Définition de « promener »


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VER genre () de 2 syllabes
Une définition simple : promener (t) (1ergroupe)

  • (ucf|mener), conduire, faire aller quelqu’un de côté ou d’autre, soit pour l’amuser, soit pour qu’il prenne de l’exercice. - Promener un enfant, un vieillard, un malade.

  • Promener des étrangers par la ville, dans la ville, La leur faire parcourir, la leur faire voir. - Il m’est venu de province des parents que j’ai promenés par tout paris, dans tout paris. - Promener un cheval, Le faire marcher doucement, soit en le tenant par la bride, soit en le montant. - Promener un cheval échauffé avant de le mettre à l’écurie. On dit aussi - Promener un chien. promener (t) (1ergroupe)

  • (fig) Faire aller, porter de côté et d’autre. - Promener sa vue, ses yeux, ses regards sur une assemblée. - Promener son esprit, son imagination, ses pensées sur divers objets. - Ce romancier promène ses lecteurs dans toutes les parties du monde. - Promener ses rêveries. - Il promène partout ses ridicules. - Il promène en tous lieux son inquiétude, son chagrin, son ennui, son oisiveté.

  • (fig) (fam) … - Promener quelqu’un, L’abuser, le lasser par des délais, par des promesses vaines. - Au lieu de me payer ce qu’il me doit, voilà six mois qu’il me promène. se promener (prnl)

  • (ucf|marcher), aller à pied, à cheval, en voiture, etc., pour faire de l’exercice ou pour se divertir. - Il se promène dans son jardin. - Je me suis promené deux heures. - Allons nous promener sur les boulevards. - J’ai été me promener ce matin. - Se promener à pied, à cheval, en voiture, en bateau. - Se promener sur l’eau.

  • Par impatience, par humeur, - Allez vous promener se dit à une Personne dont on est mécontent, dont on veut se débarrasser. - On dit de même : - C’est un sot, un importun, qu’il aille se promener. - Je l’ai envoyé promener. Dans cette dernière phrase, on entend le pronom - Se. se promener (prnl)

  • S’emploie aussi figurément, en parlant des Choses qui cheminent, qui errent. - Un ruisseau qui se promène lentement dans la prairie. - Mes regards se promenaient sur ces riches campagnes. - Son esprit, son imagination se promène d’un objet à l’autre, Il change, elle change à tout moment d’objet.


    Définitions de « promener »


