La définition de Trône du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Trône
Nature : s. m.
Prononciation : trô-n'
Etymologie : Lat. thronus, du grec, siége.

Voir les citations du mot TrôneSignification du mot Trône


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de trône de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec trône pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Trône ?


La définition de Trône

Siége où les rois, les empereurs s'asseyent dans les fonctions solennelles de la souveraineté.


Toutes les définitions de « trône »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

TRÔNE. n. m.
Siège élevé où les souverains sont assis dans les circonstances solennelles. Trône magnifique, superbe, éclatant de pierreries. L'empereur se plaça sur son trône pour recevoir les ambassadeurs. Le roi étant sur son trône. La salle du trône. Il s'emploie figurément pour désigner la Puissance souveraine. Prendre possession du trône. Chasser un prince du trône. Alexandre renversa le trône des Perses. Soutenir un trône chancelant. Relever un trône abattu. Cette victoire servit à affermir le trône du nouveau prince. Tomber du trône. Aspirer au trône. L'héritier du trône. Trône héréditaire. Trône électif. Monter sur le trône, Prendre possession de la souveraineté. Descendre du trône, Abandonner le pouvoir souverain. Discours du trône, Discours prononcé par un souverain constitutionnel à l'ouverture de chaque session des chambres législatives.

TRÔNE se dit, par extension, du Siège élevé qu'occupe le pape dans certaines cérémonies publiques. Trône épiscopal, Siège placé au haut du chœur, dans les églises cathédrales, et où l'évêque se met quand il officie pontificalement.

TRÔNES, au pluriel, dans le langage religieux, désigne Un des chœurs de la hiérarchie des Anges. Les Séraphins, les Chérubins et les Trônes.

Littré

TRÔNE (trô-n') s. m.
  • 1Siége où les rois, les empereurs s'asseyent dans les fonctions solennelles de la souveraineté. Autour de ce même trône il y en avait vingt-quatre autres, sur lesquels étaient assis vingt-quatre vieillards vêtus de robes blanches, Sacy, Bible, St Jean, Apocal. IV, 4. Sur son trône avec lui j'allais prendre ma place? L'ingrat [Néron]? Se leva par avance, et, courant m'embrasser, Il m'écarta du trône où je m'allais placer, Racine, Brit. I, 1. Vous, enfants, préparez un trône pour Joas, Racine, Ath. V, 3. Un seul de ses trônes [d'Aurengzeb] a été estimé par Tavernier cent soixante millions de son temps, qui en font plus de trois cents du nôtre, Voltaire, M?urs, 194. Loin de se fixer sur ces objets, les regards se portent rapidement sur la statue et sur le trône de Jupiter?; ce chef-d'?uvre de Phidias et de la sculpture fait, au premier aspect, une impression que l'examen ne sert qu'à rendre plus profonde, Barthélemy, Anach. ch. 38.

    Par extension. Il me semble que je les vois déjà [les élus] dans un de ces trônes où ceux qui auront tout quitté jugeront le monde avec Jésus-Christ, Pascal, Lett. à Mlle de Roannez, 3.

  • 2 Fig. Il se dit de Dieu. Ce sont de ces protestations d'Antiochus, dont la justice divine n'est point fléchie, et qui ne pénètrent pas jusqu'au trône de la miséricorde, Bourdaloue, Serm. 18e dim. après la Pentecôt. Domin. t. IV, p. 123. Dieu que la lumière environne? Et dont le trône est porté par les anges, Racine, Esth. I, 5. [Dieu] Juge tous les mortels avec d'égales lois, Et du haut de son trône interroge les rois, Racine, ib. III, 4.
  • 3 Fig. La puissance souveraine. Aujourd'hui dans le trône, et demain dans la boue, Corneille, Poly. IV, 3. Mademoiselle, cousine germaine du roi, Mademoiselle destinée au trône, Sévigné, 9. Toute autre place qu'un trône eût été indigne d'elle, Bossuet, Reine d'Anglet. Un trône indignement renversé et miraculeusement rétabli, Bossuet, Reine d'Anglet. Soit que Dieu élève les trônes, soit qu'il les abaisse, Bossuet, ib. Madame, née sur le trône, avait l'esprit et le c?ur plus haut que sa naissance, Bossuet, Duch. d'Orl. D'une commune voix ils l'appellent au trône, Racine, Bajaz. I, 2. Loin du trône nourri, de ce fatal honneur, Hélas?! vous ignorez le charme empoisonneur, Racine, Ath. IV, 3. Dans les lieux où l'erreur est sur le trône, Massillon, Carême, Parole de Dieu. Le trône, tout imposant qu'il est, ne préserve pas toujours du ridicule, nous l'avons vu, Genlis, Mlle de Lafayette, p. 272, dans POUGENS. Un moment alors se réveilla [chez Napoléon] l'orgueil du trône et du génie, Villemain, Souven. contemp. les Cent-Jours, XII.

