La définition de Nôtre du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Nôtre
Nature :
Prononciation : nô-tr'
Etymologie : Notre. Quant à la différence entre notre et nôtre, celui-ci représente exactement nostre, tandis que notre s'est abrégé, parce qu'il est enclitique.

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Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de nôtre de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec nôtre pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Nôtre ?


La définition de Nôtre

Adj. poss. qui a le même sens que le précédent, mais s'emploie sans substantif et avec l'article défini le, la, les.


Toutes les définitions de « nôtre »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

NOTRE. adj. possessif des deux genres
, qui répond au pronom personnel Nous. Notre pays. Notre patrie. Notre plus grand espoir. Il fait au pluriel Nos. Nos parents. Nos biens. Un de nos meilleurs poètes. Il est employé, au lieu de Mon, par une personne souveraine, un évêque ou quelque autre personnage important. Notre Conseil d'État entendu, nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit. Voyez Nous. Il s'emploie aussi dans le langage populaire comme synonyme de Mon. Notre femme, notre ménagère, notre maître, etc.

NOTRE se dit d'une manière indéterminée pour rappeler une personne dont on a parlé. Notre homme n'en voulut pas démordre. Notre auteur passe ensuite à un sujet différent.

Littré

NOTRE (no-tr'), au pluriel NOS (nô?; l's selie?: nô-z hommes) adj. poss. qui précède toujours son substantif.
  • 1Qui est à nous. Notre père. Notre fille. Nos deux amis. Notre excellente mère. Notre hôte cependant s'adressant à la troupe?: Que vous semble, a-t-il dit, du goût de cette soupe?? Boileau, Sat. III.
  • 2Notre, parmi le peuple, est quelquefois synonyme de mon. Ainsi un artisan dit?: notre femme, notre ménagère, notre servante, notre maître, etc.
  • 3Employé au lieu de mon par le souverain, les évêques, etc. dans les mêmes cas où ils emploient nous pour je ou moi. Notre ordonnance. Notre mandement.
  • 4Notre, avec un sens indéterminé, se dit des gens dont nous parlons. Toutes deux firent tant, que notre tête grise?, La Fontaine, Fabl. I, 17. Nos deux époux suivaient, ne marchant qu'avec peine, La Fontaine, Philém. et Baucis. Voilà comment s'y prit notre assiégeant, La Fontaine, Magn. C'est un air pour une sérénade, que je lui ai fait composer ici, en attendant que notre homme fût éveillé, Molière, Bourg. gent. I, 1. M. le baron de Sercour (c'était le nom de notre dévot), Marivaux, Marianne, 9e part. M. Swift est Rabelais dans son bon sens et vivant en bonne compagnie?; il n'a pas, à la vérité, la gaieté du premier, mais il a toute la finesse, la raison, le choix, le bon goût qui manque à notre curé de Meudon, Voltaire, Dict. phil. Prior, etc. Si notre Alexandre avait connu cette invention [la poudre à canon], il n'aurait pas eu besoin de sa valeur pour conquérir le monde, Voltaire, Dial. d'Évhémère, XXIX, 12. Il n'est point ordinaire que la chair d'un oiseau de proie soit bonne à manger, comme l'est celle de notre caracara, Buffon, Ois. t. IV, p. 158.
  • 5Notre, placé devant les adjectifs ou adverbes comparatifs, fait un superlatif relatif. Notre meilleur ami. Nos plus beaux arts. Nos moindres ennuis.

HISTORIQUE

IXe s. Pro Deo amur et nostro commun salvament, Serment.

XIe s. Charles li reis nostre emperere magne, Ch. de Rol. I. Enveions i les filz de nos moillers [femmes], ib. III. Se li servez [Mahomet], l'honur del champ ert [sera] nostre, ib. LXXII. Ce dist Rolans?: nostre home sont mout proz, ib. CX.

XIIe s. Nos bons Franzois n'ont cure du fuïr, Ronc. 60. Legerement aurez les nos vengez, ib. 70. Or vont li nostre à grant destrucion, ib. 76. Car pleüst Deu, le nostre creator?, ib. 79. Pour un des noz cinq des paienz prenez, ib. 101.

XIIIe s. À notre gent françoise la fist li rois monstrer, Berte, III. Ha?! rois Pepins, fait-ele, vo bien ne sont pas no [nôtres], ib. XXX, 11. Ainsi ont no ministre cest ordre devisé, ib. XLV. Si lui donriens [donnerions] no [notre] terre et trestout nostre avoir, ib. LXV.

XVIe s. La victoire est nostre, compagnons, la victoire est nostre, Amyot, Lucul. 54. Apportons-y seulement du nostre, l'obeissance et la subjection, Montaigne, II, 226.

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Wiktionnaire


Nom commun - français

notre \Prononciation ?\ masculin au singulier uniquement

  1. Langue gur parlée au Bénin.

Adjectif possessif - français

notre \n?t?\ masculin et féminin identiques, singulier

  1. Première personne du pluriel au singulier. Qui nous appartient. Plusieurs possesseurs (dont l'un est le locuteur) et un seul objet.
    • Nous mangeons notre repas.
    • Notre pays.
    • Notre patrie.
    • Notre plus grand espoir.
  2. Mon, ma. Note d'usage : Utilisé par le roi et encore par les évêques dans leur mandements et par les juges, quand ils disent nous au lieu de moi.
    • Par notre arrêté de ce jour.
  3. S'emploie d'une manière indéterminée pour rappeler une personne dont on a déjà parlé.
    • Notre homme se garda bien de venir au rendez-vous.
    • Notre auteur passe ensuite à un sujet différent.
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Trésor de la Langue Française informatisé


NOTRE, NOS, adj. poss.

