La définition de Frère du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Frère
Nature : s. m.
Prononciation : frê-r' ; d'après Chifflet, Gramm. p. 190
Etymologie : Berry, mon frée, mon frère ; provenç. fraire, fratre ; anc. catal. frare ; espagn. mod. fraile ; ital. frate ; du lat. frater ; allem. Bruder ; angl. brother ; bas-bret. breûr ; sanscr. bhrâtar, frère, proprement celui qui porte, qui soutient la soeur, du radical bhar, porter.

Voir les citations du mot FrèreSignification du mot Frère


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de frère de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec frère pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Frère ?


La définition de Frère

Celui qui est né du même père et de la même mère, ou seulement de l'un des deux. Frère aîné. Frère cadet. Frère puîné.


Toutes les définitions de « frère »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

FRÈRE. n. m.
Celui qui est né de même père et de même mère, ou de l'un des deux seulement. Frère aîné. Frère puîné. Frère cadet. L'union des frères. Traiter quelqu'un en frère. Il est pour moi comme un frère. Je le regarde comme un frère. Ils s'aiment comme deux frères. Partager, vivre en frères, comme frères. En termes de Jurisprudence, Frère germain, Celui qui est né de même père et de même mère qu'une autre personne. Frère consanguin, Celui qui n'est frère que du côté paternel. Frère utérin, Celui qui n'est frère que du côté maternel. Fam., Demi-frère, Celui qui n'est frère que du côté paternel ou du côté maternel. Frère naturel. Voyez NATUREL. Frères jumeaux. Voyez JUMEAU. Frère par adoption, ou Frère adoptif se dit d'un Enfant qui a été adopté par un père ou une mère ayant déjà d'autres enfants. Néron était frère adoptif de Britannicus. Frère de lait, L'enfant de la nourrice et le nourrisson qu'elle a nourri du même lait. Clitus était le frère de lait d'Alexandre. Beau-frère. Voyez ce mot composé à son rang alphabétique. Frères d'armes, se disait autrefois des Chevaliers qui avaient contracté une alliance d'armes, en se promettant une mutuelle assistance, et qui se donnaient réciproquement le nom de Frère. Aujourd'hui, il se dit, par extension, de Ceux qui ont servi sous les armes ensemble. Il se dit aussi de Tous les hommes en général comme étant tous sortis d'un même père et d'une même mère, comme étant tous de la même espèce. Tous les hommes sont frères en Adam. Il se dit plus particulièrement de Tous les chrétiens, comme étant tous enfants de Dieu par le baptême. Tous les chrétiens sont frères en JÉSUS-CHRIST. C'est dans ce sens que les prédicateurs, en parlant à leurs auditeurs, disent Mes frères, mes chers frères. Il se dit figurément des Choses qui ont entre elles une ressemblance, une communauté au moins apparente. Les anciens poètes disaient que le sommeil est le frère de la mort. Au pluriel, il est aussi le Titre que l'on donne aux membres de certains ordres religieux. Les frères prêcheurs. Les frères mineurs. Les frères de la Charité. Les frères des Écoles chrétiennes. Frère convers, frère lai. Voyez CONVERS, LAI. Faux frère, Celui qui trahit ou une société dont il fait partie ou quelqu'un de cette société.

Littré

FRÈRE (frê-r'?; d'après Chifflet, Gramm. p. 190, on prononçait frére) s. m.
  • 1Celui qui est né du même père et de la même mère, ou seulement de l'un des deux. Frère aîné. Frère cadet. Frère puîné. Chacun y chérit l'autre et le seconde en frère, Corneille, Poly. IV, 6. Ô frère plus aimé que la clarté du jour, Corneille, Rodog. V, 4. Non, un frère incommode et n'est pas de mon goût?; Et je veux être fils unique, Molière, Amph. III, 7. Le frère aidé de son frère est comme une ville forte, Bossuet, Polit. I, I, 6. On hait avec fureur lorsque l'on hait un frère, Racine, Théb. III, 6. Tu sais de nos sultans les rigueurs ordinaires?: Le frère rarement laisse jouir ses frères De l'honneur dangereux d'être sorti d'un sang Qui les a de trop près approchés de son rang, Racine, Baj. I, 1. J'ai perdu dans la fleur de leur jeune saison Six frères?; quel espoir d'une illustre maison?! Racine, Phèdre, II, 1. Du temps que j'étais écolier, Je restais un soir à veiller Dans notre salle solitaire?; Devant ma table vint s'asseoir Un pauvre enfant vêtu de noir Qui me ressemblait comme un frère, Musset, Poésies nouv. Nuit de décembre.

    Fig. Celui qui a les sentiments d'un frère. De mon frère, il est vrai, les écrits sont vantés? En lui je trouve un excellent auteur, Un poëte agréable, un très bon orateur, Mais je n'y trouve point de frère, Boileau, Épigr. IV.

    Dans le droit romain, par le mot frère au pluriel, on entendait aussi les s?urs?: les deux frères Lucius et Titia.

    Frères jumeaux, ceux qui sont nés d'un même accouchement.

    Frère de père et de mère ou frère germain, celui qui est né du même père et de la même mère qu'une autre personne.

    Frère de père ou frère consanguin, celui qui n'est frère d'une autre personne que du côté paternel.

    Frère de mère ou frère utérin, celui qui n'est frère d'une autre personne que du côté maternel.

    Demi-frère, frère qui ne l'est que de père ou de mère, et non de père et de mère.

    Frère naturel, frère bâtard, celui qui est frère, mais n'est pas né en légitime mariage. On dit dans le même sens familièrement?: frère du côté gauche.

    Frère par adoption ou frère adoptif, celui qui a été adopté par le père naturel ou légitime d'une autre personne.

    Frère de lait, le fils de la nourrice par rapport au nourrisson, et réciproquement.

    Beau-frère, voy. BEAU-FRÈRE.

    Titre que les rois, les empereurs de la chrétienté se donnent entre eux en s'écrivant, et en parlant l'un de l'autre. Mon frère Charles XII fait l'Alexandre, mais il ne trouvera pas en moi un Darius [paroles du czar Pierre], Voltaire, Russie, I, 16.

