La définition de Ours du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.
Ours
Nature : s. m.
Prononciation : ours' ; quelques personnes prononcent ou
Etymologie : Bourguign. or ; provenç. ors, urs ; du lat. ursus ; sanscr. riksha (i bref), qui lie le latin ursus au grec.
Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de ours de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.
Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec ours pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Ours ?
La définition de Ours
Genre de mammifères plantigrades contenant comme espèces les plus connues : l'ours brun d'Europe, l'ours noir d'Amérique et l'ours blanc de la mer Glaciale.
Toutes les définitions de « ours »
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition
Genre de mammifères carnassiers plantigrades, à fourrure épaisse, de la famille des Ursidés, comprenant de nombreuses espèces, dont quelques-unes se nourrissent de fruits, de racines ou de miel. Ours noir. Ours blanc. Ours brun. Peau d'ours. Les ours peuvent se soutenir et marcher sur leurs pieds de derrière. Ours marin, Espèce de phoque. Fig. et fam., C'est un ours, C'est un homme qui fuit la société. Fig. et fam., Un ours mal léché par allusion à l'habitude qu'on prête aux ourses de lécher leurs petits pour achever de les former, se dit d'un Homme mal élevé, rustre, brutal. Fig. et fam., Avoir la légèreté d'un ours, Être lourd, maladroit. Prov. et fig., Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant qu'on l'ait tué, Il ne faut pas disposer d'une chose avant de la posséder, il ne faut pas se flatter trop tôt d'un succès incertain. Le pavé de l'ours se dit, par allusion à la fable de La Fontaine, de la Maladresse d'un ami qui vous nuit en voulant vous servir.
Littré
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1Genre de mammifères plantigrades contenant comme espèces les plus connues?: l'ours brun d'Europe, l'ours noir d'Amérique et l'ours blanc de la mer Glaciale.
Nul animal n'avait affaire Dans ces lieux que l'ours habitait?; Si bien que, tout ours qu'il était, Il vint à s'ennuyer de cette triste vie
, La Fontaine, Fabl. VIII, 10.Les Philistins défaits et les ours même déchirés de ses mains [de David] ne sont rien en comparaison de sa grandeur qu'il a domptée
, Bossuet, Mar.-Thér.Mais, sans examiner si vers les antres sourds L'ours a peur du passant, ou le passant de l'ours
, Boileau, Sat. VIII.[Achille]? Qui, si l'on nous fait un fidèle discours, Suça même le sang des lions et des ours
, Racine, Iphig. IV, 1.L'ours vit vingt ou vingt-cinq ans, et le temps de la gestation et celui de l'accroissement sont ordinairement proportionnés à la durée de la vie
, Buffon, Quadrup. t. III, p. 30.Les ours de Berne, ours qui sont nourris à Berne aux frais du public.
Hagenbach disait? de Berne?: L'ours?! nous allons bientôt en prendre la peau pour nous faire une fourrure
, Michelet, Hist. de France, t. VI, p. 338.Lécher l'ours, se dit de la mère ourse que l'on supposait donner la forme à son petit en le léchant.
Certain ours montagnard, ours à demi léché
, La Fontaine, Fabl. VIII, 10.Son menton nourrissait une barbe touffue?; Toute sa personne velue Représentait un ours, mais un ours mal léché
, La Fontaine, ib. XI, 7.Fig. Lécher l'ours, étudier un travail, une affaire.
Il est temps désormais que le juge se hâte?; N'a-t-il pas assez léché l'ours??
La Fontaine, Fabl. I, 21.Joubert, qui a eu de la réputation et qui, en effet, plaidait bien pour le fond, quand on lui avait donné tout le temps qu'il lui fallait pour lécher son ours, disait de grandes sottises quand il se mettait sur le bien dire
, Tallemant, Historiettes, t. X, p. 216.Fig. Un ours mal léché, un enfant mal venu, mal fait, et aussi un homme grossier, qui ne peut s'accommoder de personne.