    Monter sur le trône, monter au trône, prendre possession de la royauté. Pour remonter au trône, on peut tout hasarder, Corneille, Perthar. III, 2. Et les proscriptions et les guerres civiles Sont les degrés sanglants dont Auguste a fait choix Pour monter sur le trône et nous donner des lois, Corneille, Cinna, I, 3.

    Mettre, placer sur le trône, donner la puissance souveraine. Depuis le temps que David avait été mis sur le trône par ordre de Dieu, la souveraine puissance appartenait à sa maison, Bossuet, Hist. II, 5. Quoique les maires, dans les derniers temps, eussent mis sur le trône celui des Mérovingiens qu'ils voulaient, ils n'avaient point pris de roi dans une autre famille, Montesquieu, Esp. XXXI, 16.

    Placer sur le trône, se dit aussi d'un monarque qui prend pour épouse une femme d'un rang inférieur. En Russie, Pierre Ier plaça sur le trône une femme née dans le dernier rang de la société, Genlis, Mme de Maintenon, t. II, p. 105, dans POUGENS.

    Se mettre sur le trône, s'emparer de l'autorité souveraine. Ce traître que Chinaladan? avait fait général de ses armées? prit Chinaladan dans Ninive, détruisit cette grande ville? et se mit sur le trône de son maître, Bossuet, Hist. I, 7.

  • 4 Fig. La personne du souverain, son gouvernement. Ce sont les peuples tout seuls qui donnent aux grands le droit qu'ils ont d'approcher du trône?; et c'est pour les peuples tout seuls que le trône lui-même est élevé, Massillon, Pet. car. Hum. grands. Patkul? fut député de la noblesse livonienne pour porter au trône les plaintes de la province, Voltaire, Charles XII, I.

    Discours du trône, discours que, dans les états constitutionnels, le souverain prononce à l'ouverture de chaque session des assemblées législatives.i Le discours du roi, que l'on appelle dans l'argot de ce temps-ci discours du trône ou discours de la couronne, Alph. Karr, les Guêpes, déc. 1840.

  • 5Siége élevé où le pape se met dans certaines cérémonies publiques.

    Trône épiscopal, le siége qui est au haut du ch?ur dans les églises cathédrales, et où l'évêque se met quand il officie pontificalement.

  • 6 Au plur. Terme de théologie. Un des neuf ch?urs des anges (on met un T majuscule). Parmi tant de Séraphins, de Trônes, d'Ardeurs? nul ne se sentit assez de force pour s'offrir au sacrifice, Chateaubriand, Génie, I, I, 4.
  • 7Le Trône, nom donné parfois à la constellation de Cassiopée, appelée aussi la Chaise.

HISTORIQUE

XIIe s. Que le regne seit del tut remued de Saul e des suens, e li throdnes David seit eshalcied sur Israel e sur Juda dès Dan jesque Bersabée, Rois, p. 129.

XIIIe s. Saint Jehan en fait ses devises Des sept angels, des sept eglises, Des sept chandeliers où Dieu raie, Des sept lampes ou trosne assises, Où toute charité est gaye, J. de Meung, Tr. 119. N'a plus bele dessous le tron [ciel], Partonop. v. 1710. Sa ureison [prière] ert [était] pure e bone, Devant la face Deu en trone Munte cume fet la fumée De encens ki à Deu agrée, Édouard le confess. v. 734.

XIVe s. Roan estoit, d'antiquité, La plus orgueilleuse cité Qui fust comme li trosne [ciel] cuevre, Guiart, t. I, p. 197.

XVe s. Et Trones [anges] sont interpretés sieges et repos de vray jugement, par vraye charité et par plenitude de toute science, Bibl. des ch. 6e série, t. II, p. 134.

XVIe s. Pour ce que la gloire de Dieu reside en eux [les anges], ils sont nommez ses throsnes, Calvin, Instit. 105. [ô Dieu] Ne partiront jamais, du throsne où tu te sieds, Et la Mort et l'Enfer qui dorment à tes pieds?! D'Aubigné, Tragiques, édit. LALANNE, p. 72.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Wiktionnaire


