Définition de « torture »


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions du mot torture de manière claire et concise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre le sens du mot.

Il comprend des informations supplémentaires telles que des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes et bien sûr des citations littéraires sur torture pour aider à enrichir la compréhension du mot Torture et répondre à la question quelle est la définition de torture ?

NOM genre (f) de 2 syllabes
Une définition simple : (fr-rég|t??.ty?) torture (f)

  • Souffrance cruelle, tourment qu’on fait souffrir. - D’horribles tortures. - Des instruments de torture.

  • (spéc)Souffrance physique qu’on infligeait à quelqu’un par voie de justice. - Mettre à la torture. - Appliquer à la torture. - Souffrir la torture. - Être condamné à la torture. - La torture a été abolie en France par Louis XVI. - Dans cette acception, on se sert plus ordinairement du mot question.

  • (fig) - Mettre quelqu’un à la torture : Lui causer un trouble, un embarras pénible, ou une vive impatience. - On dit également : - Être à la torture.

  • (fig) - Mettre son esprit à la torture, être à la torture : (ucf|travailler) avec une grande contention d’esprit à la recherche, à l’examen, à la discussion de quelque chose. (fr-verbe-flexion |ind.p.1s=oui |ind.p.3s=oui |sub.p.1s=oui |sub.p.3s=oui |imp.p.2s=oui )

  • Du verbe torturer.


    Définitions de « torture »


    Trésor de la Langue Française informatisé


    TORTURE, subst. fém.