    Trésor de la Langue Française informatisé


    PROMENER, verbe

    I. ? Empl. trans.
    A. ? [Le suj. désigne une pers.] Mener dehors pour prendre l'air, pour distraire, pour voir des choses, pour flâner.
    1. Qqn1promène qqn2.C'est moi qui suis chargé de promener les étrangers dans Paris et de leur détailler les beautés de la capitale (Meilhac, Halévy,Vie paris., 1867, i, 7, p.9).MmePichon promenait Lilitte, alors âgée de dix-huit mois, dans une petite voiture d'osier (Zola,Pot Bouille, 1882, p.62).Il me promenait avec lui dans Paris, en me tenant par la main, lui vieux garçon coureur et sanguin, moi petit gamin qui en avais grand peur (Léautaud,In memor., 1905, p.215).
    ? Loc. verb. [Le compl. d'obj. désigne un attribut de qqn1] Synon. de parcourir.Promener sa personne. Nous promenions nos pas dans les sentiers solitaires de ces forêts inconnues (Crèvecoeur,Voyage, t.1, 1801, p.82).En France, en Allemagne, en Angleterre, en Amérique, j'ai promené ma carcasse d'un bout du monde à l'autre (Zola,Travail, t.2, 1901, p.247).
    ? P. anal. Emmener dehors. Une grosse poule gloussante promenait un bataillon de poussins (...) à travers le petit jardin (Maupass.,Contes et nouv., t.2, Reine H., 1883, p.831).
    2. Qqn promène un animal. Il y avait du monde, sur les bancs, (...) des flâneurs qui regardaient les navires, (...) des vieilles femmes qui promenaient en laisse leur compagnon à quatre pattes (Van der Meersch,Empreinte dieu, 1936, p.245).
    ? Promener un cheval. Faire marcher lentement un cheval soit en le montant, soit en le tenant par la bride. L'aga déjeunait. Ses esclaves promenaient ses chevaux (Lamart.,Voy. Orient, t.2, 1835, p.64).
    B. ?
    1. [L'agent se déplace] Faire aller (d'un côté, de l'autre); déplacer, emmener avec soi (d'un endroit à un autre).
    a) Qqn1promène qqn2.C'était Marcoux. Du matin au soir, il promenait des gens à travers les services (Péladan,Vice supr., 1884, p.206).Il avait l'héroïsme court; promener Andrée dans les réunions, plutôt mourir (Montherl.,J. filles, 1936, p.956).
    ? Empl. factitif. Il est encore fréquent, dans les [mairies des] villes importantes, de promener les gens de guichet en guichet, d'étage en étage (Fonteneau,Cons. munic., 1965, p.133).
    ? Au fig. Emmener avec soi par l'imagination. Ce genre de poésie est vénéneux (...). Le volume commence par l'érotisme pour finir par le suicide, et promène le lecteur de la sensualité oublieuse au désespoir morne (Amiel,Journal, 1866, p.57).Le Londres de Shakespeare, où l'action nous promène de Westminster à Whitehall (Morand,Londres, 1933, p.13).
    b) Qqn promène qqc.
    ? [Qqc. désigne un inanimé concr.] On se contente, dans les grands logis comme dans les églises, de promener un chariot de feu, chargé d'une braise de charbon de bois (Faral,Vie temps st Louis, 1942, p.161):
    1. ... un professeur de cosmographie, pour expliquer à des enfants la rotation de la terre autour du soleil, promène une orange autour du poêle central de la classe, qui représente le soleil, il reconstitue à sa façon le mécanisme réel... Ruyer,Esq. philos. struct., 1930, p.237.
    ? En partic. [Qqc. désigne une partie, un attribut de qqn sur lequel on attire l'attention] Roubaud promène entre les tables son petit ventre rondelet (Colette,Cl. école, 1900, p.197).Après leur tour de chant, ces dames doivent promener leur grâce et leur sourire dans le jardin ou autour des tables où sautent les bouchons de champagne (G. Leroux,Roul. tsar, 1912, p.82).La servante ne s'éveillait que deux heures après s'être levée. Elle promenait sa voix de somnambule par toute la maison. Mithridate. ?«Mithridate est mort», criait-elle (Jouhandeau,M. Godeau, 1926, p.145).
    ? [Qqc. désigne un inanimé abstr.] Ce vetéran de la fatuité va de boudoir en boudoir promener d'insipides hommages que plusieurs jeunes femmes écoutent encore par respect pour la mémoire de leurs grand'mères (Jouy,Hermite, t.3, 1813, p.83).Elle promène tous les petits racontars de son quartier de maison en maison (Larbaud,Barnabooth, 1913, p.159).
    ? En partic. [Qqc. désigne un affect de qqn] Je promenais partout ma peine vagabonde (Gautier,Comédie mort, 1838, p.44).Parvenu à son grade à coups de rengagements, de larmoiements et de platitudes, il promenait à travers la vie l'âpre conscience de sa non-valeur (Courteline,Train 8 h 47, 1888, 1repart., ii, p.16).Son train était à neuf heures. Où promener jusque-là sa mélancolie? (Benjamin,Gaspard, 1915, p.105).
    c) P. métaph. Qqc. promène qqc.2[Qqc.2désigne une partie de qqc.1]Les scènes calmes et splendides où la lune promenait ses lueurs au-dessus des eaux et des neiges (Lamart.,Confid., 1849, p.300).
    2. [L'agent ne se déplace pas] Laisser aller, déplacer (d'un côté et d'autre).
    a) Qqn promène qqc.
    ? [Qqc. désigne un obj. concr. auquel on imprime un mouvement] Un vieillard qui promenoit régulièrement sur une espèce de guitare, garnie d'une seule corde de crin, un archet grossier (Nodier,J. Sbogar, 1818, p.103).Il en avala de dépit la couleur du pinceau qu'il promenait sur une aquarelle (Goncourt,Ch. Demailly, 1860, p.242).Il promena le rasoir sur sa joue gauche (Aymé,Jument, 1933, p.248).
    ? En partic. [Qqc. désigne une partie du corps de qqn] Promener ses regards. Elle promenait machinalement ses lèvres sur le tissu satiné de ses bras fins et dodus (Rolland,J.-Chr., Antoinette, 1908, p.837):
    2. Mademoiselle de Balder était tout heureuse d'avoir provisoirement la jouissance d'un piano; depuis que Bastien était parti, elle s'était assise devant l'instrument et n'avait cessé de promener ses belles mains sur le clavier, répétant tous les morceaux qui lui rappelaient son enfance. Ponson du Terr.,Rocambole, t.1, 1859, p.326.
    b) P. métaph. Qqc.1promène qqc.2[Qqc.2désigne une partie de qqc.1]L'Eurotas promenoit son cours tortueux dans cette riante solitude (Chateaubr.,Martyrs, t.2, 1810, p.187).La vallée a pris dès lors la forme et les proportions d'un grand cirque. La Seine y promène ses méandres (Vidal de La Bl.,Tabl. géogr. Fr., 1908, p.131).
    C. ? Au fig., vieilli. Duper par des promesses vaines. Mener enfin la vie des grandes plumes du temps, avoir des créanciers et les payer aussi peu que possible, promener mes éditeurs (Reybaud,J. Paturot, 1842, p.68).Mon oncle (...) lui avait donné rendez-vous pour régler son compte... ?Voilà six mois que vous me promenez, aujourd'hui je comptais sur votre parole (Malot,R. Kalbris, 1869, p.70).
    II. ? Empl. pronom.
    A. ?