  • 2 Par extension. Terme d'amitié. Esther, que craignez-vous?? suis-je pas votre frère?? Racine, Esth. II, 7.
  • 3Se dit de tous les hommes comme liés par des sentiments de bienveillance, de fraternité, en tant que fils d'Adam, et qu'appartenant tous au genre humain. Un roi sage? D'injustes fardeaux n'accable point ses frères, Racine, Athal. IV, 2. Dans nos jours passagers de peines, de misères, Enfants du même Dieu, vivons du moins en frères, Voltaire, Loi nat. part. 3. Ces lois qui, de la terre écartant les misères, Des humains attendris font un peuple de frères, Voltaire, Zaïre, I, 1.

    Voltaire l'a dit des animaux, dans le système de la métempsycose. Il redemanda à son compagnon? si on mangeait du bon roast-beef dans le pays des Gangarides?; le voyageur lui répondit avec sa politesse ordinaire qu'on ne mangeait point ses frères sur les bords du Gange?; il lui expliqua le système qui fut, après tant de siècles, celui de Pythagore, Voltaire, Princ. de Babyl. 8.

  • 4Se dit plus particulièrement des chrétiens, considérés comme tous enfants de Dieu par le baptême. Tous les chrétiens sont frères en Jésus-Christ. Mes frères, dit un prédicateur qui commence un sermon. Soulager nos frères, les revêtir, Massillon, Myst. Misér. Insensible à sa chute et grand dans ses misères, Il n'était attendri que des maux de ses frères, Voltaire, Zaïre, II, 1.
  • 5Frère d'armes, camarade de guerre. Si nous devions un jour devenir frères d'armes, Tristan, Panthée, I, 4.

    Frères d'armes se disait spécialement de deux chevaliers qui, ayant contracté une alliance d'armes, se promettaient de se secourir réciproquement, et se donnaient le nom de frères.

  • 6Dans le style familier. Un bon frère, un homme qui n'abandonne pas ses compagnons. Mais où l'esprit n'est pas tout à fait nécessaire, Monsieur, sans vanité, je suis assez bon frère, Hauteroche, le Deuil, sc. 4. Allons donc nous masquer avec quelques bons frères, Molière, l'Ét. III, 7. Vous savez de tout temps que je suis un bon frère, Molière, le Dép. V, 3.

    En un autre sens. C'est un bon frère, se dit d'un bon compagnon, d'un homme qui a des aventures, galantes ou autres. Bons bourgeois, du temps de nos pères, S'avisaient tard d'être bons frères?; Ils n'apprenaient cette leçon Qu'ayant de la barbe au menton, La Fontaine, Nic.

  • 7 Fig. Il se dit des choses qui ont une certaine communauté. Le droit et le devoir sont frères. Les anciens poëtes disaient le sommeil frère de la mort. Les vertus devraient être s?urs, Ainsi que les vices sont frères, La Fontaine, Fabl. VIII, 25.

    Il se dit de ce qui a le même auteur, la même origine. Allez, partez, mes vers, derniers fruits de ma veine? Montrez-vous, j'y consens?; mais du moins dans mon livre, Commencez par vous joindre à mes premiers écrits?; C'est là qu'à la faveur de vos frères chéris, Peut-être enfin soufferts comme enfants de ma plume, Vous pourrez vous sauver, épars dans le volume, Boileau, Ép. X.

  • 8Titre que se donnent les religieux. Le frère Pacôme. Frère Antoine. Frappé de cette idée, il se fit capucin sous le nom de frère Ange, Voltaire, Henr. IV, Note.

    Au plur. Titre qui se joint au nom de certains ordres. Les frères de la doctrine chrétienne.

    Frères mineurs, les religieux de l'ordre de Saint-François?; frères prêcheurs, ceux de l'ordre de Saint-Dominique.

    Frères de la charité, religieux qui ont été établis par Jean Devora, Portugais, qui sont habillés de gris et qui se consacrent au service des pauvres.

    Frère lai, frère convers, religieux qui n'est point dans la cléricature et qui n'est dans les couvents que pour y vaquer aux ?uvres serviles. On dit aussi dans le même sens frère servant.

    Dans l'ordre de Malte, frère servant ou chevalier servant, celui qui, entrant dans l'ordre sans faire preuve de noblesse, était d'un rang inférieur à celui des autres chevaliers.

  • 9Les membres d'une même société. Trahir ses frères.

    Un faux frère, celui qui trahit ses associés. Je dirai bien à Mme de Montespan qu'il y a de faux frères, Maintenon, Lett. à Mme de Coulanges, 5 fév. 1675. L'on ne s'aperçut point que pendant tout ce temps-là il y eut parmi elles de fausses s?urs, comme il y a souvent de faux frères dans les corps les plus respectables, Saint-Foix, Ess. Paris, ?uv. t. IV, p. 273, dans POUGENS.

    Membre de l'association des francs-maçons.

    Les frères, nom que se donnaient les philosophes du XVIIIe siècle, les encyclopédistes, pour signifier les communautés d'opinion qui les unissaient. Mille respects à Mme du Deffant?; comptez qu'il y a peu de femmes qui aient autant d'esprit qu'elle?; il faut qu'elle aime les frères de tout son c?ur, et comme je vous aime, Voltaire, Lett. à d'Alembert, 17 nov. 1760.

    Frère est aussi un titre que se donnaient les Jacobins pendant la Révolution.

    On a dit aussi quelquefois en un sens analogue, en raison de la communauté de guerres et de fortunes?: Les Français et les Polonais sont frères.

  • 10Les frères de Bohême, secte chrétienne, qui se prétend descendue des thaborites, et qui se sépara des calixtins.

    Frères polonais, les sociniens de Pologne.

    Frères moraves, voy. HERNUTES.

  • 11 Terme de pêche. Frères, les pieux qui forment le corps ou le tour de la paradière.
  • 12 Terme d'alchimie. Frères estropiés, les métaux imparfaits.

HISTORIQUE

IXe s. Si salvarai eo [je] cist meon fradre Karlo, Serment.

XIe s. Icil ert [était] frere al rei Marsilion, Ch. de Rol. XCII.

XIIe s. Olivier frere, tant fustes mes amis [mon ami], Ronc. p. 92. Guiteclins de Sassoigne o [avec] son frere Gozon, Sax. XI.

XIIIe s. Et orent une fille biele et avenant qui fu mariée au comte Simon, qui fu freres giermains au comte de Bouloigne, Chr. de Rains, p. 15. Et lors vint frere Henri de Ronnay à li, qui avoit passé la riviere, et li besa la main tout armée, Joinville, 228.