Adjectif possessif de la première personne du pluriel, des deux genres, de forme atone, correspondant au pronom personnel nous, exprimant l'appartenance, la possession, la référence à nous, indiquant qu'il y a plusieurs «possesseurs», dont le locuteur, par opposition à mon, ma, mes (indiquant qu'il n'y a qu'un «possesseur»); lorsqu'il y a un seul élément (être ou chose) «possédé», il prend la forme notre; lorsqu'il y a plusieurs éléments «possédés», il prend la forme nos.
I. ? Valeurs sém.
A. ? Valeurs de «possession» (rapport de possession ou rapport personnel référant à nous). Qui est à nous, qui nous appartient, qui nous concerne.
1. [Représentant deux ou plusieurs pers., dont le locuteur]
a) Notre, nos + subst. désignant une pers., pour exprimer une relation familiale (parenté) ou sociale (vie sociale, amitiés, relations de travail, de voisinage, etc.).Notre père, notre mère, nos parents, nos enfants, nos neveux et nièces; notre directeur, nos employés, notre jardinier, nos voisins, nos clients, nos domestiques, nos invités. Un matin Dream est convoqué chez notre grand patron, le phraseur (Peisson,Parti Liverpool,1932, p.90).Notre petite va faire sa Première Communion de jeudi en quinze (Mauriac,Myst. Frontenac,1933, p.179):
1. Pour nous, modestes chercheurs, pour nous, débutants qui, hier encore, vivions dans le rayonnement des maîtres, notre garçon de laboratoire, c'est beaucoup mieux qu'un serviteur: c'est l'égal d'un secrétaire, c'est un ami, c'est un témoin... Duhamel,Combat ombres,1939, p.68.
? [En s'adressant à qqn] À notre cher défunt, regretté...; à nos chers amis, auditeurs, lecteurs. Des petits cadres noirs, des couronnes de verre, Ayant trois mots gravés en or: «À notre mère!» (Rimbaud,Poés.,1871, p.38).
b) Notre, nos + subst. désignant une chose concr. ou abstr., pour exprimer l'appartenance à des pers. physiques ou morales, ou une appropriation plus large.Notre maison, notre jardin, notre nouvel appartement, notre voiture; notre mariage, notre lune de miel, notre voyage de noces; nos peines et nos joies, notre espérance, nos projets, le cadet de nos soucis; de notre côté, pour notre part, à notre insu. Vous et moi avons fait notre devoir (Vigny,Mém. inéd.,1863, p.98):
2. [Les religieuses] ne disent de rien ma ni mon. Elles n'ont rien à elles et ne doivent tenir à rien. Elles disent de toute chose notre [it. ds le texte]; ainsi: notre voile, notre chapelet; si elles parlaient de leur chemise, elles diraient notre [it. ds le texte] chemise. Hugo,Misér., t.1, 1862, p.580.
? Notre, nos + adj. au compar., pour former un adj. au superl. rel.Nos moindres soucis, nos plus chers désirs, notre meilleur ami; de notre mieux. Serviteurs, apportez-nous un pot de notre meilleur Cray Billon pour ces gentilshommes! (Claudel,Raviss. Scapin,1952, p.1315).
? [Avec les subst. d'action, indique un rapport de personne référant à nous et renvoie]
? [aux agents de l'action] Notre voyage (= le fait que nous voyagions), notre arrivée, notre départ, notre retour. Marie ne voulait pas parler, mais devant l'insistance du procureur, elle a dit notre bain, notre sortie au cinéma et notre rentrée chez moi (Camus,Étranger,1942, p.1190).
? [aux patients de l'action] Notre récompense (= le fait que nous soyons récompensés); à notre aide, à notre service; nos lecteurs, nos représentants, nos juges, nos persécuteurs. C'est Mademoiselle qui est venue si vite à notre secours?... Je vous remercie (Balzac,Annette, t.1, 1824, p.109).
2. [Représentant un groupe soc. plus large, une collectivité (groupe ling., socio-culturel, territorial, etc.)] Notre association, notre société; notre bonne ville; pour des raisons indépendantes de notre volonté. C'est Noël, aujourd'hui; Noël est notre fête, À nous, enfants (Vigny,Destinées,1863, p.94).
? En partic. Du pays auquel nous appartenons. Notre patrie, notre langue, notre nationalité, notre armée, notre marine, notre gouvernement, notre Président, nos ministres:
3. Il y a dans un spectacle comme celui du théâtre Balinais quelque chose qui supprime l'amusement, ce côté de jeu artificiel inutile, de jeu d'un soir qui est la caractéristique de notre théâtre à nous. Artaud,Théâtre et son double,1938, p.72.
3. [Représentant la généralité des hommes, l'espèce hum. en gén., l'humanité] Qui est le nôtre, auquel nous appartenons en tant qu'hommes. Notre âme, notre corps, notre coeur, notre conscience, notre esprit, notre organisme; notre monde, notre planète; notre époque, notre siècle, notre temps; nos actes. Il en est de notre vie comme de notre globe: notre enfance est son premier pôle, et notre vieillesse en est le dernier; c'est sur eux que roulent toutes les harmonies de notre vie (Bern. de St-P.,Harm. nat.,1814, p.134).La vie est courte et l'art long! Et puis, à quoi bon? N'importe, «il faut cultiver notre jardin» (Flaub.,Corresp.,1859, p.349).L'immortalité de l'âme de notre béatitude future (Gilson,Espr. philos. médiév.,1931, p.177).
? RELIG. Notre Père qui es/êtes au cieux (prière du Pater des chrétiens); Notre-Seigneur, Notre-Sauveur Jésus-Christ. Louange à Notre-Père, (Amour à Notre-Mère), Et gloire à Jésus-Christ (Nouveau,Valentines,1886, p.246).Marie voulait s'appliquer à Jésus-Christ Notre Sauveur de toutes les forces de son âme (Jouve,Scène capit.,1935, p.20).