Nom commun - français

trône \t?on\ masculin

  1. (Mobilier) Siège élevé où les souverains sont assis dans les circonstances solennelles.
    • Trône magnifique, superbe, éclatant de pierreries.
    • L'empereur se plaça sur son trône pour recevoir les ambassadeurs.
    • Le roi étant sur son trône.
    • La salle du trône.
  2. (Figuré) Position suprême incontestable.
    • Contester le trône de la rationalité relève en effet du crime de lèse-majesté, sur cette terre où la vie se veut toujours plus scientifique. (Argument, XXIII, 1, automne-hiver 2020-2021, p. 181)
  3. (Par métonymie) (Par analogie) Puissance souveraine, synonyme : couronne.
    • Auteurs ou payeurs des journaux les plus répandus, ils ne cessèrent de tromper la France & l'Europe sur la révolution qui venait de renverser le trône. (Maximilien de Robespierre, Discours contre Brissot & les girondins, 10 avril 1793)
    • Alors, sire, dit Catherine, vos sujets les huguenots feront comme le sanglier à qui on ne met pas un épieu dans la gorge : ils découdront le trône. (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VI)
    • Le peuple avait rendu le trône responsable des maux qui l'accablaient depuis si longtemps ; Louis XVI n'avait su rien faire, [?]. (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
    • On a fêté médiocrement l'anniversaire des Trois Glorieuses qui délivrèrent la France des Bourbons et amenèrent Philippe sur le trône. (Albert Noret, Les Féodaux du Blé, E. Figuière, 1930, p.94)
  4. (Par extension) (Mobilier) Siège élevé qu'occupe un personnage important.
    • Mme Kocher a refait sa vie avec un associé que le cabinet de chasseur de têtes Egon Zehnder avait diligenté chez Engie dans le cadre de la mission confiée en juillet 2014 par le comité des nominations du conseil d'administration pour évaluer les prétendants au trône. (Jean-Michel Bezat, Isabelle Chaperon et Nabil Wakim, Bataille pour la présidence d'Engie : coups bas, sexisme et boules puantes, Le Monde. Mis en ligne le 13 février 2018)
  5. (En particulier) (Christianisme) Siège placé au haut du ch?ur, dans les églises cathédrales, et où l'évêque se met quand il officie pontificalement. ? voir cathèdre.
    • Le trône épiscopal.
  6. (Ironique) Siège des toilettes.
    • Le trône était fait d'une cuvette de porcelaine blanche, immaculée, encastrée dans une confortable lunette de chêne polie par l'usage et quotidiennement encaustiquée. (Marie Cardinal, Les mots pour le dire, Livre de Poche, page 102)
  7. (Religion) Un des ch?urs de la hiérarchie des anges.
    • Je sais que vous gardez une place au Poète
      Dans les rangs bienheureux des saintes Légions,
      Et que vous l'invitez à l'éternelle fête,
      Des Trônes, des Vertus, des Dominations.
      (Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, 1857, extrait du poème Bénédiction)
    • Voici comment s'exprime saint Grégoire le Biglosse : « Nous reconnaissons neuf degrés ou ordres d'Anges, parce que la Parole de Dieu rend témoignage des Anges, des Archanges, des Vertus, des Puissances, des Principautés, des Dominations, des Trônes, des Chérubins et des Séraphins. (Macaire, Théologie dogmatique orthodoxe, tome 1, traduit du russe par un russe, Paris : chez Joël Cherbuliez, 1859, page 484)
    • Afin d'en finir avec cette orfèvrerie symbolique, disons encore que [?] la sarde évoque les Séraphins, la topaze les Chérubins, le jaspe les Trônes, la chrysolithe les Dominations, le saphir les Vertus, l'onyx les Puissances, le béryl les Principautés, le rubis les Archanges et l'émeraude les Anges. (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
    • [?] et l'étonnement éternel des Séraphins ou des Trônes à les voir se traîner ainsi dans la boue des siècles? ! (Léon Bloy, Le Salut par les Juifs, Joseph Victorion et Cie, 1906)
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Trésor de la Langue Française informatisé


TRÔNE, subst. masc.