XIVe s. Jehan, frere de bast [frère bâtard] à la dame de Glisy, Du Cange, frater.

XVe s. On dist que jadis, par mistere, Les roix si s'appelloient frere, Jà ne fuissent nés d'une mere, Froissart, Poésies mss. p. 206, dans LACURNE. Le roi de Castille frere d'armes et allié du roy [Charles VII], Monstrelet, t. III, p. 3, dans LACURNE. Charles d'Anjou, frere du roy en loy [beau-frère du roi], et son cousin après germain, Du Cange, frater. Philippe de Valois, fils de Charìes, comte de Valois, fils de Philippe, fils de saint Louis et demi-frere de la dite royne d'Angleterre, De la Marche, Mém. p. 37, dans LACURNE. La pucelle, qui estoit jeune et tendre, dist à son amy?: cher frere, j'ai bon appetit, se nous avions que manger?; par ma foy, chere s?ur, dist-il, vous en aurez, Perceforest, t. v, f° 35. Or dist le capitaine?: je vouldroye faire service au roy, au royaulme et à tous vous autres seigneurs, se je povoye, et aussi croy je que si feroient tous mes freres [compagnons] qui sont en ceste bataille, le Jouvencel, f° 27, dans LACURNE. ?à grant peine sont gens de court loyaulx, Et je vous puis assez monstrer comment?; Car où li uns appelle l'autre frere, Il le traïst par derrier feintement, Deschamps, Poésies mss. f° 289.

XVIe s. Demi-freres et s?urs ne succedent à leurs frere ou s?ur avec ceux qui sont conjoints des deux costez?; bien succedent es immeubles et heritages qui viennent du costé dont ils sont conjoints, Coutume de St-Quentin, t. I, p. 536, dans LACURNE. Tous deux mettent la plume au vent, comme bons freres jurez de ne s'abandonner jamais et vivre et mourir ensemble, Brantôme, Cap. fr. t. IV, p. 159, dans LACURNE. Deux soldats freres d'alliance ne se portoient moins grande amitié que s'ils eussent tourné en un mesme ventre, Nuits de Straparole, t. II, p. 138, dans LACURNE. Courroux de freres, courroux de diables d'enfer, Leroux de Lincy, Prov. t. I, p. 245. Deux à deux, comme les freres mineurs, Oudin, Curios. fr.


SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

FRÈRE. Ajoutez?:
13 En Normandie, membre d'une frairie ou charité, c'est-à-dire d'une confrérie établie pour rendre les derniers devoirs aux morts, H. Moisy, Noms de famille normands, p. 144.

HISTORIQUE

XIIIe s. Ajoutez?: Si les freres [testicules] el malade enfreidissent, Ms. 503, Bibl. de Montpellier.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Wiktionnaire


Adjectif - français

frère \f???\

  1. Choses similaires, souvent avec la même origine. Note d'usage : Utilisé seulement pour les noms masculins.
    • La Tunisie et l'Algérie sont des pays frères.

Nom commun - français

frère \f???\ masculin (pour une femme, on dit : s?ur)

  1. Individu de sexe masculin qui est né du même père et de la même mère qu'un ou plusieurs autre(s) individu(s).
    • J'avais neuf ans et j'attrapais avec mon frère des sauterelles que nous faisions griller dans le jardin pour les manger. (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
    • Les pleins frères et pleines s?urs sont des individus qui ont à la fois le même père et la même mère. Ils partagent en moyenne la moitié des gènes de leurs parents. (Gerald Wiener et Roger Rouvier, Amélioration génétique animale, Quae/CTA/Presses agronomiques de Gembloux, Agricultures en poche, 2009, page 70)
    • Contrairement à ses frères, Joseph Antoine l'aîné, Vincent et Nicolas, les deux puînés, qui marchaient dans les pas de leur géniteur, Michele ne se voyait pas toute sa vie garder les chèvres et les mulets [?] (Gérard de Cortanze, Banditi, Albin Michel, 2004, page 33)
    • (Par analogie) ? Maupattu était banni de la gent gloussante et caquetante, bien qu'il piaulât comme les autres et qu'il fût issu d'un ?uf identique à celui des petits frères tant choyés et défendus par la maman. (Louis Pergaud, « Maupattu le Paria », dans La revanche du corbeau: nouvelles histoires de bêtes, Mercure de France, 1924, page 143)
  2. Tous les hommes en général comme étant tous sortis d'un même père et d'une même mère, comme étant tous de la même espèce.
    • Tous les hommes sont frères ; ils apportent, en naissant, des droits égaux aux avantages que la société procure. Ils ne diffèrent entre eux que par les facultés personnelles [?] (Achille de Jouffroy, Avertissement aux souverains sur les dangers qui menacent l'Europe, 1831, page 34)
    • « Mais qui donc est mon frère », te demandes-tu ? En vérité, tout être humain qui tu croises sur ta route? (Jean Proulx, Grandir en humanité, Fides, 2018, page 142)
  3. (Religion) Tous les chrétiens, comme étant tous enfants de Dieu par le baptême.
    • Apprends, dit-il, que, dans cette maison, consacrée à Dieu et au saint ordre du Temple, une femme juive a été amenée par un frère en religion [?] (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l'anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • ? Mes bien chers frères, je n'aurai pas aujourd'hui la joie de poursuivre avec vous ces petits entretiens dominicaux dont nous avons la pieuse habitude. (Jules Romains, Les Copains, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 145)
  4. (Par extension) Compagnon d'une même cause.
    • Avec la fumée des incendies et du sang de nos frères, cette voix s'élève vers toi, Seigneur. C'est une plainte terrible, c'est un dernier soupir. (Kornel Ujejski,, Choral, traduit du polonais par Leonard Chod?ko, 1846)
    • Sous le yeux de ses frères en Mars il voulait accomplir, disait-il, ce qui jusqu'ici avait été réservé à la puissance d'OG. (Benjamin De Casseres, Arcvad le terrible, traduction d'Émile Armand, dans Les Réfractaires, n° 1, janvier 1914)
  5. (Figuré) Choses qui ont entre elles une ressemblance, une communauté au moins apparente. Utilisé seulement pour les noms masculins.
    • Les anciens poètes disaient que le sommeil est le frère de la mort.
  6. (Religion) Terme religieux marquant l'appartenance à un ordre.
    • [?] des frères de charité avec leurs dalmatiques rouges, dont l'un portait une bannière et l'autre la lourde croix d'argent, riaient en dessous, s'amusaient à se bourrer le dos de coups de poing. (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
    • [?] quelqu'un aurait dit aux parents du gamin : « C'est bien fait pour vous ! Si vous l'aviez mis à l'école des Frères, on lui aurait fait apprendre son catéchisme, au lieu de lui faire perdre son temps à apprendre l'histoire et la géographie de la France ». (Émile-Ambroise Thirion, La Politique au village, Fischbacher, 1896, page 325)
    • Frère convers, frère lai. ? voir convers et lai
  7. (Par extension) Membre d'un clan, d'une confrérie, etc.
    • Avec six autres membres, en effet, Bosch paie sa quote-part pour assister au banquet traditionnel de la Confrérie de Notre-Dame organisé en l'honneur de frères nouvellement assermentés [?]. (Roger Van Schoute et ?Monique Verboomen, Jérôme Bosch, Renaissance Du Livre, 2003, page 17)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