    A. ? Souffrance physique intense infligée à quelqu'un. Synon. martyre, supplice.Torture abominable, affreuse, atroce, cruelle, effroyable, horrible; torture(s) nouvelle(s), raffinée(s); appliquer, infliger, subir une/des torture(s). Aucune volonté ne peut être forcée par la force, aucun assentiment ne peut être extorqué par torture (Jankél., Je-ne-sais-quoi, 1957, p. 258):
    Pour le nègre de la contrée au sud du lac Tjad, il est raisonnable, indispensable, louable, pieux, de massacrer l'étranger aussitôt qu'on peut le saisir, et si on lui arrache le dernier souffle du corps au moyen d'une torture finement graduée, modulée et appliquée, tout n'en est que mieux et la conscience de l'opérateur s'en trouve à merveille. Gobineau, Nouv. asiat., 1876, p. 6.
    ? P. métaph. Dans de pauvres jardinets bourgeois (...) des arbustes débiles, à force de greffes, de tortures subies, en viennent à produire des fruits contre lesquels s'indignent les racines (Fabre, Rom. peintre, 1878, p. 5).Un abominable système de contraintes, en briques, en couloirs, en verrous, en guichets, une torture architecturale gigantesque, inexpiable (Céline, Voyage, 1932, p. 257).
    B. ?
    1. RELIG. CHRÉT. Châtiment, ensemble des châtiments auquel les damnés sont soumis en enfer. Torture(s) éternelle(s). Un possédé se tord entre trois démons qui se pendent à lui et l'entraînent (...) cet ?il renversé, inégalement ouvert, exprime d'avance les tortures de l'enfer auquel le saint veut l'arracher (Michelet, Chemins Europe, 1874, p. 265).
    2. HIST. DU DR. Synon. question2.
    a) HIST. GR. ET ROMAINE. Institution du droit grec et romain, consistant en un ensemble de violences physiques exercées notamment à l'encontre des esclaves dont on voulait obtenir des aveux. J'ai soutenu une thèse en latin sur la manière dont on donnait la torture à Rome (Hugo, Misér., t. 1, 1862, p. 172).Caligula a donné quatre-vingt-un mille sesterces à un esclave voleur que la torture n'avait pas fait avouer (Camus, Caligula, 1944, iv, 4, p. 86).
    b) [Du Moy. Âge jusqu'à la Révolution] Sanction corporelle très grave, pouvant entraîner la mort, qui était infligée par des tribunaux laïques ou religieux soit pour obtenir des révélations, soit en guise de punition. Tortures de l'Inquisition. Le code de terreur contre les protestants, les supplices cruels et la torture, ont subsisté jusqu'à la Révolution (Staël, Consid. Révol. fr., t. 1, 1817, p. 107).Il se félicitait de l'adoucissement des m?urs qui s'était manifesté, dans l'ordre judiciaire, par la suppression de la torture et des supplices ignominieux ou cruels (A. France, Dieux ont soif, 1912, p. 110).
    3. Ensemble des procédés provoquant des souffrances physiques et/ou psychologiques intenses employés à l'encontre d'opposants, pour des raisons politiques, idéologiques, afin d'obtenir des aveux, des renseignements, etc. Une mutation est en cours. La torture devient « propre ». Les nouveaux bourreaux revêtent la blouse blanche (...). L'outillage désuet des tourmenteurs professionnels ou amateurs est remplacé par l'électricité, le bistouri et les drogues. Et c'est tellement plus satisfaisant. La vue de la douleur répugne de plus en plus (J.-C. Lauret, R. Lasierra, La Torture propre, 1975, p. 16).
    C. ? Loc. (au propre et au fig.)
    1. Subst. + de torture.Utilisé pour faire subir la torture. Brodequins de torture. Il allait à son tour s'étendre sur le sinistre chevalet de torture (Murger, Scènes vie jeun., 1851, p. 173).
    ? Appareil(s), instrument(s), outil(s) de torture. Je me suis senti froid dans le dos, devant toutes ces inventions de souffrances, devant tous ces instruments de torture, avec lesquels l'homme, pendant des siècles, perfectionna et férocisa la mort (Goncourt, Journal, 1872, p. 918).Les bourreaux, masqués, traînant les appareils de torture (Hugo, Légende, t. 3, 1877, p. 178).P. anal. et p. exagér. Elle me fit faire bien vite un corset, à moi qui ne connaissais pas cet instrument de torture (Sand, Hist. vie, t. 2, 1855, p. 418).Joseph revint au rez-de-chaussée, juste comme le téléphone recommençait de sonner. « Et il n'y aurait donc personne pour arrêter une bonne fois cet appareil de torture? » (Duhamel, Passion J. Pasquier, 1945, p. 243).
    ? Chambre de torture. Une femme, à Paris, est conduite à la chambre de torture, dans un hôtel où est installée la police allemande (Green, Journal, 1944, p. 182).
    2. Mettre à la torture. Faire subir la torture. Synon. martyriser, torturer.Ce bâtard avait traîné à Meaux un jeune homme qu'il avait enlevé de sa charrue. Il commença par le faire mettre à la torture, exigeant de lui une rançon exorbitante (Barante, Hist. ducs Bourg., t. 4, 1821-24, p. 346).Platina a été emprisonné, puis mis à la torture en présence du pape lui-même (Montherl., Malatesta, 1946, iv, 7, p. 519).
    ? Au fig., p. exagér. Plonger dans un grand embarras, dans une grande impatience. Synon. tourmenter.J'ai trouvé au-dessus du village de Castia une inscription antique qui (...) depuis deux jours, me met à la torture (...). Personne ne l'a vue avant moi; j'aurai l'honneur de la découverte (About, Roi mont., 1857, p. 286).Je dis que j'étais allé à la ville pour acheter des livres; et don Jean Martin me mit à la torture en me demandant plusieurs fois à voir ces livres (Larbaud, Barnabooth, 1913, p. 184).
    ? (Se) mettre l'esprit à la torture. Faire de grands efforts de réflexion pour comprendre, se souvenir de quelque chose, pour résoudre une difficulté, effectuer un travail, etc. Synon. se torturer*, se creuser la cervelle*, se fatiguer les méninges (v. méninge).Il mettait son esprit à la torture pour comprendre comment elle pouvait garder tant de réserve avec lui (Karr, Sous tilleuls, 1832, p. 301).Chaque fois que la princesse de Parme invitait Mmede Guermantes, elle avait à se mettre l'esprit à la torture pour n'avoir personne qui pût déplaire à la duchesse et l'empêcher de revenir (Proust, Guermantes 1, 1920, p. 454).
    D. ? P. anal.
    1. Souvent au plur. Grande douleur, souffrances physiques provoquées par certaines situations, certains facteurs (manque de boisson, de nourriture, conditions climatiques extrêmes, maladies, etc.). Subir les tortures de la chaleur, de la soif. Seize semaines de tortures causées par une faim permanente, à peine soulagée par quelques bribes de pain subtilement dérobées (Baudel., Paradis artif., 1860, p. 398).Mr Fogg, ne voulant pas exposer Mrs Aouda aux tortures d'une traversée en plein air, par ce froid que la vitesse rendrait plus insupportable encore, lui proposa de rester (...) à la station de Kearney (Verne, Tour monde, 1873, p. 184).
    2. Tourment moral. Torture de l'âme, de la conscience; torture intérieure; torture de l'absence, de l'amour. J'ai dû vous faire souffrir mille tortures par mes injustes soupçons (Ponson du Terr., Rocambole, t. 3, 1859, p. 339).Aux tortures de l'angoisse et de la pitié succédaient les supplices de la jalousie et de la fureur (Milosz, Amour. init., 1910, p. 105).
    ? Être à la torture. Venez, leur dis-je, me voici; Votre mère est à la torture En vous sachant tout seuls ici (Rollinat, Névroses, 1883, p. 289).
    Prononc. et Orth.: [t? ?ty:?]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Fin xiies. « souffrance physique ou morale intolérable » (Sermons S. Bernard, 21, 15 ds T.-L.); 1745 tortures de la jalousie (F. T. de Baculard d'Arnaud, Les Époux malheureux, p. 102); 2. 1459 « souffrance physique qu'on inflige à quelqu'un par voie de justice » mettre à la gehenne et torture (Mémoires de J. du Clercq, III, 12, 24 ds Bartzsch, p. 66); 1770 instruments de la torture (Raynal, Hist. philos. et pol., p. 355); 3. 1580 « violence faite à quelqu'un pour lui faire révéler quelque chose » (Montaigne, Essais, II, 5, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 369); 4. 1627 mettre qqn à la torture « embarrasser » (Ch. Sorel, Le Berger extravagant, p. 254); 1630 mettre son esprit à la torture (J. Mairet, Chryseide et Arimand, p. 163). Du lat. tardif tortura « action de tordre », « torture, souffrance », dér. du lat. tortum, supin de torquere « tordre »; « torturer ». Fréq. abs. littér.: 1 220. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 1 569, b) 2 175; xxes.: a) 2 297, b) 1 301.


