Définition de « affliger »


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions du mot affliger de manière claire et concise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre le sens du mot.

Il comprend des informations supplémentaires telles que des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes et bien sûr des citations littéraires sur affliger pour aider à enrichir la compréhension du mot Affliger et répondre à la question quelle est la définition de affliger ?

VER genre () de 3 syllabes
Une définition simple :

  • Abattre moralement. - Son malheur m’afflige. - Cette nouvelle l’a profondément affligé. - Vous vous affligez sans sujet. - Il s’afflige d’une chose dont il devrait se réjouir. affliger (t) (1ergroupe)

  • Mortifier son corps, le faire souffrir. - Affliger son corps par des jeûnes, des macérations.

  • (ucf|ruiner) un pays par les calamités. - La famine affligeait la ville. - La peste affligeait le royaume. - (fig) Dieu a voulu affliger son peuple. - (fig) Job fut affligé en son corps et en ses biens.


    Définitions de « affliger »


    Trésor de la Langue Française informatisé


    AFFLIGER, verbe trans.

    A.? Emploi trans.
    1. [Le suj. désigne un événement malheureux, une calamité] Accabler et faire souffrir.
    a) Vieilli. [L'obj. désigne un pays, une collectivité] :
    1. ... et ce qu'il y a de bien singulier c'est qu'une disette terrible qui affligea Rome à cette époque fut regardée par l'opinion publique comme un châtiment de cette faute. J. de Maistre, Les Soirées de Saint-Pétersbourg,t. 2, 1821, p. 195.
    b) [L'obj. désigne une pers., une partie de l'être] :
    2. La plus grande force peut-être de la religion catholique, c'est que c'est la religion des tristesses de la vie, des malheurs, des chagrins, des maladies, de tout ce qui afflige le c?ur, la tête, le corps. Elle s'adresse aux gens qui pleurent, aux gens qui souffrent. Elle promet des consolations à ceux qui en ont besoin; elle montre l'espérance à ceux qui désespèrent. E. et J. de Goncourt, Journal,déc. 1860, p. 844.
    ? Emploi mod. affaibli. Décevoir profondément, affecter désagréablement :
    3. La maison m'a paru chétive, ruineuse, mal exposée. Des chiens, dans le jardin galeux, clabaudaient à l'écho de leur voix, ce qui toujours m'afflige comme l'image désespérante de presque toutes nos querelles. G. Duhamel, Chronique des Pasquier,Vue de la terre promise, 1934, p. 68.
    2. [Le suj. et l'obj. désignent un nom de pers.]
    a) Vieilli, dans un cont. relig. Accabler pour humilier. Dieu a voulu affliger son peuple. Job fut affligé en son corps et en ses biens (Ac.1798-1932).
    ? En partic. Mortifier pour humilier. Affliger son corps par des jeûnes, par des macérations (Ac. 1798-1932).
    b) Affliger qqn de qqc.L'accabler :
    4. Il suffit souvent d'écarter une autorité trop pressante pour qu'ils reprennent de l'élan : tel cet enfant qui ne fit plus de fautes d'orthographe du jour où on ne lui imposa plus de dictées ou cet autre qui se passionna de musique dès que, découragé d'en rien obtenir, on cessa de l'affliger des leçons d'un professeur autoritaire. E. Mounier, Traité du caractère,1946, p. 505.
    c) Vieilli. Affliger qqc. à qqn.Synon. par confusion de infliger :
    5. Il s'excuse de ne pas lui avoir écrit aujourd'hui, parce que sa main tremblait trop, mais qu'il va écrire demain et qu'il lui dira que s'il fait cet éreintement, il ne craindra pas de lui affliger un fort gnon et qu'il affirmera mes dires. E. et J. de Goncourt, Journal,mai 1894, p. 579.
    B.? Emploi pronom.
    1. Vieilli, dans un cont. relig. Se laisser accabler par la souffrance :
    6. ... ainsi une âme est dans la peine et le Seigneur profère simplement en elle ces mots « ne t'afflige pas » et aussitôt la bourrasque dévie et la joie renaît. J.-K. Huysmans, En route,t. 1, 1895, p. 173.