Comme j'étais de chambrée avec lui, nous nous étions liés de préférence au milieu des ours mal léchés qui nous entouraient
, Rousseau, Conf. V.Velu comme un ours, tout couvert de poil.
Fait comme un meneur d'ours, se dit d'un homme mal accoutré.
Il le faut faire monter sur l'ours, se dit d'un homme qui a peur et qu'on veut aguerrir, comme on aguerrit les enfants en les plaçant sur le dos d'un ours apprivoisé.
Prenez mon ours, se dit quand on presse quelqu'un de prendre quelque chose dont on veut se défaire?; locution tirée de la farce l'Ours et le Pacha.
PROVERBE
Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant qu'on l'ait pris, avant qu'on l'ait mis par terre?; il ne faut pas spéculer sur quelque chose qui n'est qu'en espérance.Deux compagnons pressés d'argent à leur voisin fourreur vendirent La peau d'un ours encor vivant, Mais qu'ils tueraient bientôt, du moins à ce qu'ils dirent
, La Fontaine, Fabl. V, 20.Il m'a dit qu'il ne faut jamais Vendre la peau de l'ours qu'on ne l'ait mis par terre
, La Fontaine, ib.Terme de blason. Ours en pied, ours représenté debout avec une têtière.
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2 Fig. et familièrement. Personne qui fuit le monde.
Qui?? moi, madame? que je n'aie pas obéi aux ordres de celle qui m'honore depuis si longtemps de son amitié?!? tout ours que je suis, soyez persuadée que je suis un très honnête ours
, Voltaire, Lett. Mme du Deffant, 28 janv. 1770.Au second voyage elle me dit, en voyant ma surprise?: mon ours, voilà votre asile?; c'est vous qui l'avez choisi, c'est l'amitié qui vous l'offre
, Rousseau, Confessions, VIII.Adjectivement.
Bien fait de corps, mais ours quant à l'esprit
, La Fontaine, Court. - 3Nom donné par les ouvriers imprimeurs aux pressiers.
- 4Salle de police. Je fus passer deux jours dans un lieu ténébreux qu'on appelle l'ours, Souvenirs de Saint-Cyr, dans Excentricités du langage.
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5Pièce de théâtre qui a vieilli dans les cartons, en argot des coulisses.
Les ours de Sibérie et les ours des cartons Dans cet autre Spitzberg avaient pris leurs cantons
, Th. Gautier, Prologue d'ouverture pour l'Odéon. -
6Ours blanc, animal très carnassier qui vit dans les pays du Nord.
Il ne faut pas confondre l'ours de terre avec l'ours de mer, appelé communément ours blanc, ours de la mer Glaciale?; ce sont deux animaux très différents tant pour la forme du corps que pour les habitudes naturelles
, Buffon, Quadrup. t. III, p. 18. -
7Ours crabier, le raton crabier.
Ours fourmilier, le fourmilier tamanoir.
Ours terrestre, espèce de rat-taupe.
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8Ours marin, espèce de phoque.
L'ours marin n'est pas le plus grand des phoques à oreilles, mais c'est celui dont l'espèce est la plus nombreuse et la plus répandue
, Buffon, Quadrup. t. XI, p. 182.
HISTORIQUE
XIe s. Vous lui durrez [donnerez] urs et lions et chiens
, Ch. de Rol. 3.
XIIIe s. Ors ne lion n'est ne beste sauvage Qui, tel foiz est, ne fraigne son vouloir De faire mal et ennui et domage
, Eust. le Peintre, dans Couci.
XIVe s. Nouvellement avoit estet uns hours bersés [tué à coups de flèche]
, Baud. de Seb. VIII, 953.
XVe s. Endurer et souffrir tout comme un vieil ours emmuselé
, Les quinze joyes du mariage, p. 178, dans LACURNE. Il ne fault marchander la peau de l'ours, devant que la beste soit prise et morte
, Commines, IV, 3.