    1. [Le suj. désigne une pers.] Aller dehors pour prendre l'air, se distraire, flâner. À peine étions-nous descendus de voiture pour nous promener à pied, que nous apercevons un jeune homme (Sénac de Meilhan,Émigré, 1797, p.1555).Nous nous promenons, nous jasons, nous allons au hasard; nous sommes bien quand nous sommes ensemble (Senancour,Obermann, t.2, 1840, p.211).Ce soir, pour la première fois, je me promène avec plaisir au Quartier Latin (Renard,Journal, 1906, p.1031).
    ? Allez vous promener, va te promener! [Manifestation d'humeur adressée à quelqu'un] (Dict. xixeet xxes.). V. envoyer promener (infra III B).
    ? [Comme réaction à une situation présentée (par l'énonciation de va te promener) comme pénible] Synon. malheureusement, hélas, va te faire fiche (pop.).J'avais repris mon petit train-train. Et puis va te promener, voilà ma femme qui tombe malade! (Barrière, Capendu,Faux bonsh., 1856, iv, 2, p.149):
    3. La vieille crut qu'on voulait se moquer d'elle, et (...) tomba sur le héros à coups de parapluie. Tartarin, un peu confus, se défendait de son mieux, parait les coups avec sa carabine, suait, soufflait, bondissait, criait: ?«Mais Madame... mais Madame...» Va te promener! Madame était sourde, et sa vigueur le prouvait bien. A. Daudet,Tartarin de T., 1872, p.74.
    2. P. anal. [Le suj. désigne un animal] Circuler, déambuler. Vals, forêts, marécages où se promènent les buffles et les hérons (Quinet,Ahasvérus, 1833, 2ejournée, p.157).Dans une mare immobile (...) des insectes à grandes pattes se promenaient sur la feuille des nénuphars (Flaub.,Champs et grèves, 1848, p.254).
    B. ? [Le suj. désigne une pers.] Se déplacer d'un côté, d'un autre, en marchant. J'allais dans sa chambre (...) pendant qu'il se promenait de long en large, toujours vif, animé, tantôt s'arrêtant, tantôt précipitant le pas (Renan,Souv. enf., 1883, p.252).Il m'arrive quelquefois de me promener dans la bibliothèque de la Chambre des députés (Barrès,Cahiers, t.6, 1908, p.340).
    C. ? P. anal. ou au fig.
    1. Littér. Se déplacer, avancer avec lenteur.
    a) [Le suj. désigne un inanimé concr.] La rivière (...) paraît plus limpide, plus paresseuse: elle se promène (Gozlan,Notaire, 1836, p.97).Une vieille lune usée se promène dans le bas du ciel (Colette,Naiss. jour, 1928, p.32).
    ? Empl. pronom. Un roman est un miroir qui se promène sur une grande route. Tantôt il reflète à vos yeux l'azur des cieux, tantôt la fange des bourbiers de la route (Stendhal,Rouge et Noir, 1830, p.357).
    b) [Le suj. désigne un inanimé abstr.] Où est donc ce niveau de la loi qui, dans une république, se promène également sur toutes les têtes? (Desmoulinsds Vx Cordelier, 1793-94, p.236).
    2. SPORTS, p.iron. [Le suj. désigne une pers.] Gagner avec facilité, sans faire d'efforts. À Monaco Fangio a gagné en se promenant (Trintignant,Pilote de Courses, 1957ds Petiot 1982).
    III. ? Empl. intrans.
    A. ? Synon. (vieilli) de se promener.J'ai fait ma toilette en attendant le dîner, et après nous avons été promener dans la ville (Maine de Biran,Journal, 1816, p.205).Alors, ne reste pas dans ce trou sans air, qui pue la colle... va promener un peu! (Martin du G.,Thib., Été 14, 1936, p.717).
    B. ? [À l'inf., après les verbes faire, laisser, mener] Se promener. Madame de Pontcarré nous menait promener et jouer chez sa mère, qui avait un appartement au rez-de-chaussée et un jardin (Sand,Hist. vie, t.2, 1855, p.383).Les colonnes de pâles lycéens, en uniformes de prisonniers, que des surveillants d'internat mal nourris mènent encore promener, les jeudis et les dimanches dans les clairières suburbaines (J.-R. Bloch,Dest. du S., 1931, p.125).Mon boulot consistait encore, d'autre part, avant l'heure des cours, à faire promener et pisser les chiens de garde du magasin (Céline,Voyage, 1932, p.128).
    ? Envoyer promener qqn. V. envoyer I B 1.
    REM.1.
    Pourmener (se), verbe pronom.,arch. plais., synon. de se promener.Je me pourmène en canot avec Achille (Flaub.,Corresp., 1844, p.150).
    2.
    Promener, subst. masc.,hapax. Histoire qui m'est demeurée des lectures de mon enfance et qui me revient dans mes promeners solitaires (E. de Guérin,Journal, 1838, p.234).
    3.
    Promenette, subst. fém.Nom donné à plusieurs systèmes différents utilisés dans l'apprentissage de la marche aux bébés; en partic., petit véhicule à roulettes à l'intérieur duquel on place le bébé qui peut alors se déplacer seul grâce à ses jambes. Ceintures à bretelles, dite promenette, pour bébé no1. On met cette ceinture aux petits enfants pour les soutenir et les empêcher de tomber, alors qu'on leur apprend à marcher seuls (La Poupée modèle, avr. 1880, p.118).
    Prononc. et Orth.: [p? ?mne], (il) promène [-m?n]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist.A. Trans. 1. 1365 «mener, faire aller en différents lieux» (Psautier lorr., éd. Fr. Apfelstedt, 79, 1: qui moinnes et promoinnes Joseph comme une berbis); 2. 1587 promener la haine (Fr. de La Noue, Discours pol. et milit., 75 ds Littré); 3. 1639 [éd.] «déplacer, faire aller et venir quelque chose» (Mairet, Le Grand et dernier Solyman, I, 3, Paris, A. Courbé, p.12); 1668 (Boileau, Satire, VIII, éd. A. Cahen, p.115, 288: il promene sa veuë). B. Pronom. 1. a) ca 1485 «aller d'un lieu à un autre (pour se détendre, prendre l'air ou sans intention définie)» (Myst. du V. Testament, éd. J. de Rothschild, indication scénique suivant le vers 42157); b) ?) 1656 Qu'il se promène (Molière, Le Dépit amoureux, IV, 2, 1193, éd. E. Despois, t.1, p.481); ?) 1665 envoyer promener (Id., Dom Juan, IV, 5, t.5, p.179); ?) 1676 allez vous promener (Mmede Sévigné, Lettre du 1erjuin ds Corresp., éd. R. Duchêne, t.2, p.306); 2. 1600 [éd.] «s'attacher successivement à (en parlant du regard, de la pensée)» (O. de Serres, Théâtre d'agriculture, Paris, Jamet Métayer, p.17: les yeux s'y [és montaignes] promenans à l'aise); 3. 1674 «aller çà et là (en parlant d'une chose)» (Boileau, Art poétique, chant I, 167, éd. Ch. H. Boudhors, p.86). C. Intrans. 1530 «se promener» (Palsgr., p.770b). Réfection, d'apr. les nombreux verbes commençant par pro-, de l'anc. verbe pourmener «mener, faire aller en différents endroits» (ca 1150, Thèbes, éd. Raynaud de Lage, 2763), formé à partir de pour-* et de mener*. On trouve, en 1640, dans Oudin Ital.-Fr., s.v. spasso: le François dit envoyer paistre, envoyer pourmener. Fréq. abs. littér.: 7858. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 11460, b) 15034; xxes.: a) 12007, b) 8358. Bbg. Quem. DDL t.14, 30.