? Notre-Dame* et v. dame1I A 1 b ?.
4. [Par syllepse de la pers., à la place de mon, ma, mes]
a) [Représentant une seule pers. qui parle en son nom propre]
? Plur. de majesté ou plur. officiel. [Correspondant au nous de majesté; dans le lang. officiel de personnalités, de dignitaires ecclésiastiques, d'autorités administratives dans l'exercice de leur fonction (souverains, papes, évêques, ministres, maires de communes, etc., dans leurs discours ou leurs écrits officiels)] Tel est notre bon plaisir; à nos bien-aimés fils les archevêques et évêques: notre bénédiction apostolique; notre attention a été attirée sur un cas grave. Notre Conseil d'Etat entendu, nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit (Ac.1835).Le Roi d'Espagne: La Reine de Castille, notre épouse et associée, s'intéresse à lui (Claudel,Chr. Colomb,1929, 2epart., p.1173).V. nous I A 4 a ex. de De Gaulle:
4. catherine: (...) Vous-même avez tiré l'horoscope de ce mois de juillet, et le résultat de vos calculs a été qu'aucun malheur réel ne menaçait notre personne, ni celle de notre auguste fils... Dumas père, Henri III,1829, I, 1, p.120.
? Plur. de modestie. [Correspondant au nous de modestie, notamment chez les écrivains dans leurs ouvrages, dans leurs préfaces] Notre but, notre intention, notre propos est de...; notre analyse, notre exposé; à notre avis. Nous avons distingué dans notre premier chapitre trois problèmes particulièrement significatifs pour la philosophie de la culture (Maritain,Human. intégr.,1936, p.81).Comme nous l'avons dit dans notre introduction (Bachelard,Poét. espace,1957, p.146).
? [Dans la bouche ou la pensée d'une pers. se parlant à elle-même] Ayons au moins la gloire de notre infamie, se dit-il en se raffermissant sur ses jambes (Gautier,Fracasse,1863, p.266).
b) [Dans la lang. jur. ou admin., désigne le mandataire qui parle au nom de qqn (avocat, notaire, etc.)] Notre dot à nous, est la terre de Loustrac (...). Ces propriétés, dont les titres sont chez moi, proviennent de la succession de nos père et mère, excepté la maison de Paris, laquelle est un de nos acquêts (...). ?Qu'apportez-vous (...)? ?Nos droits, dit Solonet (Balzac,Contrat mar.,1835, p.246).
B. ? Valeurs styl., hypocoristiques
1. Fam. [Pour marquer l'affection, la sympathie personnelle à l'égard de qqn, ou des nuances très diverses, de la camaraderie au mépris, à l'ironie] (La personne) à laquelle je m'intéresse personnellement, aux intérêts, aux soucis, à la santé de laquelle je prends part. Notre Pierre a été bien fatigué; comment va notre malade? notre gaillard, nos lascars, nos bougres. Bonjour, mon fiston (...). Comment va notre petite santé? (Balzac,Illus. perdues,1837, p.71).La Marquise: Eh bien! déjà partis, nos messieurs? (Mérimée,Deux hérit.,1853, p.67).Kate apprivoise notre sauvage (...). Je n'en ai jamais tant obtenu (Nizan,Conspir.,1938, p.125).
2. [Pour marquer une valeur d'habitude ou la convenance] Qui nous est habituel ou qui nous convient. À notre heure, à nos heures; nos petites habitudes; ce n'est pas notre genre:
5. ?Vous êtes ici en vacances, on me l'a dit. Je vous ai vu plusieurs fois assistant à notre partie de bridge qui est devenue un besoin pour la plupart d'entre nous. Simenon,Vac. Maigret,1948, p.53.
? [Appliqué à un objet que l'on s'est pour ainsi dire approprié par son travail, par son étude] Nos petites économies; nous savons nos auteurs, nous connaissons nos classiques; nous gagnons nos x francs par mois. Nous travaillons nos huit heures par jour (Martin du G.,Thib., Pénitenc., 1922, p.693).
3. [Pour marquer l'intérêt supposé commun au sujet parlant (auteur, narrateur, récitant) et à l'interlocuteur ou une sympathie à l'égard du personnage principal du récit] Dont il s'agit, dont il est question, dont nous parlons. Notre héros donc... Notre bretteur était là depuis quelques minutes quand la porte du cabaret s'entr'ouvrit (Gautier,Fracasse,1863p.316).«Il y a du lion dans l'air, par ici», se dit notre homme, et il renifla fortement de droite et de gauche (A. Daudet, Tartarin de T.,1872, p.125).
4. Vx, pop. et région. [Devant un appellatif, pour marquer le respect envers un supérieur hiérarchique, p. ex. des serviteurs s'adressant à leurs maîtres; parfois p. iron.] Notre petite dame, notre femme. ? Et que fait-il, ce garde du commerce? ?Not'maître, il conduit les gens en prison (Jouy,Hermite, t.3, 1813, p.67).Stéphanette: C'est donc vrai, berger, que vous êtes sorciers, vous autres? Le berger: Nullement, notre demoiselle (A. Daudet, Lettres moulin,1869, p.47).
C. ? Valeurs collective et distributive
1. [Choix entre notre ou nos]
a) [Si chaque possesseur ne possède qu'un seul être ou objet, on emploie]
?) [notre si on veut insister sur l'individualité des possesseurs] Amis, prenons tous notre verre: Le Sénat s'assemble aujourd'hui (Béranger,Chans., t.2, 1829, p.27).
?) [nos si on veut insister sur la pluralité des éléments possédés par le groupe] Nous dansons vers nos chapeaux, et en me regardant dans la glace pour coiffer le mien je chipe une bougie (Colette,Cl. école,1900, p.215).
b) [Notre reste au sing. devant un subst. abstr.] Notre enfance. Voulons-nous continuer notre marche, commandant? (Vigny,Serv. et grand. milit.,1835, p.59).
