littré

MÉPRISER (mé-pri-zé) v. a.
  • 1Tenir en mépris. Vous méprisez trop Rome, et vous devriez faire Plus d'estime d'un roi qui vous tient lieu de père, Corneille, Nicom. III, 1. Michol, fille de Saül, regardant par la fenêtre, vit le roi David qui sautait et qui dansait?; et elle le méprisa dans son c?ur, Sacy, Bible, Paralip. I, XV, 29. On a bien de l'obligation à ceux qui avertissent des défauts?; car ils mortifient?: ils apprennent qu'on a été méprisé, Pascal, Pens. XXV, 38. Ne vous étonnez pas si le même Ecclésiaste méprise tout en nous, jusqu'à la sagesse, et ne trouve rien de meilleur que de goûter en repos le fruit de son travail, Bossuet, Duch. d'Orl. Les chrétiens ne connaissent plus la sainte frayeur dont on était saisi autrefois à la vue du sacrifice? loin de trembler devant les autels, on y méprise Jésus-Christ présent, Bossuet, Louis de Bourbon. C'est dans ce même esprit qu'il méprisa souvent les bruits du vulgaire, Fléchier, Lamoignon. Vous méprisez mes pleurs?! mes cris sont superflus?! Quinault, Pers. II, 6. Qui méprise Cotin n'estime point son roi, Boileau, Sat. IX. Ses mains ne méprisent point le travail, Fénelon, Tél. XXII. Il est encore assez ordinaire de mépriser qui nous méprise, La Bruyère, XI. J'ai assez d'orgueil pour mépriser d'un mépris souverain les discours de ceux qui ne me connaissent pas, Voltaire, Lett. Thieriot, 28 janv. 1739. Les sots jugements et les folles opinions du vulgaire ne rendront point malheureux un homme qui a appris à supporter des malheurs réels?; et qui méprise les grands peut bien mépriser les sots, Voltaire, ib. 4 août 1728.

    Fig. et par plaisanterie. Je suis si bien aujourd'hui, que je crois que je prendrai le parti qu'ils me conseillent, qui est de mépriser ma jambe [malade], et de ne la point questionner à tout moment, Sévigné, 1er juill. 1685.

    Absolument. Cliton?: Dirons-nous rien nous deux?? - Lise. Non. - Cliton?: Comme tu méprises?! - Lise?: Je n'ai pas le loisir d'entendre tes sottises, Corneille, Suite du Ment. II, 6.

  • 2Fouler aux pieds, transgresser. Hélas?! ce peuple ingrat a méprisé ta loi, Racine, Esth. I, 4. Cruel, si, de mes pleurs méprisant le pouvoir, Vous consentez sans peine à ne me plus revoir, Racine, Phèdre, V, 1. Je puis vous paraître à présent indigne de votre affection?; mais votre promesse, pourquoi la méprisez-vous?? Staël, Corinne, XV, I.
  • 3Ne pas donner une suffisante attention. Ceux qui veulent qu'on méprise tout, veulent en même temps laisser tout courir, Bossuet, États d'oraison, I, 10. Il ne faut pas mépriser de tels détails, qui sont la source cachée de la ruine des États, comme des familles, Voltaire, M?urs, 79.
  • 4Repousser un amant, un prétendant. [toi] Pour qui j'ai méprisé Ce mortel qu'aujourd'hui le sort a fait ton maître, Voltaire, Orph. II, 3.
  • 5S'élever au-dessus de l'amour ou de la crainte qu'on a ordinairement pour une chose. Qui méprise la vie est maître de la sienne [d'Auguste], Corneille, Cinna, I, 2. Laissons-lui donc mépriser tous les états de cette vie, puisqu'enfin, de quelque côté qu'on s'y tourne, on voit toujours la mort en face, qui couvre de ténèbres tous nos plus beaux jours, Bossuet, Duch. d'Orl. Mais, parce qu'en refusant les présents du monde, on encourt infailliblement ses disgrâces, non-seulement mépriser ses biens, mais encore mépriser sa haine, et ne pas craindre de lui déplaire, voilà la seconde maxime, Bossuet, 2e sermon, Pentec. 1. Quand on peut mépriser le charme de l'amour, Quels enchantements peut-on craindre?? Quinault, Armide, II, 1. La franchise qui règne en cet heureux séjour Fait mépriser les fers et l'orgueil de la cour, Voltaire, Scythes, I, 3. Voulons-nous avoir le droit de mépriser les riches?? commençons par mépriser les richesses?; changeons nos m?urs, Duclos, Consid. m?urs, 10.
  • 6Mépriser de, avec un infinitif. Vous, hommes, enfants de Dieu? si, plus stupides et plus insensibles que les créatures inanimées, vous méprisez de suivre les lois que Dieu même vous a données, Bossuet, 2e sermon, Quinquagésime, 2.
  • 7Se mépriser, v. réfl. Avoir du mépris pour soi-même. Il ne faut pas permettre à l'homme de se mépriser tout entier, de peur que, croyant avec les impies que notre vie n'est qu'un jeu où règne le hasard, il ne marche sans règle et sans conduite au gré de ses aveugles désirs, Bossuet, Duch. d'Orl. C'est se mépriser soi-même que de n'oser paraître ce qu'on est, Massillon, Madame.

