Définition de « terreur »


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NOM genre (f) de 2 syllabes
Une définition simple : (fr-rég|t?.?œ?) terreur (f)

  • Émotion profonde causée dans l’âme par la présence, l’annonce, la peinture d’un grand mal ou d’un grand péril ; épouvante, crainte violente. - Jeter la terreur parmi les ennemis. - Répandre, semer la terreur. - Faire régner la terreur. - Il portait la terreur partout. - Être saisi, glacé de terreur. - La terreur est au comble. - L’idée de la mort lui a causé une terreur salutaire. - Il a la terreur de la mort. - Inspirer la terreur. - L’intérêt de la tragédie se fonde sur la pitié et sur la terreur.

  • (ext) Objet de crainte, d’épouvante. - Ce grand capitaine était la terreur des ennemis. Ce juge est la terreur des coupables. Synonyme : schrikbewind


    Expression : Il remplit tout de la terreur de son nom (fig) se dit d’un Conquérant dont le nom imprime la terreur partout. Terreur panique, terreur subite, dont on est troublé sans sujet, ::: Il se répandit une terreur panique dans l’armée. Régime de terreur politique, (polit) Régime qui use d’une rigueur impitoyable et inspire une grande crainte.



    Définitions de « terreur »


    Trésor de la Langue Française informatisé


    TERREUR, subst. fém.