    Wiktionnaire


    Nom commun - français

    torture \t??.ty?\ féminin

    1. Souffrance cruelle, tourment qu'on fait souffrir.
      • Il se flattait, grâce aux trente hommes résolus qu'il commandait, de s'emparer facilement des deux chasseurs qu'il se proposait de faire mourir dans des tortures atroces. (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l'Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
      • Quand j'atteignais un rat d'un bon coup de fouet, le ronge-maille sifflait avec fureur, hérissait tous ses poils et s'élançait avec désespoir contre le fouet lui-même, instrument de sa torture ; [?]. (Anonyme, Varia, dans Revue moderne, volume 41, 1867, page 668)
      • J'ai vu des prisonniers jetés à coups de matraque d'un étage à l'autre et qui, hébétés par la torture et les coups, ne savaient plus que murmurer en arabe les premières paroles d'une ancienne prière. (Henri Alleg, La Question, 1957)
    2. (Spécialement) Souffrance physique qu'on infligeait à quelqu'un par voie de justice.
      • Lorsque le chevalier de La Barre [?] fut convaincu d'avoir chanté des chansons impies, et même d'avoir passé devant une procession de capucins sans avoir ôté son chapeau, les juges d'Abbeville, gens comparables aux sénateurs romains, ordonnèrent, non seulement qu'on lui arrachât la langue, qu'on lui coupât la main, et qu'on brûlât son corps à petit feu ; mais ils l'appliquèrent encore à la torture pour savoir précisément combien de chansons il avait chantées, et combien de processions il avait vues passer, le chapeau sur la tête. (Voltaire, Dictionnaire philosophique, 1769)
      • Je le trouvai vivement ému par la nouvelle d'une interpellation à la Chambre des Communes au sujet des tortures qu'il aurait fait infliger à un ancien pacha de Meknès, El-Hadj Ben Aïssa et à sa femme Lalla Batoul, qui auraient succombé à leur supplice. (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 238)
      • L'opposant Alexeï Navalny a accusé ses géôliers de le soumettre à une forme de torture par privation de sommeil, dans une plainte aux services de sécurité russe publiée jeudi sur son site. (AFP, Russie : interrogations sur l'état de santé de Navalny, Le Journal de Québec, 25 mars 2021)
    Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

    Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

    TORTURE. n. f.
    Souffrance cruelle, tourment qu'on fait souffrir. D'horribles tortures. Des instruments de torture. Il se dit spécialement de la Souffrance physique qu'on infligeait à quelqu'un par voie de justice. Mettre à la torture. Appliquer à la torture. Souffrir la torture. Être condamné à la torture. La torture a été abolie en France par Louis XVI. Dans cette acception, on se sert plus ordinairement du mot Question. Fig., Mettre quelqu'un à la torture, Lui causer un trouble, un embarras pénible, ou une vive impatience. On dit également : Être à la torture. Fig., Mettre son esprit à la torture, être à la torture, Travailler avec une grande contention d'esprit à la recherche, à l'examen, à la discussion de quelque chose.