c) [Même si un seul élément est «possédé», le plur. nos prévaut si la phrase indique]
?) [une idée de réciprocité] Nous nous embrassons, Rostand et moi, malgré nos chapeaux (Renard,Journal,1897, p.451).
?) [une idée de jonction] Ta poitrine sur ma poitrine, Mêlant nos voix, Lents, nous gagnerions la ravine (Rimbaud,Poés.,1871, p.65).
?) [une idée de compar.] Faisant abstraction de la différence de nos natures, je me surpris à le regarder avec quelque envie (Toepffer,Nouv. genev.,1839, p.106).Elle ne tenait pas assez de compte du degré de génération qui nous séparait et de la distance énorme de nos âges (Sand,Hist. vie, t.2, 1855, p.285).
2. [Choix entre notre/nos, votre/vos et son/sa/ses]
a) [Après on ou un suj. indéterminé ou impers., on emploie]
?) [notre, nos si le locuteur s'inclut dans le groupe] Nous, on l'a eu, notre armistice, on l'a depuis bientôt deux mois (Vercel,Cap. Conan,1934, p.16).On est encore ensemble, Azarius. On a encore not' force, not' santé. Qu'est-ce que tu veux qui nous arrive de pire? (Roy,Bonheur occas.,1945, p.346).
?) [votre, vos ou son, sa, ses si le locuteur s'efface et ne s'inclut pas dans le groupe] V. son/sa/ses.
b) [Après chacun reprenant le pron. pers. nous, on emploie]
?) [notre, nos] V. chacun I A 3 a, leur1.L'usage ordinaire est de mettre notre, votre si chaque possesseur a un seul être ou objet et nos, vos si chaque possesseur a plusieurs êtres ou objets (Grev.1975,§ 428 a).
?) [Exception] Nous gagnâmes chacun nos places (Duhamel,Désert Bièvres,1937, p.116).Voir Grev. 1975, §428 a, note 3.
II. ? Fonctionnement syntaxique
Rem. Notre, nos est toujours antéposé au subst. qu'il détermine.
A. ? Répétition
1. [Elle se fait normalement, notamment]
a) [devant des subst. coordonnés désignant des êtres ou des pers. de catégories différentes] Nos enfants et nos cousins.
b) [devant des adj. qualifiant des subst. désignant des êtres (ou des choses) différents ou bien des adj. ou des subst. exprimant des qualités opposées] Nos grands et nos petits côtés. Nous avons tous nos défauts et nos qualités (Balzac,Lys,1836, p.89).
2.
a) [La non-répétition a lieu dans les mêmes cas que pour les autres adj. poss.] V. leur2/leurs.
b) En partic.
? [Lorsque les subst. coordonnés représentent la même pers. ou la même chose] Notre maître et seigneur; notre oncle et parrain. Les Mémoires de notre vieil aventurier et médecin qui s'était improvisé auteur pour finir sa vie en paix (Cendrars,Bourlinguer,1948, p.16).
? [Avec des subst. formant groupe] Nos père et mère; en notre âme et conscience; nos amis et connaissances.
? [Avec des adj. voisins de sens ou exprimant des qualités compatibles entre elles] Notre brave et fidèle serviteur. Notre seul et légitime souverain (Scribe,Bertrand,1833, iv, 12, p.211).
Rem. Cependant, pour marquer l'insistance, on peut répéter. La présomption de cet écolier tragique, qui s'avise de vouloir faire parler les Romains après notre grand, notre sublime Corneille (Jouy, Hermite, t.2, 1812, p.7).
B. ? Renforcement de notre, nos
1. [Par seul, propre (sens réfl.)] Notre propre image. Non seulement nous n'avons plus le respect de l'écriture des autres, mais même de notre propre écriture (Gide,Journal,1905, p.192).
2. [Par un compl. précisant l'identité ou le nombre: à nous, à nous deux, à tous, à lui (eux, elles, etc.) et à moi, etc.] Nos parents, à Julien et à moi, donnaient deux sous à chacun, ces jours de sortie (Gide,Si legrain, 1924, p.403).Mon idée! N'exagère rien. C'est notre idée à tous (Duhamel,Désert Bièvres,1937, p.11).
Prononc. et Orth.: [n?t? ?] devant voyelle et h non aspiré: notre oncle, notre habit [n?t? ? ?kl?]...; [n?t? ?] devant consonne et h aspiré: notre mère, notre hache [n?t? ?m?:?]... Pop. not' (Sand, Hist. vie, t.4, 1855: not'dame et Claudel, J. d'Arc, 1939, p.1224: not'roi). Ac. 1694 et 1718: nostre; dep. 1740: notre; dep. 1835: nos. Étymol. et Hist. Art. et adj. poss. I. Masc. A. Cas régime sing. nostre 1. 842 art. poss. (Serments de Strasbourg ds Henry Chrestomathie, p.2, 3: Pro Deo amur et pro christian poblo et nostro commun salvament); fin xes. (Passion, éd. D'Arco Silvio Avalle, 80: Per mals conselz van demandan Nostre sennior cum tradissant; 142: Vers nostre don son aproismad); ca 1190 no dial. (Floovant, éd. F.H. Bateson, 733); ca 1228 id. pic. (Gerbert de Montreuil, Violette, éd. D.L. Buffum, 1372); 2. adj. poss. a) ca 1100 associé à l'art. dém. [indique ici la proximité d'intérêt] (Roland, éd. J. Bédier, 2583: Cest nostre rei por quei lessas cunfundre?); ca 1223 associé à l'art. indéf. (Gautier de Coinci, Miracles, éd. V. F. Koenig, 2 Mir 9, 1114: Un nostre enfant noz norrirez); b) ca 1140 réfère à l'art. déf., en l'absence d'un subst. non répété: emploi dit de ,,pron. poss.`` (l'art. fonctionne comme un pron., qualifié par le poss., v. G. Moignet, Gramm. de l'a. fr., p.121) (Pèlerinage de Charlemagne, éd. G. Favati, 820: Ma dame la reïne, ele dist mult que fole, Que mesprisat barnet si ben cumme le [ms. la] nostre!). B. Cas suj. sing. nostre 1. adj. poss. a) fin xes. associé à l'art. déf. (Passion, 417: Lo nostrae seindrae en eps cel di Veduz furae veiades cinc); ca 1100 (Roland, 1444); b) ca 1100 assume la fonction d'attribut (Id. 922: Se lui servez [Mahomet], l'onur del camp ert nostre; 1211: Ferez i, Francs, nostre est li premers colps!); ca 1340 nos dial. pic. (Bastard de Bouillon, 5704 ds T.