    Wiktionnaire


    Verbe - français

    promener \p??.m?.ne\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se promener)

    1. Mener, conduire, faire aller quelqu'un de côté ou d'autre, soit pour l'amuser, soit pour qu'il prenne de l'exercice.
      • Promener un enfant, un vieillard, un malade.
      • Promener des étrangers par la ville, dans la ville, La leur faire parcourir, la leur faire voir.
      • Promener un cheval, le faire marcher doucement, soit en le tenant par la bride, soit en le montant.
      • Promener un chien.
    2. (Figuré) Faire aller ; porter de côté et d'autre.
      • Celui qui, au sommet de l'Etna promène à loisir ses yeux autour de lui, est principalement affecté par l'étendue et par la diversité du tableau. (Edgar Poe, Eureka, 1848, traduction de Charles Baudelaire,)
      • Je commande un pastis, et je promène mon ?il dans la salle. Rien que de très ordinaire : au bout du comptoir, un client quelconque joue au 421 avec une brune au décolleté vertigineux. (Roger Borniche, L'indic, Grasset, 1977, chap.11)
      • Une dizaine de mioches assis sur une natte en raphia ânonnaient en ch?ur l'alphabet hébraïque dessiné sur une planche en bois d'arar (thuya) sur laquelle le rabbin promenait son doigt. (Ami Bouganim, Vers la disparition d'Israël?, Seuil, 2012)
      • Promener son esprit, son imagination, ses pensées sur divers objets.
      • Ce romancier promène ses lecteurs dans toutes les parties du monde.
      • Il promène en tous lieux son inquiétude, son chagrin, son ennui, son oisiveté.
    3. (Figuré) (Familier) Abuser, lasser par des délais, par des promesses vaines, mener en bateau.
      • Promener quelqu'un.
      • Au lieu de me payer ce qu'il me doit, voilà six mois qu'il me promène.
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    Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

    PROMENER. v. tr.
    Mener, conduire, faire aller quelqu'un de côté ou d'autre, soit pour l'amuser, soit pour qu'il prenne de l'exercice. Promener un enfant, un vieillard, un malade. Promener des étrangers par la ville, dans la ville, La leur faire parcourir, la leur faire voir. Il m'est venu de province des parents que j'ai promenés par tout Paris, dans tout Paris. Promener un cheval, Le faire marcher doucement, soit en le tenant par la bride, soit en le montant. Promener un cheval échauffé avant de le mettre à l'écurie. On dit aussi Promener un chien.

    PROMENER s'emploie aussi figurément et signifie Faire aller, porter de côté et d'autre. Promener sa vue, ses yeux, ses regards sur une assemblée. Promener son esprit, son imagination, ses pensées sur divers objets. Ce romancier promène ses lecteurs dans toutes les parties du monde. Promener ses rêveries. Il promène partout ses ridicules. Il promène en tous lieux son inquiétude, son chagrin, son ennui, son oisiveté. Fig. et fam., Promener quelqu'un, L'abuser, le lasser par des délais, par des promesses vaines. Au lieu de me payer ce qu'il me doit, voilà six mois qu'il me promène.

    SE PROMENER signifie Marcher, aller à pied, à cheval, en voiture, etc., pour faire de l'exercice ou pour se divertir. Il se promène dans son jardin. Je me suis promené deux heures. Allons nous promener sur les boulevards. J'ai été me promener ce matin. Se promener à pied, à cheval, en voiture, en bateau. Se promener sur l'eau. Par impatience, par humeur, Allez vous promener se dit à une Personne dont on est mécontent, dont on veut se débarrasser. On dit de même : C'est un sot, un importun, qu'il aille se promener. Je l'ai envoyé promener. Dans cette dernière phrase, on sous-entend le pronom se.

    SE PROMENER s'emploie aussi figurément, en parlant des Choses qui cheminent, qui errent. Un ruisseau qui se promène lentement dans la prairie. Mes regards se promenaient sur ces riches campagnes. Son esprit, son imagination se promène d'un objet à l'autre, Il change, elle change à tout moment d'objet.

    Littré

    PROMENER (pro-me-né?; du temps de Chifflet, Gramm. p. 98, on disait également pourmener et promener. La syllabe me prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette?: je promènerai) v. a.
    • 1Mener, faire aller en différents lieux. Thespis fut le premier qui, barbouillé de lie, Promena par les bourgs cette heureuse folie [la comédie naissante], Boileau, Art p. III. Le diable enfin qui toujours me promène Me fit partir?; le diable me ramène, Voltaire, Enf. prod. III, 3. Ne le promenez point dans les cercles, dans les brillantes assemblées, Rousseau, Ém. IV. Après avoir vécu familièrement avec le maréchal de Noailles, qui l'appelait son philosophe, il [Dumarsais] avait été longtemps promené sous ce titre dans plusieurs sociétés distinguées, Duclos, ?uv. t. x, p. 69.

      Fig. C'est promener la main d'une femme, et dire aux gens?: la voulez-vous?? Marivaux, Sec. surpr. de l'am. II, 4.

    • 2Particulièrement, faire aller quelqu'un d'un endroit à un autre comme amusement ou comme exercice. Promener un enfant, un vieillard. Quatre b?ufs attelés, d'un pas tranquille et lent, Promenaient dans Paris le monarque indolent, Boileau, Lutr. II.

      Promener des étrangers par la ville, dans la ville, la leur faire parcourir pour la satisfaction de leur curiosité.

    • 3Promener un cheval, le faire marcher doucement, soit en le tenant par la bride, soit en le montant. Il est au bout de la rue qui promène mon cheval, Hamilton, Gramm. 9.

      On dit de même?: promener un chien.