    Littré

    TORTURE (tor-tu-r') s. f.
    • 1Action de tordre, contorsion. Ce sont apparemment ces bizarres attitudes et ces tortures naturelles qui ont anciennement frappé les yeux de la superstition, quand elle adopta cet oiseau [le torcol] dans les enchantements, Buffon, Ois. t. XIII, p. 129.
    • 2Tourment, supplice. La torture, le fer et la flamme t'attend, Rotrou, St Gen. II, 2. La Providence nous met quelquefois à la torture, en y employant la pierre, la gravelle, la goutte, le déchirement d'entrailles, les convulsions, et autres exécutions des vengeances de la Providence, Voltaire, Dict. phil. Torture.
    • 3 Particulièrement. Tourment auquel on soumettait un accusé pour en obtenir des révélations?; question. La torture a été abolie en France par Louis XVI en 1780. Quoiqu'il y ait peu d'articles de jurisprudence dans ces honnêtes réflexions alphabétiques, il faut pourtant dire un mot de la torture, autrement nommée question?; c'est une étrange manière de questionner les hommes?; ce ne sont pourtant point de simples curieux qui l'ont inventée, Voltaire, Dict. phil. Torture. Il [un conseiller de la Tournelle] se donne le plaisir de l'appliquer [un accusé] à la grande et à la petite torture, en présence d'un chirurgien qui lui tâte le pouls, jusqu'à ce qu'il soit en danger de mort, après quoi or recommence?; et, comme dit très bien la comédie des Plaideurs, cela fait toujours passer une heure ou deux, Voltaire, ib. Les Romains n'infligèrent la torture qu'aux esclaves, Voltaire, ib. En quoi était-il nécessaire qu'on coupât la main et la langue au chevalier de la Barre, qu'on l'appliquât à la torture ordinaire et extraordinaire, et qu'on le brûlât tout vif?? Voltaire, Dict. phil. Supplices. Il est aussi absurde d'infliger la torture pour parvenir à la connaissance d'un crime, qu'il était absurde d'ordonner autrefois le duel pour juger un coupable, Voltaire, Dict. phil. Question. On prétend qu'en faisant donner la torture aux accusés, il [Louis XI] était caché derrière une jalousie, pour entendre les interrogatoires, Duclos, ?uv. t. III, p. 358. On les mettait [les esclaves] à la torture pour la moindre faute?; ils pouvaient être punis de mort sans l'intervention du magistrat, Raynal, Hist. phil. XI, 24.
    • 4 Fig. Peine vive, tourment. Mettra-t-on tous les jours mon âme à la torture?? Rotrou, Vencesl. III, 3. Ce qui m'est un sujet d'éternelle torture, C'est de voir?, Molière, D. Garc. III, 2.
    • 5 Par exagération. Embarras, effort pénible. Tandis que ses discours me donnent la torture, Régnier, Sat. VIII. Et déjà vous croyez dans vos rimes obscures Aux Saumaises futurs préparer des tortures, Boileau, Sat. IX.

      Mettre quelqu'un à la torture, lui causer un embarras pénible ou une vive impatience.

      On dit dans le même sens?: être à la torture.

      Mettre son esprit à la torture, donner la torture à son esprit, se donner la torture, être à la torture, s'occuper de quelque chose avec une grande contention d'esprit. Nicias, qui ignorait la ruse et la tromperie d'Alcibiade, ne pouvait concevoir un changement si étrange, et se donnait la torture pour en chercher la raison, Rollin, Hist. anc. ?uv. t. III, p. 605, dans POUGENS. J'ai beau donner la torture à mon esprit, je ne devine point le sujet de plaintes que vous pouvez avoir contre moi, Lesage, Crisp. riv. de son maître, sc. 12.

    • 6 Fig. Action de fausser quelque chose. Il est question présentement de la volonté de Dieu et de la vôtre [pour un voyage à Paris], ma fille, ne lui donnez point la torture, Sévigné, 30 oct. 1676.