Trésor de la Langue Française informatisé


FRÈRE, subst. masc.

A.? Celui qui est né du même père et de la même mère, ou de l'un des deux seulement, soit du même père (frère consanguin), soit de la même mère (frère utérin). Au pied d'un arbre vint s'asseoir Un jeune homme vêtu de noir, Qui me ressemblait comme un frère (Musset, Nuit déc.,1835, p. 92).Son frère, un peu de son sang, un autre moi (Zola, Nana,1880, p. 1443).Électre, je suis Oreste... ton frère. Moi aussi je suis un Atride, et ta place est à mes côtés (Sartre, Mouches,1943, II, 1ertabl., 4, p. 59):
1. ? J'avais un ami. C'était mon frère. Nous avions étudié de compagnie. Nous habitions la même chambre à Stuttgart. Nous avions passé trois mois ensemble à Nuremberg. Nous ne faisions rien l'un sans l'autre... Vercors, Silence mer,1942, p. 73.
SYNT. Frère aîné, cadet, puîné; frères jumeaux; être frère et s?ur; aider, perdre, protéger son frère; traiter qqn en frère, veiller sur son frère; se ressembler comme deux frères, comme frère et s?ur.
? En partic. Frère de lait. Enfant de la nourrice ou nourrisson, qu'elle a nourris tous les deux du même lait. Ma nourrice se mit à ma gauche; mon frère de lait à ma droite (Chateaubr., Mém.,t. 1, 1848, p. 39).Frères siamois. Frères jumeaux qui naissent attachés par quelqu'endroit du corps. Enfants à deux têtes et frères siamois ont été exhibés sur nos pistes (Hist. spect.,1965, p. 1536).
? [P. allus. biblique et littér.] Un frère est un ami donné par la nature (Legouvé, ?uvres compl.,t. 1, Mort d'Abel, III, 3, Paris, L. Janet, 1826 [1793], p. 77).Joseph vendu par ses frères. Abel tué par son frère Caïn. Caïn, qu'as-tu fait de ton frère? (Sand, Lélia,1833, p. 306).Les frères ennemis. Étéocle et Polynice. Polynice est mort et il ne t'aimait pas. Il a toujours été un étranger pour nous. Un mauvais frère (Anouilh, Antig.,1946, p. 160).
? Au fig.
? [En parlant de deux choses] Le pendant, la paire. Ce cadre est le frère, comme dit Froment-Meurice, de celui où est le Christ [d'ivoire] (Balzac, Lettres Étr.,t. 3, 1850, p. 207).
? [En parlant de deux pers. ou de créations artistiques apparentées par une indéniable ressemblance] Celui ou ce qui ressemble à une autre personne, à autre chose. Frère intellectuel; frère de croyances, d'opinions. Elle [une sonate de Schobert] le séduit [le petit Mozart] par la poésie, par un chromatisme frère du sien, et par l'emploi des tons mineurs (Ghéon, Promenades Mozart,1932, p. 39).Dans la région où se rejoignent les plus hautes créations, le Crucifix de Giotto est le frère douloureux de l'Ange de Reims (Malraux, Voix sil.,1951, p. 251):
2. Ces prophètes étaient frères sans se connaître; pas un d'eux ne savait (...) que quelqu'un de semblable à lui-même existât... Hugo, Légende,t. 4, 1877, p. 599.
Expr. Le sommeil est le frère de la mort.
? Ce qui va ensemble. Le devoir et le droit sont frères (Cousin, Hist. philos. mod.,t. 2, 1847, p. 244).Elle [la guerre] a la cupidité pour marraine et son frère est le crime (Proudhon, Guerre et paix,1861, p. 326).
B.? P. anal. Celui qui est comme un frère pour quelqu'un.
1. [En parlant d'un lien de pers. à pers.]
a) Ami intime; ami de c?ur, d'élection. Nous avions fait serment de ne jamais nous quitter, d'être inséparables, d'être frères (Hugo, L. Borgia,1833, II, 2epart., 2, p. 133).J'aimais Bercot. Fils de veuve, c'était mon frère. Il était beau, frêle et doux (Sartre, Mots,1964, p. 187).
b) Compagnon, camarade. Vivre comme des frères. C'est promis, bien sûr. N'es-tu pas mon compagnon et mon frère? (Alain-Fournier, Meaulnes,1913, p. 195).Oui Martinet, on se fréquente depuis l'école, d'avant le certificat. Des copains, des frères (Arnoux, Paris,1939, p. 212):
3. ... l'ami qu'il avait perdu avait été pour lui une sorte de frère aîné, un compagnon de jeunesse, un guide qu'il idolâtrait. Rolland, J.-Chr.,Maison, 1909, p. 1004.
? Expr. Frères d'armes (vieilli). ,,Chevaliers qui avaient contracté une alliance d'armes, en se promettant une mutuelle assistance, et qui se donnaient réciproquement le nom de Frère`` (Ac.). Le sire de Coucy arriva aussitôt chez son vieux compagnon et frère d'armes qu'il aimait depuis si long-temps (Barante, Hist. ducs Bourg., t. 2, 1921-24, p. 53).P. ext. Ceux qui combattent ou ont combattu côte à côte pour une même cause (cf. Lar. Lang. fr.). Faux(-)frère. Celui qui trahit. Voltaire, dès lors, commença de voir en Jean-Jacques un « faux frère », un « Judas » (Guéhenno, Jean-Jacques,1952, p. 19).Ça c'est un frère, un vrai frère (fam.). Au front, le moindre cuistot est un frère (Martin du G.,Thib., Épil.,1940,p. 986)Vieux frère (fam.). Adieu, vieux frère, aime-moi toujours (Mallarmé, Corresp.,1868, p. 269).
? Arg. Individu. Ce qu'il prend, le frère! (Esn.Poilu1919, p. 252).
2. [En parlant d'un lien unissant une pers. à un groupe, une communauté, une confrérie, un pays, etc.] Frère de couleur, de race. Ceux-là, ce seraient ses compagnons, ses amis. D'avoir crevé la faim, il se sentait leur frère (Aragon, Beaux quart.,1936, p. 496).Comme vous voyez, je suis votre frère, chez lui au milieu des siens (De Gaulle, Mém. guerre,1959, p. 129):