    A. ?
    1. [À propos d'un individu] Peur extrême, angoisse profonde, très forte appréhension saisissant quelqu'un en présence d'un danger réel ou imaginaire. Frisson, instant, mouvement de terreur; fausse, grande, vaine terreur; terreur indicible, inexprimable, profonde, religieuse, sacrée, subite; fou de terreur; défaillir, être saisi, mourir de terreur; inspirer, semer la terreur. Elle reconnut la voix qui répondait: « Je vous remercie. » Alors, prise de terreur, elle revint en courant vers le fond de la pièce, s'assit à la table, chercha une contenance (Montherl., Songe, 1922, p. 203).C'est ainsi que l'on apprend à sentir, jusqu'à donner un nom à la terreur et à l'horreur, qui, dans un drame réel, n'ont point de nom ni de forme. On sait bien que, dans les terreurs paniques, ceux qui fuient ne savent pas qu'ils fuient ni qu'ils ont peur; c'est qu'ils ne sont plus du tout au spectacle (Alain, Propos, 1929, p. 844).
    ? Terreur panique*.
    ? PSYCH. Terreurs nocturnes. Cauchemars nocturnes intenses surtout chez l'enfant. La grande personne pleine d'expérience qui rassure les terreurs nocturnes du petit garçon n'a pas d'inflexions plus ironiques ni plus bienveillantes (J.-R. Bloch, Dest. du S., 1931, p. 195).
    ? Terreur de + nom de la pers. ou de la chose qui inspire la terreur, ou + inf.Quand on a un amant plus âgé, on vit dans la terreur de sa mort. Et quand il est jeune, dans la terreur des autres femmes (Druon, Gdes fam., t. 1, 1948, p. 157):
    Songez à ce qu'il [Stendhal] a le plus haï en ce monde, à la petitesse, à l'économie (...) à toutes les vertus antipassionnelles, ? (terreur de l'opinion, terreur de la dépense, terreur d'aimer ce que l'on aime), ? qu'il avait observées de près, subies, blasphémées dans son enfance, qui lui avaient rendu Grenoble et toute la province française odieuses. Valéry, Variété II, 1929, p. 97.
    ? HIST. DE LA LITT. La terreur et la pitié. Les deux émotions tragiques selon Aristote et les théoriciens du théâtre classique. Quel que soit le drame (...) qu'il contienne avant tout la nature et l'humanité (...). Ayez la terreur, mais ayez la pitié (Hugo, Les Burgravesds Théâtre complet, Paris, Gallimard, t. 2, 1964 [1843], p. 18).
    2. [À propos d'un groupe de pers.] Peur collective qu'on fait régner dans une population, un groupe de personnes, dans le but de briser sa résistance. L'ordre matériel exige, de toute nécessité, ou l'usage de la terreur, ou le recours à la corruption (Comte, Philos. posit., t. 4, 1893 [1839], p. 116).
    ? HIST. Régime politique, mode de gouvernement fondé sur cette grande peur généralement entretenue par des mesures despotiques et par des violences. Jamais Robespierre, Collot ou Barrère, ne pensèrent à établir le gouvernement révolutionnaire et le régime de la terreur; ils furent conduits insensiblement par les circonstances (J. de Maistre, Consid. sur Fr., 1796, p. 5).Déjà même, il n'en était plus à la république théorique et sage, il versait dans les violences révolutionnaires, croyait à la nécessité de la terreur, pour balayer les incapables et les traîtres, en train d'égorger la patrie (Zola, Débâcle, 1892, p. 572).[En France] Terreur blanche. Terreur que firent régner les royalistes dans le Sud-Est au printemps et en été 1795; représailles exercées par les royalistes pendant l'été de 1815 contre les bonapartistes et les républicains. Je pense que si trois terreurs se succédaient coup sur coup en un mois, terreur rouge, blanche et tricolore, la même justice siègerait, jugerait, condamnerait; et s'il y avait des affaires qui traînaient, elle condamnerait sous la terreur blanche au nom de la terreur rouge, et sous la terreur tricolore, au nom de la terreur blanche! (Goncourt, Journal, 1861, p. 986).
    [En Union Soviétique] Terreur rouge. La terreur rouge [en U.R.S.S.] dont parlent les témoignages extraordinaires rassemblés dans le livre de Jacques Baynac ne désigne pas cet ensemble de mesures répressives (...) Ce qui est ici analysé, c'est la naissance d'un véritable système de terreur d'État, méthodique, rationnel, qui soudain s'emballe, prend l'habitude du sang et n'en finit plus de reproduire ses terroristes et ses terrorisés comme pour se légitimer lui-même (Le Nouvel Observateur, 12 janv. 1976, p. 59, col. 3).
    ? Équilibre de la terreur. ,,Menace de l'arme nucléaire qui, en réponse à une hégémonie impérialiste, remplace la paix`` (Graw. 1981). Faute de pouvoir être totale, la paix dégénère en guerre froide et l'ampleur démesurée des moyens de destruction fonde le nouvel ordre mondial sur l'équilibre de la terreur (Chazelle, Diplom., 1962, p. 39).
    ? P. méton. La Terreur. Période de la Révolution française comprise entre juin 1793 et juillet 1794 pendant laquelle des mesures d'exception furent prises contraignant les citoyens à obtempérer aux ordres du gouvernement révolutionnaire. La conduite de l'armée française pendant le temps de la Terreur a été vraiment patriotique (Staël, Consid. Révol. fr., t. 1, 1817, p. 439).Au plus fort de la Terreur, MlleClairon était retirée à Saint-Germain, et dans le dernier besoin (Delacroix, Journal, 1847, p. 192).
    ? HIST. DE LA LITT. ,,Idéologie littéraire fondée sur le refus de la rhétorique et l'occultation du travail de l'écriture par les écrivains modernes`` (Angenot 1979). Il est à la terreur je ne sais quoi de flatteur et d'avantageux. Qui prononce qu'un écrivain a cédé aux mots et aux phrases, se sent lui-même meilleur. (« C'était bon à la rhétorique, dit-il, de nous piper à ses fleurs et à ses règles. Mais l'essentiel... ») (Paulhan, Fleurs Tarbes, 1941, p. 121).C'est [la littérature] un métier austère qui s'adresse à une clientèle déterminée, tâche à l'éclairer sur ses besoins et s'efforce de les satisfaire; elle est terreur, elle est rhétorique (Sartre, Sit. II, 1948, p. 238).V. terroriste II C ex. de Paulhan.
