Définition de « mari »


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions du mot mari de manière claire et concise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre le sens du mot.

Il comprend des informations supplémentaires telles que des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes et bien sûr des citations littéraires sur mari pour aider à enrichir la compréhension du mot Mari et répondre à la question quelle est la définition de mari ?

NOM genre (m) de 2 syllabes
Une définition simple : (fr-rég|ma.?i) mari (m)

  • Homme marié. - Le mari de Nicole est policier. (-note-) : Le lien entre deux conjoints s’exprime par l’adjectif possessif : Une femme et son mari. (fr-inv|ma.?i) mari (m) (inv)

  • (ling) Langue ouralienne parlée dans le Kazakhstan et en Russie. Synonyme : mare




    Définitions de « mari »


    Trésor de la Langue Française informatisé


    MARI, subst. masc.

    Homme uni à une femme par les liens du mariage (cf. femme II). Synon. époux (v. ce mot I A 1 a).Lucien (...) avait entendu par la croisée le colloque de la femme et du mari (Balzac,Illus. perdues,1843, p. 544).Nos fous rires l'étonnaient: ce jeune mari heureux, c'était pourtant son fils, si longtemps fermé, si dur (Mauriac,Noeud vip.,1932, p. 63).Ne regrettez pas le Silvio que vous avez connu. C'était un mauvais garçon qui eût fait un mauvais mari (Salacrou,Terre ronde,1938, ii, 3, p. 207).V. accepter ex. 6, complaisant ex. 1, copain ex. de Beauvoir, exiger ex. 7:
    1. ? J'avais pensé que nous pourrions dîner à la maison? ? Oui, dînons à la maison, dis-je. Mon coeur se serra; il avait dit «à la maison» comme si nous avions été mari et femme: et il nous restait deux jours à vivre ensemble. Beauvoir,Mandarins,1954, p. 323.
    SYNT. Mari affectueux, aimable, amoureux, débonnaire, empressé, fidèle, passionné; mari bafoué, cocu, commode, complaisant, encombrant, infidèle, ivrogne, jaloux, malheureux, querelleur, soumis, soupçonneux, trompé; bon, excellent mari; futur, vieux mari; mari modèle; tendresse d'un mari; complaisance(s), emportement(s), impatience(s), incompréhension, indifférence(s), jalousie, trahison d'un mari; devoirs, droits d'un mari; choisir, prendre un mari; trouver un mari (à/pour qqn); être en puissance de mari; accepter, refuser de prendre pour mari; vouloir qqn pour mari; changer de mari, avoir eu plusieurs maris.
    ? En partic. [Le rapport d'appartenance créé par les liens du mariage entre les conjoints s'exprime par le recours à l'adj. poss.]
    ? [Poss. + femme] Le mari buvait, battait sa femme, courait les chanteuses des cafés-concerts de Montsou (Zola,Germinal,1885, p. 1218).
    ? [Poss. + mari] Elle me suivit jusqu'à la porte de son boudoir, appuyée au bras de son mari, droite, assurée sur ce ferme soutien (Fromentin,Dominique,1863, p. 210).Le penchant irrésistible qui entraîne la veuve de l'Inde à suivre son mari dans la mort (Durkheim,Division trav.,1893, p. 174).Henriette est la séduction même et je crois que son mari l'aimera passionnément (Bernstein,Secret,1913, i, 3, p. 6):
    2. La femme peut, avec l'autorisation de son mari, (...) donner ses biens dotaux pour l'établissement des enfans qu'elle aurait d'un mariage antérieur... Code civil,1804, art. 1555, p. 287.
    SYNT. Faire de qqn son mari; adorer, aimer, estimer, perdre, pleurer son mari; berner, quitter, tromper son mari; être attachée, fidèle, plaire à son mari; être heureuse avec son mari; être éprise de son mari; être abandonnée, séparée de son mari.
    Prononc. et Orth.: [ma?i]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. Ca 1145 «celui qui est uni à une femme par le mariage» prendre mari «épouser» (Wace, Conception N. D., 1154 ds T.-L.). Du lat. class. maritus «id.» (lui-même dér. de mas, maris «mâle») qui a éliminé vir «homme», d'où «mari, époux». Fréq. abs. littér.: 12524. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 17945, b) 25331; xxes.: a) 21041, b) 11720.