4. ... le danger commun avait uni plus intimement tous les citoyens. Dans toutes les classes, on s'était rapproché davantage, on s'était reconnu frères, animés de sentiments semblables, touchés par les mêmes intérêts. Verne, 500 millions,1879, p. 213.
? En partic. Frère franc-maçon. Un adepte de la franc-maçonnerie. Vous êtes franc-maçon, me dit-il [l'officier prussien] (...) je le suis aussi (...) et je n'ai pas voulu laisser sans secours un frère qui m'implorait (A. Daudet, R. Helmont,1874, p. 126).Frère trois-points (fam.). Même sens. Mon grand-père prétendait qu'il était frère-trois-points (Sartre, Mots,1964, p. 62).Frère rose-croix. Initié d'une confrérie secrète et mystique d'Allemagne au début du xviies. Les frères rose-croix dans l'origine étoient alchimistes (Staël, Allemagne,t. 5, 1810, p. 148).Frères de la côte. Les pirates et les flibustiers des Antilles aux xviieet xviiies. Je fis une toilette de frère de la côte pour ne pas effaroucher tous les amis auxquels j'allais être présenté comme un marin du Midi (Loti, Mon frère Yves,1883, p. 88).
3. [En parlant d'un lien unissant une pers. à l'ensemble des hommes considérés comme les membres de la grande famille hum.] Aider ses frères; soulager les maux de ses frères. La raison m'est née. Le monde est bon. Je bénirai la vie. J'aimerai mes frères (Rimbaud, Saison enfer,1873, p. 218).Dire avec les Républicains que tous les hommes sont frères (Ménard, Rêv. païen,1876, p. 162).
? P. ext. Lien affectif reliant une personne à l'univers (animaux, végétaux). Nos frères ailés (les oiseaux); nos frères inférieurs (les animaux). On se sent le frère de tout ce qui existe (Musset, Confess. enf. s.,1836, p. 27).Saint François (...) composa un cantique plein d'allégresse pour bénir le splendide frère Soleil, et notre s?ur l'Eau (France, Lys rouge,1894, p. 214).
? En partic., RELIG. L'homme considéré en tant que membre de la famille chrétienne. Frères en Jésus-Christ. Tu es le père des êtres; en toi tous les êtres sont frères (Renan, Drames philos.,Prêtre Némi, 1885, II, 2, p. 552):
5. Ils ne sont forts contre vous, que parce que vous n'êtes point unis, que parce que vous ne vous aimez point comme des frères les uns les autres. Lamennais, Paroles croyant,1834, p. 99.
? ,,Mes frères, mes chers frères, disent les prédicateurs en parlant à leurs auditeurs`` (Ac. 1878-1932).
? Les frères séparés. Les non-chrétiens ou les chrétiens qui n'appartiennent pas à l'Église romaine. Tous ces frères séparés, retranchés dans le désert, (...) que l'on appelle schismatiques, hérétiques, nationalistes et musulmans (Claudel, Poète regarde Croix,1938, p. 302).
? Personne appartenant à certains ordres religieux. Je ne suis plus don Juan ton fiancé (...), je suis frère Juan le trappiste (Dumas père, Don Juan,1836, IV, 5, p. 82).
En partic. Frère convers, frère lai, frère servant. Religieux qui n'est pas clerc et qui vaque aux besognes d'un couvent. Le frère Arsène, un convers qui cumulait les fonctions de tailleur et de concierge de l'abbaye (Huysmans, Oblat,t. 1, 1903, p. 90).Les frères mineurs. De l'ordre de saint-François. Les frères mineurs, à la robe grise, ceinturée de la corde à trois n?uds (Faral, Vie temps st Louis,1942, p. 52).
4. Emploi adj.
a) En appos. avec valeur d'adj.
? [Le subst. est un terme concr.] Les deux sapins frères saluent de la tête sans rire, raidis dans leur vêture sombre (Colette, Cl. ménage,1902, p. 264).
? [Le subst. désigne une pers.] Dans cette rencontre de deux génies [Goethe et Beethoven] égaux et frères à tant d'égards (...) Beethoven conserve manifestement la supériorité morale (Sainte-Beuve, Caus. lundi,t. 2, 1851-62, p. 350).
b) [Suivi de la prép. de] Un entêtement frère du sien; des gémissements frères des siens. J'ai sombré dans un rêve étrange, vraiment frère de mon impression de veille (Gracq, Beau tén.,1945, p. 77).
REM. 1.
Fra, subst. masc.(ital., abrév. de frate « moine »). Fra Angelico. Attesté ds Lar. 19e, Lar. Lang. fr.
2.
Fratone, subst. masc. (ital.).Moine possédant un certain crédit. Sous le gouvernement du saint-père, quand on avait un fratone dans sa manche, on faisait à peu près ce qu'on voulait (Mérimée, Lettres Panizzi,t. 1, 1870, p. 232).
3.
Frelot, subst. masc.,fam. Frère. Cf. Lacassagne, Arg. « milieu », 1928, p. 95.
4.
Frérâtre, subst. masc.Mauvais frère. Laurence réclame sa part du papier, il ne faut pas être frérâtre et lui voler ses lignes (Balzac, Corresp.,1821, p. 95).
Prononc. et Orth. : [f? ?:?]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. 842 fradre « enfant né de mêmes parents » (Serments de Strasbourg ds Henry Chrestomathie t. 1, p. 1); ca 1100 frere (Roland, éd. J. Bédier, 1214); 2. ca 1050 « homme considéré par rapport à ses semblables » (Alexis, éd. Chr. Storey, 119); 3. 1174-76 « membre d'une communauté religieuse » (G. de Pont-Ste-Maxence, St Thomas, éd. E. Walberg, 2052). Du lat. class. frater « frère ». Fréq. abs. littér. : 16 826. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 27 323, b) 24 045; xxes. : a) 27 021, b) 19 106. Bbg. Arveiller (R.). Fr. mod. 1974, t. 42, p. 275. ? Chautard (É.). La Vie étrange de l'arg. Paris, 1931, p. 83. ? Kuznecon (A. M.). On the typology of the semantic field of kindship terms. Linguistics. La Haye, 1974, no125, p. 9. ? Quem. DDL t. 11, 15.

