La définition de Perte du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Perte
Nature : s. f.
Prononciation : pèr-t'
Etymologie : Wallon, piett ; Berry, parde, parte ; provenç. perda, perdea, perdoa ; cat. perdua ; esp. perdida ; port. perda ; ital. anc. perda ; ital. mod. perdita ; du part. passif perditus, perdita, de perdere, perdre.

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Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de perte de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec perte pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Perte ?


La définition de Perte

Privation de quelque chose d'avantageux, d'agréable.


Toutes les définitions de « perte »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

PERTE. n. f.
Privation de quelque chose de précieux, d'agréable, de commode, qu'on avait. Grande perte. Perte légère. La perte totale de ses biens. La perte de la vie. La perte de l'honneur. La perte de la parole. La perte de la vue. Perte de mémoire. La perte du sommeil. Perte d'appétit. La perte des bonnes grâces de quelqu'un. Perte irréparable. Faire une perte. Essuyer une perte. Réparer une perte. Il a fait de grandes pertes au jeu. En termes de Jeu, Être en perte de telle somme, L'avoir perdue. Quand je suis sorti, il était en perte de mille francs; et absolument, il était en perte. Depuis six semaines, je suis toujours en perte. Se retirer sur sa perte, Quitter le jeu quand on perd; et, figurément, Se retirer du commerce du monde ou des affaires, après un mauvais succès.

PERTE se dit, dans un sens particulier, en parlant des Personnes dont on est privé par la mort. La perte de son père, de sa mère, de ses proches, d'un ami. Ce jeune homme est mort hier; c'est une grande perte, une perte cruelle. Je prends part à la perte que vous avez faite, se dit À une personne qui vient de perdre un parent ou un ami, pour lui témoigner que l'on compatit à sa peine, qu'on partage son affliction.

PERTE désigne aussi les Hommes tués ou blessés dans une bataille; alors il se met presque toujours au pluriel. Les pertes de l'ennemi furent plus fortes que les nôtres. Être repoussé avec perte, avec pertes, se dit au propre d'une Troupe qu'on fait reculer en lui tuant du monde; et, figurément et familièrement, d'un Homme qui a un désavantage marqué dans une dispute, dans une contestation.

PERTE se dit encore de Ce qui s'échappe, se perd. Une perte de gaz. Dans ce canal il y a des pertes d'eau. La perte du Rhône, Le lieu où le Rhône disparaît sous les rochers, aux environs de Belle-garde. Perte de sang, Maladie qui survient quelquefois aux femmes et qui consiste en un écoulement de sang irrégulier et abondant. Elle est sujette à des pertes de sang, à de grandes pertes de sang et, absolument, à des pertes, à de grandes pertes.

PERTE signifie aussi Dommage, diminution de bien, de profit. Ce négociant a trouvé plus de perte que de profit dans cette spéculation. C'est à peine si dans cette affaire la perte est compensée par le gain, si les pertes sont couvertes par les profits. Quand il mourrait, il n'y aurait pas grand-perte. En termes de Comptabilité, Profits et pertes, Compte général où l'on inscrit les pertes et les gains de l'exercice et où l'on porte les entrées et les sorties extraordinaires. Passer une créance au compte de profits et pertes, la passer par profits et pertes, La considérer comme définitivement perdue. Figurément, Il faut passer cela par profits et pertes, Il ne faut plus en tenir compte.

PERTE signifie encore Ruine, en ce qui regarde le gouvernement, la fortune, la réputation, les mœurs, etc. Ce serait la perte des affaires, de l'État. Il ne doit qu'à son imprudence la perte de son crédit, de sa fortune, de sa réputation. Ce qu'il a entrepris causera sa perte, sera sa perte. Il y trouvera sa perte. Courir à sa perte. La perte d'un navire. Jurer, résoudre la perte de quelqu'un, Résoudre, jurer sa mort, sa ruine. En termes de Théologie, La perte de l'âme, La damnation éternelle.

PERTE se dit quelquefois d'un Mauvais succès, d'un événement désavantageux dans une affaire, dans une entreprise, etc. La perte d'un procès. La perte d'un pari. Il désigne aussi le Mauvais usage ou l'emploi inutile que l'on fait d'une chose. Voilà une grande perte de temps. C'est une perte irréparable que celle d'une jeunesse mal employée. La perte d'une occasion si belle ne saurait causer trop de regrets.

À PERTE, loc. adv. Avec perte. Vendre à perte, donner à perte, Perdre sur la marchandise que l'on vend. Travailler à perte se dit d'une Entreprise dont les profits ne couvrent pas les dépenses.

À PERTE DE VUE, locution adverbiale dont on se sert en parlant d'une Vue si étendue qu'il est impossible de distinguer les objets qui la terminent. Une allée à perte de vue. Fig. et fam., Raisonner, discourir à perte de vue, Faire des raisonnements vains et vagues, qui n'aboutissent à rien.

À PERTE D'HALEINE, Jusqu'à perdre la respiration. Courir à perte d'haleine.

EN PURE PERTE, loc. adv. Sans utilité, sans effet, sans motif. Ce que vous faites, ce que vous dites est en pure perte. Vous prenez bien de la peine en pure perte. Vous vous tourmentez en pure perte.

Littré

PERTE (pèr-t') s. f.
  • 1Privation de quelque chose d'avantageux, d'agréable. La perte de nos biens et de nos libertés, Corneille, Cinna, I, 3. Nous sommes très sensibles à la perte que vous allez faire de votre aimable Comtat, Sévigné, 584. Ô homme, ne te trompe pas? les pertes et les ruines entrent par trop d'endroits dans la fortune des hommes pour pouvoir être arrêtées de toutes parts, Bossuet, Sermons, Ambition, 2. À la vue de la perte prochaine d'un grand bien, il se forme naturellement sur le visage des caractères de rage et de désespoir, Malebranche, Rech. vér. v, 3. Il n'y a qu'une affliction qui dure, qui est celle de la perte des biens, La Bruyère, VI.

    Privation parce qu'on a égaré, perdu. Celui qui a perdu ou auquel il a été volé une chose, peut la revendiquer pendant trois ans, à compter du jour de la perte ou du vol?, Code Nap. art. 2279.

    Il se dit aussi de la privation de l'esprit, du sommeil, etc. La perte des forces. La perte totale du sommeil me livre aux plus tristes idées, Rousseau, Lett. à M de Malesherbes, Corresp. t. VI, p. 286, dans POUGENS.

  • 2Particulièrement, se dit des personnes dont on est privé par la mort. La perte d'un époux ne va point sans soupirs, La Fontaine, Fabl. VI, 21. Je ne pouvais faire dans l'amitié une plus grande perte [que celle de Mme de Lavardin]?; je la sens très vivement, Sévigné, 10 avr. 1691. Vous parlerai-je de ses pertes et de la mort de ses chers enfants?? Bossuet, Mar.-Thér. Qui peut, avec les plus rares talents et le plus excellent mérite, n'être pas convaincu de son inutilité, quand il considère qu'il laisse, en mourant, un monde qui ne se sent pas de sa perte, et où tant de gens se trouvent pour le remplacer?? La Bruyère, II. Nos pères ont été heureux de passer leur vie sous un si bon roi?; pour nous, nous ne l'avons vu que pour sentir sa perte, Fénelon, Tél. II. Mme Geoffrin est réellement une perte?; je ne crois pas qu'elle soit de mon âge?; mais la mort consulte rarement les extraits baptistaires, Voltaire, Lett. d'Alembert, 22 oct. 1776.