Encyclopédie, 1re édition
OURS, s. m. (Hist. nat. Zoolog.) ursus ; animal quadrupede, plus grand que le loup. Les piés de devant de l'ours, posent sur la terre jusqu'au poignet, & les piés de derriere jusqu'au milieu de la plante : il a les yeux plus petits que ceux du loup, le nez plus gros, les oreilles plus larges & arrondies, le museau plus relevé par le bout ; la croupe est ravalée, la queue a peu de longueur ; les piés de devant sont un peu tournés en dedans : tout le corps est couvert d'un poil long, qui ne laisse paroître que la figure de la tête & des piés.
Un ours de Savoie, âgé d'environ 4 ans, avoit le dessus du museau de couleur fauve obscure ; le garrot & le bas des quatre jambes noirs, & tout le reste du corps de couleur mêlée de fauve pâle, & de cendré brun. Un autre ours du même pays, âgé de 10 ans, étoit d'une couleur brune noirâtre sur tout le corps, excepté le garrot, le devant des épaules, les aisselles & la poitrine qui avoient une teinte de fauve. On appelle ours dorés, ceux qui ont des teintes de fauve claires & vives. Il y a des ours blancs dans la grande Tartarie, en Moscovie, en Lithuanie & dans les autres provinces du Nord ; ils naissent blancs & demeurent blancs en tout tems. Il y en a dont la couleur est mêlée de blanc & de noir.
Les ours bruns different des noirs par les inclinations & par les appétits naturels. Les premiers sont féroces & carnaciers ; ils se trouvent assez communément dans les Alpes : les autres y sont rares, ils habitent les forêts des pays septentrionaux de l'Europe & de l'Amérique ; ils ne sont que farouches, & ils refusent constamment de manger de la chair.
L'ours est non seulement sauvage, mais solitaire ; il reste seul dans une caverne, ou dans le creux d'un vieux arbre, il y passe une partie de l'hiver sans provisions, sans en sortir pendant plusieurs semaines. Cependant il n'est point engourdi comme le loir & la marmotte ; mais comme il est excessivement gros sur la fin de l'automne, cette abondance de graisse lui fait supporter l'abstinence. Il ne sort de sa bauge que lorsqu'il se sent affamé. On dit que le mâle ne quitte sa retraite qu'au bout de quarante jours, & que la femelle y reste quatre mois, mais il n'est pas vraissemblable que la femelle pleine, ou allaitant ses petits, supporte plus long-tems la faim que le mâle, quand même elle dévoreroit quelques-uns de ses petits avec ses enveloppes, &c. En supposant qu'elle fût de l'espece des ours bruns, dont le mâle dévore en effet les oursons nouveaux nés, lorsqu'il les trouve dans leur nid ; mais les femelles semblent au contraire les aimer jusqu'à la fureur : elles les défendent, & sont alors plus féroces que les mâles. Les ours ne sont pas plus informes dans leur premier âge, que les autres animaux, relativement à la figure qu'ils doivent avoir chacun dans leur espece, lorsqu'ils sont plus avancés en âge.
Les ours se cherchent en automne : on prétend que la femelle est plus ardente que le mâle, & qu'elle se couche sur le dos pour le recevoir, &c. Mais il est plus certain que ces animaux s'accouplent à la maniere des autres quadrupedes. Aristote dit que le tems de la gestation n'est que de 30 jours, ce qui paroît douteux. 1°. Parce que l'ours est un gros animal : 2°. parce que les jeunes ours croissent lentement ; ils suivent la mere & ont besoin de ses secours pendant un an ou deux : 3°. parce que l'ours ne produit qu'en petit nombre, 1, 2, 3, 4, & jamais plus de 5 : 4°. parce qu'il vit 20 ou 25 ans ; en pareils cas, la durée de la gestation des autres animaux est au moins de quelques mois. La femelle de l'ours met bas en hiver, elle prépare à ses petits un lit de mousse & d'herbes au fond de sa caverne ; & elle les allaite jusqu'à ce qu'ils puissent sortir avec elle, ce qui n'arrive qu'au printems. Le mâle a sa retraite séparée, & même fort éloignée de celle de la femelle. Lorsqu'ils ne trouvent point de grotte pour se gîter, ils cassent & ramassent du bois pour se faire une loge, qu'ils recouvrent d'herbes & de feuilles au point de la rendre impénétrable à l'eau.