    2. Éprouver ou témoigner de l'affliction :
    7. Nous sommes donc toujours triste, pauvre ange! Pourquoi t'affecter à plaisir, t'affliger outre mesure? À trente-trois lieues de distance, je ne peux pas essuyer les larmes qui coulent de tes bons yeux; ... G. Flaubert, Correspondance,1946, p. 277.
    ? Vieilli. S'affliger de qqc.Se laisser accabler par quelque chose :
    8. ? Ainsi, Madame la Marquise, demanda M. Levrault en appuyant sur chaque mot, c'est l'intention formelle de M. Gaston, votre fils; c'est sa volonté bien ferme, bien nette, bien arrêtée, de se rallier à la nouvelle dynastie, et vous n'y mettez point obstacle, vous ne cherchez pas à l'en détourner? ? Que voulez-vous? J'en souffre bien un peu; je mentirais si j'affirmais le contraire, et vous ne me croiriez pas. J'en souffre, je m'en afflige en secret; mais je me dis qu'en fin de compte, quel que soit le drapeau qui flotte sur les Tuileries, c'est toujours le drapeau de la France. J. Sandeau, Sacs et parchemins,1851, p. 34.
    C.? Emploi passif. Être affligé (cf. aussi infra affligé).
    1. Absol. Devenir triste, souffrir par déception :
    9. Aussi fus-je plus affligé que surpris quand j'appris qu'un élève intelligent, que j'ai dû renvoyer depuis pour son mauvais esprit, qualifiait Monsieur le professeur d'éloquence de prêtre « fin de siècle ». A. France, L'Orme du mail,1897, p. 27.
    ? Arg. et dial. Être malade :
    10. Pourriez-vous m'indiquer si c'est ici que reste mon frère (...) dont l'épouse est affligée d'une jambe? [L.-F. L'Héritier,] Suppl. aux Mémoires de Vidocq, t. 1,1830, p. 292.
    2. (Être) affligé de qqc. ou de qqn.En être accablé, comme d'un mal ou d'un malheur.
    a) [En parlant d'un mal physique] Il était affligé d'un rhumatisme chronique (Dub.).
    b) [En parlant d'un malheur ou d'un être importun] :
    11. D'abord chacun devait reconnaître dans sa compagne la pauvre parente venue de province, de laquelle peut être affligée toute famille parisienne. H. de Balzac, Les Illusions perdues,1843, pp. 181-182.
    12. Honoré fut vivement affligé du malheur où sa mère avait été réduite, et plus encore d'en avoir été le témoin. M. Aymé, La Jument verte,1933, p. 245.
    ? Avec une connotation relig. :
    13. Loin d'être un zélateur, il a porté le fer rouge dans la plaie, dénoncé l'horreur et les ridicules de ces passions vieilles comme l'humanité, considérant que les êtres qui en sont affligés portent une croix qui les écrasera tôt ou tard. J.-É. Blanche, Mes modèles,1928, pp. 139-140.
    ? Par hyperb. [Dans le style de la politesse mondaine] Je suis vraiment affligé de votre contre-temps (Land. 1834).
    ? Par antiphrase et iron. Être doté d'un bien qui écrase comme un malheur. La voilà affligée de cent mille livres de rentes (Ac. 1835-1932) :
    14. La passion et le désintéressement du vicomte ne pouvaient être mis en doute, et Laure avait assez de raison pour se dire qu'une occasion pareille ne se présente pas deux fois dans la destinée d'une jeune fille affligée d'un million de dot. J. Sandeau, Sacs et parchemins,1851, p. 12.
    Rem. Cet emploi est relevé par Besch. 1845 en ces termes : ,,Se dit par antiphrase et en plaisantant. Cette jeune fille est affligée de dix-huit ans, d'une grande beauté, d'un heureux naturel et d'une dot de cent mille écus. Cet homme est affligé de cent mille francs de rente.``
    3. (Être) affligé de (+ verbe à l'inf.), de ce que (+ verbe à l'ind.), que (+ verbe au subj.).Être profondément attristé. Je suis affligé de voir les choses en cet état (Littré) :