    B. ? P. méton. Tout ce qui inspire une grande peur.
    1. Empl. abs.
    a) Arg., pop. [À propos d'une pers.] Les souteneurs, les rôdeurs (...) ont des chefs (...) Ce sont les terreurs. Il y en a dans chaque quartier (Grison, Paris, 1882, p. 185).Jouer les terreurs. ,,Chercher à impressionner un adversaire par l'exhibition agressive de sa force`` (Cellard 1982).
    ? P. ext. Individu dangereux ou impressionnant. Personne ne résistait au rire d'Antoinette l'orpheline, même pas le terrible père François qui passait pour une terreur (Cendrars, Homme foudr., 1945, p. 190).Mon interlocuteur (...) est placé et renommé pour connaître toutes les ficelles de la droite et de la gauche (...). C'est une puissance, ou, plus exactement, c'est une « terreur » (Giono, Voy. Ital., 1953, p. 251).
    b) [À propos d'une chose] Objet de ce qui suscite la terreur. Tout ce que les couleuvres, les chauve-souris, les gros insectes des marais, les lézards ont de plus horrible, était réuni dans ce monstre [par Léonard de Vinci] (...). Ce qu'il y a de mieux, c'est que toute cette terreur avait été réunie par une longue observation de la nature (Stendhal, Hist. peint. Ital., t. 1, 1817, p. 183).
    2. Terreur de + subst.
    a) [À propos d'une pers.] Mon père était la terreur des domestiques, ma mère le fléau (Chateaubr., Mém., t. 1, 1848, p. 33).Du fond de ces désolantes ténèbres, tous ces gens-là, « terreurs » du boulevard extérieur, ou « terreurs » du Parlement, cambrioleurs et concussionnaires, ne présentaient plus à Sturel les profils qu'un lecteur honnête leur voit en lisant la Gazette des Tribunaux (Barrès, Leurs fig., 1901, p. 195).
    Rem. Dans le lang. arg., terreur déterminé ou non par un nom est toujours précédé de la pour constituer un surnom: Jojo la terreur. Dédé Bénard, la Terreur-de-Montreuil, habitait [vers 1930] sur la zone dans deux roulottes (Trignol, Pantruche, 1946, p. 95).
    b) [À propos d'un animal] À l'est de Domremy, s'élevait une colline couverte d'un bois épais où l'on ne s'aventurait guère de peur des sangliers et des loups. Les loups étaient la terreur du pays (A. France, J. d'Arc, t. 1, 1908, p. 11).
    Prononc. et Orth.: [t? ? ?:?]. Barbeau-Rodhe 1930, Warn. 1968 aussi [t? rr ?:?] (par gémination expr.). Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. A. 1. 1375 « crainte violente ressentie » sing. et plur. (Bersuire, Tit. Liv., Bibl. nat. 20312 ter, fol. 59 voet 36 ds Littré); ca 1590 suivi d'un déterm. introd. par de [génitif objectif] (Montaigne, Essais, II, 12, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 445); 2. 1587 « ce qui inspire une grande peur » ici, en parlant de pers. (Lanoue, Discours pol. et milit., Basle, Fr. Forest, p. 238: s'appelans [les nobles] les bras de patrie, les gardiens des armes, et la terreur des ennemis); 3. 1749 p. ext. « individu dangereux qui sème la peur » (lang. poissard d'apr. Esn.). B. Terme pol. 1. 1748 « principe gouvernemental du despotisme » (Montesquieu, Esprit des lois, VI, 9 d'apr. G. Van den Heuvel ds Actes 2ecolloque de lexicol. pol. 1980, t. 3, 1982, p. 894: le gouvernement despotique, dont le principe est la terreur); 1789, 1ermars terme crit. utilisé dans les pamphlets contre le despotisme (L'Aristocratie enchaînée, p. 14, ibid., p. 895 et note 20: Louis XI et Richelieu [...] substituèrent la terreur à la confiance); 2. a) 1789, 11 nov. désigne un moyen d'atteindre un but pol. [l'ordre social fondé sur l'égalité] par la résistance et l'émeute (Marat ds L'Ami du peuple d'apr. G. Van den Heuvel, ibid. et note 23: ce sont elles [les émeutes] qui l'ont rappelée [la faction aristocratique des États généraux], par la terreur, au devoir), cf. H. Kessler, Terreur. Ideologie und Nomenklatur, Munich, 1973, p. 9 sqq. et 68 sqq.; b) 1793, 30 août empl. du concept de terreur lié aux exigences de l',,armée révolutionnaire`` (Royer à la séance des Jacobins d'apr. G. Van den Heuvel, ibid., p. 898 et note 35: Plaçons la terreur à l'ordre du jour), cf. A. Geffroi ds Mél. Guilbert (L.), pp. 125-126; formule souvent mythifiée: 1793, nov. sainte terreur (Musset et Delacroix au Comité de Salut public d'apr. G. Van den Heuvel, ibid., p. 899 et note 42); 1794, 5 févr.(Robespierre, ibid. et note 45: la terreur n'est autre chose que la justice promte, sévère, inflexible [...] elle est une conséquence du principe général de la démocratie, appliqué aux pressants besoins de la patrie), cf. H. Kessler, op. cit., p. 159 sqq.; c) 1795, 3 juill. désigne l'époque où fut appliqué ce mode de gouvernement (ds R. Cobb, Armée révolutionnaire, t. 2, 1963, p. 725 d'apr. G. Van den Heuvel, ibid., p. 902 et note 68: pendant la Terreur), cf. H. Kessler, op. cit., p. 179. Empr. au lat.terror « terreur, épouvante » [terrorem inferre; terror belli]; « objet qui inspire la terreur ». Cf. l'a. prov. terror « menace grave, intimidation » terme de dr. 1254 doc. Arch. Narbonne ds Levy (E.) Prov. Fréq. abs. littér.: 4 351. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 7 564, b) 7 271; xxes.: a) 6 113, b) 4 475. Bbg. Dub. Pol. 1962, p. 428. ? Faye (J.-P.). Dict. pol. portatif en cinq mots: démagogie, terreur, tolérance, répression, violence. Paris, 1982, p. 274 p.