    Wiktionnaire


    Adjectif - ancien français

    mari \Prononciation ?\

    1. En colère.
      • Set que Deu est vers lui mari (Vie de sainte Marie l'Égyptienne, ms. 19525 de la BnF, f. 18r. b.)
      • Huntus, e dolent, e marri (Partonopeus de Blois, manuscrit de la Bibliothèque apostolique vaticane. 1175-1200. Fol. 50r.)

    Nom commun - ancien français

    mari \Prononciation ?\ masculin

    1. Mari (époux).

    Nom commun 1 - français

    mari \ma.?i\ masculin

    1. Homme uni à une autre personne par les liens du mariage, époux.
      • Néanmoins la foi conjugale est sans cesse violée dans les grandes sociétés policées. Il est peu de maris qui soient fidèles à leurs femmes ; il est peu de femmes qui soient fidelles à leurs maris. (Jean-Claude de La Métherie, De l'homme considéré moralement: de ses m?urs, et de celles des animaux, vol.2, page 268, an XI)
      • Dans ce temps, tu étais jeune, belle, insouciante, sinon heureuse ; un mari te rendra, en peu de jours, ce que je suis déjà, laide, souffrante et vieille. (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
      • Une Liménienne déjeûne le matin, avec son mari en petit peignoir à la française, ses cheveux retroussés absolument comme nos dames de Paris ; [?]. (Flora Tristan; Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836)
      • [?],j'ai bien cru que c'était une de ces femmes comme on en voit beaucoup, qui prennent un mari pour avoir une contenance, qui le choisissent riche pour se donner du bon temps, et bête pour le duper sans danger. (Casimir Colomb, Mademoiselle Renée, dans La Revue des deux mondes, t.88, 1870, page 154)
      • L'abbaye, dit-on, doit son origine à une comtesse Cuniga, une sorte de Barbe-Bleue en jupons, qui avait empoisonné ses sept maris et terrifiait toute la contrée par ses crimes. (Maurice Grandjean, À travers les Alpes autrichiennes, page 147, A. Mame, 1893)
      • Pourquoi aurait-il échappé à la règle?? Combien de jouvencelles avait-il culbutées jadis?; combien de maris avait-il mis dans la situation où il se trouvait à l'heure actuelle?? (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
      • J'ai appris plus tard qu'ils avaient même torturé Mme Touri (la femme d'un acteur bien connu de Radio-Alger) devant son mari, pour qu'il parle. (Henri Alleg, La Question, 1957)
      • Ce Tactale était le mari de la femme-chef, la mère du Grand-Soleil; c'était à la fois un fier filou et un gars qui avait la langue sacrément bien pendue. (Hubert Jules Deschamps, Manon l'Américaine: ou, La vie de René des Grieux : histoire sauvage des deux mondes, Éditions Opta, 1977, p. 194)
      • Gladys raconta que son mari, en reportage à Bucarest, « s'amusait sûrement là-bas avec de belles Roumaines » : aussi pourquoi ne « s'enjoyerait-elle » pas de son côté ? (Daniel Gillès, Nés pour mourir, Éditions Labor, 1995, p. 50)

    Nom commun 2 - français

    mari \ma.?i\ masculin au singulier uniquement

    1. (Linguistique) Langue ouralienne parlée dans la République des Maris en Russie.
    Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

    Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

    MARI. n. m.
    Époux, celui qui est uni à une femme par le lien conjugal. Femme en puissance de mari. Le mari est le chef de la communauté. Mari complaisant, commode, Mari qui, par intérêt ou par quelque autre cause, ferme les yeux sur l'inconduite de sa femme.