    15. Je voyais mon père profondément affligé de ce que je n'étais plus libre, et de ce que je le forçais à plier son caractère, à manquer à la fierté dont toute sa vie avait été la preuve, en ne quittant pas pour jamais l'indigne pays où, pour prix de ses services, il venait de recevoir un si cruel affront. G. de Staël, Lettres de jeunesse,1787, p. 165.
    16. Je vous remercie de vos renseignements sur Lyon et suis bien affligé que vous ne veniez pas. A. de Lamartine, Correspondance,1834, p. 35.
    Rem. La constr. attestée dans l'ex. 15, où de ce apparaît comme un pléonasme (cf. Vinc. 1910), est jugée ,,correcte, mais peu élégante`` ds Thomas 1956. Littré ne mentionne pas la constr. avec de ce que.
    Stylistique ? 1. Affliger et les mots de sa famille appartiennent à la lang. soutenue : 17. ... la passion parle le plus pur français de M. Prudhomme. Il y avait dans une scène : « Je vous ai fâché, mon père? ? Non, tu m'affliges. » Il me dit « tu m'affliges... ça te va-t-il, tu m'affliges? » Je ne peux m'empêcher de dire : « mets : tu me fais de la peine... » Il réfléchit : « non, j'aime mieux tu m'affliges. » Il trouvait son verbe plus noble. Oh! vraiment, le succès d'une machine comme ça serait une objection contre la langue française! E. et J. de Goncourt, Journal, déc. 1858, pp. 570-571. D'où l'emploi (auj. vieilli) dans la lang. relig. (cf. supra). 2. À une époque plus récente, leur force expressive s'atténue si bien qu'à la limite, affligé tend à n'être qu'un synon. distingué de déçu, et affligeant, un synon. de sans intérêt. À noter encore que affliger est parfois associé à une évocation musicale : 18. Le violon frémit comme un c?ur qu'on afflige. Ch. Baudelaire, Les Fleurs du Mal, 1857-1861, p. 77. 19. Que la flûte, aujourd'hui, guerrière qui s'afflige, Se souvienne un moment, pendant que sur sa tige Tes doigts semblent danser un menuet d'oiseau, Qu'avant d'être d'ébène, elle fut de roseau; ... E. Rostand, Cyrano de Bergerac, 1898, IV, 3, p. 160.
    Prononc. ? 1. Forme phon. : [afli?e], j'afflige [?afli:?]. Enq. : /afli?/. Conjug. parler. 2. Dér. et composés : afflictif, affliction, affligeant. 3. Forme graph : j'afflige, nous affligeons; j'affligeais; affligeant (pour les verbes en -ger, cf. abroger).
    Étymol. ET HIST. ? Mil. xiies. « frapper durement, accabler, tourmenter » (Liv. des Ps., Cambridge, LXXVII, 40 ds Gdf. Compl. : Par quantes fiedes le purvuchierent el desert, affligerent lui en sultiveté); début xiiies. « id. » (Li Sermon saint Bernart, éd. Foerster, 89, 7 ds T.-L. : Cum longement serai ju tormenteiz en travail et en dolor ed affliiez de mort tote jor); av. 1701 par affaiblissement pronom. « s'attrister » (Boileau ds Fur. 1701 : Pourquoy à la lecture de mes satires, aimez vous mieux vour affliger avec les ridicules, que de vous rejouïr avec les honnêtes gens). Empr. au lat. affligere attesté au sens propre « jeter à terre, abattre » dep. Plaute (Rud., 1010 ds TLL s.v., 1233, 6 : adfligam ad terram te), fig. « frapper, tourmenter (physiquement) » (Cicéron, Pis., 85 ds TLL s.v., 1234, 43 : qui [milites] cum uno genere morbi adfligerentur neque se recreare quisquam posset); « id. (moralement) » (Id., Verr., 3, 37, ibid., 1236, 48 : Siculos superioribus edictis satis perdiderat atque adflixerat). A supplanté l'a. fr. afflire, de formation pop. (xes., S. Léger ds Gdf.).
    STAT. ? Fréq. abs. litt. : 1 062. Fréq. rel. litt. : xixes. : a) 3 199, b) 1 635; xxes. : a) 932, b) 348.
    BBG. ? Bailly (R.) 1969 [1946]. ? Bar 1960. ? Bél. 1957. ? Bénac 1956. ? Blondheim (D. S.). Essai d'un vocabulaire comparatif des parlers romans des Juifs au Moyen Âge. Romania 1923, t. 49, pp. 19-20. ? Canada 1930. ? Caput 1969. ? Dup. 1961. ? Fér 1768. ? Guizot 1864. ? Hanse 1949. ? Laf. 1878. ? Lav. Diffic. 1846. ? Marcel 1938. ? Sardou 1877. ? Sommer 1882. ? Synon. 1818. ? Thomas 1956. ? Timm. 1892. ? Vinc. 1910.


