La définition de Outrage du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Outrage
Nature : s. m.
Prononciation : ou-tra-j'
Etymologie : Bourguig. otraige ; provenç. oltratge ; catal. ultratge ; espagn. ultraje ; ital. oltraggio ; d'une forme non latine ultraticum, de ultra, outre (voy. ). Palsgrave écrit oultraige et prononce outraige, p. 63.

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Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de outrage de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec outrage pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Outrage ?


La définition de Outrage

Ce qui outre-passe les bornes en fait d'offense, d'injure.


Toutes les définitions de « outrage »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

OUTRAGE. n. m.
Injure grave de fait ou de parole. Faire un outrage, faire outrage à quelqu'un. On lui a fait outrage en sa personne, en son honneur. Recevoir un outrage. Souffrir un outrage. Cruel, sanglant outrage. Faire subir à une femme les derniers outrages, Lui faire violence. Outrage à la morale publique, outrage aux mœurs, outrage à la pudeur, Sortes de délits qualifiés par le code. Fig., Faire outrage à la raison, à la morale, Faire ou dire quelque chose qui y soit nettement contraire. Dans le même sens, Faire outrage au bon sens, à la grammaire, Dire ou écrire quelque chose qui offense grossièrement le bon sens, la grammaire. Poétiq., L'outrage des ans, les outrages du temps, Le dommage que la durée du temps cause à la solidité, à la beauté des choses ou des personnes. Cet édifice se ressent des outrages du temps. Cette femme fait de vains efforts pour réparer l'outrage des ans.

Littré

OUTRAGE (ou-tra-j') s. m.
  • 1Ce qui outre-passe les bornes en fait d'offense, d'injure. J'admire l'humilité de ceux qui veulent bien les porter [les grands noms]?; il les refuseraient, s'ils avaient l'esprit de faire réflexion à ce que leur coûte l'explication de ces beaux noms, et comme elle tombe tout en outrage sur leurs pauvres petits noms?; à quoi l'on ne penserait pas, s'ils n'avaient point voulu prendre les plumes du paon, Sévigné, à Coulanges, 19 juin 1695. Je ne sais point en lâche essuyer les outrages D'un faquin orgueilleux qui vous tient à ses gages, Boileau, Sat. I. Souvent avec prudence un outrage enduré Aux honneurs les plus hauts a servi de degré, Racine, Esth. III, 1. Je n'aurais pas du moins à cette aveugle rage Rendu meurtre pour meurtre, outrage pour outrage?? Racine, Ath. II, 7. Dans tous les temps, ce que les peuples d'Asie ont appelé punition, les peuples d'Europe l'ont appelé outrage, Montesquieu, Esp. XVII, 5. Celui qui dans les censures mettra les outrages violents, l'ignorance, la mauvaise foi, l'erreur et l'imposture à la place des raisons, Voltaire, Suppl. au siècle de Louis XIV, 2e part. Les outrages affectent tous les hommes, mais beaucoup plus ceux qui les méritent et qui n'ont point d'asile en eux-mêmes pour s'y dérober, Rousseau, 1er dialogue.

    Faire outrage, offenser. Quoi?! n'es-tu généreux que pour me faire outrage?? Corneille, Cid, V, 1.

    Fig. Faire outrage à la raison, à la morale, faire ou dire quelque chose qui y soit fort contraire.

    On dit de même?: faire outrage à la grammaire, au bon sens, au droit, dire ou écrire quelque chose grossièrement contraire à la grammaire, au bon sens, au droit. Un tel discours tenu à un sujet eût été odieux?; tenu à un ministre étranger, c'était un insolent outrage au droit des nations, Voltaire, Louis XIV, 21.

    Le dernier outrage, se dit quelquefois pour exprimer l'infidélité qu'une femme fait à son mari. Je veux croire que c'est là tout votre crime, et que vous ne m'avez point fait le dernier outrage, Lesage, Diable boit. ch. 13, p. 243, dans POUGENS.

    Le dernier outrage signifie aussi l'attentat à la pudeur.