      Particulièrement. Violence faite aux textes, aux mots. Ces auteurs ont corrompu tous les sens et donné la torture à tous les passages, Montesquieu, Lett. pers. 134. [Ils] Mettaient la langue à la torture, Et triomphaient de n'être pas compris, Delille, Convers. III.


    HISTORIQUE

    XIIe s. Ne à ceste fieie ne mist mie li peires en respit la torture, comme faisoit al fil?; car li peires aimet lo fil, Saint Bernard, 523.

    XIVe s. Tore ture [distorsion] des eux [yeux], des oreilles, des levres et semblables, H. de Mondeville, f° 66.

    XVIe s. Au coupable il semble [suivant les défenseurs de la question] qu'elle [la conscience] ayde à la torture pour lui faire confesser sa faulte, et qu'elle l'affoiblisse?; et de l'aultre part, qu'elle fortifie l'innocent contre la torture, Montaigne, II, 47.

    Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

    Étymologie de « torture »

    Prov. esp. et it. tortura?; du lat. tortura, de tortum, supin de torquere, torturer et tordre.

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    Du latin tortura (« action de tordre » et « souffrance »), dérivé du latin tortum, supin de torquere (« tordre » et « torturer »). Le mot ne garde pas l'ancien sens descriptif de « contorsion ». Dans le domaine pénal, il désigne une peine grave (1459), pour ensuite prendre son sens moderne (1580) de « souffrance physique infligée pour arracher les aveux ». Par métonymie, il se dit (1631) de souffrances morales.
    Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

    TORTURE, subst. fém.
    Étymol. et Hist. 1. Fin xiies. « souffrance physique ou morale intolérable » (Sermons S. Bernard, 21, 15 ds T.-L.); 1745 tortures de la jalousie (F. T. de Baculard d'Arnaud, Les Époux malheureux, p. 102); 2. 1459 « souffrance physique qu'on inflige à quelqu'un par voie de justice » mettre à la gehenne et torture (Mémoires de J. du Clercq, III, 12, 24 ds Bartzsch, p. 66); 1770 instruments de la torture (Raynal, Hist. philos. et pol., p. 355); 3. 1580 « violence faite à quelqu'un pour lui faire révéler quelque chose » (Montaigne, Essais, II, 5, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 369); 4. 1627 mettre qqn à la torture « embarrasser » (Ch. Sorel, Le Berger extravagant, p. 254); 1630 mettre son esprit à la torture (J. Mairet, Chryseide et Arimand, p. 163). Du lat. tardif tortura « action de tordre », « torture, souffrance », dér. du lat. tortum, supin de torquere « tordre »; « torturer ».

    torture au Scrabble


    Le mot torture vaut 7 points au Scrabble.

    torture

    Informations sur le mot torture - 7 lettres, 3 voyelles, 4 consonnes, 5 lettres uniques.

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    torture

    Les rimes de « torture »


    On recherche une rime en YR .

    Les rimes de torture peuvent aider les poètes et les paroliers à trouver des mots pour former des vers avec une structure rythmique cohérente, mais aussi pour jouer avec les mots et les sons, découvrir de nouvelles idées et perspectives ce qui peut être amusant et divertissant.

    Les rimes en yR

    Rimes de hémocultures      Rimes de bavures      Rimes de rancissure      Rimes de masures      Rimes de surfacture      Rimes de dures      Rimes de scissures      Rimes de cures      Rimes de procurent      Rimes de exclure      Rimes de augurent      Rimes de sous-préfecture      Rimes de émurent      Rimes de denture      Rimes de enflure      Rimes de ajusture      Rimes de tubulure      Rimes de motoculture      Rimes de enclosure      Rimes de figures      Rimes de clair-obscur      Rimes de blessure      Rimes de azurs      Rimes de futurs      Rimes de durs      Rimes de cannelures      Rimes de coiffures      Rimes de flétrissures      Rimes de mixtures      Rimes de emmanchures      Rimes de architecturent      Rimes de conjecturent      Rimes de fioritures      Rimes de aperçurent      Rimes de emplanture      Rimes de mésaventure      Rimes de pointure      Rimes de mi-créature      Rimes de sculptures      Rimes de galure      Rimes de figure      Rimes de bytures      Rimes de pâtures      Rimes de déplurent      Rimes de réglure      Rimes de durs      Rimes de triture      Rimes de demi-mesures      Rimes de azur      Rimes de fissurent     