-L.); c) fin xiiies. associé à l'art. dém.; emploi de ,,pron. dém.`` [indique ici la proximité d'intérêt] (St Julien, 716, ibid.: Ainc ne sot tant dire cist nostres Ne li autre qu'i vaille un gant); 2. ca 1100 art. poss. (Roland, 1: Carles li reis, nostre emperere magnes); fin xiies. nos région du Nord-Est (Raoul de Cambrai, éd. P. Meyer, 2231); 1erquart xiiies. id. pic. (Renclus de Molliens, Carité, 102, 2 ds T.-L.); ca 1228 id. pic. (Gerbert de Montreuil, op. cit., 1545), cf. 1521 Fabri, Rhétor., L. II, p.132 ds Hug.: En picart, l'en a coustume de dire ,,no maistre`` pour ,,nostre maistre``. C. Cas régime plur. 1. adj. poss. fin xes. associé à l'art. déf., emploi de ,,pron. poss.`` los nostres (Passion, 10: Peccad negun unque non fiz, Per eps los nostres fu aucis); 2. art. poss. noz ca 1050 (St Alexis, éd. Chr. Storey, 618: De noz pechez sumes si ancumbrez); ca 1100 (Roland, 2148). D. Cas suj. plur. 1. art. poss. a)ca 1050 nostra (St Alexis, 12: Nostra anceisur ourent cristïentét); 1100 nostre indique ici la proximité d'intérêt (Roland, 1255: Nostre Franceis n'unt talent de fuïr); id. noz (Id., 2178; 2484); b) ca 1190 associé à un adj. indéf. (Floovant, 686: Tuit nostre home le servent); 2. adj. poss. ca 1100 nostre associé à l'art. dém. (Roland, 2715: Cist nostre deu sunt en recreantise). II. Fém. A. Cas suj. sing. 1. art. poss. fin xes. nostra (Passion, 14: Cum aproismed sa passïuns ?cho fu nostra redemptïons ?...); ca 1100 (Roland, 1713: ...«Forz est nostre bataille»); 1190-1200 (Conon de Béthune, Chansons, éd. A. Wallensköld, IV, 3, 8, p.226); 2. adj. poss. associé à l'art. déf. ca 1165 (Benoît de Ste-Maure, Troie, 18397 ds T.-L.: la nostre gent). B. Cas régime sing. 1. art. poss. ca 1100 nostre (Roland, 804: «Pernez mil Francs de France, nostre tere»); fin xiies. no région du Nord-Est (Raoul de Cambrai, 2004); 1erquart xiiies. id. pic. (Renclus de Molliens, Miserere, 148, 11 ds T.-L.); 2. adj. poss. associé à l'art. déf. nostre ca 1100 (Roland, 189: Si recevrat la nostre lei plus salve; 374: ... en la nostre marche); ca 1190 emploi de ,,pron. poss.`` attribut (Floovant, 653: La loi de Mäonmot la nostre ne vaudrai). C. Cas régime plur. noz 1. art. poss. fin xes. (Passion, 503: Fraindre devem noz voluntez); ca 1100 (Roland, 42:... de noz muillers); 2. adj. poss. ca 1165 associé à l'art. déf. les noz genz (Benoît de Ste-Maure, Troie, 10520 ds T.-L.); ca 1210 emploi de ,,pron. poss.``, forme anal. des noes [batalles] pic. (Robert de Clari, Constantinople, éd. Ph. Lauer, XLVII, p.49, 75). D. Cas suj. plur. noz 1. art. poss. ca 1100 (Roland, 949: Noz espees sunt bones e tranchant); 2. ca 1210 pic. adj. poss. associé à l'art. déf., forme anal. les noes batailles (Robert de Clari, op. cit., XLVIII, p.50, 14). III. Emploi subst. A. Plur. 1. cas suj. ca 1100 li nostre désigne ceux d'un même camp, les défenseurs d'une même cause (Roland, 1628: Mult decheent li nostre!); 2. cas régime ca 1100 les noz (Id., 1191; 1951); ca 1275 les nostres (Adenet Le Roi, Beuve de Conmarchis, éd. A. Henry, 1590). B.Sing. «notre bien, ce qui nous appartient» ca 1120-50 (Grant mal fist Adam, I, 110 ds T.-L.: Le nostre doner). IV. Représentant une seule personne, correspond à nous ,,de majesté`` 1241, v. nous II C. Le poss. nostre, art. [atone] et adj. [tonique] est issu du lat. no?ster. Le paradigme type de l'a. fr. est le suivant: masc. sing., cas suj., cas régime [formes atones, formes toniques] nostre (< noster; nostru); masc. plur., cas suj. [atone, tonique] nostre (< nostri); fém. sing., cas suj., cas régime [id.] nostre (< nostra); masc. et fém. plur., cas régime [forme tonique] nostres (< nostros; nostras), [forme atone] noz; cette dernière forme représente prob. le masc. no?stros avec, en position proclitique, chute du r dans le groupe de quatre consonnes constitué par la chute du o final et aboutissement de *nosts à noz. À partir de noz, s'est peu à peu constitué un paradigme de l'art. poss. (masc. sing. cas suj. nos, régime no; plur. cas suj. no, régime nos; fém. sing. no, plur. nos) en usage notamment dans le domaine pic. où il est même employé en position tonique (G. Moignet, op. cit., pp.40-42; Gossen, §68; FEW t.7, p.195b, note1; v. aussi Fouché, pp.169-170). Le lat. noster exprime l'appartenance, le possesseur étant l'ensemble des personnes indiquées par nous; il peut être employé comme attribut et faire fonction de pron.; dès l'époque class., il peut indiquer un rapport de proximité d'intérêt: noster Ennius (Cicéron, Pro Archia, 22); hic noster «cet orateur, dont nous parlons» (Id., Orator, 99); nostri «les nôtres (compatriotes, soldats, amis...)»; d'une pers. noster est «il est avec nous, dans notre camp» (Id., Ad Quintum, 1, 1, 10); noster, subst., désignation familière du maître par les esclaves: Horace, Satires, II, 6, 48 désigne dans ce cont. Horace lui-même. Au Moy. Âge, noster, utilisé par une autorité, exprime le plur. dit ,,de majesté`` (ixes. autorité eccl., autorité civile ds Nov. gloss.). Fréq. abs. littér. Notre: 63859. Nos: 53913. Fréq. rel. littér. Notre: xixes.: a) 91683, b) 77416; xxes.: a) 84590, b) 101002. Nos: xixes.: a) 104600, b) 62563; xxes.: a) 63817, b) 69124.