    Ma perte, la perte que j'ai faite. C'est tout ce que je puis, seigneur, après ma perte, Elle est irréparable, Corneille, Sertor. v, 7.

    Je prends part à la perte que vous avez faite, voy. PART 2.

  • 3 Terme de marine. Destruction. Il y a perte d'un navire, lorsque ce navire fait naufrage, se perd ou périt.
  • 4Portion perdue en choses, en argent, en espace, etc. Il y aura de la perte dans la coupe de cet habit, dans la taille de ce bois, de cette pierre, de ce marbre. Quand on range, on dit aussi qu'il y a de la perte, quand on perd de la place. Il est, dans ce commerce, tous les ans en perte de tant. Ce qu'on a le plus désiré diminue de prix dès qu'on l'obtient, et les choses ne passent pas de notre imagination à la réalité sans qu'il n'y ait de la perte, Fontenelle, Dial. des morts mod. 9.

    Être en perte d'une somme, l'avoir perdue.

    Absolument. Depuis longtemps il était toujours en perte.

  • 5Se dit, au jeu, de ce qui passe entre les mains de l'adversaire. Une perte de dix mille francs. Ces petites pertes fréquentes sont comme les petites pluies qui gâtent bien les chemins, Sévigné, 32. Un jeu effroyable, continuel? où l'on est transporté du désir du gain, désespéré sur la perte?, La Bruyère, VI.

    Se retirer sur sa perte, quitter le jeu quand on perd?; et fig. Se retirer du monde ou des affaires après un mauvais succès.

  • 6On le dit des hommes tués et blessés dans les batailles. Le Maure voit sa perte, et perd soudain courage, Corneille, le Cid, IV, 3. La vue des pertes de l'ennemi ne consolait pas?; elle n'était pas double de la nôtre, et leurs blessés seraient sauvés?; on se rappelait d'ailleurs que, dans une pareille position, Pierre Ier, en sacrifiant dix Russes contre un Suédois, avait cru non-seulement ne faire qu'une perte égale, mais même gagner à ce terrible marché, Ségur, Hist. de Nap. IX, 2.

    Être repoussé avec perte, en parlant d'une troupe, reculer en laissant des morts, des blessés?; et fig. avoir le désavantage dans une discussion.

  • 7Il se dit de ce qui s'échappe et se perd par des pertuis. [Dans un canal] les pertes d'eau dues aux filtrations, Girard, Instit. Mém. scienc. 1821 et 1822, t. v, p. 27.

    La perte du Rhône, le lieu où il s'enfonce dans un trajet souterrain, pour reparaître plus loin?; on dit aussi perdition. Il [le Rhône] a pénétré dans ces rochers beaucoup plus avant que dans les terres?; il les a même creusés au point de se cacher et de disparaître entièrement?; c'est là ce qu'on appelle la perte du Rhône, Saussure, Voy. aux Alpes, t. II, p. 60, dans POUGENS.

  • 8Perte de sang, ou, absolument, perte, écoulement de sang, chez les femmes, irrégulier et abondant (en termes techniques, métrorrhagie, hémorrhagie utérine). Vous savez tout ce que la fortune a soufflé sur la duchesse de Fontanges?; voici ce qu'elle lui garde?: une perte de sang si considérable qu'elle est encore à Maubuisson, dans son lit, avec la fièvre qui s'y est mêlée?; elle commence même à enfler, Sévigné, 422.

    Perte blanche, la leucorrhée.

    Pertes séminales, émission involontaire du sperme.

  • 9Ruine en ce qui regarde le gouvernement, la fortune, la réputation, les m?urs, etc. Ce serait la perte des affaires, de l'État. La perte de son crédit, de sa fortune. J'attends la liberté qu'ici tu m'as offerte, Afin de l'employer tout entière à ta perte, Corneille, Pomp. IV, 4. Misérable, tu cours à ta perte infaillible, Racine, Phèdre, IV, 3. Les jeunes gens quelquefois se passionnent pour l'étude?; c'est la perte assurée de quiconque aspire aux emplois de la littérature, c'est la mort à tout avancement, Courier, Lett. à MM. de l'Académie.

    Jurer, résoudre la perte de quelqu'un, jurer, résoudre sa mort, sa ruine. Les dieux ont résolu sa perte, Fénelon, Tél. I.

  • 10 Terme de théologie. La perte de l'âme, la damnation éternelle. Que devons-nous éviter avec plus de soin que la perte entière de nous-mêmes et une perte irréparable?? Bourdaloue, Serm. 19e dim. après la Pentecôte, Dominic. t. IV, p. 185. Il y a des hommes qui sont mal logés? plus mal nourris? et qui ont ainsi trouvé le secret d'aller à leur perte par le chemin le plus pénible?: ce sont les avares, La Bruyère, XI.
  • 11Mauvais succès, issue fâcheuse d'une affaire, etc. La perte d'une gageure, d'une partie de jeu, d'un procès, d'une bataille. Et nos deux frères morts? Sont trop payés de sang pour exiger des larmes?: Quand la perte est vengée, on n'a plus rien perdu, Corneille, Hor. IV, 5. Perte sur perte est importune, Corneille, Agésil. II, 8. Toutes les fois qu'une hérésie l'a diminuée [l'Église], elle a réparé ses pertes, et en s'étendant au dehors, et en augmentant au dedans la lumière et la piété, Bossuet, Hist. II, 12.
  • 12Mauvais ou inutile emploi d'une chose. Voilà une grande perte de temps. La perte des occasions.
  • 13À perte, loc. adv. Avec perte, en perdant. Vendre à perte.

    Travailler à perte, se dit d'une usine dont les produits ne suffisent pas à payer un intérêt pour les actions, et à créer un fonds d'amortissement.

  • 14À perte de vue, loc. adv. voy. VUE.
  • 15À perte d'haleine, jusqu'à ne pouvoir plus respirer. Courir à perte d'haleine.
  • 16En pure perte, loc. adv. Sans utilité, sans résultat. Il y a de certaines philosophies qui sont en pure perte, et dont personne ne nous sait gré, Sévigné, 28 juill. 1677. Ils n'aiment pas à donner en pure perte des louanges, Massillon, Pet. carême, Grandeur de J. C. Qui l'aurait dit en ces jours pleins de charmes, Qu'en pure perte on cultivait ses m?urs?? Gresset, Ver-vert, ch. I.

    On dit aussi à pure perte. Ce que je dirais dans une adhésion aux censures? je le dirais à pure perte, Fénelon, Lett. au card. de Noailles, 8 juin 1697. La prévoyance a toujours gâté chez moi la jouissance, j'ai vu l'avenir à pure perte?: je n'ai jamais pu l'éviter, Rousseau, Conf. III.