FRÈRE, subst. masc.
Étymol. et Hist. 1. 842 fradre « enfant né de mêmes parents » (Serments de Strasbourg ds Henry Chrestomathie t. 1, p. 1); ca 1100 frere (Roland, éd. J. Bédier, 1214); 2. ca 1050 « homme considéré par rapport à ses semblables » (Alexis, éd. Chr. Storey, 119); 3. 1174-76 « membre d'une communauté religieuse » (G. de Pont-Ste-Maxence, St Thomas, éd. E. Walberg, 2052). Du lat. class. frater « frère ».

Frère au Scrabble


Le mot frère vaut 8 points au Scrabble.

frere

Informations sur le mot frere - 5 lettres, 2 voyelles, 3 consonnes, 3 lettres uniques.

Quel nombre de points fait le mot frère au Scrabble ?


Le calcul de points ne prend pas en compte lettre compte double, lettre compte triple, mot compte double et mot compte triple. Ces cases augmentent les valeurs des mots posés selon un coefficient indiqué par les règles du jeu de Scrabble.

SCRABBLE © est une marque déposée. Tous les droits de propriété intellectuelle du jeu sont détenus aux Etats-Unis et au Canada par Hasbro Inc. et dans le reste du monde par J.W. Spear & Sons Limited de Maidenhead, Berkshire, Angleterre, une filiale de Mattel Inc. Mattel et Spear ne sont pas affiliés à Hasbro.

frere

Les mots proches de Frère

FredaineFredonFredonné, éeFredonnerFrégateFreinFreinFreinteFrelampierFrelatationFrelatementFrelaterFrêleFrelonFrelonFrelucheFreluquetFrémirFrémissant, anteFrémissementFrênaieFrénateur, triceFrêneFrénésieFrénétiqueFréquemmentFréquenceFréquent, enteFréquentableFréquentationFréquenté, éeFréquenterFrèreFréronailleFrérotFresaieFresqueFressureFretFrété, éeFrêteFréterFrétillageFrétillant, anteFrétillard, ardeFrétillementFrétillerFrétillonFretinFrettefreakfreaksFréauvilleFrebécourtFrébuansFrêcheFréchèdeFréchencourtFréchendetsFréchetFréchet-AureFréchouFréchou-FréchetFrécourtfredainesfrédéricFrédéric-FontainefrédériqueFrédièreFrédillefredonnafredonnaientfredonnaisfredonnaitfredonnâmesfredonnantfredonnefredonnéfredonnéefredonnéesfredonnementfredonnentfredonnerfredonnerafredonneraifredonneraitfredonnerasfredonnèrentfredonnésfredonnezfredonnonsfree jazzfree-jazzfree-lancefree-lancefreelancefreesiafreesiasfreezerfrégate


Mots du jour


Dislocateur, trice     Séparé, ée     Épais, aisse     Retenuement     Chanoinesse     Prémourant     Patriotique     Tmèse     Révéremment     Fletter     

Les citations avec le mot Frère


  1. Toute la petite société entra dans ce louable dessein ; chacun se mit à exercer ses talents. La petite terre rapporta beaucoup. Cunégonde était à la vérité bien laide ; mais elle devint une excellente pâtissière ; Paquette broda; la vieille eut soin du linge. Il n'y eut pas jusqu'à frère Giroflée qui ne rendît service ; il fut un très bon menuisier, et même devint honnête homme ; et Pangloss disait quelquefois à Candide : " Tous les événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles ; car enfin, si vous n'aviez pas été chassé d'un beau château à grands coups de pied dans le derrière pour l'amour de Mlle Cunégonde, si vous n'aviez pas été mis à l'Inquisition, si vous n'aviez pas couru l'Amérique à pied, si vous n'aviez pas donné un bon coup d'épée au baron, si vous n'aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d'Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches." -- Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin.

    Auteur : Voltaire - Source : Candide (1759)


  2. Monsieur
    Escuser moi pour se Matin. Car le petit frère à Sassia à ete Malade toute la nuit et il a chié partou.
    Merci d'avance.


    Auteur : Patrice Romain - Source : Mots d'excuse - Les parents écrivent aux enseignants (2010), Les retards


  3. Ce prétendu esprit républicain (dans l'Académie française), suivant la réflexion de l'abbé de Dangeau, était un grand et terrible mot employé bien gratuitement contre des confrères très paisibles et très modérés.

    Auteur : Jean le Rond d'Alembert - Source : Eloges, Dangeau


  4. Parties communes : Entrejambe de deux frères siamois

    Auteur : Marc Escayrol - Source : Mots et Grumots (2003)


  5. Frère Jacques Clément, - C'est l'Enfer qui m'a créé.

    Auteur : Anagrammes - Source : Assassin du roi Henri III.


  6. Qu'y avait-il d'autre à faire qu'à tendre les bras sinon vers un Dieu auquel il ne croyait plus ou croyait ne plus croire, au moins vers un frère aussi malheureux que soi?

    Auteur : Louis Guilloux - Source : Le Sang noir (1935)


  7. Et cependant voilà des siècles innombrables
    Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
    Tellement vous aimez le carnage et la mort,
    O lutteurs éternels, O frères implacables!


    Auteur : Charles Baudelaire - Source : Les Fleurs du Mal (1857), XIV - L'homme et la mer


  8. Nous avons horreur de cette brutalité, qui, sous de beaux noms d'ambition et de gloire, va follement ravager les provinces et répand le sang des hommes qui sont tous frères.