    Se mépriser, avoir un mépris réciproque l'un pour l'autre. Ces deux hommes se méprisent, et ils ont raison tous les deux.


REMARQUE

Mme de Sévigné a accordé, suivant l'ancienne règle, le participe présent?: Je vous trouve si pleine de réflexions, si stoïcienne, si méprisante les choses de ce monde et la vie même, 3 avr. 1680.


HISTORIQUE

XVIe s. Mespriser les offenses receues, Montaigne, II, 115. Nostre appetit mesprise ce qui luy est en main, Montaigne, III, 3. Les opinions que l'ancienneté a eues de l'homme, sont celles qui nous mesprisent, avilissent et aneantissent le plus, Montaigne, III, 32. Pour ceste premiere fois s'en alla mesprisé et mocqué d'eulx, Amyot, Lys. 10.

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Wiktionnaire


Verbe - français

mépriser \me.p?i.ze\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Considérer quelqu'un comme indigne d'estime.
    • Si les esprits les plus distingués sont accessibles à la vanité, comment ne pas absoudre l'enfant qui pleure de se voir méprisé, goguenardé ? (Honoré de Balzac, Le Lys dans la vallée, 1836)
    • Elle se dit qu'il fallait montrer aujourd'hui tout son courage, être comme ces femmes de la ville, ces grandes dames qui savent mépriser les hommes peu fidèles et regarder avec hauteur leur légèreté oublieuse. (Out-el-Kouloub, « Zaheira », dans Trois Contes de l'Amour et de la Mort, 1940)
  2. (Par extension) Dédaigner.
    • Il a toujours méprisé les vanteries ridicules dont il arrive assez ordinairement que la noblesse étourdit le monde. (Jacques-Bénigne Bossuet, Gornay)
    • Mépriser les richesses, les honneurs, la vie, la mort, le danger, les injures, la calomnie.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

Trésor de la Langue Française informatisé


MÉPRISER, verbe trans.