    Wiktionnaire


    Verbe - français

    affliger \a.fli.?e\ transitif ou intransitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : s'affliger)

    1. Abattre moralement, attrister profondément.
      • En ce moment, Modeste, [?], était affligée comme Perrette en voyant ses ?ufs cassés. (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
      • Nous croyons que la plus grande partie des maux qui affligent les hommes découle de la mauvaise organisation sociale ; et que les hommes, par leur volonté et leur savoir, peuvent les faire disparaître. (Errico Malatesta, Le Programme anarchiste,)
      • Il se disait qu'il était seul au monde, affreusement seul, misérable. Cette idée l'affligeait. (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 58)
    2. Mortifier son corps, le faire souffrir.
      • Bien qu'il fût Islandais pur sang , il semblait supporter difficilement le climat de son pays : il était affligé d'une toux opiniâtre. (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 78)
      • Affliger son corps par des jeûnes, des macérations.
    3. Ruiner un pays par les calamités.
      • La famine affligeait la ville.
      • La peste affligeait le royaume.
    4. (Pronominal) Se désoler ; s'attrister.
      • Depuis longtemps il cherchait en vain un c?ur capable de l'aimer pour lui-même, et s'affligeait de ne pouvoir le trouver. (Marie-Jeanne Riccoboni, Histoire d'Ernestine, 1762, édition ?uvres complètes de Mme Riccoboni, tome I, Foucault, 1818)
    Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

    Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

    AFFLIGER. v. tr.
    Abattre moralement. Son malheur m'afflige. Cette nouvelle l'a profondément affligé. Vous vous affligez sans sujet. Il s'afflige d'une chose dont il devrait se réjouir. Il signifie aussi Mortifier son corps, le faire souffrir. Affliger son corps par des jeûnes, des macérations. Il se dit encore des Calamités qui ruinent un pays. La famine affligeait la ville. La peste affligeait le royaume. On dit à peu près dans ce sens Dieu a voulu affliger son peuple. Job fut affligé en son corps et en ses biens. Le participe passé

    AFFLIGÉ, ÉE, se dit quelquefois en plaisantant et par antiphrase. La voilà affligée de cent mille livres de rente. Il s'emploie aussi comme nom en parlant des Personnes. Consoler les affligés. Il voulut consoler la pauvre affligée.

    Littré

    AFFLIGER (a-fli-jé. On met un e muet après le g devant l'a et l'o) v. a.
    • 1Causer un grand dommage, désoler, tourmenter. De longues guerres ont affligé l'Europe. Un grand malheur eût affligé l'État. Être affligé d'une maladie cruelle. Le choléra, parti de l'Inde, vint affliger l'Occident. La guerre est le plus grand des maux dont les dieux affligent les hommes, Fénelon, Tél. X. Je serai du parti qu'affligera le sort, Corneille, Hor. I, 1. Il affligera d'impôts la gloire du royaume, Pascal, Proph. 25. Quand la mort affligeait un corps innocent, Pascal, édit. Cousin. Si le ciel? Veut encor m'affliger par une longue vie, Racine, Bérén. III, 1. Tout cela [les pénitences imposées par le confesseur] devient impossible?; pourquoi?? Parce que tout cela afflige les sens et qu'on ne prétend rien leur retrancher de leurs commodités et de leurs aises, Bourdaloue, Pensées, t. I, p. 340. De quelles austérités affligez-vous votre corps?? Bourdaloue, ib. p. 352. L'on s'insinue auprès de tous les hommes, soit en les flattant dans les passions qui occupent leur âme, ou en compatissant aux infirmités qui affligent leur corps, La Bruyère, 11.
    • 2Causer de l'affliction. Cette mort nous afflige. Peu de chose nous console, parce que peu de chose nous afflige. Je viens de l'affliger, c'est à moi d'adoucir Le déplaisir mortel qu'elle a dû ressentir, Voltaire, Zaïre, III, 1. Il m'adore, Phaedime, et les mêmes douleurs Qui m'affligeaient ici le tourmentaient ailleurs, Racine, Mithr. II, 1. Je l'affligerais trop si j'osais achever, Racine, Phèd. V, 3. Son visage odieux m'afflige et me poursuit?? Racine, Esth. II, 1. J'ai tantôt sans respect affligé sa misère, Racine, Iphig. III, 1. Ô Dieu, vous plaît-il de m'abaisser ou de m'élever, de m'affliger ou de me consoler, de traverser mes desseins ou de les favoriser?? Bourdaloue, Pensées, t. II, p. 73.