      Promener un cheval en main, le promener sans être monté dessus.

      Promener un cheval dans la main et dans les talons, le gouverner avec la bride et l'éperon.

      Promener un cheval entre les deux talons, le mener au pas en le menant droit entre les deux talons.

    • 4 Fig. Faire aller çà et là. Promener ses pas, son regard, sa pensée. ?Mes lieutenants ont encor depuis peu Promené dans son camp et le fer et le feu, Mairet, Soliman, I, 3. Ceux qui caressent également tout le monde, qui promènent leurs civilités à droite et à gauche, et courent à tous ceux qu'ils voient avec les mêmes embrassades et les mêmes protestations d'amitié, Molière, Impromptu, 3. Pour peu qu'un père de famille ait été absent de chez lui, il doit promener son esprit sur tous les fâcheux accidents que son retour peut rencontrer, Molière, Fourber. II, 8. Et promenait sur lui d'étincelants regards, Deshoulières, Poés. t. II, p. 38. Au milieu de Paris il promène sa vue, Boileau, Sat. VIII. Rions, chantons, dit cette troupe impie?; De fleurs en fleurs, de plaisirs en plaisirs, Promenons nos désirs, Racine, Ath. II, 9. Celui-ci [Caracalla] allait promener sa fureur dans tout l'univers, Montesquieu, Rom. 16. Qu'il est beau de le voir de dînés en dînés, Officieux lecteur de ses vers nouveau-nés, Promener chez les grands sa muse bien nourrie?! Gilbert, Le XVIIIe s. Je promène mes jours Du loisir au travail, du repos à l'étude, Delille, Dithyr. sur l'immort. de l'âme.
    • 5Faire aller çà et là l'idée d'un autre. Ce romancier promène ses lecteurs dans toutes les parties du monde, Dict. de l'Acad. Il me promène après de terrasse en terrasse, Boileau, Art p. I. Il promène l'attention sur de curieuses antiquités, Hamilton, Gramm. 1. Nouveau Mentor d'un nouveau Telémaque, Toi qui, le promenant par les siècles passés [lui enseignant l'histoire]?, Lamotte, dans DESFONTAINES.
    • 6Être cause d'une promenade, en parlant d'une chose. Faites-moi cette commission, cela vous promènera.
    • 7Il se dit des choses qui font aller çà et là d'autres choses. Insensible témoin des crimes de la terre, Dieu laisse au gré des vents promener son tonnerre, Bernis, Relig. veng. VI. Brûlez ces poupes et ces mâts Qui promènent vos maux de climats en climats, Delille, Énéide, v. L'Eurotas promenait son cours tortueux dans cette riante solitude, Chateaubriand, Mart. XI.

      Fig. Ma jalousie, à tout propos, Me promène sur ma disgrâce, Et plus mon esprit y repasse, Moins j'en puis débrouiller le funeste chaos, Molière, Amphit. III, 1. Chacun suit dans le monde une route incertaine, Selon que son erreur le joue et le promène, Boileau, Sat. IV.

    • 8Familièrement et fig. Promener quelqu'un, l'abuser, le lasser par des promesses vaines. Il m'a promené deux ans avant de me payer.
    • 9Se promener, v. réfl. Marcher, aller à pied ou à cheval, etc. pour faire de l'exercice ou pour se distraire. Je mande à mon fils que je n'ai que faire de lui, que je me promène, et qu'avec cela je l'envoie promener, Sévigné, 25 février 1685. Les sauvages ne savent ce que c'est que de se promener?; et rien ne les étonne plus dans nos manières que de nous voir aller en droite ligne, et revenir ensuite sur nos pas plusieurs fois de suite, Buffon, Hist. nat. ?uvr. t. IV, p. 332.

      Avec le verbe laisser et ellipse du pronom personnel. Qu'on me laisse ici promener toute seule, Molière, Am. magn. I, 6.

      Terme de dépit et d'humeur. Allez vous promener, se dit à une personne dont on est mécontent, dont on veut se débarrasser. Allez vous promener, madame la comtesse, de me venir proposer de ne vous point écrire?; apprenez que c'est ma joie et le plus grand plaisir que j'aie ici, Sévigné, 281. Là [à la cour] on se trouve toujours placé entre les grand merci et les va te promener, Al. Duval, Princ. des Ursins, III, 7.

      On dit de même?: qu'il aille se promener, qu'il se promène. Va, va, je fais état de lui comme de toi, Dis-lui qu'il se promène, Molière, le Dép. IV, 2. Lui dire, sans tenir d'inutiles propos, Qu'il s'aille promener, et vous laisse en repos, Destouches, Phil. marié, III, 9.

      Envoyer promener, phrase peu polie par laquelle on dit qu'on s'est débarrassé de quelqu'un. Si j'avais été en votre place, je l'aurais envoyé promener, Molière, Festin, IV, 7. On dit qu'il a permission d'aller se promener dans ses abbayes?; on aurait dû l'envoyer promener quatre ans plutôt, D'Alembert, Lett. à Volt. 18 oct. 1760. Furia se fâcha, je m'emportai, et l'envoyai promener en termes qui ne se peuvent écrire, Courier, Lett. Renouard.

      Fig. Va te promener, la honte?! je veux rire et pleurer en même temps?; on ne sent pas deux fois ce que j'éprouve, Beaumarchais, Mar. de Fig. III, 18.

    • 10 Fig. Il se dit des choses qui errent, cheminent. J'aime mieux un ruisseau qui, sur la molle arène, Dans un pré plein de fleurs lentement se promène Qu'un torrent?, Boileau, Art p. I. Notre raison se promène par tous les ouvrages de Dieu, Bossuet, Conn. de Dieu, V, 6. Dans le vague avenir ma raison se promène, Ducis, Oscar, IV, 1.