La voix de l'ours est un grondement, un gros murmure, souvent mêlé d'un frémissement de dents qu'il fait sur-tout entendre lorsqu'on l'irrite. Cet animal est fort susceptible de colere, & même de fureur ; quoiqu'il s'apprivoise lorsqu'il est jeune, il faut toujours s'en défier, & le traiter avec circonspection, sur-tout ne le pas frapper au bout du nez, ni le toucher aux parties de la génération. On lui apprend à se tenir debout, à gesticuler, à danser, &c. L'ours sauvage ne fuit pas à l'aspect de l'homme ; cependant on prétend qu'il s'arrête, & qu'il se leve sur les piés de derriere lorsqu'il entend un coup de sifflet. On prend ce tems pour le tirer, mais si on le manque, il vient se jetter sur le tireur, & l'embrassant les piés de devant, il l'étoufferoit s'il n'étoit secouru. On chasse & on prend les ours de plusieurs façons en Suede, en Norvege, en Pologne, &c. On les enivre en jettant de l'eau-de-vie sur le miel qu'ils cherchent dans les troncs d'arbres. Les ours noirs de la Louisiane & du Canada nichent dans des vieux arbres morts sur pié, & dont le c?ur est pourri : ils s'établissent rarement à rez de terre, quelquefois ils sont à 30 ou 40 piés de hauteur. On met le feu à l'arbre pour les faire sortir. Si c'est une mere avec ses petits, elle descend la premiere, & on la tue avant qu'elle soit à terre : les petits descendent ensuite, on les prend en leur passant une corde au cou. Leur chair est délicate & bonne : celle de l'ours est mangeable, mais il n'y a guere que les piés qui soient une viande délicate, parce qu'ils ont moins d'huile graisseuse que le reste du corps. La peau de l'ours est de toutes les fourrures grossieres celle qui a le plus de prix, & la quantité d'huile que l'on tire d'un seul ours est fort considérable. « On met d'abord la chair & la graisse cuire ensemble dans une chaudiere ; la graisse se sépare ensuite, dit M. du Pratz dans l'histoire de la Louisianne, tom. page 89. On la purifie en y jettant, lorsqu'elle est fondue & très chaude, du sel en bonne quantité, & de l'eau par aspersion : il se fait une détonation, & il s'en éléve une fumée épaisse, qui emporte avec elle la mauvaise odeur de la graisse. La fumée étant passée, & la graisse étant encore plus que tiede, on la verse dans un pot, où on la laisse reposer 8 ou 10 jours : au bout de ce tems, on voit nager dessus une huile claire qu'on enleve avec une cuillier. Cette huile est aussi bonne que la meilleure huile d'olive, & sert aux mêmes usages. Au dessous on trouve un sain-doux aussi blanc, mais un peu plus mou que le sain-doux de porc ; il sert aux besoins de la cuisine, & il ne lui reste aucun goût désagréable, ni aucune mauvaise odeur ». La quantité de graisse dont l'ours est chargé le rend très-léger à la nage, aussi traverse-t il sans fatigue des fleuves & des lacs. Hist. nat. gen. & part. tom. VIII. Voyez Quadrupede. (I)
Ours, (Hist. nat. des quadrupedes.) M. Lyonnet a fait une observation judicieuse, que je crois devoir ajouter ici, parce qu'on peut l'appliquer à quantité d'autres points de l'histoire naturelle.