    Mots du jour

    hémocultures     bavures     rancissure     masures     surfacture     dures     scissures     cures     procurent     exclure     augurent     sous-préfecture     émurent     denture     enflure     ajusture     tubulure     motoculture     enclosure     figures     clair-obscur     blessure     azurs     futurs     durs     cannelures     coiffures     flétrissures     mixtures     emmanchures     architecturent     conjecturent     fioritures     aperçurent     emplanture     mésaventure     pointure     mi-créature     sculptures     galure     figure     bytures     pâtures     déplurent     réglure     durs     triture     demi-mesures     azur     fissurent     


    Les citations sur « torture »

    1. Mais voilà quatre ans que je patiente et que je souffre!... Un amour comme le nôtre devrait s'avouer à la face du ciel! Ils sont à me torturer. Je n'y tiens plus! Sauve-moi!

      Auteur : Gustave Flaubert - Source : Madame Bovary (1857), II, 12


    2. Et sans doute l'être du résistant torturé devient-il un être-pour-la-mort mais c'est aussi un être ouvert au monde, projeté vers les autres : un être-avec, dont la mort individuelle, éventuelle, probable, nourrit la vie.

      Auteur : Jorge Semprún - Source : Exercices de survie (2012)


    3. Dans la perspective freudienne, l'homme, c'est le sujet pris et torturé par le langage.

      Auteur : Jacques Lacan - Source : Le Séminaire (1973), III


    4. Je vous aimais sans mots, sans rien attendre,
      Timide ou torturé de jalousie ;
      Je vous aimais d'un amour pur et tendre —
      Dieu veuille qu'on vous aime encore ainsi.


      Auteur : Alexandre Pouchkine - Source : Je vous aimais...


    5. Sous peine d'assurer le triomphe du chat, la souris torturée doit mimer l'indifférence. Ce sont là les raffinements de la vie civilisée.

      Auteur : Paule Saint-Onge - Source : La Saison de l'inconfort


    6. Aussaresses, le bourreau étoilé: avec son oeil en moins, il a l'air de s'être, par erreur, torturé lui-même.

      Auteur : Philippe Bouvard - Source : Mille et une pensées (2005)


    7. Il y a peu à dire au sujet du bonheur il se contente d'être lui-même, placide, presque somnolent. C'est un état que l'on adopte d'un coeur léger mais avec un esprit parfois torturé.

      Auteur : Jim Harrison - Source : Légendes d'automne (1979)


    8. Tout journal, de la première ligne à la dernière, n'est qu'un tissu d'horreurs. Guerres, crimes, vols, impudicité, tortures, crimes de princes, crimes des nations, crimes des particuliers, une ivresse d'atrocité universelle.

      Auteur : Charles Baudelaire - Source : Sans référence


    9. Il fallait donc admettre que les femmes les plus parfaites ne pouvaient aimer que des types abîmés, torturés, fissurés. Un peu comme les milliardaires qui pratiquent la charité.

      Auteur : Michel Bussi - Source : Le Temps est assassin


    10. Ce soir j'ai mis mon mari à l'épreuve. Je ne voulais pas, je n'avais même pas prémédité la chose, mais j'avais passé la journée à me torturer. Pourquoi m'avait-il menti ? Pourquoi ? Et me ment-il tous les jours ?

      Auteur : Steve S. J. Watson - Source : Avant d'aller dormir (2011)


    11. La torture c'est aussi du répit, sinon ça ne fonctionne pas.

      Auteur : Olivier Norek - Source : Entre deux mondes (2018)


    12. Le ciel est en toi et aussi les tortures de l'enfer :
      Ce que tu choisis et ce que tu veux, tu l'as partout.


      Auteur : Angelus Silesius - Source : Le Voyageur chérubinique (1675)


    13. En fait, rien ne s'arrange jamais car ce qui est abîmé l'est une fois pour toutes. La résilience, c'est un conte inventé pour les gogos : ça permet à tout le monde de vivoter tranquillement, les victimes comme les tortionnaires - les uns survivant dans l'espoir inepte d'une amélioration, les autres disposant d'un alibi pour torturer ad libitum.

      Auteur : Emmanuelle Bayamack-Tam - Source : Si tout n'a pas péri avec mon innocence


    14. Même les masochistes finissent par tout avouer sous la torture. Par gratitude.

      Auteur : Stanislaw Jerzy Lec - Source : Nouvelles pensées échevelées (2000)


    15. Sinon, mon très cher frère, je te séquestre, te torture, te tue, et ferai buriner sur ta pierre, par tes partisans: «Ci-gît un martyr».