  • 2 Fig. et dans le style élevé. Dommage apporté par les choses inanimées, que l'on compare à une offense. Esprits du dernier ordre? Croyez-vous que vos dents impriment leurs outrages Sur tant de beaux ouvrages?? La Fontaine, Fabl. V, 16. Tout ce que peuvent donner de plus glorieux la naissance et la grandeur accumulé sur une tête, qui ensuite est exposée à tous les outrages de la fortune, Bossuet, Reine d'Anglet. Et le mont la [une habitation] défend des outrages du nord, Boileau, Ép. VI. Souffrez que de vos pleurs je répare l'outrage, Racine, Bérén. IV, 2. Mes ans se sont accrus?; mes honneurs sont détruits?; Et mon front dépouillé d'un si noble avantage Du temps qui l'a flétri laisse voir tout l'outrage, Racine, Mithr. III, 5. Cet éclat emprunté Dont elle eut soin de peindre et d'orner son visage Pour réparer des ans l'irréparable outrage, Racine, Ath. II, 5. Là tous les champs voisins peuplés de myrtes verts N'ont jamais ressenti l'outrage des hivers, Voltaire, Henr. IX.
  • 3 En termes de jurisprudence, outrage à la religion, à la morale publique, offense commise par la voie de la presse contre la religion, la morale publique. On ne l'accusait pas seulement [Courier], dans le principe, d'outrage à la morale publique?; d'autres textes avaient été essayés? l'outrage à la morale publique est resté seul, parce que le sens de ces termes, fixé, à la vérité, aux yeux des jurisconsultes, offre pourtant, aux personnes qui n'ont pas étudié la législation, une sorte de latitude et d'arbitraire dont l'accusation peut profiter, Berville, dans P. L. COUR. Procès.

HISTORIQUE

XIe s. Respunt Rolans?: ne dites tel ultrage, Ch. de Rol. LXXXV.

XIIe s. Et Gilemers l'Escot dit outrage et folie, Sax. X. Mais de Charle leur pese, qu'il lor demande outrage [chose excessive], ib. XXVI. De grant outrage faire nuls hom ne monteplie, ib. XXXII.

XIIIe s. Mout i avoit de ceus del conseil l'empereour? qui tindrent à mout grant outrage le mandement que cil de Constantinoble avoient fait, Villehardouin, CXXVIII. Ciertes, dist freres Garins, vous demandés outrage et cose qui avenir ne puet, Chr. de Rains, p. 143. Et cis outrages [excès] doit estre restrains par le juge à la requeste des autres hoirs, Beaumanoir, XIV, 15. Je aime miex que l'outrage de grans despens que je faiz soit fait en aumosnes pour l'amour de Dieu, que en boban [luxe] ne en vainne gloire de ce monde, Joinville, 298.

XVe s. Si vous diray comme les Flamens furent desconfits, et tout par leur outrage [orgueil], Froissart, I, I, 49. L'endemain, sitost qu'il s'en fut parti, il [le roi de France] regarda derriere lui, et vit que l'abbaye estoit toute enflammée?: de ce fut-il moult courroucé, et s'arresta sur les champs, et dit que ceux qui avoient fait cet outrage, outre sa defense, le comparroient [payeraient] chierement, Froissart, I, I, 274.

XVIe s. Elle est belle voirement, mais il n'y a rien d'outrage [d'extraordinaire], Cotgrave ?

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Encyclopédie, 1re édition

OUTRAGE, subst. masc. OUTRAGEANT, part. OUTRAGER, v. act. (Gramm.) terme relatif à une offense atroce : on outrage du geste & du discours. Il ne faut jamais outrager personne. Celui qui reçoit un outrage est à plaindre, celui qui le fait est à mépriser. Le mot outrage se prend encore dans un autre sens, comme quand on dit, l'outrage que la beauté reçoit des ans.