HISTORIQUE

XIe s. De cest message nous avendra grant perte, Ch. de Rol. XX.

XIIe s. Dont jà la perte ne sera restorée, Ronc. p. 91.

XIIIe s. Por ce est cil fouz qui done à perte Bone aventure quant il l'ot, Ren. 19772. Le [la] seconde maniere de meffès doit estre vengie par longue prison et perts d'avoir, Beaumanoir, XXX, 1.

XVe s. Qu'il ne convient humilier sa face en perte [en pure perte], puisque ainsi va, Chastelain, Expos. s. verité mal prise.

XVIe s. Aussi y a il des pertes [défaites] triumphantes à l'envy des victoires, Montaigne, I, 243.


SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

PERTE.
16Ajoutez?:

En pure perte, s'est dit d'une troupe auxiliaire qui vit à discrétion et aux dépens de l'habitant. Je viens d'établir dans les Cévennes le quartier d'hiver en pure perte, c'est-à-dire y causer une grande désolation, Boislisle, Correspond. contrôl. gén. 1686, p. 88.

17 Terme de jeu de billard. Action de se perdre, de mettre sa propre bille dans une blouse.
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Encyclopédie, 1re édition

PERTE, voyez l'article Perdre.

Perte, dans le commerce, dommage que l'on souffre, diminution de bien & de profit. Les banqueroutes sont quelquefois occasionnées par la mauvaise conduite des négocians, & souvent aussi par les pertes inopinées qui leur surviennent. Voyez Banqueroute.

Vendre sa marchandise, donner sa marchandise à perte, c'est la vendre à moins qu'elle ne coute. Dictionnaire de Commerce.

Perte, s. f. (Hydraul.) est bien différente d'une faute dans une conduite d'eau ; elle arrive quand on ne connoît point sur la superficie de la terre les endroits où l'eau se perd : alors on est obligé de découvrir entierement une conduite pour l'examiner d'un bout à l'autre, & remédier aux fautes & fraîcheurs que l'on apperçoit le long des tuyaux. (K)

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Wiktionnaire


Nom commun - ancien français

perte \Prononciation ?\ féminin

  1. Perte.

Nom commun - français

perte \p??t\ féminin

  1. Privation de quelque chose de précieux, d'agréable, de commode, qu'on avait.
    • La perte totale de ses biens lui imposa de changer complètement de vie.
    • Une maladie grave peut entraîner la perte de la parole et de la vue chez le malade?
    • Mentir à un ami peut causer la perte de ces bonnes grâces.
  2. (Jeux) Don des mises après échec.
    • Il a fait de grandes pertes au jeu.
    • Être en perte de telle somme, L'avoir perdue.
    • Quand je suis sorti, il était en perte de mille francs ; et absolument,
    • Se retirer sur sa perte, Quitter le jeu quand on perd ; et, figurément, Se retirer du commerce du monde ou des affaires, après un mauvais succès.
  3. (En particulier) Disparition de personnes dont on est privé par la mort.
    • Le monde géographique vient de faire une nouvelle perte dans la personne de notre compatriote, Edmond Musy, né à Viriat (Ain), en 1851, mort au mois de février, dans le département de l'Isère. (Bulletin de la Société de géographie de l'Ain, 1882, volume 1-2, page 87)
    • L'opération a donc pris quatre jours. Elle a entraîné la perte de nombreuses vies humaines et d'une quantité de bêtes et de bagages. (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 143)
    • Je prends part à la perte que vous avez faite, se dit à une personne qui vient de perdre un parent ou un ami, pour lui témoigner que l'on compatit à sa peine, qu'on partage son affliction.
  4. Les hommes tués ou blessés dans une bataille. Note : Alors il se met presque toujours au pluriel.
    • Les pertes de l'ennemi furent plus fortes que les nôtres.
    • Être repoussé avec perte, avec pertes, se dit au sens propre d'une troupe qu'on fait reculer en tuant tout ou partie de son effectif ; et, figurément et familièrement, d'une personne qui a un désavantage marqué dans une dispute, dans une contestation.
  5. Ce qui s'échappe ; ce qui se perd.
    • De surcroît, les pertes en ligne sont fortement réduites par l'utilisation du courant triphasé, qui tire parti des complémentarités entre les cycles des différentes phases. (Michel Gariépy, Michel Marié, Ces réseaux qui nous gouvernent ?, L'Harmattan, 1997, page 89)
    • Une perte de gaz.
    • Dans ce canal il y a des pertes d'eau.
  6. (Spécialement) (Géomorphologie, Hydrologie) Lieu où un cours d'eau disparaît en sous-sol.
    • A l'ouest du village de Mosnay, près du hameau des Jadrets, s'ouvre un gouffre explorable. Il s'agit de la perte d'un ruisseau coulant depuis le sud et qui, au nord de la D 30a, s'encaisse profondément dans un ravin [?]. (Jacqueline Lorenz, Le Dogger du Berry: contribution à la connaissance des plates-formes carbonatées européennes du Jurassique, Éditions du BRGM, 1992, page 171)
  7. (Gynécologie) Hémorragie ; menstrues ou règles abondantes.
    • Une femme fut victime d'une perte interne au septième jour de ses couches, dit M. le professeur Baudelocque, parce qu'un chirurgien, pour s'opposer à l'issue du sang, avait imprudemment tamponné le vagin. (Dominique Pagès-Bézian, Dissertation sur les Pertes utérines qui arrivent durant la grossesse, pendant et après l'accouchement, etc, 1809, page 36).
    • Perte de sang, maladie qui survient quelquefois aux femmes et qui consiste en un écoulement de sang irrégulier et abondant.
    • Elle est sujette à des pertes de sang, à de grandes pertes de sang et, absolument, à des pertes, à de grandes pertes.
  8. Dommage, diminution de bien, de profit.
    • Ce négociant a trouvé plus de perte que de profit dans cette spéculation.
    • C'est à peine si dans cette affaire la perte est compensée par le gain, si les pertes sont couvertes par les profits.
    • Quand il mourrait, il n'y aurait pas grand-perte.
  9. (Comptabilité) Dépense d'argent, volontaire ou non.
    • Profits et pertes, Compte général où l'on inscrit les pertes et les gains de l'exercice et où l'on porte les entrées et les sorties extraordinaires.
    • Passer une créance au compte de profits et pertes, la passer par profits et pertes, La considérer comme définitivement perdue.
    • Il faut passer cela par profits et pertes, Il ne faut plus en tenir compte.
    • Vous aurez du mal à faire passer ça par pertes et profits. (Madeleine Chapsal, Meurtre en thalasso, Stock, page 65).
  10. (Comptabilité) Déficit.
    • La crise économique fit réaliser des pertes à de nombreuses entreprises.
  11. Ruine, en ce qui regarde le gouvernement, la fortune, la réputation, les m?urs, etc.
    • Ce serait la perte des affaires, de l'état.
    • Il ne doit qu'à son imprudence la perte de son crédit, de sa fortune, de sa réputation.
    • Ce qu'il a entrepris causera sa perte, sera sa perte.
    • Courir à sa perte.
    • Jurer, résoudre la perte de quelqu'un, Résoudre, jurer sa mort, sa ruine.
    • (Théologie) La perte de l'âme, La damnation éternelle.
  12. Mauvais succès, d'un événement désavantageux dans une affaire, dans une entreprise, etc.
    • La perte d'un procès.
    • La perte d'un pari.
  13. Mauvais usage ou l'emploi inutile que l'on fait d'une chose.
    • Voilà une grande perte de temps.
    • C'est une perte irréparable que celle d'une jeunesse mal employée.
    • La perte d'une occasion si belle ne saurait causer trop de regrets.
  14. État de totale perdition ou de destruction.
    • Une fois engagé dans ces mers orageuses et ignorées, sa perte était certaine. Une tempête jeta dix-sept navires sur la côte d'Irlande [?] (Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, Hachette, Paris, 1873, 3e édition, 1877, page 13)
    • Défoncé par le choc, le Vaterland se vit à deux doigts de sa perte ; il dégringola impétueusement, emportant avec lui, accroché dans son hélice brisée, l'aéroplane ennemi dont les pilotes tentaient l'abordage. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 253 de l'édition de 1921)
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Trésor de la Langue Française informatisé