    Littré

    MARI (ma-ri) s. m.
    • Celui qui est joint à une femme par le mariage. Et pour suivre un mari l'on quitte ses parents, Corneille, Hor. III, 4. Et qu'on n'épouse point l'amant le plus chéri Qu'on ne se fasse un maître aussitôt qu'un mari, Corneille, Pulchér. V, 1. Certaine fille un peu trop fière Prétendait trouver un mari, Jeune, bien fait et beau, d'agréable manière, Point froid et point jaloux?: notez ces deux points-ci, La Fontaine, Fabl. VII, 5. Tandis que sous le nom de mari de madame, Je serais comme un saint que pas un ne réclame, Molière, Éc. des f. I, 1. ?Qui donne à sa fille un mari qu'elle hait Est responsable au ciel des fautes qu'elle fait, Molière, Tart. II, 2. Et ce n'est pas partout un bon moyen de plaire Que la figure d'un mari, Molière, Amph. Prologue. Quoi?! celle, dites-vous, dont vous tenez ce gage? - Est ma femme, et je suis son mari. - Son mari?? - Oui, son mari, vous dis-je, et mari très marri, Molière, Sgan. sc. 9. Le roi son mari lui a donné jusqu'à la mort ce bel éloge, qu'il n'y avait que le seul point de la religion où leurs c?urs fussent désunis, Bossuet, Reine d'Anglet. Cette femme que vous voyez, qui chérit si tendrement son mari, ordinairement elle ne le choisit pas?; mais plutôt il lui est échu en partage par des conjonctures imprévues, Bossuet, Serm. pour une profession, jour de l'exalt. de la croix, 2. Ce marquis indocile Qui, depuis quinze jours dans le piége arrêté, Entre les bons maris pour exemple cité?, Boileau, Sat. VIII. La revêche bizarre, Qui, sans cesse d'un ton par la colère aigri, Gronde, choque, dément, contredit un mari, Boileau, Sat. X. Exige d'un mari les respects d'un amant, Boileau, ib. Il y a telle femme qui anéantit ou enterre son mari au point qu'il n'en est fait dans le monde aucune mention, La Bruyère, III. Un mari n'a guère un rival qui ne soit de sa main, et comme un présent qu'il a autrefois fait à sa femme, La Bruyère, III. Et quand l'âge le lui eut ramené, il conserva près d'elle cette rudesse inflexible dont les maris infidèles ont accoutumé d'aggraver leurs torts, Rousseau, Hél. III, 7. Ce titre de mari d'une jolie femme, qui se cache en Asie avec tant de soin, se porte ici sans inquiétude, Montesquieu, Lett. pers. 55.

      Fig. Je suis un peu fâchée que vous n'aimiez point les madrigaux?; ne sont-ils pas les maris des épigrammes?? ce sont de si jolis ménages quand ils sont bons, Sévigné, 18 août 1680.

      Mari commode, ou mari patient, mari qui, par intérêt ou par quelque autre cause, laisse vivre sa femme peu régulièrement. Est-il au monde une autre ville aussi Où l'on ait des maris si patients qu'ici?? Molière, Éc. des f. I, 1.


    SYNONYME

    MARI, ÉPOUX. Époux a un féminin et mari n'en a pas?; il est le latin sponsus et signifie proprement le promis, le fiancé, de là l'emploi qu'il a conservé dans le langage de la pratique et que mari n'a pas. Hors de là, époux appartient au style élevé, tandis que mari est de tous les styles.


    HISTORIQUE

    XIIe s. Toz mariz ploroit, Machab. I, 5. Et tante dame veuve de lor maris, Roncis. 72. Qu'il me prendroit, et je lui à mari, ib. 170. Sa mere entra, si s'assiet devant li [elle], Bel li pria?: fille, prenez mari, Romanc. 73. Et volent esteindre la stencele ki remise m'est [qui m'est restée], que remembrance ne seit de mun marid, ne qu'il n'ait heir, Rois, 168.

    XIIIe s. Que por tele aventure [ils] me donassent marit, Berte, LIII. Tel tere qui fu à tel home qui fu mes maris, Beaumanoir, VI, 7.

    XIVe s. Vous devez plus en mari penser à la condition qu'à l'avoir, Ménagier, I, 6.