A. ? Considérer quelqu'un comme indigne d'estime. Anton. priser, apprécier, considérer.Il ne faut mépriser personne (Ac.). Si vous vous lassez de suivre un pilote incertain de sa route, cherchez-en un meilleur, mais ne le méprisez pas pour n'avoir pas été un Dieu (Sand,Hist. vie, t. 4, 1855, p. 340).Il faut s'instruire partout, ne pas mépriser les adversaires, mais les regarder, comprendre les raisons de leur succès (Barrès,Cahiers, t.9, 1911, p. 141):
1. J'avais des partisans, dont je jouissais d'être le chef, mais au fond je ne les méprisais pas moins que les bourgeois. Mauriac,Noeud vip., 1932, p. 37.
? Emploi pronom.
? réfl. En effet, n'est-ce pas se mépriser soi-même que de regarder des ouvrages pareils (Balzac,Corresp., 1822, p. 155):
2. ... il n'aimait plus Madame de Chasteller. Penser à elle était ennuyeux. Cette dernière découverte acheva d'accabler Leuwen; il se méprisait soi-même... Stendhal,L. Leuwen, t. 2, 1836, p. 53.
? réciproque. Nous nous haïssons, nous nous méprisons, c'est-à-dire, nous nous ignorons (Michelet,Peuple, 1846, p. 174).
? [Avec un compl. introd. par de exprimant la cause du mépris] Vous devez me mépriser de ne pas savoir accepter l'occasion que vous m'offrez depuis six mois (Staël,Lettres L. de Narbonne, 1794, p. 235).Plus sa raison était choquée des ridicules du prince, plus il se méprisait de ne pas les admirer (Stendhal,Rouge et Noir, 1830, p. 392):
3. Judith était définitivement déchue. Ouvertement, les Allemands allaient s'amuser chez elle. On l'en haïssait, on l'en méprisait, et pourtant on la craignait encore. Van der Meersch,Invas. 14, 1935, p. 378.
? Emploi abs. Être méprisant. Encore que je n'aime guère le temps où je vis, je reconnais en moi plus d'un trait de son caractère, et notamment celui que je condamne le plus: je méprise (Veuillot,Odeurs de Paris, 1866, p. xv).Le moraliste s'arrête dans ses réflexions dès qu'il obtient de soi la jouissance physique de louer ou de condamner, de mépriser, de maudire, de se réconcilier, de juger (Valéry,Suite, 1934, p. 81).
B. ?
1. Considérer quelque chose comme ne valant pas la peine qu'on lui porte attention ou intérêt parce qu'on la réprouve d'un point de vue moral. Synon. dédaigner; anton. faire cas* de.Cette grande noblesse (...) sera toujours imparfaitement jugée jusqu'à ce qu'un poète l'ait montrée (...) méprisant la guillotine de 89 comme une sale vengeance (Balzac,Langeais, 1834, p. 319).Monsieur l'abbé, dit le professeur, vous méprisez la science (A. France,Orme, 1897, p. 76):
4. Autant les cheveux blonds à l'Argentine, les grandes mains fortes me semblaient dignes de nos caresses, autant je méprisais les cheveux noirs avec raie au milieu et les mains petites et souples. Giraudoux,Suzanne, 1921, p. 195.
? P. plaisant. [Le suj. désigne un inanimé] J'ai toujours préféré les appartements perchés haut (...) que le chauffage central atteint à peine, que le téléphone méprise (Arnoux,Paris, 1939, p.80).
2. Faire peu de cas de quelque chose qui est ordinairement convoité ou qui a une grande importance. Synon. dédaigner, faire fi* de.Mépriser la célébrité, la gloire; il méprise la mort. Il méprise tous les conseils qu'on lui donne (Ac.1835).Il affecte de mépriser l'argent, dit Claudie. Pourtant, on en a bien besoin au prix où est le beurre (Beauvoir,Mandarins, 1954, p.392).
REM.
Méprisoter, verbe trans.,hapax. Le père Ducros aimait beaucoup mon grand-père, son médecin (...), mais il ne pouvait s'empêcher de méprisoter un peu la faiblesse de son caractère (Stendhal,H. Brulard, t.1, 1836, p. 221).
Prononc. et Orth.: [mep?ize], (il) méprise [mep?i:z]. Ac. 1694: me- en vedette, mé- dans le texte; 1718: mes-; dep. 1740: mé-. Étymol. et Hist. Ca 1180 «mésestimer, dédaigner (personne ou chose)» (Thomas, Tristan, 1473 ds T.-L.); 1552 «dédaigner ce qui est recherché ou redouté par les hommes» (Ronsard, Les Amours, éd. P.Laumonier, t. 4, p. 116). Dér. de priser*; préf. -me(s)*. Fréq. abs. littér.: 3 761. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 5 570, b) 3 333; xxes.: a) 5 766, b) 5 985.
DÉR. 1.
Méprisamment, adv.D'une manière méprisante, avec mépris. Anton. admirativement, respectueusement.Son teint était celui d'un sang mêlé, que méprisamment vous appelez mulâtresse (Borel,Champavert, 1833, p. 45).Les gens nés sous une heureuse étoile, regardent un peu méprisamment les malchanceux (Goncourt,Journal, 1894, p. 521).Comme elle avait su éveiller en lui des voix inconnues! Voix dont il s'était méprisamment gardé jusqu'alors, mais qui lui semblaient, à présent, les seules importantes (Arland,Ordre, 1929, p. 468).? [mep?izam? ?]. ? 1reattest. 1671 (Pomey); de mépriser, suff. -(am)ment2*.
2.
Mépriseur, -euse, subst.Personne qui témoigne du mépris (envers quelqu'un ou quelque chose). Lorenzo: Tu ne veux voir en moi qu'un mépriseur d'hommes, c'est me faire injure (Musset,Lorenzaccio, 1834, III, 3, p.190).Ainsi nous faisons sans cesse, toujours en action et en réaction; nous nous chargeons volontiers d'être nos propres mépriseurs (Sainte-Beuve, Nouv. lundis, t.7, 1864, p. 185).? [mep?izoe:?], fém. [-ø:z]. ? 1reattest. 1547 mespriseur «celui qui méprise» (Amyot, Hist. Aethiop., L.VIII, 91rods Hug.); de mépriser, suff. -eur2*.
BBG. ? Rem. lexicogr. R. Philol. fr. 1933, t. 45, p. 173.