PERTE, subst. fém.

I. ? [La perte est celle d'un être vivant]
A. ? Fait de n'avoir plus quelqu'un auprès de soi (par suite de mort, d'absence, d'abandon). La perte d'un époux; faire part de la perte cruelle de...; éprouver la perte de. En quelques jours, s'accumulèrent toutes les ruines: perte d'un être cher, perte de toute fortune, de toute situation, de l'estime publique, abandon des amis. Écroulement total (Rolland,J.-Chr., Antoinette, 1908, p.856):
1. On sait cependant que les animaux voisins de nous, les mammifères et les oiseaux, ont des regrets, et qu'ils manifestent par des signes évidens la tristesse que leur cause l'absence ou la perte d'une compagne, d'un ami ou d'un bienfaiteur, tout comme ils savent leur témoigner leur attachement par les caresses les plus vives, sans aucun besoin du moment. Cuvier,Anat. comp., t.2, 1805, p.120.
? Par dérision. Quelle perte pour l'humanité, pour le monde! On va terrer (guillotiner) Théodore! dit La Pouraille, un gentil garçon! Quelle main! Quel toupet! Quelle perte pour la société! (Balzac,Splend. et mis., 1847, p.541).
? Au plur., ART MILIT.
? Effectifs d'une armée qui sont mis hors de combat. Subir de lourdes pertes:
2. Le maître d'hôtel n'eût pas pu imaginer que les communiqués n'étaient pas excellents et qu'on ne se rapprochait pas de Berlin, puisqu'il lisait: «Nous avons repoussé, avec de fortes pertes pour l'ennemi, etc.», actions qu'il célébrait comme de nouvelles victoires. Proust,Temps retr., 1922, p.750.
? Pertes humaines. Total des combattants et des civils qui périssent au cours d'une guerre. La première [guerre mondiale] avait été remplie, au prix d'une dépense inouïe de souffrances et de pertes humaines. Staline, quand je le vis, achevait d'accomplir la seconde au milieu des tombes et des ruines (De Gaulle,Mém. guerre, 1959, p.61).
B. ? Résultat désastreux, ruine. Courir à sa perte; faire la perte de; travailler à sa perte; causer la perte du genre humain. Je fus belle aussi, c'est ce qui causa ma perte (Nerval,Faust, 1840, p.181):
3. Ainsi se termina obscurément à la hâte cette criminelle entreprise d'Espagne, première cause de la perte de Napoléon. Chateaubr.,Mém., t.2, 1848, p.480.
? Expr., fam. Avec perte(s) et fracas; sans pertes ni fracas (v. ce mot B).
? RELIG. Fait de damner quelqu'un ou de contribuer à sa damnation:
4. C'est à vous, à vous seuls qu'il appartient de s'en saisir, pour assurer la conservation du sacré dépôt qui vous est confié. Les destinées de la foi, le salut ou la perte des générations futures sont entre vos mains: décidez. Lamennaisds L'Avenir, 1831, p.285.
II. ? [La perte est celle d'une chose]
A. ?
1. Fait d'être privé momentanément ou définitivement, en partie ou totalement, d'une chose ou d'une qualité dont on avait la jouissance ou la possession.
a) [La perte affecte une personne ou plus gén. un être vivant]
? Perte de cheveux, d'une jambe, d'un oeil; perte de peau, de plumes, de poils; perte de feuilles. Je ne puis décider si c'est à cette cause ou à un dérangement de santé qu'il faut attribuer la perte de l'embonpoint qu'elle avait quand je l'ai quittée en Italie (Delécluze,Journal, 1825, p.223):
5. Il s'ensuit que le problème de la perte de sa virginité n'avait pas pris à ses yeux le caractère anxieux et presque tragique qu'il a pour beaucoup d'autres. Romains,Hommes bonne vol., 1932, p.267.
? Perte de son âme, de conscience, de connaissance, de forces, de grâce; perte de la vie. Pendant plus d'une lieue, pendant près de deux heures encore, cette marche épuisante s'éternisa, au milieu des cahots, des glissements brusques, des pertes d'équilibre, dans lesquelles, à chaque instant, la bête et les deux hommes manquaient de s'effondrer (Zola,Débâcle, 1892, p.481).
? Perte d'autorité; perte d'un droit, de la liberté. Sans parler de la perte de respectabilité pour un homme de mon âge (Claudel,Protée, 1927, i, 5, p.373).La loi française stipule formellement que le mandat européen expire par la perte du mandat national, sans possibilité de prorogation provisoire (Ginestet,Ass. parlem. eur., 1959, p.83).
b) [La perte concerne un bien matériel] Perte d'un manuscrit, d'une maison; éprouver, subir une perte. Néanmoins celui qui a perdu ou auquel il a été volé une chose, peut la revendiquer pendant trois ans, à compter du jour de la perte ou du vol, contre celui dans les mains duquel il la trouve (Code civil, 1804, art. 2279, p.416).
? En partic.
? Fait de perdre un territoire. Perte d'une colonie, d'une province. La perte de l'Alsace-Lorraine a contribué à l'abaissement de nos assemblées parlementaires (Barrès,Cahiers, t.7, 1909, p.265).
? Fait de perdre une somme d'argent; somme perdue. Compenser une perte par un gain; à perte (travailler, vendre); en perte (être, se mettre). On répond que l'administration ne pourrait donner davantage sans se mettre en perte (Proudhon,Propriété, 1840, p.237).Car, ce qui ne se fait guère, il l'avait mise au cent de gerbes, sous le prétexte qu'elle n'était plus forte, trop vieille déjà, usée, et qu'il serait en perte s'il lui donnait trente sous, comme aux femmes jeunes (Zola,Terre, 1887, p.243).
? COMM. Synon. de déficit.Compte de profits et pertes. ,,Compte regroupant les résultats du compte d'exploitation générale et ceux d'autres opérations étrangères à l'activité courante de l'entreprise au cours de l'exercice`` (Bern.-Colli Extr. 1976). Passer une créance au compte de pertes et profits. La considérer comme définitivement perdue. Au fig. Passer une chose au compte des, par profits et pertes. En faire son deuil:
6. Ils bouleversent les comptabilités valeurs et les comptabilités matières des petites et des grandes unités qui s'étaient accoutumées à passer l'homme par profits et pertes. Perroux,Écon. XXes., 1964, p.345.
Perte sèche. Perte que ne compense aucun autre bénéfice, aucune contrepartie. Mais la première idée de Dubuche fut déplorable: il inventa un four à briques et l'installa (...) d'après un plan si défectueux, que la tentative se solda par une perte sèche de deux cent mille francs (Zola,L'OEuvre, 1886, p.342).
? JEUX. Fait de perdre; somme perdue. Se retirer sur sa perte. Abandonner le jeu après avoir perdu. À l'avant-dernière mise, il avait été sûr de gagner: même s'il devait perdre, il ne pouvait perdre aussi vite. Il avait tort de ne pas attacher d'importance à sa première perte; elle était certainement de mauvaise augure (Malraux,Cond. hum., 1933, p.358).
c) [La perte affecte la matière même dont la chose est faite] Perte au feu. ,,Perte de métal due à l'oxydation (calamine) de celui-ci hors du chauffage ou au cours du forgeage`` (Boissier 1975).
2. Fait d'égarer quelque chose. Perte de documents, de l'original, de mes papiers, d'un trousseau de clefs:
7. ... malgré les nombreuses imperfections de cet ouvrage (dont, il faut en convenir, la traduction auroit pu être entreprise par une main plus exercée que la vôtre), malgré la perte et l'illisibilité de plusieurs chapitres, ce qui en reste sera favorablement reçu du public... Crèvecoeur,Voyage, t.1, 1801, p.XI.
? DR. Fait d'égarer une chose mobilière. Perte de la chose due. ,,Destruction ou disparition de l'objet de l'obligation, qui entraîne suivant les cas, la responsabilité contractuelle du débiteur ou sa libération`` (Cap. 1936).
3. Fait de mal utiliser, de gaspiller quelque chose. La perte d'une occasion; perte de temps. Les coups malheureux la désolaient (...). Après deux ou trois tours de perte, elle (...) fit tourner le disque de bois (...) et elle joua (A. France,Servien, 1882, p.46).Les méthodes améliorées de conservation sont susceptibles de réduire les pertes, dans la préparation du foin (Qq. aspects équip. agric., 1951, p.13).
? Agir en pure perte. Agir sans aucun profit, inutilement. Il resta très-soumis et aussi tendre qu'il lui fut possible auprès de sa belle-mère, espérant qu'elle lui ferait plus tard la part meilleure; mais ce fut en pure perte (Sand,Hist. vie, t.4, 1855, p.40).