NOTRE, NOS, adj. poss.
Étymol. et Hist. Art. et adj. poss. I. Masc. A. Cas régime sing. nostre 1. 842 art. poss. (Serments de Strasbourg ds Henry Chrestomathie, p.2, 3: Pro Deo amur et pro christian poblo et nostro commun salvament); fin xes. (Passion, éd. D'Arco Silvio Avalle, 80: Per mals conselz van demandan Nostre sennior cum tradissant; 142: Vers nostre don son aproismad); ca 1190 no dial. (Floovant, éd. F.H. Bateson, 733); ca 1228 id. pic. (Gerbert de Montreuil, Violette, éd. D.L. Buffum, 1372); 2. adj. poss. a) ca 1100 associé à l'art. dém. [indique ici la proximité d'intérêt] (Roland, éd. J. Bédier, 2583: Cest nostre rei por quei lessas cunfundre?); ca 1223 associé à l'art. indéf. (Gautier de Coinci, Miracles, éd. V. F. Koenig, 2 Mir 9, 1114: Un nostre enfant noz norrirez); b) ca 1140 réfère à l'art. déf., en l'absence d'un subst. non répété: emploi dit de ,,pron. poss.`` (l'art. fonctionne comme un pron., qualifié par le poss., v. G. Moignet, Gramm. de l'a. fr., p.121) (Pèlerinage de Charlemagne, éd. G. Favati, 820: Ma dame la reïne, ele dist mult que fole, Que mesprisat barnet si ben cumme le [ms. la] nostre!). B. Cas suj. sing. nostre 1. adj. poss. a) fin xes. associé à l'art. déf. (Passion, 417: Lo nostrae seindrae en eps cel di Veduz furae veiades cinc); ca 1100 (Roland, 1444); b) ca 1100 assume la fonction d'attribut (Id. 922: Se lui servez [Mahomet], l'onur del camp ert nostre; 1211: Ferez i, Francs, nostre est li premers colps!); ca 1340 nos dial. pic. (Bastard de Bouillon, 5704 ds T.-L.); c) fin xiiies. associé à l'art. dém.; emploi de ,,pron. dém.`` [indique ici la proximité d'intérêt] (St Julien, 716, ibid.: Ainc ne sot tant dire cist nostres Ne li autre qu'i vaille un gant); 2. ca 1100 art. poss. (Roland, 1: Carles li reis, nostre emperere magnes); fin xiies. nos région du Nord-Est (Raoul de Cambrai, éd. P. Meyer, 2231); 1erquart xiiies. id. pic. (Renclus de Molliens, Carité, 102, 2 ds T.-L.); ca 1228 id. pic. (Gerbert de Montreuil, op. cit., 1545), cf. 1521 Fabri, Rhétor., L. II, p.132 ds Hug.: En picart, l'en a coustume de dire ,,no maistre`` pour ,,nostre maistre``. C. Cas régime plur. 1. adj. poss. fin xes. associé à l'art. déf., emploi de ,,pron. poss.`` los nostres (Passion, 10: Peccad negun unque non fiz, Per eps los nostres fu aucis); 2. art. poss. noz ca 1050 (St Alexis, éd. Chr. Storey, 618: De noz pechez sumes si ancumbrez); ca 1100 (Roland, 2148). D. Cas suj. plur. 1. art. poss. a)ca 1050 nostra (St Alexis, 12: Nostra anceisur ourent cristïentét); 1100 nostre indique ici la proximité d'intérêt (Roland, 1255: Nostre Franceis n'unt talent de fuïr); id. noz (Id., 2178; 2484); b) ca 1190 associé à un adj. indéf. (Floovant, 686: Tuit nostre home le servent); 2. adj. poss. ca 1100 nostre associé à l'art. dém. (Roland, 2715: Cist nostre deu sunt en recreantise). II. Fém. A. Cas suj. sing. 1. art. poss. fin xes. nostra (Passion, 14: Cum aproismed sa passïuns ?cho fu nostra redemptïons ?...); ca 1100 (Roland, 1713: ...«Forz est nostre bataille»); 1190-1200 (Conon de Béthune, Chansons, éd. A. Wallensköld, IV, 3, 8, p.226); 2. adj. poss. associé à l'art. déf. ca 1165 (Benoît de Ste-Maure, Troie, 18397 ds T.-L.: la nostre gent). B. Cas régime sing. 1. art. poss. ca 1100 nostre (Roland, 804: «Pernez mil Francs de France, nostre tere»); fin xiies. no région du Nord-Est (Raoul de Cambrai, 2004); 1erquart xiiies. id. pic. (Renclus de Molliens, Miserere, 148, 11 ds T.-L.); 2. adj. poss. associé à l'art. déf. nostre ca 1100 (Roland, 189: Si recevrat la nostre lei plus salve; 374: ... en la nostre marche); ca 1190 emploi de ,,pron. poss.`` attribut (Floovant, 653: La loi de Mäonmot la nostre ne vaudrai). C. Cas régime plur. noz 1. art. poss. fin xes. (Passion, 503: Fraindre devem noz voluntez); ca 1100 (Roland, 42:... de noz muillers); 2. adj. poss. ca 1165 associé à l'art. déf. les noz genz (Benoît de Ste-Maure, Troie, 10520 ds T.-L.); ca 1210 emploi de ,,pron. poss.``, forme anal. des noes [batalles] pic. (Robert de Clari, Constantinople, éd. Ph. Lauer, XLVII, p.49, 75). D. Cas suj. plur. noz 1. art. poss. ca 1100 (Roland, 949: Noz espees sunt bones e tranchant); 2. ca 1210 pic. adj. poss. associé à l'art. déf., forme anal. les noes batailles (Robert de Clari, op. cit., XLVIII, p.50, 14). III. Emploi subst. A. Plur. 1. cas suj. ca 1100 li nostre désigne ceux d'un même camp, les défenseurs d'une même cause (Roland, 1628: Mult decheent li nostre!); 2. cas régime ca 1100 les noz (Id., 1191; 1951); ca 1275 les nostres (Adenet Le Roi, Beuve de Conmarchis, éd. A. Henry, 1590). B.Sing. «notre bien, ce qui nous appartient» ca 1120-50 (Grant mal fist Adam, I, 110 ds T.-L.: Le nostre doner). IV. Représentant une seule personne, correspond à nous ,,de majesté`` 1241, v. nous II C. Le poss. nostre, art. [atone] et adj. [tonique] est issu du lat. no?ster. Le paradigme type de l'a. fr. est le suivant: masc. sing., cas suj., cas régime [formes atones, formes toniques] nostre (< noster; nostru); masc. plur., cas suj. [atone, tonique] nostre (< nostri); fém. sing., cas suj., cas régime [id.] nostre (< nostra); masc. et fém. plur., cas régime [forme tonique] nostres (< nostros; nostras), [forme atone] noz; cette dernière forme représente prob. le masc. no?stros avec, en position proclitique, chute du r dans le groupe de quatre consonnes constitué par la chute du o final et aboutissement de *nosts à noz. À partir de noz, s'est peu à peu constitué un paradigme de l'art. poss. (masc. sing. cas suj. nos, régime no; plur. cas suj. no, régime nos; fém. sing. no, plur. nos) en usage notamment dans le domaine pic. où il est même employé en position tonique (G. Moignet, op. cit., pp.40-42; Gossen, §68; FEW t.7, p.195b, note1; v. aussi Fouché, pp.169-170). Le lat. noster exprime l'appartenance, le possesseur étant l'ensemble des personnes indiquées par nous; il peut être employé comme attribut et faire fonction de pron.; dès l'époque class., il peut indiquer un rapport de proximité d'intérêt: noster Ennius (Cicéron, Pro Archia, 22); hic noster «cet orateur, dont nous parlons» (Id., Orator, 99); nostri «les nôtres (compatriotes, soldats, amis...)»; d'une pers. noster est «il est avec nous, dans notre camp» (Id., Ad Quintum, 1, 1, 10); noster, subst., désignation familière du maître par les esclaves: Horace, Satires, II, 6, 48 désigne dans ce cont. Horace lui-même. Au Moy. Âge, noster, utilisé par une autorité, exprime le plur. dit ,,de majesté`` (ixes. autorité eccl., autorité civile ds Nov. gloss.).