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Wiktionnaire


Nom commun - français

outrage \u.t?a?\ masculin

  1. Injure grave de fait ou de parole.
    • Craignant de nouveaux outrages à Henri IV, j'ordonnai qu'il fût porté dans la fosse commune ; mais, jusque-là, le cadavre fut accompagné de marques de respect. (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
    • Or, des outrages par paroles, des actes ou des gestes contumélieux, non accompagnés de voies de fait, peuvent produire ce résultat, autant et plus même que les violences physiques. Les atteintes dirigées contre l'honneur et la réputation sont parfois autrement graves que ne le seraient des attaques corporelles ; l'indignation qu'elles soulèvent est aussi plus vive et plus profonde. (Edmond Picard, Napoléon d' Hoffschmidt, Jules Victor Delecourt & Léon Hennebicq, Pandectes belges: encyclopédie de législation, de doctrine et de jurisprudence belges, chez F. Larcier, 1907, page 861)
    • Par une inconcevable mansuétude, Elle avait toléré l'affront des fêtes décadaires, l'outrage de la déesse Raison vautrée sur l'autel à sa place. (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
  2. (Littéraire) Tort, dommage, atteinte physique causé(e) aux êtres ou aux choses.
    • Le parc de Sainte Sévère, avec ses beaux chênes seigneuriaux qui n'avaient jamais subi l'outrage de la cognée, se représentait à ma pensée pendant que je regardais les arbres du désert (Sand, Mauprat, 1837, page 208)
  3. (En particulier) Outrages (du temps, de la vieillesse).
    • Même elle avait encor cet éclat emprunté
      Dont elle eut soin de peindre et d'orner son visage,
      Pour réparer des ans l'irréparable outrage.
      (Jean Racine, Athalie, II, 5, Athalie)
  4. (Au pluriel) Violences sexuelles, viol.
    • ? Léontine Moreau, de la ferme du Moulin-Neuf. On ne lui a rien volé?
      ? Et pas de? ?
      ? Pas d'outrages, bien que ce soit une belle fille d'une trentaine d'années?
      (Georges Simenon, Le fou de Bergerac, Fayard, 1932, réédition Le Livre de Poche, page 23)
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Trésor de la Langue Française informatisé


OUTRAGE, subst. masc.