4. Fait de s'échapper ou de se dissiper.
a) [En parlant de fluides] Fuite. Perte d'eau, de gaz. Sans doute l'atmosphère change, à mesure qu'elle se purifie par la perte d'une partie du carbone absorbé par les plantes (Lapparent,Abr. géol., 1886, p.179):
8. ... les individus qui ne consomment du fluide nerveux que pour la production du mouvement musculaire, réparent leurs pertes à cet égard avec abondance, et même avec profit pour l'accroissement de leurs forces... Lamarck,Philos. zool., t.2, 1809, p.246.
? HYDROL. Perte d'un cours d'eau. ,,Lieu et phénomène de disparition totale ou partielle d'un cours d'eau de surface permanent ou temporaire dans le sous-sol, en domaine karstique principalement, par infiltration ou par engouffrement`` (Hydrol. 1978). Je suis allé voir la perte du Rhône; rien de plus simple (...). Une tranche de rocher (...) aura glissé dans le fleuve (...) il coule au fond de son lit recouvert de gros blocs de rochers, et va reparaître à cent pas plus loin (Stendhal,Mém. touriste, t.2, 1838, p.330).
? MÉD., au plur. Pertes de sang ou simplement pertes. Écoulement menstruel exagéré. Pertes blanches ou simplement pertes. Synon. de leucorrhée.Elle ne buvait que du blanc elle, à cause que le rouge donne des pertes (Céline,Voyage, 1932, p.371).Pertes séminales. ,,Émission involontaire de sperme, le plus souvent nocturne`` (Pt Lar. Méd. 1976). D'autres fois il s'agit de prurits localisés et, à côté des causes générales, il existe également des causes locales: par exemple prurit vulvaire secondaire à des pertes génitales, à une vaginite (Quillet Méd.1965, p.313).
b) [En parlant d'énergie, de chaleur, etc.] Déperdition. Perte de chaleur, de lumière, de puissance. L'air comprimé a presque partout remplacé comme fluide sous pression, la vapeur plus sujette aux fuites et aux pertes de pression (Gorgeu,Machines-outils, 1928, p.319).Au cours de cette évolution, la masse de l'étoile change ?perte d'énergie par rayonnement, perte aussi de matière par éjections régulières ou irrégulières (Hist. gén. sc., t.3, vol. 2, 1964, p.575).
? Pertes de charge. ,,Perte de pression d'un fluide circulant dans une canalisation`` (Vauge 1980). L'écoulement en système Venturi crée des pertes de charge par ses tourbillons (Chartrou,Pétroles natur. et artif., 1931, p.68).
? Pertes diélectriques. ,,Énergie perdue en chaleur, dans un diélectrique qui est soumis à un champ électrique variable`` (Siz. 1968).
? Pertes en ligne. ,,Pertes d'énergie électrique entre le point de production et le point d'utilisation`` (Énergie 1979).
? Pertes thermiques. ,,Déperdition d'énergie calorifique`` (Vauge 1980).
? AVIAT. Perte de vitesse. Diminution de la vitesse de propulsion d'un appareil qui, lorsqu'elle est inférieure à la vitesse de sustentation, provoque un décrochage.
? (loc. adj. fig.)Au fig. En perte de vitesse. En recul, en recul de progrès, en baisse de dynamisme. [Le banquier:] c'est pas le moment de vendre, les cours sont en perte de vitesse depuis quinze jours (Simonin,Touchez pas au grisbi, 1953, p.203).
[À propos de choses] Le cinéma français est-il en perte de vitesse? (Combat, 26 août 1954ds Gilb. 1971).
[À propos de pers. ou de collectivités] Le Chancelier dont le parti était en légère perte de vitesse, subit l'usure du pouvoir (Le Monde, 25 mai 1969ds Gilb. 1971).
5. Le fait de subir un échec. Perte d'une bataille, d'un pari. Un soir que j'étais chez elle, je lui dis que j'avais appris le matin la perte d'un procès important pour moi, et qui apportait dans mes affaires un changement considérable (Musset,Confess. enf. s., 1836, p.212).
B. ? Fait de causer la ruine de quelque chose; anéantissement, ruine, naufrage. La perte d'un État; la perte d'un navire:
9. Cette absence de direction, l'Entente l'a payée par une prolongation du conflit de deux ans, la Russie l'a payée d'une révolution, le tsar, de son trône et de sa vie, la Roumanie, d'une invasion qui la mit à deux doigts de sa perte. Joffre,Mém., t.2, 1931, p.309.
? En perte. En état de perdition. Deux cotres en perte tâtent un passage... La tragédie est imminente; il faut pas en perdre une bouchée (Céline,Mort à crédit, 1936, p.141).
? Loc. adv. À perte de vue
? Aussi loin que la vue s'exerce. Par derrière, à perte de vue, s'étendait une plaine verte, boisée, peuplée de villages et de villes, et noyée dans une fine vapeur bleue qui rendait charmant l'horizon (Maupass.,Contes et nouv., t.2, Berthe, 1884, p.995).
? Au fig. Sans fin. Discourir, philosopher, raisonner à perte de vue. En lisant les métaphysiciens modernes, vous aurez rencontré des raisonnemens à perte de vue sur l'importance des signes et sur les avantages d'une langue philosophique (comme ils disent) qui seroit créée à-priori, ou perfectionnée par des philosophes (J. De Maistre,Soirées St-Pétersb., t.1, 1821, p.120).
Prononc. et Orth.: [p? ?t]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist.I. Subst. A. 1. Ca 1050 «fait d'être privé de la présence, de l'affection d'un être cher» (Alexis, éd. Chr. Storey, 148); 2. 1176-81 «fait d'être privé d'un bien matériel que l'on possédait» (Chrétien de Troyes, Chevalier Lion, éd. M. Roques, 3097); en partic. a) 1465 «fait de perdre une certaine somme d'argent» (Pathelin, éd. K. T. Holbrook, 274: il y a ou plus parte ou plus gaigne); b) 1480 a perte de finance (Lettres de Louis XI, VIII, 120 ds Bartzsch, p.119); 3. 1549 «fait de ne pas avoir l'avantage» la perte d'ung beau proces (Est.); 4. 1572 «fait d'être privé momentanément de l'usage d'une partie de soi-même» jusqu'à perte d'haleine (R. Belleau, Premiere journée de la Bergerie ds OEuvres poét., éd. Ch. Marty-Laveaux, t.I, p.302); 5. 1680 une perte de sang «métrorragie» (MmeDe Sévigné, Corresp., éd. R. Duchêne, III, p.910); au plur. 1718 (Ac.). B. 1. a) Ca 1100 «ruine matérielle ou morale» (Roland, éd. J. Bédier, 2117); b) ca 1100 «action de faire périr quelqu'un; fait de périr» (ibid., 1691); d'où 1807 au plur. «ensemble des soldats mis hors de combat au cours d'un engagement, d'un conflit» (Napoléon Ier, Lettres Joséph., p.130: l'on dira beaucoup de bêtises sur la bataille d'Eylau; le bulletin dit tout: les pertes y sont plus exagérées qu'amoindries); 2. a) ca 1165 «disparition, destruction d'un bien matériel» (Troie, 17598 ds T.-L.); b) 2emoitié xiiies. «fait de mal employer quelque chose» (De la fole et de la sage ds Nouv. Rec. fabliaux, éd. A. Jubinal, II, 72: tu uses tout ton tens et tout ton bien en perte). C. 1. 1768 géol. «lieu où disparaît un cours d'eau, qui réapparaît ensuite en resurgence après avoir effectué un trajet souterrain» (Valm.); 2. 1804 «déchet que subissent les denrées périssables; quantité ainsi perdue» (Code civil, art. 1771, p.322: la perte des fruits arrive après qu'ils sont séparés de la terre); 3. a) 1821 «partie d'un fluide ou fraction de l'énergie qui est perdue au cours de leur transport aux points d'utilisation» (Mém. Ac. des sc., t.V, 27); 1888 perte de charge (Ser, Phys. industr., p.677); 1890 perte de chaleur (Id., ibid., p.237); b) 1922 «dans une opération industrielle, partie d'un produit qui ne se trouve pas après qu'il a été traité» (Guillet, Métall. gén., p.148: la perte [...] provient de l'oxydation, de la scorification et surtout de la volatilisation des corps fondus); 4. 1892 perte de vitesse (Croneau, Constr. nav. guerre, t.1, p.47). II. Loc. adv. 1606 à perte de vue «à une grande distance» (Nicot); d'où 1611 fig. «de façon interminable et inutile» (Cotgr.). D'un lat. pop. *perdita, part. passé fém. subst. de perdere (v. perdre) qui subsiste aussi dans l'ital. perdita, le cat. perda, l'esp. pérdida, le port. perda (v. FEW t.8, p.225b). Fréq. abs. littér.: 3529. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 7509, b) 4302; xxes.: a) 3526, b) 4173. Bbg. Quem. DDL t.8.