    Wiktionnaire


    Nom commun - français

    terreur \t?.???\ féminin

    1. Émotion profonde causée dans l'âme par la présence, l'annonce, la peinture d'un grand mal ou d'un grand péril ; épouvante, crainte violente.
      • Cromwel n'étoit pas moins agité des terreurs de la tyrannie. Il étoit toujours couvert d'une cuirasse, chargé d'armes offensives, et environné de satellites : [?]. (Étienne-François de Lantier, Voyages d'Anténor en Grèce et en Asie avec des notions sur l'Égypte, Paris : Belin & Bernard, an VI, 2e édition, t. 1, page 18, note de bas de page)
      • [?] je ne suis pas encore complètement remise des terreurs que vous m'avez causées, terreurs que votre démarche d'aujourd'hui redouble encore au lieu de les diminuer ; [?]. (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l'Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
      • Elle voulait habituer ses yeux à ces aspects, endurcir son âme contre la terreur. (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
      • Pourquoi régner par la terreur ? Pourquoi inspirer de la crainte qui n'est qu'une forme de la répugnance, de l'horreur. Pourquoi tenir absolument à l'obéissance aveugle, passive ? (Isabelle Eberhardt, Le Major, 1903)
      • Sur le trottoir, l'un des hommes fit un saut fort comique, un saut de terreur sans doute, au moment où la bombe tomba devant lui. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 240 de l'édition de 1921)
      • Bientôt tes appels ne seront plus que rauquements de plus en plus sourds, beuglements de désespoir si fatigués qu'ils ne dépasseront plus ta gorge, étranglée de terreur par la furieuse certitude, la peur atroce et annihilante, la frayeur immonde de périr en Fagne : [?]. (Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
      • À terreur je préfère horreur. Le mot n'est guère plus précis mais il se trouve qu'il marque le dégoût et qu'il témoigne de la haine. (Pascal Quignard, La haine de la musique, Gallimard, 1996, collection Folio, page 47)
    2. (Par extension) Objet de crainte, d'épouvante.
      • Depuis dix ans, continua impassiblement Belhumeur, à la tête d'une troupe de bandits sans foi ni loi, vous êtes devenu la terreur des prairies, pillant et assassinant les hommes blancs et les hommes rouges, car vous n'êtes d'aucun pays, le vol et la rapine sont votre seule règle, [?]. (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l'Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
      • Bitche n'est plus qu'une vaste fournaise : le sifflement des obus, les craquements de l'incendie, l'effondrement des maisons, [?], toutes les terreurs, tous les fracas emplissent l'air. (Général Ambert, Récits militaires : L'invasion (1870), p.431, Bloud & Barral, 1883)
    3. (Par extension) Personnage qui provoque la peur.
      • Pourtant ces mômes ne sont pas des terreurs. Il suffit de voir le mal qu'ils se donnent pour en avoir l'air... A quoi reconnaît-on un loulou ? A son allure, à la fois arrogante et fuyante ; à sa gueule plus ou moins cassée, dents de devant ébréchées par les coups ; et à ses tatouages... (Guy Gilbert, Un Prêtre chez les loubards, en collaboration avec Michel Clévenot, Paris : chez Stock, 1978)
    4. (Politique) Régime politique qui use d'une rigueur impitoyable et inspire une grande crainte.
      • Lorsque Maximilien demandait un comité de justice, le principe de la terreur était triomphant, et le parti de l'indulgence en très-faible minorité : [?]. Au contraire Tallien se prononçait pour la justice, à une époque où les terroristes avaient perdu leur ancien pouvoir, et où presque tous les esprits étaient portés à l'indulgence. (Philippe Le Bas, France: Annales historiques, t. 2, 1843, page 415)
      • La crainte assez naturelle qu'inspirait le silence s'augmentait de toute la terreur qui faisait alors gémir la France [?] (Honoré de Balzac, Un épisode sous la Terreur, 1831)
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    Littré