I.
A. ?
1. Siège d'apparat, généralement surélevé et parfois surmonté d'un dais, sur lequel un souverain prend place dans des circonstances particulièrement solennelles. Trône impérial, royal; trône élevé, majestueux, somptueux; marches du trône; salle du trône. Tavernier décrit le trône d'un prince hindou, incrusté de rubis que l'illustre voyageur évaluait à 100-200 carats par pièce (Metta, Pierres préc., 1960, p. 74):
L'ouverture des états généraux eut lieu le lendemain: on avait construit à la hâte une grande salle dans l'avenue de Versailles pour y recevoir les députés (...). Une estrade était élevée pour y placer le trône du roi, le fauteuil de la reine, et des chaises pour le reste de la famille royale. Staël, Consid. Révol. fr., t. 1, 1817, p. 151.
? HIST. Place du Trône. Place parisienne, devenue en 1880 place de la Nation, sur laquelle un trône avait été élevé en 1660 à l'occasion du mariage de Louis XIV et de Marie-Thérèse d'Autriche. La place de la Nation évoque bien des souvenirs. Les vieux Parisiens continuent de l'appeler place du Trône (A. Dauzat, F. Bournon, Paris et ses environs, 1925, p. 116).Foire du Trône. Foire qui a lieu chaque année à Paris et qui s'est tenue jusqu'en 1963 à proximité de cette place. Cette brasserie [Lipp] (...) est aujourd'hui aussi indispensable au décor parisien et au bon fonctionnement du pittoresque social que (...) la Foire du Trône ou la traversée de Paris à la nage (Fargue, Piéton Paris, 1939, p. 163).
? P. métaph. Trône de Dieu. Séjour de Dieu, ciel. Plongeant dans l'espace, descendant du trône de Dieu aux portes de l'abîme, les mondes étaient livrés à la puissance de mes amours (Chateaubr., Mém., t. 1, 1848, p. 131).
? Loc. verb., au fig., littér. ou vieilli
? Asseoir (élever, mettre, placer, etc.) qqn sur le trône; porter qqn au trône. Investir quelqu'un du pouvoir suprême. Les fameuses journées de Juillet qui, remplaçant la monarchie traditionnelle et légitime par la monarchie bourgeoise, mirent sur le trône la branche cadette des Bourbons (Coston, A.B.C. journ., 1952, p. 16).Monter au/sur le trône; s'asseoir/se mettre sur le trône. S'emparer du pouvoir suprême; commencer à régner. En montant sur le trône, à vingt-un ans, François 1ers'occupa d'attirer le beau sexe à sa cour (Jouy, Hermite, t. 3, 1813, p. 9).Buonaparte profita de l'épouvante que l'assassinat de Vincennes jeta parmi nous pour franchir le dernier pas et s'asseoir sur le trône (Chateaubr., Mél. pol., t. 1, 1828, p. 10).Chasser qqn du trône, tomber du trône. Déposséder quelqu'un, être dépossédé du pouvoir suprême. Au moment où les Bourbons tombent du trône pour la troisième fois (Chateaubr., Mém., t. 2, 1848, p. 294).Descendre du trône. V. descendre I A 1 ex. de Dumas père.
? Élever un trône à qqn; placer qqn sur un trône. Glorifier quelqu'un, le porter au pinacle. Synon. élever, hisser, mettre sur le pavois*.Paris élève un trône à son enfant, Molière (Barbier, Satires, 1865, p. 35).
? Être sur le/un trône. [Le suj. désigne un inanimé abstr.] Occuper une place d'honneur, régner. L'idéalisme est sur le trône en Allemagne mais il ne faut pas croire qu'il y ait entièrement effacé les autres systèmes, ni même le sensualisme (Cousin, Hist. philos. mod., t. 3, 1847, p. 11).
2. P. ext. Siège d'apparat sur lequel prend place une autorité supérieure lors de cérémonies solennelles.
a) FR.-MAÇONN. Trône de Salomon. ,,Siège réservé dans la loge au vénérable`` (Faucher 1981).
b) RELIGION
? Trône (épiscopal, abbatial). Siège surélevé et généralement surmonté d'un dais, installé dans le ch?ur d'une cathédrale ou d'une abbaye, sur lequel l'évêque diocésain ou l'abbé prend place lors d'un office pontifical. Le ch?ur était habillé de tentures blanches à franges et, à gauche, érigé sur trois degrés, le trône abbatial, la cathedra de velours rouge, surmontée d'un baldaquin (Huysmans, Oblat, t. 1, 1903, p. 251).
? Trône papal, pontifical. Siège élevé sur lequel le pape prend place dans certaines cérémonies publiques. Le pape étant dans son trône (Ac.1798-1878).P. méton. Papauté. Ce ministère anglais, qui a rétabli le trône papal, voit les protestants menacés en France (Staël, Consid. Révol. fr., t. 2, 1817, p. 400).
3. P. méton. Synon. de couronne (v. ce mot A 3), de sceptre (v. ce mot A 2).
a) Pouvoir, autorité suprême d'un souverain. Trône impérial, royal; trône électif, héréditaire; trône chancelant; héritier du trône; prétendant au trône; convoiter, détenir, obtenir, perdre, usurper le trône; aspirer/être destiné au trône; s'emparer du trône. Le trône fut déféré à Hugues Capet par quelques évêques et quelques nobles; le trône impérial fut donné à Napoléon par la volonté de tous les citoyens (Las Cases, Mémor. Ste-Hélène, t. 2, 1823, p. 64).Le comte de Paris s'efface devant le comte de Chambord étant entendu que celui-ci n'ayant pas d'enfants, le trône reviendra après sa mort à la branche cadette, seule survivante (Vedel, Dr. constit., 1949, p. 86).
? Le trône et l'autel. V. autel I B 2 a.Synon. le sceptre* et l'encensoir.
b) Souverain, monarque. Conseillers du trône; honorer le trône. Après nous, on ne dira plus qu'il n'est pas de dévouement, de fidélité, d'amour près des trônes malheureux (Las Cases, Mémor. Ste-Hélène, t. 2, 1823, p. 479).Il y avait en Angleterre au moins un homme pour qui cette élévation de Disraëli et cette familiarité du trône avec un jongleur hébraïque était un scandale insupportable; c'était Gladstone (Maurois, Disraëli, 1927, p. 238).
? Discours du trône. Synon. de discours de la couronne (v. couronne A 3 b synt.).Gavard avait repris le journal, lisant, d'une voix qu'il cherchait à rendre comique, des lambeaux du discours du trône prononcé le matin, à l'ouverture des Chambres (Zola, Ventre Paris, 1873, p. 710).
? Loc. adv. Autour du trône. Dans l'entourage du souverain. (Dict. xxes.).
c) [Suivi d'un compl. ou d'un adj. désignant une nation] Régime monarchique; p. méton., état gouverné par un monarque. Synon. monarchie.Chute, splendeur d'un trône. Une révolution qui renverse le trône de Grèce (About, Grèce, 1854, p. 220).Louis-Philippe et Guizot n'ayant pas admis que le trône d'Espagne sortît de la maison de Bourbon (Bainville, Hist. Fr., t. 2, 1924, p. 180).
B. ? P. anal., pop., fam. et plais. Siège des cabinets d'aisance. Il était justement sur le trône, une caisse de bois très propre, qui ne répandait pas la moindre odeur (Zola, Assommoir, 1877, p. 697).Il restait des heures entières sur le trône (Sartre, Mur, 1939, p. 144).
C. ? ASTROL. Signe attribué à une planète. (Dict. xxes.).
II. ? THÉOL., RELIG. CHRÉT., le plus souvent au plur. [Avec une majuscule] Ange appartenant au troisième ch?ur de la première des neuf hiérarchies d'anges. V. chérubin ex. 2, domination B ex. de France, hiérarchie A 1 ex. de Chateaubriand et Gautier.
Prononc. et Orth.: [t?o:n]. Ac. 1694, 1718: throne, dep. 1740: trône. Étymol. et Hist. I. Subst. masc. sing. 1. 1remoit. xiies. throne « siège allégorique d'où Dieu est censé régner sur le monde » (Psautier Oxford, éd. Fr. Michel, 9, 4: tu siez sur throne); 1remoit. xiies. trone (Psautier Cambridge, éd. Fr. Michel, 10, 4); 2. a) 1remoit. xiies. throne « siège d'apparat où prend place un souverain dans l'exercice solennel de sa souveraineté » ici métaph. « puissance, autorité du souverain » (Psautier Oxford, 88, 29); ca 1170 trone (Rois, éd. E. R. Curtius, p. 111, ligne 24); ca 1216 trone « id. du pape » (Anger, Trad. Vie St Grégoire, 1243 ds T.-L.); b) 1550 s'asseoir sur le trône « prendre possession du pouvoir souverain » (Bible Louvain, 1 Rois, 8, 20 d'apr. FEW t. 13, 1, p. 315b); 1640 monter dans le trône (Corneille, Cinna, I, III, 220; monter sur le trône, éd. 1764, correction de Voltaire); 3. 1756 « régime, institution monarchique » renverser le trône (Voltaire, Essai sur l'hist. générale, p. 96); 4. 1808 fam. il est sur son trône se dit d'une personne qui est sur une chaise percée (Hautel t. 2); 1866 trône « siège de cabinet d'aisance » (Delvau); 5. 1904 trône d'une planète (Nouv. Lar. ill.). II. Subst. plur. ca 1265 théol. cath. trosnes « un des neuf ch?urs des anges » (Brunet Latin, Trésor, éd. J. F. Carmody, p. 27, ligne 22); fin xiiies. saints trones (Ms 7218, f. 142 ds La Curne). Empr. au lat. d'époque impérialethronus « trône » (lui-même du gr. ? ? ? ? ? ? ? « siège élevé, trône pour les rois et les dieux; siège de patriarche ou d'évêque, trône épiscopal »), qui s'est substitué à solium « siège, trône »; très fréq. dans la Vulgate, thronus fut comme terme biblique empr. par la plupart des lang. médiév. soit dér. du lat. (cf. ital., esp. trono, port. throne, cat. trona), soit de l'a. fr. (cf. m. angl. trone, m. h. all. trôn, néerl. troon, bret. tron), cf. FEW t. 13, 1, p. 316b. Fréq. abs. littér.: 2 609. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 7 340, b) 3 723; xxes.: a) 2 226, b) 1 497. Bbg. Born. 1967, p. II, 75, XIII. ? Dub. Pol. 1962, p. 436.