PERTE, subst. fém.
Étymol. et Hist.I. Subst. A. 1. Ca 1050 «fait d'être privé de la présence, de l'affection d'un être cher» (Alexis, éd. Chr. Storey, 148); 2. 1176-81 «fait d'être privé d'un bien matériel que l'on possédait» (Chrétien de Troyes, Chevalier Lion, éd. M. Roques, 3097); en partic. a) 1465 «fait de perdre une certaine somme d'argent» (Pathelin, éd. K. T. Holbrook, 274: il y a ou plus parte ou plus gaigne); b) 1480 a perte de finance (Lettres de Louis XI, VIII, 120 ds Bartzsch, p.119); 3. 1549 «fait de ne pas avoir l'avantage» la perte d'ung beau proces (Est.); 4. 1572 «fait d'être privé momentanément de l'usage d'une partie de soi-même» jusqu'à perte d'haleine (R. Belleau, Premiere journée de la Bergerie ds OEuvres poét., éd. Ch. Marty-Laveaux, t.I, p.302); 5. 1680 une perte de sang «métrorragie» (MmeDe Sévigné, Corresp., éd. R. Duchêne, III, p.910); au plur. 1718 (Ac.). B. 1. a) Ca 1100 «ruine matérielle ou morale» (Roland, éd. J. Bédier, 2117); b) ca 1100 «action de faire périr quelqu'un; fait de périr» (ibid., 1691); d'où 1807 au plur. «ensemble des soldats mis hors de combat au cours d'un engagement, d'un conflit» (Napoléon Ier, Lettres Joséph., p.130: l'on dira beaucoup de bêtises sur la bataille d'Eylau; le bulletin dit tout: les pertes y sont plus exagérées qu'amoindries); 2. a) ca 1165 «disparition, destruction d'un bien matériel» (Troie, 17598 ds T.-L.); b) 2emoitié xiiies. «fait de mal employer quelque chose» (De la fole et de la sage ds Nouv. Rec. fabliaux, éd. A. Jubinal, II, 72: tu uses tout ton tens et tout ton bien en perte). C. 1. 1768 géol. «lieu où disparaît un cours d'eau, qui réapparaît ensuite en resurgence après avoir effectué un trajet souterrain» (Valm.); 2. 1804 «déchet que subissent les denrées périssables; quantité ainsi perdue» (Code civil, art. 1771, p.322: la perte des fruits arrive après qu'ils sont séparés de la terre); 3. a) 1821 «partie d'un fluide ou fraction de l'énergie qui est perdue au cours de leur transport aux points d'utilisation» (Mém. Ac. des sc., t.V, 27); 1888 perte de charge (Ser, Phys. industr., p.677); 1890 perte de chaleur (Id., ibid., p.237); b) 1922 «dans une opération industrielle, partie d'un produit qui ne se trouve pas après qu'il a été traité» (Guillet, Métall. gén., p.148: la perte [...] provient de l'oxydation, de la scorification et surtout de la volatilisation des corps fondus); 4. 1892 perte de vitesse (Croneau, Constr. nav. guerre, t.1, p.47). II. Loc. adv. 1606 à perte de vue «à une grande distance» (Nicot); d'où 1611 fig. «de façon interminable et inutile» (Cotgr.). D'un lat. pop. *perdita, part. passé fém. subst. de perdere (v. perdre) qui subsiste aussi dans l'ital. perdita, le cat. perda, l'esp. pérdida, le port. perda (v. FEW t.8, p.225b).