    TERREUR (tèr-reur) s. f.
    • 1Crainte violente que l'on ressent. Cet Achille de qui la pique Faisait aux braves d'Ilion La terreur que fait en Afrique Aux troupeaux l'assaut d'un lion, Malherbe, III, 1. Mais bientôt, malgré nous, leurs princes les rallient, Leur courage renaît, et leurs terreurs s'oublient, Corneille, Cid, IV, 3. La vouloir mettre [la religion] dans l'esprit et dans le c?ur par la force et par les menaces, ce n'est pas y mettre la religion, mais la terreur, Pascal, Pens. XXIV, 3, éd. HAVET. La terreur et la désertion se met dans leurs troupes, Bossuet, Louis de Bourbon. Dans le camp du prince de Condé, on ne connaît point les vaines terreurs qui fatiguent et rebutent plus que les véritables, Bossuet, ib. J'ai conçu pour mon crime une juste terreur, Racine, Phèd. I, 3. Il a répandu sur nos armées un esprit de terreur et de vertige, Massillon, Carême, Mot. de conv. Vous avez pris de vaines terreurs, lui répondit l'empereur [Alexandre Sévère], Montesquieu, Esp. XII, 9. L'auteur a cru remplir par ce moyen un des deux grands objets que les Grecs regardaient comme le but de la tragédie, la terreur, D'Alembert, Élog. Crébillon. [Ce Romain qui menaçait de secouer, en déroulant sa toge, les fléaux de la guerre] il était seul, il tenait en ses mains une grande destinée, il portait la terreur, Mirabeau, Collection, t. III, p. 320.

      Terreur panique, voy. PANIQUE.

    • 2La terreur de quelque chose, la terreur que quelque chose inspire. La terreur de son nom rendra nos villes fortes, Malherbe, II, 1. Et, ce que n'avait pu la terreur du supplice?, Corneille, Hor. v, 3. En faisant dire à notre conscience?: j'ai péché, il y répand avec empire la terreur de ses jugements, Bourdaloue, 9e dim. après la Pentecôte, Dominic. t. III, p. 154. Si vous ne sentez pas assez toute la terreur et l'étendue de cette vérité, souffrez que je vous en développe les conséquences, Massillon, Carême, Tiéd. 2.

      Il remplit tout de la terreur de son nom, se dit d'un conquérant dont le nom répand de la terreur partout.

    • 3 Fig. Objet d'épouvante. Rodrigue maintenant est notre unique appui? Le soutien de Castille et la terreur du Maure, Corneille, Cid, IV, 2. Vous avez vu M. de Bâville, la terreur du Languedoc, Sévigné, 2 oct. 1689. Les Gaulois d'Italie, que leurs guerres continuelles et leurs victoires fréquentes rendaient la terreur des Romains, Bossuet, Hist. I, 8. Le Parthe, des Romains comme moi la terreur, Racine, Mithr. III, 1. Son trône [de la Pologne] vacant par la mort d'un roi qui avait été la terreur des infidèles, Massillon, Or. fun. Pr. de Conti. Un roi [Frédéric II] qui est la terreur des postillons comme de l'Autriche, et qui fait tout en poste, Voltaire, Lett. Thiriot, 8 oct. 1743.

      Il est la terreur des coupables, se dit d'un juge sévère.

    • 4La terreur, se dit absolument de l'époque de la Révolution française pendant laquelle le tribunal révolutionnaire et l'échafaud furent en permanence. Les hommes sensés n'imputeront jamais à la philosophie les horreurs commises en son nom sous le régime de la terreur, Grégoire, Instit. Mém. sc. mor. et pol. IV, p. 70. Les effroyables immolations de la terreur et les stériles agitations du directoire, Lanfrey, Hist. de Nap. t. III, ch. 4.

      La terreur blanche, se dit des massacres que firent les royalistes dans le Midi après la chute de Robespierre, et en 1815 sous la Restauration.


    REMARQUE

    Terreur, joint aux adjectifs possessifs, se dit de celui qui craint, et non de celui qui est craint?: leur terreur signifie la terreur qu'ils ressentent, et non la terreur qu'ils inspirent.


    HISTORIQUE

    XIVe s. Que il voulsissent de celles terreurs delivrer la chose publique, Bercheure, f° 36. Une soubdaine terreur, Bercheure, f° 59, verso.

    XVIe s. Il faut que quelques uns soyent chastiez rudement, à fin que cela apporte terreur aux autres, Lanoue, 106. S'appelans les bras de la patrie, les gardiens des armes et la terreur des ennemis, Lanoue, 199. Il leur faudroit si peu de bon succès pour mettre en terreur toute la chrestienté, que desja j'apprehende un tel inconvenient, Lanoue, 388.