TRÔNE, subst. masc.
Étymol. et Hist. I. Subst. masc. sing. 1. 1remoit. xiies. throne « siège allégorique d'où Dieu est censé régner sur le monde » (Psautier Oxford, éd. Fr. Michel, 9, 4: tu siez sur throne); 1remoit. xiies. trone (Psautier Cambridge, éd. Fr. Michel, 10, 4); 2. a) 1remoit. xiies. throne « siège d'apparat où prend place un souverain dans l'exercice solennel de sa souveraineté » ici métaph. « puissance, autorité du souverain » (Psautier Oxford, 88, 29); ca 1170 trone (Rois, éd. E. R. Curtius, p. 111, ligne 24); ca 1216 trone « id. du pape » (Anger, Trad. Vie St Grégoire, 1243 ds T.-L.); b) 1550 s'asseoir sur le trône « prendre possession du pouvoir souverain » (Bible Louvain, 1 Rois, 8, 20 d'apr. FEW t. 13, 1, p. 315b); 1640 monter dans le trône (Corneille, Cinna, I, III, 220; monter sur le trône, éd. 1764, correction de Voltaire); 3. 1756 « régime, institution monarchique » renverser le trône (Voltaire, Essai sur l'hist. générale, p. 96); 4. 1808 fam. il est sur son trône se dit d'une personne qui est sur une chaise percée (Hautel t. 2); 1866 trône « siège de cabinet d'aisance » (Delvau); 5. 1904 trône d'une planète (Nouv. Lar. ill.). II. Subst. plur. ca 1265 théol. cath. trosnes « un des neuf ch?urs des anges » (Brunet Latin, Trésor, éd. J. F. Carmody, p. 27, ligne 22); fin xiiies. saints trones (Ms 7218, f. 142 ds La Curne). Empr. au lat. d'époque impérialethronus « trône » (lui-même du gr. ? ? ? ? ? ? ? « siège élevé, trône pour les rois et les dieux; siège de patriarche ou d'évêque, trône épiscopal »), qui s'est substitué à solium « siège, trône »; très fréq. dans la Vulgate, thronus fut comme terme biblique empr. par la plupart des lang. médiév. soit dér. du lat. (cf. ital., esp. trono, port. throne, cat. trona), soit de l'a. fr. (cf. m. angl. trone, m. h. all. trôn, néerl. troon, bret. tron), cf. FEW t. 13, 1, p. 316b.