A. ?
1. Offense, injure grave de fait ou de parole. Synon. affront, insulte.Outrage cruel, odieux; endurer, essuyer, laver, recevoir, subir, venger un outrage; abreuver, accabler qqn d'outrages, des pires, de tous les outrages; obtenir, réclamer satisfaction des outrages subis. Quand un outrage est public, une femme aime à l'oublier, elle a des chances pour se grandir, elle est femme dans sa clémence; mais les femmes n'absolvent jamais de secrètes offenses (Balzac,Langeais,1834, p.233).Pourquoi dis-tu sans cesse que j'aime le clinquant, le chatoyant, le pailleté! Poète de la forme! C'est là le grand mot à outrages que les utilitaires jettent aux vrais artistes (Flaub.,Corresp.,1846, p.321):
1. L'outrage est essentiellement une opération où il n'y en a qu'un qui sait au juste qui outrage, qui est outragé et s'il y a outrage: c'est celui qui outrage. L'outrage est une opération essentiellement volontaire, intentionnée (...). Je n'ai jamais outragé de gaieté de coeur. Je sens, je sais trop bien tout ce qu'il y a d'impie dans tout outrage, même juste, même inévitable, même commandé, même dû. Péguy,V.-M., comte Hugo,1910, p.662.
? Faire outrage à qqn.Il ne la prostituait pas (...). Il ne l'a pas vendue. En l'accusant de ce crime grossier, vulgaire, on lui fait outrage. C'était un puriste au contraire, un délicat, un gourmet, si vous voulez. Non, il ne la vendait pas. Il la donnait à son domestique (Camus,Requiem,1956, 2epart., 4etabl., p.873).
? Outrage à + subst. (désignant une qualité, un sentiment, etc.) + de qqn.Outrage à la dignité, à l'honneur de qqn. Sur ses paupières qui se fermèrent soudain, je mis des baisers... des baisers... des baisers... tant et plus. (...) je passai des yeux à la bouche (...) elle ne résista pas trop, et quand nous nous regardâmes de nouveau, après cet outrage à la mémoire du capitaine tué au Tonkin, elle avait un air alangui, attendri, résigné, qui dissipa mes inquiétudes (Maupass.,Contes et nouv.,t.1, Tombales, 1881, p.1212).
? Le/les dernier(s) outrage(s). L'offense la plus grave qui puisse être faite. Ne s'en prenait-on pas aussi à la Chambre des Pairs? On était furieux de son audace. L'audace de la Chambre des Pairs! Certes, c'était là le dernier outrage et la dernière injustice qu'elle eût dû s'attendre à éprouver de l'opinion (Chateaubr.,Mém.,t.3, 1848, p.630).L'homme est investi de bien d'autres droits. Il peut déshonorer sa femme, la faire mettre en prison, et la condamner ensuite à rentrer sous sa dépendance, à subir son pardon et ses caresses! S'il lui épargne ce dernier outrage, le pire de tous, il peut lui faire une vie de fiel et d'amertume (Sand,Hist. vie,t.4, 1855, p.393).
? En partic. Faire subir les derniers outrages (à une femme). Imposer à une femme, et contre son gré, des relations sexuelles. Les femmes, après avoir essuyé les derniers outrages, furent égorgées (Chateaubr.,Mél. hist.,1827, pp.362, 363).Nous avons à peine douze rêves d'adultère et, chose incroyable, peut-être jamais vue dans les annales de Dulcène, aucun homme n'a rêvé qu'il faisait subir les derniers outrages à sa belle-mère (Aymé,Puits,1932, p.136).
? Au fig. et p.métaph. Tort, dommage causé par manque de respect. Regarde comme une chose horrible de changer, d'omettre quelque chose dans la musique des bons compositeurs, ou d'y introduire des ornements nouveaux et à la mode. C'est le plus grand outrage que tu puisses faire à l'art (Taine,Notes Paris,1867, p.93).On a fait d'horribles outrages à des mélodies dignes de tous les respects (Berlioz,Souv. voy.,1869, p.175).Aucun outrage ne lui a été épargné [à la Cène de Vinci], et cependant son ombre seule suffit pour éclipser tous les chefs-d'oeuvre (Gautier,Guide Louvre,1872, p.207).
2. DR. Délit commis par une personne qui (par parole, geste, menace, écrit ou dessin) met en cause l'honneur d'un personnage officiel ou exprime son mépris à l'égard d'un dépositaire de l'autorité ou de la force publique dans l'exercice de ses fonctions. Outrage envers les dépositaires de l'autorité et de la force publique; outrage à un agent, à des représentants de la force publique dans l'exercice de ses/leurs fonctions. Maître Chevassut (...) fit (...) chercher des sergents, auxquels il abandonna son homme [Eustache] sous la double accusation de meurtre en duel et d'outrages manuels à un magistrat (Nerval,Nouv. et fantais.,1855, p.227).La semaine dernière, on avait condamné pour outrages au roi, un nommé Rouget (Flaub.,Éduc. sent.,t.2, 1869, p.81).
B. ?
1.