Perte au Scrabble


Le mot perte vaut 7 points au Scrabble.

perte

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perte

Les mots proches de Perte

PéraPerambulationPerçant, antePercePercé, éePercéePercementPercentagePerce-oreillePerce-potPercepteurPerceptibilitéPerceptiblePerceptiblementPerceptif, ivePerceptionPercerPerceurPercevablePercevoirPerchePerché, chéePerchéePercherPerchettePerchisPerclurePerclus, usePerclusionPercnoptèrePerçoirPercusseurPercussionPercuterPerdablePerdant, antePerdeurPerditionPerdrePerdreauPerdrieurPerdrigonPerdrixPerdu, uePerdurablePerdurablementPèrePérégrinPérégrinantPérégrinateurPérassayPerayperçaperçageperçaientperçaisperçaitpercalepercalesperçantperçantperçanteperçantesperçantsperçâtpercepercepercépercéperce-oreilleperce-oreillesperce-pierrepercéepercéepercéespercéespercementPerceneigepercentpercepteurpercepteurpercepteurspercepteursperceptibleperceptiblesperceptifperceptionperceptionsperceptiveperceptivesperceptriceperceptuelspercerperceraperceraiperceraitpercèrentpercerezpercésperceur


Mots du jour


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Les citations avec le mot Perte


  1. Quand les ailes poussent à la fourmi, c'est pour sa perte.

    Auteur : Proverbes espagnols - Source : Proverbe


  2. La santé c'est une chose. Mais la perte de l'amour, c'est de la gangrène à l'état ras. Un mal pernicieux qui ne se lit pas sur la feuille de température, un truc qui hurle pendant des semaines. Qui se mesure à l'humeur. Parce que dès que vous êtes seul, vous morflez. Dès que vous fermez les paupières, vous repensez à votre histoire d'amour prise dans les glaces.

    Auteur : Jean Vautrin - Source : Gipsy Blues (2014)


  3. La vie n'est qu'une longue perte de tout ce qu'on aime.

    Auteur : Victor Hugo - Source : L'Homme qui rit (1869)


  4. La perte est la soeur du gain.

    Auteur : Proverbes turcs - Source : Proverbe


  5. Ce coeur impitoyable à ma perte s'obstine, et dit qu'il m'aime encore alors qu'il m'assassine.

    Auteur : Pierre Corneille - Source : Horace (1640), II, 5, Camille


  6. Si fut Mithridates bien fort desplaisant du bris et de la perte de ses machines.

    Auteur : Jacques Amyot - Source : Lucullus, 21


  7. Mon pauvre papa n'a pas pu survivre à la perte de ses millions. Nous habitions un magnifique appartement au premier et, de chute en chute, nous sommes tombés au sixième étage!...

    Auteur : Tristan Bernard - Source : Sans référence


  8. Ce que les joueurs regrettent par-dessus tout, d'ordinaire, c'est moins la perte de leur argent que celle de leurs folles espérances.

    Auteur : Jules Verne - Source : Vingt mille lieues sous les mers (1869)


  9. Délicieuse angoisse d'être, proximité exquise d'un danger dont nous ne connaissons pas le nom, vivre, alors, est-ce courir à sa perte? A nouveau, sans répit, courons à notre perte.

    Auteur : Albert Camus - Source : L'Eté (1954)


  10. La perte de la personne qui lui avait donné la vie avait englouti un peu de son existence à lui aussi, il se sentait incomplet, comme si l'enveloppe de son corps dissimulait des creux, des organes manquants.

    Auteur : Alice Zeniter - Source : Sombre Dimanche (2013)


  11. Mais quelle perte pour la société que ce grand nombre d'hommes morts dès leur naissance! Quelle dépopulation ne doit-il pas s'en suivre!

    Auteur : Charles de Secondat, baron de Montesquieu - Source : Lettres persanes (1721), CXIV


  12. Sans angoisse et sans perte affective, aurait-on besoin de sécurité? Le monde serait fade et nous n'aurions peut-être pas le goût d'y vivre.

    Auteur : Boris Cyrulnik - Source : De Chair et d'Ame (2006)


  13. Et ainsi, notre proposition est dans une force infinie, quand il y a le fini à hasarder à un jeu où il y a pareils hasards de gain que de perte, et l'infini à gagner. Cela est démonstratif; et si les hommes sont capables de quelque vérité, celle-là l'est.

    Auteur : Blaise Pascal - Source : Pensées (1670)


  14. La mort. C'est la perte totale, l'anéantissement définitif, irrésistible d'une conscience, le retrait absolu du mouvement.

    Auteur : Wilfrid Lemoine - Source : Le déroulement (1976)


  15. Qui s'écarte de la tradition est victime de l'exception ; qui reste dans la tradition en est l'esclave. C'est toujours à sa perte qu'on s'achemine dans les deux cas.

    Auteur : Friedrich Wilhelm Nietzsche - Source : Humain, trop humain (1878-1879)


  16. Ce qui est salutaire à la nation ne va pas sans blâmes dans l'opinion ni sans pertes dans l'élection.

    Auteur : Charles de Gaulle - Source : Mémoires d'espoir (1970-1971)


  17. Trop de bonté dans les parents - Cause la perte des enfants.

    Auteur : Charles Perrault - Source : Sans référence


  18. Les gens de lettres, les penseurs, les artistes, en un mot tous les hommes dont les nerfs et le cerveau reçoivent beaucoup d'impressions ou combinent beaucoup d'idées, sont très sujets à des pertes nocturnes très énervantes pour eux.