Trône au Scrabble


Le mot trône vaut 5 points au Scrabble.

trone

Informations sur le mot trone - 5 lettres, 2 voyelles, 3 consonnes, 5 lettres uniques.

Quel nombre de points fait le mot trône au Scrabble ?


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trone

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Les citations avec le mot Trône


  1. Les trônes ont ceci de commun avec les baquets d'aisance que leurs usagers les souillent dès qu'ils s'y posent.

    Auteur : Stéphane Beauverger - Source : Le Déchronologue (2009)


  2. Sur le plus haut trône du monde, dit à peu près Montaigne, un roi n'est jamais assis que sur son cul. C'est pourquoi la royauté, pour l'esprit, n'est rien.

    Auteur : André Comte-Sponville - Source : Du corps (2009)


  3. Mépriser l'argent, c'est détrôner un roi.

    Auteur : Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort - Source : Maximes et Pensées, Caractères et Anecdotes (1795)


  4. Elle portait ses soixante-cinq ans en matrone dont la marée humide avait enroué la voix et bleui la peau.

    Auteur : Emile Zola - Source : Le Ventre de Paris (1873)


  5. C'est l'ambition qui perd les hommes. Si Napoléon était resté officier d'artillerie, il serait encore sur le trône.

    Auteur : Henry Monnier - Source : Mémoires de M. Joseph Prudhomme


  6. Ce triple rang de vieillards, de matrones, de guerriers; ces prêtres, ces nuages d'encens, ce sacrifice, tout sert à donner à se conseil un appareil imposant.

    Auteur : François-René de Chateaubriand - Source : Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert (1801)


  7. Le trône ne sied pas aux pieux derviches, poètes et sages de la route de la soie, ils lui préfèrent le manteau de bure, et l'exil du coeur est leur royaume.

    Auteur : Olivier Weber - Source : Le grand festin de l'Orient (2004)


  8. J'ai beau me consoler en pensant qu'aucun trône n'est solide à l'époque actuelle, le petit prince en moi continue à s'étonner.