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    Encyclopédie, 1re édition

    TERREUR, s. f. (Gram.) grand effroi causé par la présence ou par le récit de quelque grande catastrophe.

    Il semble assez difficile de définir la terreur ; elle semble pourtant consister dans la totalité des incidens, qui en produisant chacun leur effet, & menant insensiblement l'action à sa fin, opere sur nous cette appréhension salutaire, qui met un frein à nos passions sur le triste exemple d'autrui, & nous empêche par-là de tomber dans ces mêmes malheurs, dont la représentation nous arrache des larmes ; en nous conduisant de la compassion à la crainte, elle trouve un moyen d'intéresser notre amour-propre par un sentiment d'autant plus vif du contre-coup, que l'art de la poésie ferme nos yeux sur une surprise aussi avantageuse, & fait à l'humanité plus d'honneur qu'elle ne mérite.

    On ne peut trop appuyer sur les beautés de ce qu'on appelle terreur dans le tragique. C'est pourquoi nous ne pouvons manquer d'avoir une grande opinion de la tragédie des anciens : l'unique objet de leurs poëtes étoit de produire la terreur & la pitié. Ils choisissoient un sujet susceptible de ces deux grandes passions, & le façonnoient par leur génie. Il semble même que rien n'étoit plus rare que de si beaux sujets ; puisqu'ils ne les puisoient ordinairement que dans une ou deux familles de leurs rois. Mais c'est triompher de l'art que de réussir en ce genre, & c'est ce qui fait la gloire de M. Crébillon sur le théâtre françois. Toute belle qu'est la description de l'enfer par Milton, bien des gens la trouvent foible auprès de cette scène de Hamlet, où le phantome paroît. Il est vrai que cette scène est le chef d'?uvre du théâtre moderne dans le genre terrible : elle présente une grande variété d'objets, diversifiés de cent façons différentes, toutes plus propres l'une que l'autre à remplir les spectateurs de terreur & d'effroi. Il n'y a presque pas une de ces variations qui ne forme un tableau, & qui ne soit digne du pinceau d'un Caravage. (D. J.)

    Terreur, (Mythol.) divinité du paganisme. Hésiode dans sa théogonie, dit que la terreur & la crainte étoient nées de Mars & de Vénus. Lorsqu'Homere decrit les armes de Minerve allant au secours de Diomede & des Grecs, il met sur son égide la Peur, la Discorde, la Terreur & la Mort. Dans le liv. II. où il décrit le bouclier d'Agamemnon qui se prépare au combat, il dit qu'au milieu de ce bouclier étoit gravé en relief l'épouvantable Gorgone accompagnée de la Terreur & de la Fuite. Dans le XV, lorsque Mars apprend par le récit de Junon que l'on a tué son fils Ascalaphe, ce dieu ému de colere ordonne à la Terreur & à la Fuite d'atteler son char. (D. J.)

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    Étymologie de « terreur »

    Prov. et esp. terror?; ital. terrore?; du lat. terrorem, terrere, faire trembler, que les étymologistes rattachent au sanscrit tras, trembler.