Plusieurs auteurs ont écrit comme une chose avérée, que l'ours malade d'indigestion, enduit sa langue de miel, l'enfonce dans une fourmiliere, & lorsque les fourmis s'y sont attachées, il la retire, les avale, & se trouve guéri. Quand on lit des faits si curieux, on est fâché de voir que les auteurs qui nous les racontent, ne se soient jamais souciés de nous apprendre par quels moyens ils sont venus à bout de s'assurer de la vérité de ces faits. S'ils avoient bien voulu prendre cette peine, ils auroient prévenu par-là toutes les objections qu'on peut leur faire naturellement, & qui forment autant de doutes contre la vérité de leurs récits. Lorsqu'on lit, par exemple, ce qui est ici rapporté de l'ours, il est naturel de se demander : Dans quel pays l'ours est-il assez traitable pour laisser de si près épier sa conduite ? A quel signe voit-on qu'il est malade ? Comment sait-on qu'il est malade d'indigestion ? Si c'est de miel qu'il enduit sa langue, où trouve-t-il le miel si fort à portée ? Y a-t-il des endroits où les abeilles sauvages ne prennent pas soin de mettre leurs rayons à couvert de toute insulte ? Comment fait-il pour n'en être pas piqué ? Toutes ces sortes de questions que l'on se fait, & auxquelles on manque de réponse, nous disposent souvent à rejetter comme fabuleuses des relations que nous aurions peut être cru, si les auteurs qui les rapportent, avoient pris soin de prévenir les objections qu'ils devoient prévoir qu'on pourroit leur faire. (D. J.)
Ours, (Critiq. sacrée.) Comme cet animal étoit fort commun dans la Palestine où il faisoit de grands ravages, l'auteur des Prov. 28. 15. compare à l'ours, un homme inhumain & cruel. Is. xj. 7. décrivant le bonheur du regne du Messie, dit qu'alors on verra l'ours & le b?uf paître amicalement ensemble. (D. J.)
Ours, (Pelleterie.) La peau d'ours est une sorte de pelleterie fort estimée, & dont on fait un commerce assez considérable ; celles des vieux ours servent ordinairement aux caparaçons & aux housses des chevaux ; à faire des sacs pour tenir les piés chauds pendant l'hiver. Celles des oursons sont employées à fabriquer des manchons & autres sortes de fourrures. On appelle oursons, les petits ours. On donne le même nom aux manchons faits de la peau d'un jeune ours.
Ours ou saint Gal, (Hist. mod.) nom d'un ordre de chevalerie en Suisse, que l'empereur Fréderic II. institua en 1213 dans l'abbaye de saint Gal, sous la protection de saint Urse, capitaine de la légion thébaine, martyrisé à Soleure. Ce prince voulut par là récompenser des services que l'abbé de saint Gal & les Suisses lui avoient rendus dans son élection à l'empire, il donna aux principaux seigneurs du pays des colliers & des chaînes d'or, au bout desquelles pendoit un ours d'or, emaillé de noir ; & il voulut qu'à l'avenir cet ordre fût conféré par l'abbé de saint Gal. Mais il a été aboli depuis que les Suisses se sont soustraits à la domination de la maison d'Autriche. Favin, théat. d'honn. & de chevalerie.
Wiktionnaire
Nom commun - français
ours \u?s\ masculin (pour la femelle, on dit : ourse) singulier et pluriel identiques
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(Zoologie) Plantigrade, carnassier ou omnivore, à fourrure épaisse, de la famille des ursidés.
- À ce moment, il aperçut un ours superbe, un grizzly à fourrure noire, de haute taille, qui marchait sur ses pieds de derrière en longeant la voie, troublé sans doute par cette lutte des éléments qui impressionne si vivement les animaux. ? (Jules Verne, Le Testament d'un excentrique, 1899, livre 2, chapitre 12)
- La vallée, dit-il, est pleine de serpents, d'ours, d'Indiens, mais les Indiens sont friendly, des amis, et les serpents et les ours ne vous feront aucun mal à moins que vous ne les attaquiez. ? (Joseph Alexander von Hübner, Promenade autour du monde : 1871, tome 1, 2e édition, Paris : chez Hachette, 1873, page 256)
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(Figuré) Homme qui fuit la société, rustre ou rustaud.
- C'est un ours.
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(Figuré) (Spécialement) Homme porté à suivre ses bas instincts.