MÉPRISER, verbe trans.
Étymol. et Hist. Ca 1180 «mésestimer, dédaigner (personne ou chose)» (Thomas, Tristan, 1473 ds T.-L.); 1552 «dédaigner ce qui est recherché ou redouté par les hommes» (Ronsard, Les Amours, éd. P.Laumonier, t. 4, p. 116). Dér. de priser*; préf. -me(s)*.

Mépriser au Scrabble


Le mot mépriser vaut 11 points au Scrabble.

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Informations sur le mot mepriser - 8 lettres, 3 voyelles, 5 consonnes, 6 lettres uniques.

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mepriser

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Les citations avec le mot Mépriser


  1. Il y a dans le monde des gens assez modestes pour estimer ne valoir quelque chose que par la société qu'ils voient, et assez vains pour mépriser quiconque n'est pas admis dans cette société.

    Auteur : Cécile Brucy, dite Cécile Fée - Source : Pensées (1832)


  2. Le comble de l'orgueil, c'est de se mépriser soi-même.

    Auteur : Gustave Flaubert - Source : Carnets


  3. Ce n'est pas mépriser assez certaines gens que de dire tout haut qu'on les méprise. Le silence seul est le souverain mépris.

    Auteur : Charles-Augustin Sainte-Beuve - Source : Sans référence


  4. Les Anglais n'ont aucun respect pour leur langue et ils ne veulent pas apprendre à leurs enfants à la parler correctement. Il est impossible à un Anglais d'ouvrir la bouche sans se faire mépriser ou détester par un autre Anglais.

    Auteur : George Bernard Shaw - Source : Pygmalion, Préface


  5. Nous ne devons jamais ni trop admirer ni trop mépriser.

    Auteur : Mirabeau - Source : Lettre au major de Mauvillon


  6. Le malheur, ma fille, n'est pas d'être méprisée, mais seulement de se mépriser soi-même.

    Auteur : Georges Bernanos - Source : Dialogues des Carmélites (1948)


  7. Mépriser les bourreaux c'est se rendre invincible.

    Auteur : Louis Jean Népomucène Lemercier - Source : Clovis (1820), III, 1


  8. Chaque homme à besoin d'une sphère légitime de répression où il lui soit loisible de mépriser, de dédaigner, et d'exalter son orgueil par-delà les mers.

    Auteur : Elias Canetti - Source : Le Territoire de l'homme - Réflexions 1942-1972 (1974)


  9. C'est une hardiesse dangereuse et de conséquence, outre l'absurde témérité qu'elle traîne quant et soi, de mépriser ce que nous ne concevons pas.

    Auteur : Michel de Montaigne - Source : Essais, I, 27


  10. Pour être tolérant envers les hommes, il faut les aimer beaucoup ou beaucoup les mépriser.

    Auteur : Charles Dollfus - Source : De la Nature humaine (1868)


  11. On peut mépriser tout; nul n'est en état de tout posséder. Pour se faire riche, le mépris des richesses est la plus courte voie.

    Auteur : Sénèque - Source : Lettres à Lucilius, VI, Lettre 62-3


  12. L'indifférence d'un paysage nous donne beau jeu pour le mépriser.

    Auteur : Jean Cocteau - Source : Le Grand Ecart (1923)


  13. Et dans un dernier souffle, je comprends tout: que le temps n'existe pas, que la vie est notre seul bien, qu'il ne faut pas la mépriser, que nous sommes tous liés, et que l'essentiel nous échappera toujours.

    Auteur : Guillaume Musso - Source : Je reviens te chercher (2009)


  14. Tu vas me mépriser encore, mais de découvrir cela, tu verras, c'est la consolation dérisoire de vieillir, la vie, ce n'est peut-être tout de même que le bonheur.