    Auteur : Romain Gary - Source : La Promesse de l'aube (1960)


  9. Le mérite vaut mieux que les trônes et la fortune.

    Auteur : Christine de Suède - Source : Mémoires de Christine, reine de Suède


  10. Les trônes et les Rois sont rongés par les vers ...

    Auteur : Philippe Habert - Source : Le Temple de la mort


  11. Mais le trône soutient la majesté des rois - Au-dessus des mépris, comme au-dessus des lois.

    Auteur : Pierre Corneille - Source : Médée (1635), II, 3, Créon


  12. La morgue de la noblesse de cour désaffectionna du trône la noblesse de province, autant que celle-ci désaffectionnait la bourgeoisie, en en froissant toutes les vanités.

    Auteur : Honoré de Balzac - Source : Illusions perdues (1837-1843)


  13. Peu importe le lieu que l'on choisisse pour son observatoire philosophique, que ce soit un trône, ou Pégase, ou une cime des Alpes, ou un camp de César, ou un cercueil, il sera presque toujours plus élevé que la chaire du professeur.

    Auteur : Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul - Source : Pensées extraites de tous les ouvrages de Johann Paul Friedrich Richter dit Jean-Paul


  14. Tous les jours, Dieu s'installe sur le trône de la justice pour juger le monde. Mais quand il s'aperçoit que le monde mériterait tout à fait d'être détruit, il abandonne alors ce trône pour aller s'asseoir sur celui de la Miséricorde.

    Auteur : Talmud - Source : Le Talmud


  15. Si avons-nous beau monter sur des échasses, car sur des échasses encore faut-il marcher de nos jambes. Et au plus élevé trône du monde si ne sommes assis que sur notre cul.

    Auteur : Michel de Montaigne - Source : Essais, III, 13, De l'expérience


  16. La femme mariée est une esclave qu'il faut savoir mettre sur un trône.

    Auteur : Honoré de Balzac - Source : La Comédie humaine (1842-1852)


  17. Grand Dieu, qui fait briller sur la voûte étoilée
    Ton trône glorieux.


    Auteur : Jean Racine - Source : Poésies diverses


  18. Un vieillard amoureux mérite qu'on en rie: - Mais le trône soutient la majesté des rois - Au-dessus des mépris, comme au-dessus des lois.

    Auteur : Pierre Corneille - Source : Médée (1635), II, 3, Créon


  19. Combien le trône tente un coeur ambitieux!
    Un si noble présent me fit ouvrir les yeux.


    Auteur : Jean Racine - Source : Bajazet (1672), V, 4, Bajazet


  20. Les séductions volent autour des trônes, comme un essaim d'abeilles autour d'un rayon de miel.

    Auteur : Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes - Source : Pensées et Maximes


  21. Un trône est plus pénible à quitter que la vie: - La gloire bien souvent nous porte à la haïr; - Mais peu de souverains font gloire d'obéir.

    Auteur : Jean Racine - Source : La Thébaïde, ou Les frères ennemis (1664)


  22. La valse d'un coup d'aile a détrôné la danse.

    Auteur : Alfred de Musset - Source : Poésies nouvelles (1836-1852), A la mi-carême


  23. Tu souffres et personne ne t'aime, et on te parle toujours rudement. C'est pourquoi j'irai au-devant de toi, et te prendrai par la main, et te conduirai à la meilleure place, près de mon trône, au pays où je suis roi.

    Auteur : Valéry Larbaud - Source : Enfantines (1918), Le couperet


  24. Il y a une sorte de plaisir attaché au courage qui se met au-dessus de la fortune. Mépriser l'argent, c'est détrôner un roi: il y a du ragoût.

    Auteur : Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort - Source : Maximes et Pensées, Caractères et Anecdotes (1795)


  25. Les trônes ne méritent pas d'être achetés au prix des crimes.

    Auteur : Christine de Suède - Source : Mémoires de Christine, reine de Suède


Les citations du Littré sur Trône


  1. Rien ne paraissait plus naturel alors que de perpétuer le trône d'Espagne dans la maison d'Autriche

    Auteur : Voltaire - Source : Louis XIV, 17


  2. Maintenant qu'elle a préféré la croix au trône, et qu'elle a mis ses malheurs au nombre des plus grandes grâces

    Auteur : BOSSUET - Source : Reine d'Anglet.