- Dans mon cas particulier, étant donné mon idéal de vie, je dois, comme vous le dites, mettre double barrière contre les ours. Pas de familiarités. Réserve constante. [...] Je ne suis pas décidée cependant à me priver de sitôt de la compagnie des hommes! ? (Marcelle Gauvreau, Lettre à Marie-Victorin, 12 décembre 1939, dans Lettres au frère Marie-Victorin, éditions Boréal, Montréal, 2019, page 170)
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(Par extension) (Argot) Prison.
- À l'ours ! En prison !, par extension : au rebut !
- À l'ours le beau mâle ! Balancé, plus de julot. ? (M. Rolland, La Rouquine, 1976)
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(Héraldique) Meuble représentant l'animal du même nom dans les armoiries. Il n'a pas de position particulière, elle doit donc être blasonnée.
Armoiries avec 2 ours (sens héraldique)- D'or aux deux ours en pied de sable armés et lampassés de gueules, l'un suivant l'autre, qui est de Momas des Pyrénées-Atlantique.
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(Imprimerie) (Désuet) Ouvrier typographe.
- Ce Séchard était un ancien compagnon pressier que dans leur argot typographique les ouvriers chargés d'assembler les lettres appellent un ours. ? (Honoré de Balzac, Les Illusions perdues, 1837)
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(Imprimerie) (Vieilli) Ouvrage non imprimé, non publié.
- La Vie moderne va, dans quelques jours, publier un vieil ours de moi. ? (Gustave Flaubert, Correspondance, 1879)
- (Édition, Imprimerie) Manuscrit d'auteur, brouillon, canevas d'un texte inachevé qui demande à être révisé.
- (Audiovisuel) Premier montage d'un film, reportage ou documentaire.
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(Imprimerie) Dans l'édition, l'imprimerie et la presse, pavé, encadré ou espace qui recense les noms et adresses de l'éditeur et de l'imprimeur, et les fonctions et les noms des collaborateurs ayant participé à la fabrication de l'imprimé.
- Le papier était sobrement signé « Fred. Lf », dont il retrouva le patronyme global, Fred Led?unf, dans l'ours du canard, en avant-dernière page. ? (Didier Daeninckx, Nazis dans le métro, 1995, page 73)
- J'étais, sur l'« ours », pompeusement baptisé « rédacteur en chef », ce qui signifiait qu'il me fallait, en plus du texte et de la fabrication, secouer mes gaillards pour qu'ils donnent le meilleur d'eux-mêmes. ? (François Cavanna, Lune de miel, Gallimard, 2011, collection Folio, page 123)
Trésor de la Langue Française informatisé
OURS, subst. masc.
Ours au Scrabble
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Informations sur le mot ours - 4 lettres, 2 voyelles, 2 consonnes, 4 lettres uniques.
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- Il suffit de regarder du côté de l'éducation des enfants - leur maman les prend à l'école et les amène à la danse, et après la danse, il y a le cours de solfège ou de judo... Ils ne s'ennuient jamais et par conséquent ils n'ont pas de temps mort. Or le temps mort nous constitue. Parce que, sinon, je ne suis que joueur de piano, danseur ou judoka... Vive l'ennui !Auteur : Michel Serres - Source : Pantopie : de Hermès à petite poucette (2014)
- Le monde serait toujours désespérant s'il n'y avait pas l'homme, mais il y a l'homme et ses passions, ses rêves et sa communauté.Auteur : Albert Camus - Source : La Crise de l'Homme (1946)
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- Il ne veut pas de discours sur sa tombe. Il connaît l'insincérité des discours qu'il a prononcés sur la tombe des autres.Auteur : Jules Renard - Source : Journal, 10 décembre 1906
- Si les Gaulois eussent chaudement poursuivy à la trace les fuyans, rien n'eust pu sauver la ville de Rome.Auteur : Jacques Amyot - Source : Camille, 36