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    (1375) Emprunté au latin terror (« terreur, effroi, épouvante »).
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    TERREUR, subst. fém.
    Étymol. et Hist. A. 1. 1375 « crainte violente ressentie » sing. et plur. (Bersuire, Tit. Liv., Bibl. nat. 20312 ter, fol. 59 voet 36 ds Littré); ca 1590 suivi d'un déterm. introd. par de [génitif objectif] (Montaigne, Essais, II, 12, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 445); 2. 1587 « ce qui inspire une grande peur » ici, en parlant de pers. (Lanoue, Discours pol. et milit., Basle, Fr. Forest, p. 238: s'appelans [les nobles] les bras de patrie, les gardiens des armes, et la terreur des ennemis); 3. 1749 p. ext. « individu dangereux qui sème la peur » (lang. poissard d'apr. Esn.). B. Terme pol. 1. 1748 « principe gouvernemental du despotisme » (Montesquieu, Esprit des lois, VI, 9 d'apr. G. Van den Heuvel ds Actes 2ecolloque de lexicol. pol. 1980, t. 3, 1982, p. 894: le gouvernement despotique, dont le principe est la terreur); 1789, 1ermars terme crit. utilisé dans les pamphlets contre le despotisme (L'Aristocratie enchaînée, p. 14, ibid., p. 895 et note 20: Louis XI et Richelieu [...] substituèrent la terreur à la confiance); 2. a) 1789, 11 nov. désigne un moyen d'atteindre un but pol. [l'ordre social fondé sur l'égalité] par la résistance et l'émeute (Marat ds L'Ami du peuple d'apr. G. Van den Heuvel, ibid. et note 23: ce sont elles [les émeutes] qui l'ont rappelée [la faction aristocratique des États généraux], par la terreur, au devoir), cf. H. Kessler, Terreur. Ideologie und Nomenklatur, Munich, 1973, p. 9 sqq. et 68 sqq.; b) 1793, 30 août empl. du concept de terreur lié aux exigences de l',,armée révolutionnaire`` (Royer à la séance des Jacobins d'apr. G. Van den Heuvel, ibid., p. 898 et note 35: Plaçons la terreur à l'ordre du jour), cf. A. Geffroi ds Mél. Guilbert (L.), pp. 125-126; formule souvent mythifiée: 1793, nov. sainte terreur (Musset et Delacroix au Comité de Salut public d'apr. G. Van den Heuvel, ibid., p. 899 et note 42); 1794, 5 févr.(Robespierre, ibid. et note 45: la terreur n'est autre chose que la justice promte, sévère, inflexible [...] elle est une conséquence du principe général de la démocratie, appliqué aux pressants besoins de la patrie), cf. H. Kessler, op. cit., p. 159 sqq.; c) 1795, 3 juill. désigne l'époque où fut appliqué ce mode de gouvernement (ds R. Cobb, Armée révolutionnaire, t. 2, 1963, p. 725 d'apr. G. Van den Heuvel, ibid., p. 902 et note 68: pendant la Terreur), cf. H. Kessler, op. cit., p. 179. Empr. au lat.terror « terreur, épouvante » [terrorem inferre; terror belli]; « objet qui inspire la terreur ». Cf. l'a. prov. terror « menace grave, intimidation » terme de dr. 1254 doc. Arch. Narbonne ds Levy (E.) Prov.

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    terreur

    Les rimes de « terreur »


    On recherche une rime en 9R .

    Les rimes de terreur peuvent aider les poètes et les paroliers à trouver des mots pour former des vers avec une structure rythmique cohérente, mais aussi pour jouer avec les mots et les sons, découvrir de nouvelles idées et perspectives ce qui peut être amusant et divertissant.

    Les rimes en 9R

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    Les citations sur « terreur »

    1. La puissance naît dès l'instant où l'on muselle la terreur que nous inspire notre propre fin. Dès que l'on cesse de vivre en pensant à sa mort.

      Auteur : Lionelle Nugon-Baudon, dite Andrea H. Japp - Source : Une ombre plus pâle (2009)


    2. Partout dans le monde les civils laissent la place aux militaires. C'est la fin des démocraties. Il faut que je m'entraîne à vivre dans la terreur, va chercher le balai, mon amour, et frappe-moi.

      Auteur : Georges Wolinski - Source : Sans référence


    3. Robespierre a été une terreur.

      Auteur : Claude Schnerb - Source : L'Humour vert (sous le pseudonyme de Claude Sergent), Éditions Buchet-Chastel, (1964)


    4. Elle frissonnait encore de cette terreur que laisse si longtemps en nous la mort d'un être aimé trouvée dans une dépêche.

      Auteur : Guy de Maupassant - Source : Fort comme la mort (1889)


    5. En vieillissant, on apprend à troquer ses terreurs contre ses ricanements.

      Auteur : Emil Cioran - Source : Syllogismes de l'amertume (1952)


    6. Le clavecin possède en lui un élément de terreur: les sons en sortent éparpillés et brisés. Un peu d'une âme d'un autre monde.

      Auteur : Clarice Lispector - Source : Où étais-tu pendant la nuit?


    7. Il en avait le pouvoir. Il le tenait dans le creux de sa main. Un pouvoir plus fort que le pouvoir de l'argent, ou que le pouvoir de la terreur, ou que le pouvoir de la mort : le pouvoir invisible d'inspirer l'amour aux hommes.

      Auteur : Patrick Süskind - Source : Le Parfum, histoire d'un meurtrier (1985)


    8. C'est cela, servir dans la Flotte : quatre-vingt-dix-neuf pour cent d'ennui et un pour cent de terreur.

      Auteur : David Mark Weber - Source : L'Ombre de Saganami (2010)


    9. L'esprit garde une vieille crainte assez vile en face du corps et des possibilités du corps. En pareille matière, c'est l'esprit qu'il nous faut libérer et civiliser. La terreur que l'esprit ressent devant le corps a rendu fous d'innombrables mortels.