      Par extension. Ils voudraient toucher les c?urs et ne font qu'affliger les oreilles.

    • 3Mortifier. Vous pouvez réparer, en affligeant votre chair, vos voluptés criminelles, Massillon, Car. Vocation. L'austérité d'une haire presque perpétuelle affligeait l'innocence de son corps [de Saint-Louis], Massillon, St Louis. J'ai affligé mon âme par le jeûne, Massillon, Resp. Comment as-tu pensé? que, pendant que tu te permets tout, tu eusses le droit d'affliger tous mes désirs?? Montesquieu, Lettr. pers. 161.
    • 4S'affliger, v. réfl. Éprouver de l'affliction. S'affliger des malheurs d'un ami. Je m'afflige de voir que? La contrition est une douleur et, par conséquent, un acte de la volonté qui s'afflige, qui hait, qui déteste, Bourdaloue, Pensées, t. I, p. 288. Sans vous en affliger, présumez avec moi?, Corneille, Poly. I, 3. Ne nous affligeons point vainement l'un et l'autre, Racine, Baj. III, 4.

    HISTORIQUE

    XIIe s. Par veue et paroïe eret il justes, si manoit entre ceaz ki de jor en jor afflient l'arnme [âme] del juste par lor malvaises oevres, Job, 441. Cant la severiteiz de la deventriene [intérieure] visitation enflammet l'afflite pensée encontre soi-mimes?, ib. 484. Elyphas, qui premiers entre les amis Job parolet, si forvat juske al ramponnement del afflit, ib. 476.

    XIIIe s. C'est le Baudrain qui fist nostre roi si afflire Que par force le fist desus son arçon gire, Du Cange, affligere.

    XVe s. Et vers la nuit les Ecossois? prindrent le roy qui moult estoit las et afflict, J. de Troyes, Chron. 1465.

    XVIe s. Affligé de longue hydropisie?, Montaigne, II, 26. J'ay aultrefois esté employé à consoler une dame vrayement affligée, Montaigne, III, 291. Il n'est pas raisonnable de laisser et abandonner l'affligé en son affliction sans luy donner quelque reconfort, Amyot, Démosth. 31. Nous souspirons avec les affligés, compatissons à leur mal, Charron, Sagesse, I, 33.

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    Étymologie de « affliger »

    Wall. affligî, bossu?; de affligere, de ad (voy. à) et fligere, frapper. Fligere est le même que le grec ??????? (voy. PLAIE). Le latin affligere, ayant l'accent sur fli, n'aurait pu donner, que par méprise de conjugaison, affliger?; aussi ne l'a-t-il pas donné dans l'ancien français. Le verbe y est aflire et le participe aflit, de afflictus. C'est au XVIe siècle que affliger, calqué sur le latin, a fait oublier l'ancienne forme régulière.

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    (Siècle à préciser) Du latin affligere.
    Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

    AFFLIGER, verbe trans.
    Étymol. ET HIST. ? Mil. xiies. « frapper durement, accabler, tourmenter » (Liv. des Ps., Cambridge, LXXVII, 40 ds Gdf. Compl. : Par quantes fiedes le purvuchierent el desert, affligerent lui en sultiveté); début xiiies. « id. » (Li Sermon saint Bernart, éd. Foerster, 89, 7 ds T.-L. : Cum longement serai ju tormenteiz en travail et en dolor ed affliiez de mort tote jor); av. 1701 par affaiblissement pronom. « s'attrister » (Boileau ds Fur. 1701 : Pourquoy à la lecture de mes satires, aimez vous mieux vour affliger avec les ridicules, que de vous rejouïr avec les honnêtes gens). Empr. au lat. affligere attesté au sens propre « jeter à terre, abattre » dep. Plaute (Rud., 1010 ds TLL s.v., 1233, 6 : adfligam ad terram te), fig. « frapper, tourmenter (physiquement) » (Cicéron, Pis., 85 ds TLL s.v., 1234, 43 : qui [milites] cum uno genere morbi adfligerentur neque se recreare quisquam posset); « id. (moralement) » (Id., Verr., 3, 37, ibid., 1236, 48 : Siculos superioribus edictis satis perdiderat atque adflixerat). A supplanté l'a. fr. afflire, de formation pop. (xes., S. Léger ds Gdf.).

    affliger au Scrabble


    Le mot affliger vaut 15 points au Scrabble.

    affliger

    Informations sur le mot affliger - 8 lettres, 3 voyelles, 5 consonnes, 7 lettres uniques.