    Auteur : Jean Anouilh - Source : Antigone (1942)


  15. Cette femme mariée est si jolie que nous la mépriserions un peu si elle n'avait pas d'amants.

    Auteur : Jules Renard - Source : Journal, 31 octobre 1898


  16. Les Français... ne se contentent pas de mépriser le fanatisme, ils se méprisent eux-mêmes.

    Auteur : Maria Antonietta Macciocchi - Source : De la France (1977)


  17. Non, Jem, moi je pense qu'il y a qu'une sorte de gens, les gens. […]
    – C'était ce que je pensais moi aussi, […] quand j'avais ton âge. S'il y a qu'une sorte de gens, pourquoi n'arrivent-ils pas à s'entendre ? S'ils se ressemblent, pourquoi passent-ils leur temps à se mépriser les uns les autres ?


    Auteur : Harper Lee - Source : Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur (2005)


  18. Je ne puis mépriser un homme, à moins que je n'aie le malheur de le haïr pour quelque mal qu'il m'a fait; je ne comprends pas le dédain paisible que l'on nourrit de sang-froid pour d'autres hommes.

    Auteur : Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues - Source : Réflexions et Maximes (1746)


  19. «Tu aimeras ton prochain...» Et pourquoi ne mépriserais-tu pas ton prochain comme toi-même?

    Auteur : José Revueltas - Source : Le Deuil humain (1943)


  20. Epicure: Le mépriser.

    Auteur : Gustave Flaubert - Source : Dictionnaire des idées reçues (1913)


  21. Il faut jouer et mépriser la comédie.

    Auteur : Henri Beyle, dit Stendhal - Source : Correspondance


  22. Je m'étonne que celui qui n'a pas goûté les biens du ciel puisse mépriser ceux de la terre.

    Auteur : Saint Jean Climaque - Source : L'Echelle sainte


  23. Lorsqu'on voit des gens très instruits contempler sans broncher l'oppression et la persécution, on ne sait ce qu'il faut mépriser le plus de leur cynisme ou de leur aveuglement.

    Auteur : George Orwell - Source : Vérité et mensonge


  24. Pour eux, la vie c’est le puits. Tu ne peux pas les tuer et ils t’achèveraient si tu t’élevais contre eux. Nous, nous ne sommes pas comme ça, nous avons besoin d’elle, de cette rage effrénée qui ne laisse aucun répit. Tes muscles s’agitent, toute ta peau papillonne, tu noircis de l’intérieur tandis qu’à l’extérieur ton corps rougeoie : elle fera de toi un homme meurtri à la quête désespérée de sa place dans le monde. Tu devras alors te chercher tous les motifs de haine, mépriser ce qui t’entoure et, plus important encore, te convaincre que cette rage est nécessaire

    Auteur : Ivan Repila - Source : Le Puits (2013)


  25. Nous ne pouvons trouver des solutions que de la confrontation de notre vieil humanisme avec la réalité présente qui n'est pas saisissable si nous continuons de mépriser la culture matérielle.

    Auteur : Jocelyn de Noblet - Source : Manifeste pour le développement de la culture technique (1981)


Les citations du Littré sur Mépriser


  1. Quand on peut mépriser le charme de l'amour, Quels enchantements peut-on craindre ?

    Auteur : QUINAULT - Source : Armide, II, 1


  2. C'est chose contraire à la nature de mépriser les commodités qui sont de peu de coûtange

    Auteur : MALH. - Source : Lexique, éd. L. Lalanne (écrit coustange).


  3. Et le copiste [de musique] Jean-Jacques, prenant dix sous par page de son travail pour s'aider à vivre, est un Juif que son avidité fait universellement mépriser

    Auteur : Jean-Jacques Rousseau - Source : Dial.


  4. S'il y a peu de philosophie à prendre ces arrangements méthodiques [les classifications] pour la science elle-même, il y en a bien moins encore à les mépriser

    Auteur : CONDORCET - Source : Linné.


  5. Son premier mouvement [de Napoléon] le porta à mépriser cet avis [de la marche de l'armée russe sur son flanc] ; car, soit fierté, soit expérience, il s'était accoutumé à ne pas supposer à ses adversaires l'habileté qu'il aurait eue à leur place

    Auteur : SÉGUR - Source : Hist. de Nap. IX, 7


  6. Il ne faut pas permettre à l'homme de se mépriser tout entier

    Auteur : BOSSUET - Source : Duch. d'Orl.


  7. S'il est pauvre, faut-il le mépriser ? Comment oses-tu dire que tu es de noble race, si tu es le plus traître de tous les hommes ?

    Auteur : Paul Scarron - Source : Rom. com. II, 14


  8. Qu'on peut mépriser les charmes de la grandeur, même présente

    Auteur : BOSSUET - Source : le Tellier.