      Auteur : Auguste, comte de Villiers de l'Isle-Adam - Source : Tribulat Bonhomet (1887)


    16. Ces maudits savants torturent les animaux dans leurs laboratoires au nom de ce qu'ils appellent «le savoir», tout comme les Romains le faisaient au nom de ce qu'ils appelaient «le plaisir».

      Auteur : John Cowper Powys - Source : Camp retranché (1936)


    17. Il n'est rien qui soit pour un homme plus infinie torture que ses propres pensées.

      Auteur : John Webster - Source : Le démon blanc


    18. Jusqu'ici je n'avais pas compris que l'amour et la tolérance ne s'adressaient qu'aux bipolaires et électrosensibles blancs : je pensais que nous avions le coeur assez grand pour aimer tout le monde Mais non. Les migrants peuvent bien traverser le Sinaï et s'y faire torturer, être mis en esclavage se noyer en Méditerranée, mourir de froid dans un réacteur, se faire faucher par un train, happer par les flots tumultueux de la Roya : les sociétaires de Liberty House ne bougeront pas le petit doigt pour les secourir. Ils réservent leur sollicitude aux lapins, aux vaches, aux poulets, aux visons.

      Auteur : Emmanuelle Bayamack-Tam - Source : Arcadie (2018)


    19. Je vous aimais dans le silence et sans espoir,
      Ou timide ou jaloux, mais toujours torturé,
      Je vous aimais d'un amour si profond, si tendre...
      Puisse Dieu vous offrir un autre amour semblable.


      Auteur : Alexandre Pouchkine - Source : Je vous aimais


    20. Trois numéros, en matière d'expérience, se virent privés de travail pendant un mois ; ils pouvaient aller où ils voulaient, faire ce qu'ils voulaient. Les malheureux errèrent autour de leur lieu de travail, qu'ils contemplaient avec des yeux affamés. Ils firent dans le vide, pendant des heures entières, les mouvements qui, à certaines heures étaient devenus un besoin pour leur organisme : ils scièrent et rabotèrent, ils frappèrent sur des clous invisibles avec des marteaux également invisibles. Enfin, le deuxième jour, n'y tenant plus ils se prirent par la main et, aux sons de la Marche, entrèrent dans le fleuve jusqu'à ce que l'eau mit fin à leurs tortures...

      Auteur : Ievgueni Ivanovitch Zamiatine - Source : Nous autres (1920)


    21. L'amour peut être une torture, un traître, un tricheur. Il emprunte tous les discours, tous les costumes, tous les subterfuges.

      Auteur : Katherine Pancol - Source : Un homme à distance (2002)


    22. L'homme, c'est un animal qui torture et qui est torturé.

      Auteur : Nusret Aziz Nesin - Source : Un fou sur le toit


    23. Et tout ce peuple ingrat pour qui je périrai, - Viendra, la joie au front, sourire à mes tortures.

      Auteur : Casimir Delavigne - Source : Les vêpres siciliennes (1819), II, 6


    24. Bien et mal sont tout un. Les médecins taillent, brûlent, torturent de toute façon.

      Auteur : Héraclite - Source : Fragment


    25. L'inconvénient de ces amours «intelligentes», voire «intellectuelles», est que nul ne s'y laisse vivre, flotter sur l'eau, dorer au soleil. Une torture s'y apaise-t-elle qu'un supplice tout neuf la remplace aussitôt.

      Auteur : René Fallet - Source : L'Amour baroque (1971)


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    Les synonymes de « torture»

    Les synonymes de torture :

      1. bourrèlement
      2. tourment
      3. remords
      4. géhenne
      5. enfer
      6. limbes
      7. martyre
      8. question
      9. martyr
      10. calvaire
      11. supplice
      12. souffrance
      13. persécution
      14. crucifixion
      15. victime
      16. peine
      17. tenaillement
      18. punition
    Les synonymes de torture :

      1. alambiqué
      2. compliqué
      3. amphigourique
      4. embrouillé
      5. incompréhensible
      6. contourné
      7. précieux
      8. embarrassé
      9. raffiné
      10. subtil
      11. tenaillé
      12. tourmenté
      13. persécuté
      14. empoigné
      15. supplicié
      16. questionné

    synonymes de torture

    Fréquence et usage du mot torture dans le temps


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