    REMARQUE

    Dans le sens de marcher, c'est un verbe réfléchi, et l'on doit dire?: allons nous promener et non pas?: allons promener. C'est maintenant l'usage, et parler autrement est une faute commise par J. J. Rousseau, dans cette phrase?: J'ai toutes les peines du monde à obtenir cinq ou six fois l'année qu'elle [Thérèse] veuille bien venir promener avec moi, Lett. à Mme de Créqui, sept. 1770. Mais Vaugelas considérait encore promener comme un verbe neutre, ainsi qu'avait fait le XVIe siècle.


    HISTORIQUE

    XVe s. [Les Romains] prirent le prudom qui bien avoit cent ans, et le menerent et le pourmenerent parmi Rome, Froissart, II, II, 20. Et qu'il y avoit largement gens qui se pourmenoient par les rues, Commines, I, 5.

    XVIe s. Madame est en parfaite santé, ayant du tout recouvert le manger, dormir et proumener, Marguerite de Navarre, Lett. XXX. Si ne veux je pas pour ceste heure debatre ceste question tant pourmenée, assçavoir si?, La Boétie, VIII. Ceux qui abondent en ceste passion [la haine], trouveront assez de champs spacieux pour la promener, voire pour la lasser, Lanoue, 75. Dès la poincte du jour il se levoit, et, en se promenant devant son logis ou se tenant debout, recueilloit gracieusement tous ceulx qui le venoient saluer et visiter, Amyot, Cicéron, 45. Il sortit de son logis, et s'en alla sur la place promener avec ses amis, Amyot, Aratus, 7. Si des montaignes on a la veue longue, les yeux s'y promenans à l'aise, leur difficile accès donne beaucoup de peine aux pieds, De Serres, 17.

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    Encyclopédie, 1re édition

    PROMENER, v. act. voyez Promenade.

    Promener son cheval, en terme de Manege, c'est le mener doucement au pas. Le promener sur le droit, c'est le mener droit sans lui rien demander. Promener sur les voltes, c'est la même chose que passeger sur les voltes, voyez Volte & Passeger. Promener entre les deux talons, voyez Talon. Promener en main, c'est promener un cheval sans être monté dessus.

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    Étymologie de « promener »

    Berry, pourmener?; wallon, porminé?; du lat. prominare, de pro, et minare (voy. MENER).

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    Réfection savante avec le préfixe pro-, de l'ancien français pourmener (« mener, faire aller en différents endroits »), formé à partir de pour- et de mener.
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    PROMENER, verbe
    Étymol. et Hist.A. Trans. 1. 1365 «mener, faire aller en différents lieux» (Psautier lorr., éd. Fr. Apfelstedt, 79, 1: qui moinnes et promoinnes Joseph comme une berbis); 2. 1587 promener la haine (Fr. de La Noue, Discours pol. et milit., 75 ds Littré); 3. 1639 [éd.] «déplacer, faire aller et venir quelque chose» (Mairet, Le Grand et dernier Solyman, I, 3, Paris, A. Courbé, p.12); 1668 (Boileau, Satire, VIII, éd. A. Cahen, p.115, 288: il promene sa veuë). B. Pronom. 1. a) ca 1485 «aller d'un lieu à un autre (pour se détendre, prendre l'air ou sans intention définie)» (Myst. du V. Testament, éd. J. de Rothschild, indication scénique suivant le vers 42157); b) ?) 1656 Qu'il se promène (Molière, Le Dépit amoureux, IV, 2, 1193, éd. E. Despois, t.1, p.481); ?) 1665 envoyer promener (Id., Dom Juan, IV, 5, t.5, p.179); ?) 1676 allez vous promener (Mmede Sévigné, Lettre du 1erjuin ds Corresp., éd. R. Duchêne, t.2, p.306); 2. 1600 [éd.] «s'attacher successivement à (en parlant du regard, de la pensée)» (O. de Serres, Théâtre d'agriculture, Paris, Jamet Métayer, p.17: les yeux s'y [és montaignes] promenans à l'aise); 3. 1674 «aller çà et là (en parlant d'une chose)» (Boileau, Art poétique, chant I, 167, éd. Ch. H. Boudhors, p.86). C. Intrans. 1530 «se promener» (Palsgr., p.770b). Réfection, d'apr. les nombreux verbes commençant par pro-, de l'anc. verbe pourmener «mener, faire aller en différents endroits» (ca 1150, Thèbes, éd. Raynaud de Lage, 2763), formé à partir de pour-* et de mener*. On trouve, en 1640, dans Oudin Ital.-Fr., s.v. spasso: le François dit envoyer paistre, envoyer pourmener.

    promener au Scrabble


    Le mot promener vaut 11 points au Scrabble.

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    Informations sur le mot promener - 8 lettres, 3 voyelles, 5 consonnes, 6 lettres uniques.

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    promener

    Les rimes de « promener »


    On recherche une rime en NE .

    Les rimes de promener peuvent aider les poètes et les paroliers à trouver des mots pour former des vers avec une structure rythmique cohérente, mais aussi pour jouer avec les mots et les sons, découvrir de nouvelles idées et perspectives ce qui peut être amusant et divertissant.