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Les mots proches de Nôtre

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Mots du jour


Bâtardise     Pituiteux, euse     Élégamment     Drôlerie     Rebaudir     Semestrialité     Procatarctique     Divorce     Non-pensant     Sectateur     

Les citations avec le mot Nôtre


  1. La preuve que la liberté est l'idéal divin de l'homme, c'est qu'elle est le premier rêve de la jeunesse, et qu'elle ne s'évanouit dans notre âme que quand le coeur se flétrit et que l'esprit s'avilit ou se décourage.

    Auteur : Alphonse de Lamartine - Source : Graziella (1852)


  2. Autrefois, la voûte céleste ressemblait, la nuit, à une somptueuse étoffe de lumière étincelante, sertie de brillants petits et grands. Mais alors les ennemis sont arrivés. Ils ont quitté un autre monde pour le nôtre, et les étoiles se sont éteintes. Depuis, le ciel nocturne est noir et oppresse nos âmes.

    Auteur : Andreas Eschbach - Source : Des milliards de tapis de cheveux (1999)


  3. N'existons-nous donc plus? Avons-nous eu notre heure?
    Rien ne la rendra-t-il à nos cris superflus?


    Auteur : Victor Hugo - Source : Les Rayons et les Ombres (1840), Tristesse d'Olympio


  4. En fait, ce n'était qu'en se confondant à des personnes qui ne cadraient pas tout à fait avec notre vision du monde que l'opportunité de grandir se présentait.

    Auteur : Nury Vittachi - Source : Feng shui détective (2000)


  5. La vie est quelque chose de plus que la poésie ; elle est quelque chose de plus que la physiologie, et même que la morale, à laquelle j'ai cru si longtemps. Elle est tout cela et bien davantage encore : elle est la vie. Elle est notre seul bien et notre seule malédiction.

    Auteur : Marguerite Yourcenar - Source : Alexis ou le Traité du vain combat (1929)


  6. Nous ne gagnerions, à nous marier, que le loisir de quereller à notre aise.

    Auteur : Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux - Source : Le Legs


  7. Nous réservons notre indulgence pour les parfaits.

    Auteur : Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues - Source : Réflexions et Maximes (1746)


  8. Au-delà de toute zone interdite, il existe un miroir pour notre triste transparence.

    Auteur : Alejandra Pizarnik - Source : Oeuvre poétique (2005)


  9. L'expérience vécue, la connaissance intellectuelle, marquent leur empreinte sur notre appareil à percevoir le monde, au point d'en bouleverser le monde perçu. Notre représentation intellectuelle du monde peut nous gouverner jusqu'à nous rendre aveugles à tout ce qui n'est pas compris dans cette représentation.

    Auteur : Boris Cyrulnik - Source : Mémoire de singe et paroles d'homme (1983)


  10. A chaque phase ou mode quelconques de notre existence, individuelle ou collective, on doit toujours appliquer la formule sacrée des positivistes : l'Amour pour principe, l'Ordre pour base, et le Progrès pour but.

    Auteur : Auguste Comte - Source : Système de politique positive (1852)


  11. Le mérite que nous montrons dans un emploi nous y fait moins apprécier que l'incapacité de notre successeur.

    Auteur : Jean Antoine Petit, dit John Petit-Senn - Source : Bluettes et boutades (1846)


  12. Lorsque tout marche de travers, quelle joie de mettre notre âme à l'épreuve pour voir si elle a de l'endurance et de la valeur ! On dirait qu'un ennemi invisible et tout puissant - les uns l'appellent Dieu, les autres diable - s'élance pour nous abattre; mais nous restons debout. Chaque fois qu'intérieurement il est vainqueur, alors qu'au dehors il est vaincu à plate couture, l'homme véritable ressent une fierté et une joie indicibles. La calamité extérieure se transforme en une suprême et dure félicité.

    Auteur : Níkos Kazantzákis - Source : Alexis Zorba (1946)


  13. Les cicatrices ont l'étrange pouvoir de nous rappeler que notre passé est réel.

    Auteur : Cormac McCarthy - Source : De si jolis chevaux (1992)


  14. Je ne suis pas là pour être rentable. Nous sommes des inutiles et c’est notre grandeur. Est-ce que tu connais une plus belle réponse à la question : « À quoi tu sers ? » que celle-là : « À rien » ? D’ailleurs, toute autre réponse fait le lit de la tyrannie.

    Auteur : Fabien Clavel - Source : Requiem pour Elfe noir (2008)


  15. Choisissons nos amis avec poids et mesure;
    On ne peut vivre seul: s'associer est bon:
    Mais ne prenons pour compagnon,
    Que celui qui va à notre allure.


    Auteur : Jean Frain, seigneur du Tremblay - Source : Le Lièvre et la Tortue


  16. O.V.N.I.: Si ces engins proviennent réellement d'une autre planète, alors c'est que la civilisation qui les a conçus doit avoir des millions d'années d'avance sur la nôtre. Ou que ces gens ont du pot.

    Auteur : Woody Allen - Source : Destins tordus (1981)


  17. A l'époque, la meilleure façon de rendre hommage à notre cher guide Mao, c'était de caresser délicatement son visage en palpant des liasses de billets de cent yuans.

    Auteur : Max Brooks - Source : World War Z : une histoire orale de la Guerre des zombies (2009)


  18. Je ne crois pas non plus que l'esprit d'aventure risque de disparaître dans notre monde. Si je vois quelque chose de vital autour de moi, c'est précisément cet esprit d'aventure, qui me paraît indéracinable et s'apparente à la curiosité.

    Auteur : Marie Curie - Source : Madame Curie, Ève Curie, éd. Gallimard, 1938


  19. Le chien est, dans toute société fondée sur la propriété individuelle, comme la nôtre, le gardien vigilant et le défenseur héroïque de ce qui s'appelle l'ordre public et la propriété.

    Auteur : Alphonse Toussenel - Source : L'Esprit des bêtes. Vénerie française et zoologie passionnelle (1847)


  20. La plus constante de nos occupations ne serait pas de fuir la solitude si la solitude n'était notre plus originaire et plus constante expérience.

    Auteur : Nicolas Grimaldi - Source : Traité des solitudes (2003)


  21. Vous savez, j'ai parfois l'impression que nous vivons dans un monde que nous inventons pour nos propres besoins. Nous décidons de ce qui est bon ou pas, nous inventons des grilles de signification... Puis toute notre vie durant, nous sommes obligés d'affronter ce que nous avons nous-mêmes imaginé. Le problème, c'est que chacun a sa version des choses, et c'est pourquoi les gens ont tant de mal à s'entendre.

    Auteur : Olga Tokarczuk - Source : Sur les ossements des morts (2014)


  22. Nous passons tous un grand moment de notre vie sous l'eau, comme un iceberg. La plupart de nos pensées et de nos désirs ne sont pas exprimés. Nous vivons tous en permanence dans les conditions du secret.