a) Acte ou parole portant gravement atteinte à une règle, un principe généralement admis et respecté. Outrage aux bienséances, au bon sens, à la morale, à la raison, à la vertu. Il se faisait par-ci par-là quelques outrages à la pudeur, dans des repas où l'on dépassait fréquemment les bornes de la tempérance, sur des lits où les deux sexes étaient mêlés (Brillat-Sav.,Physiol. goût,1825, p.270).Craindre le plaisir et fuir la volupté m'eût paru le plus abject outrage qu'on pût faire à la nature (A. France,Île ping.,1908, p.165).Cette machine [l'argent] ils [les grands] la possèdent en maîtres, et voici ce qu'ils en font: des carrières qui les déforment, des affaires qui sont un outrage à l'esprit (Larbaud,Enfantines,1918, p.195).
b) DROIT
? Outrage aux (bonnes) moeurs. Délit pénal consistant à porter atteinte à la moralité publique par la parole, les écrits. Prévenu «pour outrage aux moeurs et à la morale publique», deux aimables synonymes, qui font deux chefs d'accusation. Moi, j'avais à mon compte un troisième outrage: «et à la morale religieuse», quand j'ai comparu devant la huitième chambre avec Madame Bovary (Flaub.,Corresp.,1880, p.396):
2. ... la poursuite, qui allait nous faire comparaître en police correctionnelle et nous salir d'une accusation et sans nul doute d'une condamnation pour outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs, devant une justice sans écho et dont l'arrêt serait seul publié et mentionnerait le genre de notre outrage à peine suffisamment pour nous différencier d'un pédéraste ou d'un frère ignorantin ayant attouché des petits garçons. Goncourt,Journal,1853, p.88.
? Outrage public à la pudeur. ,,Délit pénal consistant en un acte matériel offensant pour la pudeur des personnes qui en sont témoins`` (Barr. 1974). Synon. attentat* (à la pudeur).L'article 330 punit de trois mois à deux ans quiconque s'est rendu coupable d'outrage public à la pudeur; je le connais aussi bien que vous (Courteline,Article 330,1900, p.278).Le sujet peut se déshabiller dans un salon ou un hall de gare et plier soigneusement ses vêtements sans avoir conscience de ce qu'il exécute. Ces faits doivent être bien connus car le malade n'est pas responsable de ses actes et ne relève évidemment pas des poursuites judiciaires qui peuvent en résulter lorsqu'il est accusé d'outrages publics à la pudeur ou aux bonnes moeurs (Quillet Méd.1965, p.334).
2. Littér. Tort, dommage, atteinte physique causé(e) aux êtres ou aux choses. Le parc de Sainte Sévère, avec ses beaux chênes seigneuriaux qui n'avaient jamais subi l'outrage de la cognée, se représentait à ma pensée pendant que je regardais les arbres du désert (Sand,Mauprat,1837, p.208).
? En partic. Outrages (du temps, de la vieillesse). Infirmités dues à l'âge. Elzelina s'éveilla soudainement et pleinement (...) dans sa peau à laquelle les années n'avaient pas épargné quelques menus outrages (Arnoux,Roi,1956, p.164):
3. Au soleil, je me suis trouvé éraillé et écaillé. L'astre du jour est implacable pour les outrages du temps; il les révèle avec une franchise féroce. On ne se doute de l'étendue de ses propres avaries, que sous l'éclatante lumière d'une belle après-dînée. Amiel,Journal,1866, p.497.
? [P.allus. au vers de Racine (Athalie, II, 5) : Pour réparer des ans l'irréparable outrage] «Du temps injurieux l'irréparable outrage» s'acharne sur l'oeuvre une fois commencée (Amiel,Journal,1866p.69).Toutes ces assurances prises contre «l'irréparable outrage» (Duhamel,Terre promise,1934, p.115).
Prononc. et Orth.: [ut?a:?]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist.1. a) ?) Ca 1100 ultrage «parole contraire à l'honneur d'un chevalier» (Roland, éd. J. Bédier, 1106); ?) ca 1140 faire outrage «offenser» (Pèlerinage Charlemagne, éd. G. Favati, 686); ca 1165 outrage «offense, injure» ([Chrétien de Troyes], Guillaume d'Angleterre, éd. M. Wilmotte, 2322); b) 1620 littér. «dommage, tort causé aux choses» (Malherbe, Poésies, éd. J. Lavaud, t.1, p.130, 8: Je sçay que les ans lui mettront Comme à toy les rides au front, Et feront à sa tresse blonde Mesme outrage qu'à tes cheveux); 2. 1535 [éd.] «acte gravement contraire à une règle, à un principe» (Olivetan, Bible, Ez. chap.22, fo41 ro, F: Les sacrificateurs ont faict oultrage a ma loy); 3. dr. a) 1810 outrage commis envers les dépositaires de l'autorité ou de la force publique (Code pénal, art.222-223, t.2, p.158); b) 1810 outrage à la pudeur (ibid., art.330, t.2, pp.223-224). Dér. de outre2*; suff. -age*. Fréq. abs. littér.: 822. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 1833, b) 1119; xxes.: a) 1463, b) 446.