      Auteur : David Herbert Lawrence - Source : Le Serpent à plumes (1926), Préface


    10. Restait la grâce, c'est-à- dire l'amour illimité ou la terreur, selon la force ou la faiblesse de l'espoir; et cette terreur était un nouveau péché. Restait aussi la charité, mais la charité ne suffit pas toujours à épuiser l'angoisse.

      Auteur : André Malraux - Source : La Condition humaine (1933)


    11. Il n'ignorait pas que les Yuweh inspiraient la terreur chez certaines sociétés ayant tendance à la paranoïa. Cette peur extrême prenait racine dans le fait que rien ne semblait les contrôler, sinon leur façon particulière de voir le monde.

      Auteur : Laurent Genefort - Source : Le Continent déchiqueté (1997)


    12. Je vis dans la terreur de perdre les gens que j’aime, plus exactement de continuer à vivre sans eux.

      Auteur : Virginie Grimaldi - Source : Les possibles (2021)


    13. Le problème de la vie publique, c'est d'apprendre à dominer la terreur, celui de la vie conjugale d'apprendre à dominer l'ennui.

      Auteur : Gabriel García Márquez - Source : L'Amour aux temps du choléra (1985)


    14. C'est un genre de force, mais passionnée, et qui vise à briser la résistance par la terreur.

      Auteur : Emile-Auguste Chartier, dit Alain - Source : Définitions (1954), Violence


    15. Il n'est rien qui me surprenne et me scandalise comme de voir des hommes désirer et rechercher furieusement le pouvoir, quand on ne devrait le prendre qu'avec terreur, et comme un fardeau incommensurable aux forces humaines.

      Auteur : Paul Valéry - Source : Cahiers


    16. Scipion, ce foudre de guerre, la terreur de Carthage, a remis ses os à la terre comme le dernier des serviteurs.

      Auteur : Lucrèce - Source : De rerum natura, III, 1034


    17. L'imagination bien sur, peut ouvrir n'importe quelle porte, tourner la clé et laisser entrer la terreur.

      Auteur : Truman Capote - Source : De sang-froid (1965)


    18. Heureux le sage, instruit des lois de la nature,
      Qui dompte et foule aux pieds d'importunes erreurs,
      Le sort inexorable et les fausses terreurs :
      Qui regarde en pitié les fables du Ténare,
      Et s'endort au vain bruit de l'Achéron avare !


      Auteur : Virgile - Source : Les Géorgiques


    19. Ce fut une chose bien terrible, lorsque la grande assemblée qui, sous Robespierre, avait fait la Terreur par la terreur même, releva sa tête, et vit tout le sang qu'elle avait versé.

      Auteur : Jules Michelet - Source : Le Peuple


    20. Une seule terreur, tenace, un jour peut-être elle jugerait ses parents.

      Auteur : Aurélie Filippetti - Source : Les Derniers Jours de la classe ouvrière (2003)


    21. Toute existence connait son jour de traumatisme primal, qui divise cette vie en un avant et un après et dont le souvenir même furtif suffit à figer dans une terreur irrationnelle, animale et inguérissable.

      Auteur : Amélie Nothomb - Source : Stupeur et tremblements (1999)


    22. La femme en colère se tait toujours, d'abord... On a le temps de passer par tous les états de la terreur... On ne sait par où, ni comment ça va éclater, si ce sera en mots, si ce sera en cris, si ce sera en coups.

      Auteur : Raphaële Billetdoux - Source : C'est fou, une fille... (2007)


    23. La crainte de mourir est pour moi la seule vraie terreur. De quoi peut-on s'effrayer, sinon ? De manquer un avion, un rendez-vous ? De manquer d'argent ? La vie est un cadeau, il faut la vivre pleinement et croire toujours en son destin.

      Auteur : Florence Arthaud - Source : Cette nuit, la mer est noire (2015)


    24. L'anxieux construit ses terreurs, puis s'y installe : c'est un pantouflard du vertige.

      Auteur : Emil Cioran - Source : Le Mauvais Démiurge (1970)


    25. La peur est un cri, la terreur est un murmure.

      Auteur : Anonyme - Source : Écrit anonyme


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    Les mots proches de « terreur »

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    Les mots débutant par ter  Les mots débutant par te

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    Les synonymes de « terreur»

    Les synonymes de terreur :

      1. affolement
      2. frayeur
      3. effroi
      4. inquiétude
      5. peur
      6. panique
      7. égarement
      8. désarroi
      9. folie
      10. déraison
      11. croquemitaine
      12. croque

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    Fréquence et usage du mot terreur dans le temps


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