    Auteur : John Le Carré - Source : Les Grands Entretiens de « Lire », Entretien avec Pierre Assouline, Mai 1986


  23. C'est la fin de ce journal, très particulier pour moi, bien sûr, puisque c'est la dernière fois que j'ai le plaisir et l'honneur de le présenter. L'occasion de vous remercier, téléspectateurs de France 3, pour votre fidélité, votre soutien, que vous apporterez encore, je le sais, à l'équipe qui prendra la relève. Je vous souhaite un très bon été en compagnie de Marlène Blin, bonne chance, à Laurent Bignolas qui me succèdera en septembre, et puis un immense merci à toutes les équipes des rédactions nationales, régionales et locales de France 3, qui contribuent chaque jour à ces éditions et qui m'ont tant appris en cinq ans. Il y a des moments de notre vie où l'on peut choisir son destin. C'est ce que je fais ce soir. À jamais irrésolue… À bientôt.

    Auteur : Audrey Pulvar - Source : Audrey Pulvar, Le 19/20, France 3, 9 juillet 2009


  24. La Croix-Rouge est un organisme non gouvernemental. Elle intervient aussi bien chez vous que chez nous. Beaucoup de ses militants ont payé de leur vie le secours qu'ils portaient aux autres. Ils sont partout où les gens souffrent, sans distinction de couleur de peau ou de religion. Ni la guerre, ni les dictatures, ni les épidémies, ni les pénitenciers ne les découragent. Votre ami est injuste et complètement à côté de la plaque. S'il est incapable de reconnaître l'une des plus belles générosités de notre époque, c'est qu'il est aveugle et sans coeur.

    Auteur : Mohammed Moulessehoul, dit Yasmina Khadra - Source : L'Equation africaine (2011)


  25. Le rêveur! ce double de notre être, ce clair-obscur de l'être pensant.

    Auteur : Gaston Bachelard - Source : Sans référence


Les citations du Littré sur Nôtre


  1. C'est par là que j'ai toujours bien auguré de sa judiciaire, qualité requise pour l'exercice de notre art

    Auteur : Molière - Source : Mal. imag. II, 6


  2. Malgré de nos destins la rigueur importune, Le ciel met en nos mains toute notre fortune

    Auteur : Corneille - Source : Othon, IV, 2


  3. Notre condition jamais ne nous contente ; La pire est toujours la présente

    Auteur : Jean de La Fontaine - Source : Fabl. VI, 11


  4. Là, sans crainte et sans espérance, Sur notre orageuse existence Ramenés par le souvenir, Jetant nos regards en arrière, Nous mesurerons la carrière, Qu'il aura fallu parcourir

    Auteur : LAMART. - Source : Médit. I, 25


  5. La ressemblance du cri de cet émerillon du P. du Tertre avec le cri de notre crécerelle est encore un autre indice du voisinage de ces espèces

    Auteur : BUFF. - Source : Ois. t. II, p. 66


  6. Nous empreignons de notre être composé toutes les choses simples que nous contemplons

    Auteur : Blaise Pascal - Source : dans COUSIN


  7. Notre voisine est languarde et méchante

    Auteur : Jean de La Fontaine - Source : Servante.


  8. Louis de Bade avait calculé sur notre éloignement qu'il aurait le loisir de faire une rafle en Allemagne

    Auteur : SAINT-SIMON - Source : 23, 6


  9. La voix manquant à notre sermonneuse

    Auteur : Jean de La Fontaine - Source : Psaut.


  10. Que tous Juifs, de quelque estat qu'il soient et en quelque terre qu'ils demourront dores-en-avant, porteront une grant rouelle bien notable, de la grandeur de notre grant seel, partie de rouge et de blanc et telle que l'on puisse bien appercevoir ou vestement dessus soit mantel, ou autre habit, en tel lieu qu'il ne la puissent musser

    Auteur : DE LABORDE - Source : Émaux, p. 487


  11. Les sons vifs et légers ne portent-ils pas inévitablement dans notre âme le plaisir gai ?

    Auteur : GRAFFIGNY - Source : Lett. Péruv. Lett. 17


  12. Quelle douleur que nous passions notre vie si loin l'une de l'autre, quand notre amitié nous approche si tendrement !

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : Lett. à sa fille, 17 mai 1676


  13. Mme de Coulanges est à Livry, j'y veux aller pendant qu'on fera notre remue-ménage [déménagement]

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 365


  14. C'est le moyen de faire mourir notre abbé que de le tenter de mangeaille

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 8 juill. 1672


  15. La déroute de notre pauvre d'Harouys [qui avait fait de mauvaises affaires].... passionné de faire plaisir à tout le monde, sans mesure, sans raison ; cette passion offusquant toutes les autres, et même la justice....

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 19 févr. 1690


  16. Je ne vous dis point.... combien je regrette ma vie ; je me plains douloureusement de la passer sans vous ; il semble qu'on en ait une autre, où l'on réserve de se voir et de jouir de sa tendresse ; et cependant, c'est notre tout que notre présent, et nous le dissipons ; et l'on trouve la mort : je suis touchée de cette pensée

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 264


  17. Dieu fait un journal de notre vie ; une main divine écrit ce que nous avons fait et ce que nous avons manqué de faire, écrit notre histoire, qui nous sera un jour représentée et sera représentée à tout l'univers

    Auteur : BOSSUET - Source : Sermons, Néc. de travailler à son salut, 2


  18. Dans la joie où il était de toucher au terme de ses fatigues, il régalait la maison de notre hôte

    Auteur : CHATEAUBR. - Source : Itin. part. I


  19. Que les sensations toutes seules ne suffisent pas pour produire la mémoire, et qu'elle n'existe en effet que dans la suite des idées que notre âme peut tirer de ces sensations

    Auteur : BUFF. - Source : Disc. nat. anim. Oeuvres, t. V, p. 319


  20. Et dresser un tombeau témoin de son malheur, Qui le soit de sa gloire et de notre douleur

    Auteur : Corneille - Source : Sertor. V, 8


  21. Nous ne voulons pas nous aller jeter dans la fureur qui agite notre province

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 24 juill. 1675


  22. On dit que nos dames, par trop de délicatesse, sont cause, en partie, de cette disette où notre langue court risque d'être réduite

    Auteur : ROLLIN - Source : Hist. anc. liv. XXV, ch. 2, art. I, § 2


  23. Votre vertu dont notre siècle n'est pas capable sera à la fin reconnue

    Auteur : BALZ. - Source : Liv. II, Lett. 19


  24. Aux termes de l'article 4 de notre société don-juanique et méphistophélétique

    Auteur : CH. DE BERNARD - Source : la Peau du lion, § XII


  25. Mon fils, avec respect posez sur cette table De notre sainte loi le livre redoutable

    Auteur : Jean Racine - Source : ib. IV, 1




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