    Quel nombre de points fait le mot affliger au Scrabble ?


    Le calcul de points ne prend pas en compte lettre compte double, lettre compte triple, mot compte double et mot compte triple. Ces cases augmentent les valeurs des mots posés selon un coefficient indiqué par les règles du jeu de Scrabble.

    SCRABBLE © est une marque déposée. Tous les droits de propriété intellectuelle du jeu sont détenus aux Etats-Unis et au Canada par Hasbro Inc. et dans le reste du monde par J.W. Spear & Sons Limited de Maidenhead, Berkshire, Angleterre, une filiale de Mattel Inc. Mattel et Spear ne sont pas affiliés à Hasbro.

    affliger

    Les rimes de « affliger »


    On recherche une rime en ZE .

    Les rimes de affliger peuvent aider les poètes et les paroliers à trouver des mots pour former des vers avec une structure rythmique cohérente, mais aussi pour jouer avec les mots et les sons, découvrir de nouvelles idées et perspectives ce qui peut être amusant et divertissant.

    Les rimes en Ze

    Rimes de débaptisée      Rimes de stérilisé      Rimes de mémorisée      Rimes de érigé      Rimes de lyophilisés      Rimes de centralisait      Rimes de gorgé      Rimes de concrétisés      Rimes de sponsoriser      Rimes de autorisée      Rimes de composez      Rimes de enlisés      Rimes de égalisait      Rimes de complaisez      Rimes de américaniser      Rimes de interposé      Rimes de banaliser      Rimes de amenuisés      Rimes de attisez      Rimes de naufrager      Rimes de redisait      Rimes de ionisée      Rimes de phrasé      Rimes de déguisé      Rimes de préconisée      Rimes de soulagées      Rimes de sponsorisés      Rimes de anti-rejet      Rimes de deviser      Rimes de reposait      Rimes de désagrégé      Rimes de actualiser      Rimes de forgée      Rimes de organisait      Rimes de fusées      Rimes de rejugé      Rimes de dramatisés      Rimes de divisée      Rimes de Bizet      Rimes de protégées      Rimes de laryngée      Rimes de familiarisée      Rimes de rusé      Rimes de scandalisées      Rimes de paralysais      Rimes de pulvérisait      Rimes de égorgée      Rimes de ardoisées      Rimes de naufragée      Rimes de prophétisaient     

    Mots du jour

    débaptisée     stérilisé     mémorisée     érigé     lyophilisés     centralisait     gorgé     concrétisés     sponsoriser     autorisée     composez     enlisés     égalisait     complaisez     américaniser     interposé     banaliser     amenuisés     attisez     naufrager     redisait     ionisée     phrasé     déguisé     préconisée     soulagées     sponsorisés     anti-rejet     deviser     reposait     désagrégé     actualiser     forgée     organisait     fusées     rejugé     dramatisés     divisée     Bizet     protégées     laryngée     familiarisée     rusé     scandalisées     paralysais     pulvérisait     égorgée     ardoisées     naufragée     prophétisaient     


    Les citations sur « affliger »

    1. Je ne veux point ici m'affliger par avance; - L'événement souvent confond la prévoyance.

      Auteur : Jean-François Regnard - Source : Le joueur


    2. C'est s'affliger deux fois que s'affliger d'avance.

      Auteur : Goswin Joseph Augustin, baron de Stassart - Source : La Corneille et le Rossignol


    3. Je ne m'affligerai pas de voir que les hommes me connaissent mal, je m'affligerai de mal les connaître.

      Auteur : Confucius - Source : Sentences


    4. Nous blâmons quelques hommes de trop s'affliger, comme nous reprochons a d'autres d'être trop modestes, quoique nous sachions bien ce qu'il en est.

      Auteur : Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues - Source : Réflexions et Maximes (1746)


    5. Une bonne publicité devrait ressembler à un bon sermon; elle ne doit pas seulement soulager les affligés, mais elle doit aussi affliger les satisfaits.

      Auteur : Bernice Fitzgibbon - Source : Macy's, Gimbels and me (1967)


    6. Nous sommes si aveugles que nous ne savons quand nous devons nous affliger ou nous réjouir: nous n'avons presque jamais que de fausses tristesses ou de fausses joies.