    Les rimes en ne

    Rimes de redevenez      Rimes de consternés      Rimes de donnez      Rimes de foisonner      Rimes de bûcheronner      Rimes de suborner      Rimes de butiner      Rimes de cheminer      Rimes de passionner      Rimes de menés      Rimes de dégoulinez      Rimes de bernée      Rimes de culminer      Rimes de questionnais      Rimes de prédéterminées      Rimes de adonnaient      Rimes de enquiquiné      Rimes de avignonnais      Rimes de promené      Rimes de promenée      Rimes de soupçonnés      Rimes de méconnais      Rimes de subventionnées      Rimes de assassinée      Rimes de abonnées      Rimes de tournées      Rimes de mener      Rimes de vaccinées      Rimes de inclinaient      Rimes de couronnés      Rimes de égrenais      Rimes de engrenez      Rimes de années      Rimes de randonnée      Rimes de ordonnés      Rimes de perfectionné      Rimes de cuisinais      Rimes de veinées      Rimes de menées      Rimes de damnés      Rimes de plastronner      Rimes de gouvernée      Rimes de chantonnait      Rimes de rainer      Rimes de promenées      Rimes de raffinée      Rimes de erronés      Rimes de accompagnés      Rimes de emprisonné      Rimes de imaginés     

    Mots du jour

    redevenez     consternés     donnez     foisonner     bûcheronner     suborner     butiner     cheminer     passionner     menés     dégoulinez     bernée     culminer     questionnais     prédéterminées     adonnaient     enquiquiné     avignonnais     promené     promenée     soupçonnés     méconnais     subventionnées     assassinée     abonnées     tournées     mener     vaccinées     inclinaient     couronnés     égrenais     engrenez     années     randonnée     ordonnés     perfectionné     cuisinais     veinées     menées     damnés     plastronner     gouvernée     chantonnait     rainer     promenées     raffinée     erronés     accompagnés     emprisonné     imaginés     


    Les citations sur « promener »

    1. S'il n'y a pas un peu de poudre de perlimpinpin, rien ne peut se faire. Aller sur la mer, c'est aller se promener aux limites de ses capacités et de son savoir. Risquer. Oui, risquer sa vie. Pour s'en sortir, il faut un peu de cette poudre.

      Auteur : Olivier de Kersauson - Source : Le monde comme il me parle (2013)


    2. Avant de nous promener sur les routes, ... il faut nous envelopper d'éternel.

      Auteur : André Dhôtel - Source : La Chronique fabuleuse


    3. Le lendemain matin, j'allai me promener dans la ville, je rencontre un soldat ivre festonnant sur le trottoir pavé en bois.

      Auteur : Fiodor Dostoïevski - Source : L'Idiot (1868)


    4. J'aime me promener dans les cimetières après la messe, je suis en quelque sorte en posthume du dimanche.

      Auteur : Piem - Source : Au revoir et encore merci (1993)


    5. Se promener de grand matin, pour qui aime la solitude, équivaut à se promener la nuit, avec la gaîté de la nature de plus.

      Auteur : Victor Hugo - Source : Les Misérables (1862)


    6. Quand un supérieur vous invite à vous promener, mon ami, promenez-vous! Vous allez finir par vous faire foutre 4 jours.

      Auteur : Michel Audiard - Source : Un Taxi pour Tobrouk (1960) de Denys de la Patellière


    7. J'aime me promener au milieu des beautés qui ornent le monde. Je repousse toutefois la richesse et les biens personnels qui aliéneraient ma liberté.

      Auteur : George Santayana - Source : Soliloques en Angleterre (1922), L'ironie du libéralisme


    8. Il passait quelquefois des journées entières dans sa chambre à se promener de long en large, sans ouvrir un livre et ne sachant que faire.

      Auteur : Alfred de Musset - Source : Frédéric et Bernerette (1838)


    9. C'est une consolation de laisser promener ses idées dans l'antiquité et à six mille lieues de son trou.

      Auteur : Voltaire - Source : Lettre, à la marquise du Deffand, 13 août 1773


    10. Se promener, c’est végéter ; flâner, c’est vivre. La jeune et jolie femme, longtemps contemplée par des yeux ardents, serait encore bien plus recevable à prétendre un salaire que le rôtisseur qui demandait vingt sous au Limousin dont le nez, enflé à toutes voiles, aspirait de nourrissants parfums.

      Auteur : Honoré de Balzac - Source : La Comédie humaine (1842-1852)


    11. Je ne m'intéresserai à Paris que le jour où les pouvoirs publics installeront la mer en centre-ville. C'est l'endroit où j'aime me promener, mais pour l'instant, je trouve que çà manque de plage.

      Auteur : Daniel Prévost - Source : Sans référence


    12. Je m'en vais promener tantôt parmi la plaine, - Tantôt en un village et tantôt en un bois, - Et tantôt par les lieux solitaires et cois.

      Auteur : Pierre de Ronsard - Source : Oeuvres


    13. Dans le parking, le commissaire s'atrouva à côté d'une Ferrari. À qui appartenait-elle ? Certainement à un crétin, quoique pût être le nom du propriétaire inscrit sur la carte grise. Parce qu'y pouvait y avoir qu'un crétin pour se promener au pays dans une voiture pareille. Et y'avait aussi une deuxième catégorie d'imbéciles, parents très proches des crétins à Ferrari, c'était celle des gens qui, pour aller faire leur marché, se prenaient leur tout-terrain à quatre roues motrices, avec quatorze phares grands et petits, boussole et essuie-glaces spéciaux anti-tempête de sable.

      Auteur : Andrea Camilleri - Source : Les Ailes du sphinx (2010)


    14. Un garçon de dix-sept ou dix-huit ans peut en battre un autre, et aussitôt la punition infligée, il peut aller se promener avec lui, aucun des deux n'en concevant ni orgueil, ni rancune.

      Auteur : Rudyard Kipling - Source : Souvenirs, II, L'école avant son temps


    15. Si l’on gardait, depuis des temps, des temps,
      Si l’on gardait, souples et odorants,
      Tous les cheveux des femmes qui sont mortes,
      Tous les cheveux blonds, tous les cheveux blancs,
      Crinières de nuit, toisons de safran,
      Et les cheveux couleur de feuilles mortes,
      Si l’on gardait depuis bien longtemps,
      Noués bout à bout pour tordre des cordes,
      Afin d’attacher
      A de gros anneaux tous les prisonniers
      Et qu’on leur permît de se promener
      Au bout de leur corde,
      Les liens de cheveux seraient longs, si longs,
      Qu’en les déroulant du seuil des prisons,
      Tous les prisonniers, tous les prisonniers
      Pourraient s’en aller
      Jusqu’à leur maison...