  9. Laissons donc au sage mépriser tous les états de cette vie, puisqu'enfin, de quelque côté qu'on s'y tourne, on voit toujours la mort en face qui couvre de ténèbres nos plus beaux jours

    Auteur : BOSSUET - Source : ib.


  10. La franchise qui règne en cet heureux séjour Fait mépriser les fers et l'orgueil de la cour

    Auteur : Voltaire - Source : Scythes, I, 3


  11. La longue habitude de mépriser e plaisir du goût avait éteint en lui toute la pointe de a saveur

    Auteur : BOSSUET - Source : Panég. de S. Bernard, I


  12. Suivez, suivez, seigneur, le ciel qui vous inspire : Votre gloire redouble à mépriser l'empire

    Auteur : Corneille - Source : Cinna, II, 1


  13. Je suis fort aise que ce petit traité me présente l'occasion d'obliger les femmes à mépriser la bagatelle pour s'attacher aux choses les plus belles et les plus utiles

    Auteur : MARG. - Source : BUFFET, Observ. p. 174


  14. En cet état [la complaisance pour nous-mêmes], bien loin de mépriser la vaine gloire, au contraire nous en séparons pour nous le plus délicat et le plus exquis... et tirons, pour ainsi dire, l'esprit et la quintessence de cet agréable poison

    Auteur : BOSSUET - Source : 1er sermon, Profession, 2


  15. Il ne faut pas permettre à l'homme de se mépriser tout entier, de peur que, croyant avec les impies que notre vie n'est qu'un jeu où règne le hasard, il ne marche sans règle et sans conduite au gré de ses aveugles désirs

    Auteur : BOSSUET - Source : Duch. d'Orl.


  16. La vanité de mépriser la mort engage les autres à calomnier la vie, à peu près comme ces femmes qui, avec une robe tachée et des ciseaux, prétendent aimer mieux des trous que des taches

    Auteur : Jean-Jacques Rousseau - Source : Lett. à M. de Voltaire, Corresp. t. III, p. 224, dans POUGENS.


  17. Heureux qui, méprisant l'opinion commune Que notre vanité peut seule autoriser, Croit, comme moi, que c'est avoir fait sa fortune Que d'avoir, comme moi, bien su la mépriser

    Auteur : Guillaume Amfrye de Chaulieu - Source : la Retraite.


  18. Il ne faut pas permettre à l'homme de se mépriser tout entier, de peur que, croyant avec les impies que notre vie n'est qu'un jeu où règne le hasard, il ne marche sans règle et sans conduite au gré de ses aveugles désirs

    Auteur : BOSSUET - Source : Duch. d'Orl.


  19. Car de mépriser la règle et d'en ressentir l'onction, c'est ce qui ne fut jamais et ce qui ne peut être

    Auteur : BOURD. - Source : Exhort. sur l'observ. des règles, t. I, p. 218


  20. Pendant que les Romains méprisèrent les richesses, ils furent sobres et vertueux

    Auteur : BOSSUET - Source : Hist. dans GIRAULT-DUVIVIER


  21. Pendant qu'il [le cardinal de Retz] voulait acquérir ce qu'il devait un jour mépriser, il remua tout par de secrets et puissants ressorts

    Auteur : BOSSUET - Source : le Tellier.


  22. Donnez à Dieu vos affections.... vous pourrez hardiment mépriser la mort à l'exemple de notre héroïne chrétienne

    Auteur : BOSSUET - Source : Duch. d'Orl.


  23. Le même orgueil qui nous fait blâmer les défauts dont nous nous croyons exempts, nous porte à mépriser les bonnes qualités que nous n'avons pas

    Auteur : LA ROCHEFOUC. - Source : Réfl. mor. n° 462


  24. Une valeur brutale qui ne voit goutte et qui ne sait que mépriser la vie, n'est pas celle d'un honnête homme ni d'un roi

    Auteur : PELLISS. - Source : Conversat. de L. XIV devant Lille, p. 24


  25. Il se mêlait de la politique dans les honneurs qu'ils [les païens] rendaient à Jésus-Christ : ils prétendaient qu'à la fin les religions s'uniraient et que les dieux de toutes les sectes deviendraient communs ; les chrétiens ne connaissaient pas ce culte mêlé et ne méprisèrent pas moins les condescendances que les rigueurs de la politique romaine

    Auteur : BOSSUET - Source : Hist. II, 12




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Mise à jour le vendredi 6 février 2026 à 22h51










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