      Auteur : Charles de Secondat, baron de Montesquieu - Source : Lettres persanes (1721)


    7. L'essentiel consiste à ne pas s'affliger.

      Auteur : Roberto Bolano - Source : Le gaucho insupportable (2008)


    8. Qu'il devient précieux dans ces jours difficiles où l'on affligerait inutilement sa femme, ses enfants, en leur ouvrant son âme! On lui confie ses craintes; et tandis qu'on s'efforce avec lui d'éloigner les périls qui menacent d'accabler la famille, elle repose dans une douce sécurité.

      Auteur : François Droz - Source : Essai sur l'art d'être heureux (1815)


    9. Il faut dans la chaire montrer l'homme à lui-même, moins pour le révolter par l'horreur du portrait, que pour l'affliger par la ressemblance.

      Auteur : Jean le Rond d'Alembert - Source : Eloges, Massillon


    10. Si tu veux éviter la tristesse,
      Ne possède rien dont la perte te puisse affliger.


      Auteur : Proverbes arabes - Source : Proverbe


    11. Mes défauts sont connus : pourquoi m'en affliger ?
      Mieux vaudrait les mettre à la mode.
      Je ne saurais les corriger,
      Affichons-les ; c'est si commode !


      Auteur : Antoine-Vincent Arnault - Source : Fables (1802), I, 7, Secret de Polichinelle


    12. De combien de soupirs interrompant le cours - Ai-je évité vos yeux que je cherchais toujours! - Quel tourment de se taire en voyant ce qu'on aime! - De l'entendre gémir, de l'affliger soi-même, - Lorsque par un regard on peut le consoler!

      Auteur : Jean Racine - Source : Britannicus (1669)


    13. Je n'ai ni à m'affliger, ni à me consoler. Je suis trop fière pour aimer un homme qui ne m'aime pas.

      Auteur : Léon Tolstoï - Source : Anna Karénine (1873-1877)


    14. Le remède le plus honteux de l'affliction chez un homme raisonnable, c'est d'être las de s'affliger.

      Auteur : Sénèque - Source : Lettres à Lucilius, LXIII


    15. Quand il se fait quelque sottise publique, je songe à un petit nombre d'étrangers qui peuvent se trouver à Paris, et je suis prêt à m'affliger, car j'aime toujours ma patrie.

      Auteur : Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort - Source : Maximes et Pensées, Caractères et Anecdotes (1795)


    16. Au lieu que c'est une vertu d'avoir pitié des moindres afflictions qu'ont les autres, c'est une espèce de lâcheté de s'affliger pour les nôtres propres.

      Auteur : René Descartes - Source : Correspondance, à Huygens, 20 mai 1637


    17. Mieux vaut une perte qu'un gain honteux; dans le premier cas, tu n'auras à t'affliger qu'une fois, dans le second, toujours.

      Auteur : Chilon de Sparte - Source : Les penseurs grecs avant Socrate


    18. Bien que rien ne puisse ramener l'heure de la splendeur dans l'herbe, de la gloire dans la fleur, nous ne nous affligerons pas, mais trouverons la force dans ce qu'il en subsiste.

      Auteur : William Wordsworth - Source : Les Ballades lyriques (1798)


    19. Quand le coeur s'attendrit, il parait s'affliger.

      Auteur : Charles-Georges Fenouillot de Falbaire de Quingey - Source : L'Honnête Criminel, ou l'Amour Filial (1767), I, 6


    20. Cette teinte de pathétique se faisait sentir encore davantage quand Fléchier prononçait ses oraisons funèbres; son action un peu triste, et sa voix un peu faible et traînante, mettaient l'auditeur dans la disposition convenable pour s'affliger avec lui.

      Auteur : Jean le Rond d'Alembert - Source : Eloges, Fléchier


    21. Affliger volontairement ses amis, c'est une injustice.

      Auteur : Ménandre - Source : Les Monostiques


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    Les synonymes de « affliger»

    Les synonymes de affliger :

      1. attrister
      2. accabler
      3. troubler
      4. affecter
      5. atterrer
      6. désoler
      7. décourager
      8. chagriner
      9. déchirer
      10. navrer
      11. consterner
      12. stupéfier
      13. abattre
      14. terrasser
      15. foudroyer
      16. peiner
      17. assombrir
      18. rembrunir
      19. décevoir
      20. contrarier
      21. désespérer
      22. mécontenter
      23. fâcher
      24. irriter

    synonymes de affliger

    Fréquence et usage du mot affliger dans le temps


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