      Auteur : Charles Messager, dit Charles Vildrac - Source : Livre d'amour suivi de Premiers vers (1959)


    16. La vie n'est pas un pré verdoyant dans lequel il fait bon se promener. La vie est une jungle impitoyable où seuls survivent et avancent les plus forts, les plus intelligents, les plus prévoyants.

      Auteur : Pierre Bottero - Source : Les Ames croisées (2010)


    17. Se promener de grand matin, pour qui aime la solitude, équivaut à se promener la nuit, avec la gaieté de la nature de plus. Les rues sont désertes, et les oiseaux chantent.

      Auteur : Victor Hugo - Source : Les Misérables (1862)


    18. Chaque 1er août, j'attelle la caravane à la voiture, et on va la promener. Il ne faut pas trop se plaindre. Un chien, par exemple, ça se sort tous les jours.

      Auteur : Didier Van Cauwelaert - Source : Attirances (2005)


    19. De la plante araucaria les feuilles sont rouges, épaisses et duveteuses, un peu grasses et brunes. Elles ornent les cimetières, la tombe des pêcheurs morts depuis longtemps qui, durant des siècles, se promenèrent sur cette côte encore sauvage et douce.

      Auteur : Jean Genet - Source : Journal du Voleur (1949)


    20. Apprendre par coeur, c'est entrer dans l'oeuvre même : Tu vas vivre en moi et je vais vivre avec toi. Les textes marchent à côté de nous ; se promener avec un poème de Baudelaire, c'est être en très bonne compagnie.

      Auteur : George Steiner - Source : Dans Télérama n°3230, décembre 2011.


    21. À l’époque, les femmes étaient beaucoup plus ardentes qu’aujourd’hui, dit-il, ou plutôt disait-il parce qu’aujourd’hui il raconte peu de chose, pas comme avant, lorsque je le mettais sur le sujet et qu’il s’emballait, qu’il n’y avait pas moyen de l’arrêter et qu’il était pénible de se promener avec lui dans la rue, parce qu’il parlait très fort et regardait toutes les femmes avec un sans-gêne qui n’est plus de mise, et qui n’est pas non plus le propre d’un homme de son âge. Regarde, ne loupe pas ça, regarde le cul et les nichons de celle-là, regarde sa démarche.

      Auteur : Antonio Muñoz Molina - Source : Séfarade (2005)


    22. Se promener avec la femme qu'on aime, lui donner le bras, lui choisir son chemin ! Ces joies illimitées suffisent à une vie. Le discours est alors si confiant !

      Auteur : Honoré de Balzac - Source : La Comédie humaine (1842-1852)


    23. A tout instant, le hasard vous envoie promener. En profitez-vous ?

      Auteur : Paul Morand - Source : Le Voyage (1927)


    24. Sans doute est-il nécessaire que je m'explique, moi Pierre Pachet, sur le texte étrange qu'on va lire et pour lequel j'ai tenu la plume. Quel est le sens de ce projet, et comment l'ai-je réalisé ? Dans l'enfance, je m'ennuyais beaucoup (…) Seule ma mère avait la sympathie et la finesse nécessaires pour me comprendre et m'aider(…) Mon père, lui, n'émergeait de son travail que pour rechercher le repos, en « s'allongeant » ou en partant se promener. Mais l'ennui, chez moi, ne voulait pas des promenades.

      Auteur : Pierre Pachet - Source : Autobiographie de mon père (1987)


    25. Mes mots, si péniblement attrapés, je les retenais toujours par les ailes, je ne voulais pas les laisser, je craignais qu'ils ne s'échappent. Après tout, une phrase, pour un mot, c'est une prison. Ils préféreraient sûrement se promener seuls.

      Auteur : Erik Orsenna - Source : La grammaire est une chanson douce (2001)


    Les citations sur promener renforcent la crédibilité et la pertinence de la définition du mot promener en fournissant des exemples concrets et en montrant l'utilisation d'un terme par des personnes célèbres. Elles peuvent également renforçer la compréhension du sens d'un terme et en ajoutant une dimension historique.

    Les mots proches de « promener »

    ProaProbabilismeProbabilitéProbableProbablementProbant, anteProbationProbeProbitéProblématiqueProblématiquementProblèmeProboleProboscideProcatarctiqueProcédéProcéderProcédureProcellaireProcéritéProcèsProcessif, iveProcessionProcessionnaireProcessionnellementProcessionnerProcessusProchain, aineProchainementProchainetéProcheProcidenceProcillonProclamateurProclamationProclamerProcliveProcompteProconsulProcréateur, triceProcréationProcréerProcurableProcuralatProcurateurProcurationProcuratoireProcuratorien, ienneProcureProcurer

    Les mots débutant par pro  Les mots débutant par pr

    propro-occidentalproactifprobabilitéprobabilitésprobableprobablementprobablesprobantprobanteprobantesprobantsprobationprobatoireprobeprobesprobitéproblématiqueproblématiqueproblématiquesproblématiquesproblèmeproblèmesproblocproblocsprobloqueprobloquesprocprocaïneprocalmadiolprocédaprocédaientprocédaisprocédaitprocédâmesprocédantprocédâtprocèdeprocédéprocédéprocèdentprocéderprocéderaprocéderaientprocéderaisprocéderaitprocéderezprocéderiezprocéderonsprocéderont

    Les synonymes de « promener»

    Les synonymes de promener :

      1. conduire
      2. mener
      3. emmener
      4. guider
      5. diriger
      6. piloter
      7. orienter
      8. accompagner
      9. reconduire
      10. raccompagner
      11. excursionner
      12. randonner
      13. balader
      14. vadrouiller
      15. traîner

    synonymes de promener

    Fréquence et usage du mot promener dans le temps


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