  3. Cet illustre assassin entouré de victimes En descendant du trône efface tous ses crimes

    Auteur : Voltaire - Source : Mort de Cés. III, 4


  4. Les rayons qui partent du trône n'échauffent que ceux qui en approchent ; ils éblouissent au loin, et n'y portent point cette chaleur vivifiante qui anime une nation

    Auteur : DUCLOS - Source : Oeuv. t. v, p. 189


  5. Ces cercles, partant du dernier chantre de village, s'élèvent jusqu'au trône pontifical

    Auteur : Chateaubriand - Source : Génie, IV, III, 2


  6. Soit qu'il [Dieu] élève les trônes, soit qu'il les abaisse, soit qu'il communique sa puissance aux princes, soit qu'il la retire à lui-même et ne leur laisse que leur propre faiblesse

    Auteur : BOSSUET - Source : Reine d'Anglet.


  7. Engagez-le à l'instant à chercher dans Mycène un trône qui l'attend

    Auteur : Voltaire - Source : Pélopides, IV, 3


  8. C'est sous les ruines du trône et du palais de votre vieux tyran qu'il faut l'ensevelir avec tous ses complices

    Auteur : MARMONTEL - Source : Bélisaire, ch. III


  9. Dût le peuple en fureur pour ses maîtres nouveaux De mon sang odieux arroser leurs tombeaux, Dût le Parthe vengeur me trouver sans défense, Dût le ciel égaler le supplice à l'offense, Trône, à t'abandonner je ne puis consentir

    Auteur : Corneille - Source : Rodog. V, 1


  10. D'autant plus que vous-même, ardente à me l'offrir [le trône], Vous ne craigniez rien tant que d'être refusée

    Auteur : Jean Racine - Source : Bajaz. v, 4


  11. Un des premiers soins de Darius, quand il se vit sur le trône, fut de régler l'état des provinces, et de mettre l'ordre dans les finances

    Auteur : ROLLIN - Source : Hist. anc. Oeuvr. t. III, p. 50, dans POUGENS


  12. Nourri à l'ombre du trône parmi les soumissions et les prosternements des gens de cour

    Auteur : ROLLIN - Source : Hist. anc Oeuv. t. IV, p. 78, dans POUGENS


  13. D'un trône où ce héros a su le replacer [le roi des Parthes]

    Auteur : Corneille - Source : Suréna, V, 4


  14. L'hérésie, depuis si longtemps redoutable au trône par la faiblesse des règnes précédents forcés à la tolérer

    Auteur : MASS. - Source : Or. fun. Louis XIV


  15. Ô pauvreté de Jésus... tu es le sacré marchepied par où mon roi est allé à son trône

    Auteur : BOSSUET - Source : Sermon pour une profess. Jour de l'Épiphanie, 1


  16. Le flûteux était remonté sur son trône et tiaulait le baiser préliminaire [à la bourrée]

    Auteur : TH. BENTZON - Source : Rev. des Deux-Mondes, 15 juin 1876, p. 830


  17. Vos enfants seront assis sur le trône d'Israël jusqu'à la quatrième génération

    Auteur : SACI - Source : Bible, Rois, IV, XV, 12


  18. J'ose me flatter Que le vengeur du trône a seul droit d'y monter

    Auteur : Voltaire - Source : Mérope, I, 3


  19. Une matrone et sage femme que le vulgaire appelle madame du guichet

    Auteur : BOUCHET - Source : Serées, liv. II, p. 158, dans LACURNE


  20. Le gouvernement ressemblait à celui des Turcs par la milice des strélitz, qui, comme celle des janissaires, disposa quelquefois du trône, et troubla l'État presque toujours autant qu'elle le soutint ; ces strélitz étaient au nombre de quarante mille hommes

    Auteur : Voltaire - Source : Russ. I, 2


  21. Il me semble que je les vois déjà [les personnes de piété] dans un de ces trônes où ceux qui auront tout quitté, jugeront le monde avec Jésus-Christ, selon la promesse qu'il en a faite

    Auteur : PASCAL - Source : Lett. à Mlle de Roannez, 3


  22. Si pour monter au trône il s'offre quelque jour

    Auteur : Corneille - Source : Pulch. IV, 4


  23. Le trône bien souvent porte des malheureuses

    Auteur : ROTROU - Source : Vencesl. II, 2


  24. Son mari alleguant pour vice, qu'elle n'estoit pas assez complaisante et cageoleuse ; je suis, dit-elle, matrone et femme de bien

    Auteur : D'AUB. - Source : Hist. Préf. 3


  25. Si l'Espagne pleurait son infante qu'elle voyait monter sur le trône le plus glorieux de l'univers, quels seront nos gémissements à la vue de ce tombeau où tous ensemble nous ne voyons plus que l'inévitable néant des grandeurs humaines ?

    Auteur : BOSSUET - Source : Mar.-Thér.




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Mise à jour le mercredi 11 février 2026 à 10h52










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