OUTRAGE, subst. masc.
Étymol. et Hist.1. a) ?) Ca 1100 ultrage «parole contraire à l'honneur d'un chevalier» (Roland, éd. J. Bédier, 1106); ?) ca 1140 faire outrage «offenser» (Pèlerinage Charlemagne, éd. G. Favati, 686); ca 1165 outrage «offense, injure» ([Chrétien de Troyes], Guillaume d'Angleterre, éd. M. Wilmotte, 2322); b) 1620 littér. «dommage, tort causé aux choses» (Malherbe, Poésies, éd. J. Lavaud, t.1, p.130, 8: Je sçay que les ans lui mettront Comme à toy les rides au front, Et feront à sa tresse blonde Mesme outrage qu'à tes cheveux); 2. 1535 [éd.] «acte gravement contraire à une règle, à un principe» (Olivetan, Bible, Ez. chap.22, fo41 ro, F: Les sacrificateurs ont faict oultrage a ma loy); 3. dr. a) 1810 outrage commis envers les dépositaires de l'autorité ou de la force publique (Code pénal, art.222-223, t.2, p.158); b) 1810 outrage à la pudeur (ibid., art.330, t.2, pp.223-224). Dér. de outre2*; suff. -age*.

Outrage au Scrabble


Le mot outrage vaut 8 points au Scrabble.

outrage

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Mots du jour


Contumace     Péliade     Industrier (s')     Barde     Demandant, ante     Chapelain     Terribilité     Défendu, ue,     Nuisibilité     Babiole     

Les citations avec le mot Outrage


  1. La bêtise et la brutalité n'outragent pas; l'insulte intelligente est la seule insulte; l'affront sérieux ne rugit pas et ne hurle pas; il parle. Pour qu'il soit l'affront, il faut qu'il sorte d'où sort l'idée. Une gueule bave, une bouche crache.

    Auteur : Victor Hugo - Source : Faits et croyances


  2. Mon désespoir à tous m'abandonnoit en proie, et lorsque d'Alidor je me vis outrager, je fis armes de tout afin de me venger.

    Auteur : Pierre Corneille - Source : La Place Royalle ou l'Amoureux extravagant (1634), IV, 7, Angélique


  3. Opprimer le pauvre, c'est outrager celui qui l'a fait, mais avoir pitié de l'indigent c'est l'honorer.

    Auteur : Anonyme - Source : Écrit anonyme


  4. On est disposé, dans le premier moment d'une rupture, à prendre le désenchantement pour un outrage.

    Auteur : George Sand - Source : Histoire de ma vie (1855)


  5. Mais ne présumez pas que sans être vengé
    je souffre le dépit de me voir outragé.


    Auteur : Molière - Source : Dom Garcie de Navarre, ou Le prince jaloux (1661), IV, 8, Dom garcie


  6. Je vous vois rougir de cet outrage.
    Il faut d'un noble orgueil armer votre courage.


    Auteur : Jean Racine - Source : Iphigénie en Aulide (1674), II, 4, Clytemnestre


  7. Il (la Faye) fut outragé dans les fameux couplets qui causèrent les malheurs du poëte célèbre J. B. Rousseau; mais il ne se vengea de l'outrage que par le mépris.

    Auteur : Jean le Rond d'Alembert - Source : Eloges, la Faye


  8. Elevé dans un lupanar, entremetteur dès l'adolescence, outrage public à l'âge adulte, cet homme a une tendance innée à ne connaître que le droit commun.

    Auteur : Léon Daudet - Source : A propos d'Aristide Briand.


  9. La vengeance est-elle la meilleure réponse à un outrage ?

    Auteur : Guillaume Musso - Source : Parce que je t'aime (2008)


  10. Outragés sans repousser l'outrage.

    Auteur : Jean le Rond d'Alembert - Source : Eloges, Crébillon


  11. Y a-t-il plus de noblesse d'âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s'armer contre une mer de douleurs et à l'arrêter par une révolte ?

    Auteur : William Shakespeare - Source : Hamlet (1601), III, 1


  12. Qui dévore un affront mérite qu'on l'outrage.

    Auteur : Goswin Joseph Augustin, baron de Stassart - Source : L'Aigle et le Milan


  13. Du vivant même d'Aretha Franklin, comment peut-on laisser sévir toutes ces sous-chanteuses et dire qu'elles font de la « soul » ? On n'a même plus ni le temps, ni la décence de permettre à des morts illustres de se retourner dans leur tombe. Désormais, on les outrage de leur vivant.