    Auteur : François de Pons de Salignac de La Mothe-Fénelon, dit Fénelon - Source : Les Aventures de Télémaque (1699), X


  9. L'ami est l'ami, mais le frère nous est cher.

    Auteur : Proverbes kurdes - Source : Proverbe


  10. La quête d'un frère signifie presque toujours la recherche d'un être, notre égal, à qui nous désirons offrir des transcendances dont nous finissons à peine de dégauchir les signes.

    Auteur : René Char - Source : Les Matinaux (1950)


  11. Chaque jour, dans des moments de méditation, je m'efforce de demander à Dieu de m'aider. Je lui dis : Si la confiance des hommes m'impose de telles responsabilités, au niveau desquelles je dois exercer une action, si, dans l'accomplissement de ma lourde tâche, vous pensez que la force et l'influence qui découlent de la confiance de mes frères m'entraineront à commettre des injustices, à piétiner le droit des faibles, alors, mon Dieu, faites en sorte que cette confiance disparaisse, que mes responsabilités disparaissent et que je m'en retourne à Yamoussoukro, mon petit village, à ma petite case.

    Auteur : Félix Houphouët-Boigny - Source : Le sphinx, Félix Houphouët-Boigny, éd. Sesame Edition,, 2006


  12. C'est la douce loi des hommes
    De changer l'eau en lumière
    Le rêve en réalité
    Et les ennemis en frères.


    Auteur : Paul Éluard - Source : Pouvoir Tout Dire (1951), Bonne justice


  13. ... De ces amours sans lit ni étreintes. Un amour d'homme à homme. Un amour d'âme à âme. Quand deux êtres, sans aucun lien de parenté se ressemblent au point qu'on les croit frères. ...

    Auteur : Patrick Sébastien - Source : Carnet de notes (2001)


  14. J'aime le désert qui est le frère de la mer, et où on navigue à l'air du temps et au chant des constellations.

    Auteur : Jean-François Deniau - Source : Mémoire de sept vies (1994), Le temps aventureux


  15. Fils, frère, père, amant, ami. Il y a place pour toutes les affections dans le coeur comme pour toutes les étoiles dans le ciel.

    Auteur : Victor Hugo - Source : Post-Scriptum de ma vie (1901)


  16. Nous avons, dit-il, fait plusieurs fois l'expérience que tel est le caractère français qu'il faut des dangers pour retrouver toute son énergie. Eh bien, ce moment est arrivé ! Oui, il faut le dire à la France entière ; si vous ne volez pas au secours de vos frères de la Belgique, si Dumouriez est enveloppé, si son armée était obligée de mettre bas les armes, qui peut calculer les malheurs incalculables d'un pareil évènement. La fortune publique anéantie, la mort de 600 000 français pourrait en être la suite. Citoyens, vous n'avez pas une minute à perdre !

    Auteur : Georges Jacques Danton - Source : Le 8 mars 1793 à la tribune


  17. Seuls, l'allumeur de l'unique réverbère du pôle Nord, et son confrère de l'unique réverbère de pôle Sud, menaient des vies d'oisiveté et de nonchalance : ils travaillaient deux fois par an.

    Auteur : Antoine de Saint-Exupéry - Source : Le Petit Prince (1943)


  18. «ça me rappelle des trucs», même que mon beau-frère m'a appris que c'était pas français de dire «s'en rappeler».

    Auteur : Raymond Queneau - Source : Le Dimanche de la vie (1952)


  19. Qu'il le veuille ou non et même s'il guigne des lauriers éternels, l'écrivain parle à ses contemporains, à ses compatriotes, à ses frères de race ou de classe.

    Auteur : Jean-Paul Sartre - Source : Qu'est-ce que la littérature? (1948)


  20. Toi mon frère au visage de peur et d'angoisse Relève-toi et crie : Non

    Auteur : David Diop - Source : Coups de pilon


  21. Le seul amour parfait que je ressente est pour mon frère. Parce que je ne peux l'aimer physiquement, je l'aimerai toujours.

    Auteur : Sylvia Plath - Source : Carnets intimes (1997)


  22. Il faut battre son frère pendant qu'il a chaud.

    Auteur : Honoré de Balzac - Source : Pensées, Sujets, Fragments (1910)


  23. Poète et menteur: Le poète voit dans le menteur son frère de lait de qui il a volé le lait; c'est pourquoi celui-ci est demeuré misérable et n'est même pas parvenu à avoir une bonne conscience.

    Auteur : Friedrich Wilhelm Nietzsche - Source : Le Gai Savoir (1887), 222


  24. Montrez vos photos à quelqu'un ; il sortira aussitôt les siennes : « Voyez, ici, c'est mon frère ; là, c'est moi enfant », etc. ; la Photographie n'est jamais qu'un chant alterné de « Voyez », « Vois », « Voici » ; elle pointe du doigt un certain vis-à-vis, et ne peut sortir de ce pur langage déictique.

    Auteur : Roland Barthes - Source : La chambre claire - Note sur la photographie


  25. Nous avons bien des confrères qui menacent ruine, l'abbé Alary, le président Hénault, Paradis de Moncrif, qui sera bientôt Moncrif de Paradis.

    Auteur : Jean le Rond d'Alembert - Source : Lettre à Voltaire, 25 janvier 1778


Les citations du Littré sur Frère


  1. Un beau-frère sacrifié malgré ses services

    Auteur : BOSSUET - Source : le Tellier.


  2. Esther, que craignez-vous ? suis-je pas votre frère ?

    Auteur : Jean Racine - Source : Esth. II, 7


  3. Un de ses frères qui se mêlait de faire des convois de faux sel, était guetté par les archers des gabelles

    Auteur : SCARRON - Source : Rom. com. II, 12


  4. Votre frère est présent, et mon honneur blessé Doit repousser les traits dont il est offensé

    Auteur : Voltaire - Source : Adél. du Guesclin. III, 3


  5. Puis [deux frères qui avaient amassé quelque butin en guerroyant] s'en retournerent en France, comme c'est la coustume du François ; car, quoy qu'il soit, il faut qu'il tourne voir fumer sa cheminée, ou bien pour faire monstre de sa fortune, ou de sa vaillance et voyage

    Auteur : BRANT. - Source : t. IV, p. 332, éd. MONMERQUÉ.