- Chut, fit-il, chut, ne parlez point, ami Betto. J'attends ma dame, celle par qui je vais être consolé de tant de vaines amours qui, dans ce monde, m'ont trahi et que j'ai trahies.Auteur : Anatole France - Source : Le Puit de Sainte-Claire (1895)
- La jeunesse a toujours foi en ce qui est nouveau.Auteur : Franz Werfel - Source : Les Quarante Jours du Musa Dagh (1989)
- En 1969, quoi qu'on vive, c'était toujours l'après-1968.Auteur : Jacques Weber - Source : Des petits coins de paradis (2009)
- Voilà à peu près ce qu'elle disait : l'héritage, comme le milieu où nous avons grandi et le statut social, sont des cartes que l'on distribue à l'aveuglette au début du jeu. Il n'y a aucune liberté là-dedans : on se contente de prendre ce que le monde nous donne arbitrairement. Mais, poursuivait ta mère, la question est de savoir comment chacun dispose des cartes qu'il a reçues. Il y en a qui jouent formidablement avec des cartes médiocres, et d'autres qui font exactement le contraire : ils gaspillent et perdent tout, même avec des cartes exceptionnelles !Auteur : Amos Oz - Source : Une histoire d'amour et de ténèbres , 2002
- Telle est notre malédiction, d'aspirer sans cesse à l'absolu, de le perdre sans cesse et d'y survivre toujours.Auteur : Isabelle Sorente - Source : L (2002)
- Que sont la plupart des discours, sinon le contre-sens de la pensée?Auteur : Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes - Source : Pensées et Maximes
- Voir n'est pas savoir. Tu ne sais toujours rien. Auteur : François Bourgeon - Source : Les passagers du vent
- Que l'amour vous accompagne toujours et puissiez-vous être toujours entourés d'amour.Auteur : Elif Shafak - Source : Soufi mon amour (2010)
- Ce n'est pas tous les jours Pâques.Auteur : Proverbes français - Source : Proverbe
- Les plus courtes erreurs sont toujours les meilleures.Auteur : Molière - Source : L'étourdi, ou Les contretemps (1655), IV, 3, Anselme
- On n'épouse jamais sa maîtresse ... Ces sortes de mariages sont exquis, mais ils tournent toujours mal: on s'adore pendant quelques années et l'on se déteste le restant de ses jours.Auteur : Emile Zola - Source : Madeleine Férat (1868)
- Lâchez un peu la bride parfois. Soyez moins inquiet. Laissez la vie vous faire du bien au lieu de toujours la redouter.Auteur : Guillaume Musso - Source : La Fille de papier (2010)
- Il faut toujours se méfier des belles histoires. Plus l’histoire est belle, plus elle cache de noirceur. Auteur : Alexis Aubenque - Source : Des larmes sur River Falls (2018)
- Ce ne sont pas des saillies, et ce n'est pas même proprement de la finesse: mais c'est une délicatesse exquise, qui ne frappe jamais et qui plaît toujours.Auteur : Jean-Jacques Rousseau - Source : Les Confessions (édition posthume 1782-1789), X
- La loi par laquelle ce peuple est gouverné est tout ensemble la plus ancienne loi du monde, la plus parfaite, et la seule qui ait toujours été gardée sans interruption dans un Etat.Auteur : Blaise Pascal - Source : Pensées (1670), 620
- Les hommes sont toujours prêts à tuer ou à mourir pour leurs incertitudes.Auteur : Maurice Chapelan - Source : Amoralités familières (1964)
Les citations du Littré sur Ours
- Elle a tous les jours la fièvre, et le repos la guérit ; il lui faut donc du reposAuteur : Madame de Sévigné - Source : 132
- Sous le nom de cléricalisme, c'est le christianisme qu'ils attaquent, c'est à l'Église qu'ils en veulent, c'est la religion qu'ils outragent, c'est la déchristianisation de la France qu'ils poursuiventAuteur : DUPANLOUP - Source : Où allons-nous ? Paris, 1876, p. 33
- Dans les ouvrages d'Homère, une ordonnance toujours savante, toujours variéeAuteur : BARTHÉL. - Source : Anach. ch. 26