    Auteur : Armand Patrick Gbaka-Brédé , dit Gauz - Source : Debout-payé


  14. Même elle avait encor cet éclat emprunté - Dont elle eut soin de peindre et d'orner son visage, - Pour réparer des ans l'irréparable outrage.

    Auteur : Jean Racine - Source : Athalie (1691), II, 5, Athalie


  15. L'excès de la sévérité produit la haine. L'excès de l'indulgence affaiblit l'autorité. Sachez garder le milieu et vous ne serez exposé ni au mépris ni aux outrages.

    Auteur : Musluh al-Din Saadi - Source : Le Jardin des Roses, VIII


  16. Paris, Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé mais Paris libéré ! Libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l'appui et le concours de la France tout entière : c'est-à-dire de la France qui se bat. C'est-à-dire de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle.

    Auteur : Charles de Gaulle - Source : Discours suite à la libération de Paris, 25 août 1944


  17. J'aime ou je n'aime pas. J'épargne ainsi à mes contemporains les moins sympatiques l'odieuse et outrageante indifférence.

    Auteur : Philippe Bouvard - Source : Mille et une pensées (2005)


  18. Il fut tout un jour à l'outrager de paroles diffamatoires en plaine place, et à luy dire toutes les injures dont il se pouvoit adviser.

    Auteur : Jacques Amyot - Source : Périclès, 8


  19. Il y a des outrages qui vous vengent de tous les triomphes, des sifflets qui sont plus doux pour l'orgueil que des bravos.

    Auteur : Gustave Flaubert - Source : Correspondance


  20. Maîtresse, s. F., terme d'outrage par lequel une femme flétrit les personnes de son sexe avec qui un homme fait ce qu'il ne voudra jamais ou ne veut plus faire avec elle.

    Auteur : Paul Bourget - Source : Physiologie de l'amour moderne (1883)


  21. Le caractère, c'est d'abord de négliger d'être outragé ou abandonné par les siens.

    Auteur : Charles de Gaulle - Source : Propos recueillis par André Malraux dans Les Chênes qu'on abat (1971)


  22. Les auteurs outragés par une satire ingénieuse n'en sentent que trop toute la malice; mais plus ils la sentent, moins ils se pressent de la faire sentir aux autres.

    Auteur : Jean le Rond d'Alembert - Source : Eloges, Trublet


  23. Va contre un arrogant éprouver ton courage:
    ce n'est que dans le sang qu'on lave un tel outrage.


    Auteur : Pierre Corneille - Source : Le Cid (1636), I, 5, Don Diègue


  24. Il n'y a d'outrageant pour une femme qu'une chose... n'être pas désirée!

    Auteur : Sacha Guitry - Source : L'Illusionniste


  25. Quand une seule victime ne peut obtenir justice, chacun doit s'attendre à être le premier à subir ensuite ces outrages.

    Auteur : Démosthène - Source : Contre Midias, 220


Les citations du Littré sur Outrage


  1. L'outrage me regarde ; et, quoi qu'on entreprenne, Je réponds d'une vie où j'attache la mienne

    Auteur : Jean Racine - Source : Iphig. III, 6


  2. L'endemain, sitost qu'il s'en fut parti, il [le roi de France] regarda derriere lui, et vit que l'abbaye estoit toute enflammée : de ce fut-il moult courroucé, et s'arresta sur les champs, et dit que ceux qui avoient fait cet outrage, outre sa defense, le comparroient [payeraient] chierement

    Auteur : Jean Froissard - Source : I, I, 274


  3. Et l'aigreur de la dame à ces sortes d'outrages, Dont la plaint doucement le complaisant témoin, Est un champ à pousser les choses assez loin

    Auteur : Molière - Source : Éc. des mar. I, 6


  4. Moult blasment nos incontinences, Nos outrages et nostre orgueil

    Auteur : GAUTIER DE COINSI - Source : dans le Dict. de DOCHEZ.