    Auteur : Pierre-Jean-Georges Cabanis - Source : La Science de l'homme


  19. Néologisme: La perte de la langue française.

    Auteur : Gustave Flaubert - Source : Dictionnaire des idées reçues (1913)


  20. Les dons les plus précieux de l'esprit ne résistent pas à la perte d'une parcelle d'honneur.

    Auteur : André Breton - Source : Manifeste du surréalisme (1924)


  21. Celui qui poursuit la vaine gloire court après sa perte et sa honte.

    Auteur : Anonyme - Source : Isopet de Lyon, De Renard et du Corbeau


  22. O vie, chose sans valeur et ton ombre, le Temps. Tous deux c'est l'idée affreuse de perte qui vous imprègne et qui vous donne cette grande apparence de puissance.

    Auteur : Paul Valéry - Source : Cahiers


  23. La perte d'un ennemi ne compense pas celle d'un ami.

    Auteur : Abraham Lincoln - Source : Sans référence


  24. Actrices: La perte des fils de famille. Sont d'une lubricité effrayante, se livrent à des orgies, avalent des millions, finissent à l'hôpital. Pardon! il y en a qui sont bonnes mères de famille!

    Auteur : Gustave Flaubert - Source : Dictionnaire des idées reçues (1913)


  25. Les troubles des organes déterminent la fécondité de l'esprit: celui qui ne sent pas son corps ne sera jamais en mesure de concevoir une pensée vivante; il attendra en pure perte la surprise avantageuse de quelque inconvénient...

    Auteur : Emil Cioran - Source : Précis de décomposition (1949), Le penseur d'occasion


Les citations du Littré sur Perte


  1. Il me paraît que tous les honnêtes gens ont été d'autant plus sensibles à la perte d'Helvétius, que les marauds d'ex-jésuites et les marauds d'ex-convulsionnaires ont toujours aboyé contre lui jusqu'au dernier moment

    Auteur : Voltaire - Source : Lett. Condorcet, 1er févr. 1772


  2. Perte sur perte est importune

    Auteur : Corneille - Source : Agésil. II, 8


  3. La craincte fut plus grande que la perte des deux costez ; car il ne se perdit nul homme de nom

    Auteur : COMM - Source : I, 9


  4. Nous sommes très sensibles à la perte que vous allez faire de votre aimable Comtat

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 584


  5. Des Romains que la guerre enrichit de nos pertes

    Auteur : Jean Racine - Source : Mithr. III, 1


  6. J'espérais n'avoir aujourd'hui qu'à vous rendre mille très humbles grâces.... et je me trouve obligée de vous faire un triste compliment sur la mort du petit marquis de Simiane ; la jeunesse et la fertilité du père et de la mère doivent donner de grandes espérances de voir bientôt cette perte réparée

    Auteur : Mme DE COULANGES - Source : à Mme de Grignan, 10 mai 1703, dans SÉV. t. X, p. 461, éd. Regnier


  7. Débile et mal remis encor de la faiblesse Où ma perte de sang et ma chute me laisse

    Auteur : ROTR. - Source : Vencesl. IV, 2


  8. Le célèbre maréchal de Saxe tomba dans le même mécompte [sur les frottements et les pertes de force], quand il construisit une galère qui devait remonter la rivière de Seine en vingt-quatre heures, par le moyen de deux chevaux qui devaient faire mouvoir des rames

    Auteur : Voltaire - Source : Dict. phil. Force physique.


  9. Leur disant que la perte n'estoit pas à l'adventure si grande comme l'on la faisoit

    Auteur : AMYOT - Source : ib. 77


  10. Toute bonne pensée qui nous sauve a toujours son précurseur : ce n'est point une maladie, une perte, une affliction qui nous sauve par elle-même ; c'est un précurseur de quelque chose de mieux

    Auteur : BOSSUET - Source : Élévat. sur myst. XII, 11


  11. Sauverai je nostre roonde [chape à forme ronde] ; Baillez la moi apertement

    Auteur : DU CANGE - Source : rondellus.


  12. Et ot par defors les palis Tabliaus en pluseurs lieus assis Sor très haus sapins, qui estoient Li plus haut que trouver povoient ; De ces tabliaus i avoit quatre à quoi se devoient esbatre à la feste li chevalier, Li damoisel, li escuier De lancier de leur javelos ; Et encore atorne on à los Qui plus apertement i lance ; Vraiement sachiez, sans cuidance, K'Espaignol tienent moult à bel Le jeu de lancier au tablel

    Auteur : ADENES - Source : Cleomades, publié par van Hasselt, v 15981


  13. La coutume de se couper les deux phalanges du petit doigt est aussi répandue chez ces peuples qu'aux îles des Cocos et des Traîtres, et cette marque de douleur pour la perte d'un parent ou d'un ami est presque inconnue aux îles des Navigateurs

    Auteur : LA PÉROUSE. - Source : Voy. t. III, p. 214, dans POUGENS


  14. Comme la perte au jeu allait à des sommes assez fortes, elle déplut à l'économie de M. Colbert, qui en parla au roi, même avec quelque soupçon

    Auteur : FONTEN. - Source : Dangeau.


  15. Et d'un trait décoché j'en ai vengé la perte

    Auteur : TRISTAN - Source : Mort de Chrispe, III, 1


  16. Veillez, veillez pour pleurer cette perte : Ou, si dormez, en dormant songez-la ; Songez la mort, songez le tort qu'elle a

    Auteur : MAROT - Source : III, 299


  17. Il ne fault doubter que nul jour sans perte et gaigne ne se passa tant d'ung coté que d'autre, mais de choses grosses il n'y avoit riens

    Auteur : COMM. - Source : I, 9


  18. Le moindre déchet leur est de conséquence [aux pauvres] ; dans un triste ménage, un pot cassé est une perte considérable

    Auteur : BOSSUET - Source : Sermons, 4e exhort. pour une visite.


  19. Pour decharger ma nef, j'ay franchement jetté Tout ce qui m'estoit cher, l'ame et la liberté, Et n'ay point de regret d'avoir fait cette perte

    Auteur : DESPORTES - Source : Cléonice, XXIII


  20. Cette fâcheuse perte [de Turenne] donna hier lieu, au petit coucher, de se souvenir des généraux tués par le canon ; on compta le maréchal de Créquy allant reconnaître Verceil, le maréchal de Guebriant, Pappenheim en la même bataille où Gustave Adolphe fut tué

    Auteur : PELLISSON - Source : Lett. hist. t. II, p. 382


  21. Merci voit sa perte assurée ; ses meilleurs régiments sont défaits ; la nuit sauve le reste de son armée

    Auteur : BOSSUET - Source : Louis de Bourbon.


  22. Dans ses yeux insolents je vois ma perte écrite

    Auteur : Jean Racine - Source : Phèdre, III, 3


  23. La perte de toute espérance rend forcené

    Auteur : FÉN. - Source : Tél. XVIII


  24. La perte que firent les attaquans les fit marcher à pied de plomb

    Auteur : D'AUB. - Source : Hist. II, 74


  25. Il y a des pertes plus triomphantes que des victoires

    Auteur : MONT. - Source : I, 243




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Mise à jour le samedi 7 février 2026 à 00h00











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