- Eh bon jour, mon compère le brochet [nom donné familièrement dans une société au duc d'Enghien, le vainqueur de Rocroi], je m'étais toujours bien doutée [c'est la carpe qui parle] que les eaux du Rhin ne vous arrêteraient pasAuteur : Vincent Voiture - Source : Lett. 143
- Ces bourgois de Troies, quant il virent que il avoient perdu le secours de leur seigneurAuteur : JOINV. - Source : 204
- Le rompement des murs, des tours et des maisonsAuteur : MONSTREL. - Source : t. I, ch. 91, p. 148, dans LACURNE
- Un style trop égal et toujours uniforme En vain brille à nos yeux, il faut qu'il nous endormeAuteur : BOILEAU - Source : Art p. I
- Change, pauvre abusé, change de batterie, Conte ce qui te mène, et ne t'amuse pas à perdre innocemment tes discours et tes pasAuteur : Corneille - Source : la Veuve, I, 1
- Lui [Lamartine], toujours placide au plus fort de l'orage, écartait du geste ou détournait d'un mot, d'un regard, les armes braquées sur sa poitrineAuteur : DANIEL STERN - Source : Révolution de 1848, t. II, p. 319, éd. 1861
- J'entends au loin l'archet de la folie, ô mes amis ! prolongez d'heureux joursAuteur : BÉRANG. - Source : Carnaval.
- Sachez donc que cet homme replet est outrageusement jaloux.... il va toujours furetant dans l'appartement de sa femmeAuteur : CH. DE BERNARD - Source : la Peine du talion, § I
- Ce qu'on admire dans Démosthène, c'est le plan, la suite, l'économie du discoursAuteur : ROLLIN - Source : Traité des Ét. liv. IV, ch. 1
- Toujours abîmé dans sa philosophie christianisée ; car il ne lit que des livres saintsAuteur : Madame de Sévigné - Source : 542
- Il fault rejecter [renvoyer] tousjours chascun à son gibbierAuteur : MONT. - Source : I, 58
- Les courses de hasard, celles qu'on nomme handicaps, et leurs analogues, et dont le principe consiste à égaliser, par d'ingénieuses combinaisons de poids et de distance les chances de tous les compétiteursAuteur : BOCHER - Source : Rapport à l'Assemblée nationale, n° 1910, p. 147
- .... dis-lui que je cours achever sa vengeanceAuteur : Corneille - Source : Pomp. V, 1
- L'edict fut revoqué, et recommencerent à poursuivre ceste guerre plus chaudement que devantAuteur : AMYOT - Source : Solon, 11
- Que pouvons-nous tous deux lorsqu'on tranche nos jours ?Auteur : Corneille - Source : Héracl. V, 6
- Si l'eschauffa tellement que le coursier, outre sa volonté, l'emporta ; si que, à saillir un fossé, le coursier trebucha et rompit à son maistre le colAuteur : Jean Froissard - Source : I, I, 325
- Courez toujours après le chien, jamais ne vous mordra ; et buvez toujours avant la soif, jamais ne vous adviendraAuteur : François Rabelais - Source : Garg. I, 5
- Quoi ! vivrez-vous donc toujours, Vieux petits culs nus d'amours ?Auteur : BÉRANG. - Source : Pauvres am.
- Il ne faut pas croire que les hérésies aient toujours pour auteurs des impies ou des libertins qui, de propos délibéré, fassent servir la religion à leurs passionsAuteur : BOSSUET - Source : Var. V, § 1
- Les Arabes que l'on surnomme Scenites (comme qui diroit Tenteniers), pour ce que c'est un peuple vagabond, qui n'a point d'autres maisons que des tentes qu'il porte tousjours quant et soyAuteur : AMYOT - Source : Lucull. 38
- Et que chacun, lassé du souci qui l'accable, Cherche à l'évaporer pour le moins en discoursAuteur : Corneille - Source : Imitation, I, 10
- J'ai toujours peine à me persuader que la route la plus frayée ne soit pas la meilleureAuteur : GENLIS - Source : Ad. et Théod. t. I, lett. 38, p. 339, dans POUGENS
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Mise à jour le mardi 27 janvier 2026 à 10h42

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