  5. Qui se laisse outrager mérite qu'on l'outrage

    Auteur : Corneille - Source : Héracl. I, 2


  6. Je ne craignois d'aller sans ma patente ; Car j'estois franche et de tribut exempte ; Je n'avois peur d'un gouverneur fascheux, D'un barisel ny d'un sbire outrageux

    Auteur : DU BELLAY - Source : VII, 62, verso.


  7. Mais posons qu'en ceci le sénat vous outrage

    Auteur : MAIRET - Source : Sophon. V, 2


  8. J'admire l'humilité de ceux qui veulent bien les porter [les grands noms] ; il les refuseraient, s'ils avaient l'esprit de faire réflexion à ce que leur coûte l'explication de ces beaux noms, et comme elle tombe tout en outrage sur leurs pauvres petits noms ; à quoi l'on ne penserait pas, s'ils n'avaient point voulu prendre les plumes du paon

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : à Coulanges, 19 juin 1695


  9. Elle est sage, elle m'aime, et votre amour l'outrage ; Prenez visée ailleurs, et troussez-moi bagage

    Auteur : Molière - Source : Éc. des mar. II, 9


  10. Ils crioyent contre les evesques, les blasmant outrageusement comme traistres de la discipline

    Auteur : CALV. - Source : Instit. 994


  11. N'importe, elle se sent comme vous outragée

    Auteur : Jean Racine - Source : Brit. I, 4


  12. J'ai toujours vu ma dame avoir toutes les marques De n'être point soumise à l'outrage des Parques

    Auteur : MALH. - Source : V, 24


  13. Là tous les champs voisins peuplés de myrtes verts N'ont jamais ressenti l'outrage des hivers

    Auteur : Voltaire - Source : Henr. IX.


  14. Ce Dieu, maître absolu de la terre et des cieux, N'est pas tel que l'erreur le figure à vos yeux ; l'Éternel est son nom, le monde est son ouvrage ; Il entend les soupirs de l'humble qu'on outrage, Juge tous les mortels avec d'égales lois, Et du haut de son trône interroge les rois

    Auteur : Jean Racine - Source : ib. III, 4


  15. Plus sensible au souvenir des bienfaits qu'à celui des outrages, il [le chien] ne se rebute pas par les mauvais traitements

    Auteur : BUFF. - Source : Quadrup. t. I, p. 311


  16. N'en exigez pas plus de mon coeur outragé

    Auteur : Voltaire - Source : Alz. IV, 1


  17. Je reçus une lettre de milady, où tout ce que l'amour outragé peut inspirer était exprimé

    Auteur : DUCLOS - Source : Oeuv. t. VIII, p. 89


  18. On dédaignait un Scythe ; et la honte et l'outrage De mes voeux mal conçus devinrent le partage

    Auteur : Voltaire - Source : Orphel. II, 6


  19. Les auteurs outragés par une satire ingénieuse n'en sentent que trop toute la malice ; mais plus ils la sentent, moins ils se pressent de la faire sentir aux autres

    Auteur : D'ALEMB. - Source : Éloges, Trublet.


  20. D'un maudit lansquenet le caprice outrageant M'oblige à te prier de vouloir bien me rendre Cent louis que de moi le besoin te fit prendre

    Auteur : REGNARD - Source : ib. IV, 5


  21. Un discours trop sincère aisément nous outrage

    Auteur : BOILEAU - Source : Sat. VII


  22. Si elle avait été écoutée, les parlements n'auraient pas tant harcelé le roi, et tant outragé les ministres

    Auteur : Voltaire - Source : Lett. Damilaville, 25 nov. 1765


  23. Et, pour dernier outrage.... Il faut vous voir mourir et n'en savoir la cause

    Auteur : Corneille - Source : Perth. IV, 15


  24. Jean Jacques est un malade de beaucoup d'esprit et qui n'a d'esprit que quand il a la fièvre ; il ne faut ni le guérir, ni l'outrager

    Auteur : D'ALEMB. - Source : Lett. à Voltaire, 9 avril 1761


  25. De repartie en repartie Chacun se quitte en s'outrageant

    Auteur : LAMOTTE - Source : Fabl. III, 17




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Mise à jour le dimanche 8 février 2026 à 09h57










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