  6. Ce qui me surprend, c'est qu'on ne voit point que saint Louis, frère de Charles d'Anjou, ait jamais fait à ce barbare le moindre reproche de tant d'horreurs

    Auteur : Voltaire - Source : Ann. Emp. Interrègne, 1267


  7. Vous êtes donc là, comme un anathème, séparé de tout le reste de vos frères ?

    Auteur : MASS. - Source : Temples.


  8. Accordé est que tout seulement ausdiz eschevins appartient l'institution et destitution des freres et suers, la garde et administration desdictes maisons de Saint Ladre, soit qu'il y ait mesiaus [lépreux], soit que non (1342)

    Auteur : VARIN - Source : Archives administr. de la ville de Reims, t. II, 2e part, p. 868


  9. C'est d'un frère de cet Othon IV que descendent les princes qui règnent aujourd'hui en Angleterre ; de sorte que les ducs de Brunswick, les rois d'Angleterre, les ducs de Modène ont tous une origine commune ; et cette origine est italienne

    Auteur : Voltaire - Source : Ann. Emp. Frédéric Ier, 1181


  10. Jacob, estant caché sous la personne de son frere, et vestu de sa robbe, s'est insinué à son pere pour recevoir la benediction sous la personne d'autrui

    Auteur : CALV. - Source : Inst 591


  11. Tandis que il aloient de leur hostel à l'ostel du soudanc, frere Yves vit une femme vieille qui traversoit parmi la rue, et portoit une escuellée pleine de feu

    Auteur : JOINV. - Source : 258


  12. Le dirai-je, et ne s'en formalisera-t-on pas ? non, mes frères ; car je le dirai avec tout le respect et toute la circonspection convenable

    Auteur : BOURDAL. - Source : 11e dim. après la Pentec. dominic. t. III, p. 255


  13. Et le [le cercueil] recommanderent à deux freres mineurs

    Auteur : Jean Froissard - Source : I, I, 99


  14. Tous deux mettent la plume au vent, comme bons freres jurez de ne s'abandonner jamais et vivre et mourir ensemble

    Auteur : BRANT. - Source : Cap. fr. t. IV, p. 159, dans LACURNE


  15. Quelle cause les fit arrêter [le prince de Condé et son frère] ? Si ce fut ou des soupçons ou des vérités ou de vaines terreurs, qui le pourra dire à la postérité ?

    Auteur : BOSSUET - Source : le Tellier.


  16. Son règne [de Jacques II] aurait été aussi heureux, selon les apparences, que celui de son frère, si, à la persuasion de sa femme, et voulant suivre l'exemple et peut-être les conseils de notre roi, il n'avait entrepris contre la religion de son pays et contre les priviléges de son parlement

    Auteur : LA FARE - Source : Mém. ch. 9


  17. Si je me dispense ici de m'étendre sur les belles et glorieuses vérités qu'on pourrait dire d'elle [Son Altesse le frère du roi], c'est par la juste appréhension que ces grandes idées ne fissent éclater encore davantage la bassesse de mon offrande

    Auteur : Molière - Source : Éc. des mar. Épître dédic.


  18. Monsieur [le duc d'Alençon], duquel la roine de Navarre disoit que, si toutte l'infidelité estoit bannie de la terre, son frere la pourroit repeupler

    Auteur : D'AUB. - Source : Hist. II, 412


  19. Les freres nous ont pris sans verd à ce coup, mais nous aurons quelque jour nostre revanche

    Auteur : LANOUE - Source : 613


  20. De tous les hommes, voyre entre les freres mesmes, il ne s'en trouve pas deux au monde qui, en traits et fil de visage, taille de corps, moeurs et complexions, se ressemblent entierement

    Auteur : DU VERD. - Source : Biblioth. p. 111, dans LACURNE


  21. Prenez un nombre moyen comme cent [par lieue carrée], vous aurez neuf cent millions de vos frères soit basanés, soit nègres, soit rouges, soit jaunes, soit barbus, soit imberbes

    Auteur : Voltaire - Source : ib. Population.


  22. Elle, craignant sa desloyauté et haïssant sa cruaulté, conspira sa mort avec ses freres, et executa sa conspiration en ceste maniere

    Auteur : AMYOT - Source : Pélop. 65


  23. Quelle marque donne le Saint-Esprit de la justice et de l'innocence d'un homme de bien ? c'est de n'avoir pas reçu favorablement l'opprobre et la médisance contre ses frères

    Auteur : FLÉCH. - Source : Dauphine.


  24. Qu'un homme prenne querelle avec un autre, et que, l'ayant tué, il vienne à le reconnaître pour son père ou pour son frère, et en tombe au désespoir

    Auteur : Corneille - Source : 2e disc.


  25. Le roy demanda à monseigneur de Charolois ces motz : Mon frere, m'asseurez-vous.... ledit conte luy respondit : Ouy comme frere

    Auteur : COMM. - Source : I, 12




Les mots débutant par Fre  Les mots débutant par Fr

Une suggestion ou précision pour la définition de Frère ? -


Mise à jour le jeudi 12 février 2026 à 07h10










.$char.
 -  Facilite  -  Faible  -  Faiblesse  -  Faim  -  Faire  -  Fait  -  Famille  -  Fanatique  -  Fatalite  -  Fatigue  -  Faute  -  Faveur  -  Felicitations  -  Femme  -  Femme_homme  -  Ferocite  -  Fete  -  Fête des mamans  -  Fête des papas  -  Fête des mères  -  Fête des pères  -  Fidele  -  Fidèle  -  Fidelite  -  Fidélité  -  Fierte  -  Fille  -  Fils  -  Finalite  -  Finance  -  Flamme  -  Flatter  -  Flatterie  -  Fleur  -  Foi  -  Folie  -  Fonctionnaire  -  Foot  -  Football  -  Force  -  Fortune  -  Fou  -  Foule  -  Français  -  Française  -  France  -  Franchise  -  Fraternite  -  Frustation  -  Fuir  -  Futur

Liste des mots et définitions commençant par


Etendez votre recherche :   Citation sur frèrePoèmes frèreProverbes frère

La définition du mot Frère est issue du Dictionnaire français - La définition et la signification du mot Frère sont données à titre indicatif. Les réponses à votre question sur la signification Frère présentées sur ce site peuvent être complétées par vos commentaires.