    XVIe s. Femme bonne qui a mauvais mari a bien souvent le c?ur marri, Cotgrave ?

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    Encyclopédie, 1re édition

    MARI, s. m. (Jurisprud.) est celui qui est joint & uni à une femme par un lien qui de sa nature est indissoluble.

    Cette premiere idée que nous donnons d'abord de la qualité de mari, est relative au mariage en général, considéré selon le droit des gens, & tel qu'il est en usage chez tous les peuples.

    Parmi les chrétiens, un mari est celui qui est uni à une femme par un contrat civil, & avec les cérémonies de l'église.

    Le mari est considéré comme le chef de sa femme, c'est-à-dire comme le maître de la société conjugale.

    Cette puissance du mari sur sa femme est la plus ancienne de toutes, puisqu'elle a nécessairement précédé la puissance paternelle, celle des maîtres sur leurs serviteurs, & celle des princes sur leurs sujets.

    Elle est fondée sur le droit divin ; car on lit dans la Genese, chap. iij. que Dieu dit à la femme qu'elle seroit sous la puissance de son mari : sub viri potestate eris, & ipse dominabitur tui.

    On lit aussi dans Esther, chap. j. qu'Assuerus ayant ordonné à ses eunuques d'amener devant lui Vasthi, & celle-ci ayant refusé & méprisé le commandement du roi son mari, Assuerus, grandement courroucé du mépris qu'elle avoit fait de son invitation & de son autorité, interrogea les sages, qui, suivant la coutume, étoient toujours auprès de lui, & par le conseil desquels il faisoit toutes choses, parce qu'ils avoient la connoissance des lois & des coutumes des anciens ; de ce nombre étoient sept princes qui gouvernoient les provinces des Perses & des Medes : leur avant demandé quel jugement on devoit prononcer contre Vasthi, l'un d'eux répondit, en présence du roi & de toute la cour, que non-seulement Vasthi avoit offensé le roi, mais aussi tous les princes & peuples qui étoient soumis à l'empire d'Assuerus ; que la conduite de la reine seroit un exemple dangereux pour toutes les autres femmes, lesquelles ne tiendroient compte d'obéir à leurs maris ; que le roi devoit rendre un édit qui seroit déposé entre les lois du royaume, & qu'il ne seroit pas permis de transgresser, portant que Vasthi seroit répudiée, & la dignité de reine transférée à une autre qui en seroit plus digne ; que ce jugement seroit publié par tout l'empire, afin que toutes les femmes des grands, comme des petits, portassent honneur à leurs maris. Ce conseil fut goûté du roi & de toute la cour, & Assuerus fit écrire des lettres en diverses sortes de langues & de caracteres, dans toutes les provinces de son empire, afin que tous ses sujets pussent les lire & les entendre, portant que les maris étoient chacun princes & seigneurs dans leurs maisons. Vasthi fut répudiée, & Esther mise à sa place.

    Les constitutions apostoliques ont renouvellé le même principe. S. Paul dans sa premiere aux Corinthiens, chap. xj. dit que le mari est le chef de la femme, caput est mulieris vir : il ajoute, que l'homme n'est pas venu de la femme, mais la femme de l'homme, & que celui-ci n'a pas été créé pour la femme, mais bien la femme pour l'homme ; comme en effet il est dit en la Genese, faciamus ei adjutorium simile sibi.

    S. Pierre, dans son épitre I. chap. iij. ordonne pareillement aux femmes d'être soumises à leurs maris : mulieres subdita sint viris suis ; il leur rappelle à ce propos, l'exemple des saintes femmes qui se conformoient à cette loi, entr'autres celui de Sara, qui obéissoit à Abraham, & l'appelloit son seigneur.

    Plusieurs canons s'expliquent à-peu-près de même, soit sur la dignité, ou sur la puissance du mari.

    Ce n'est pas seulement suivant le droit divin que cette prérogative est accordée au mari ; la même chose est établie par le droit des gens, si ce n'est chez quelques peuples barbares où l'on tiroit au sort qui devoit être le maître du mari ou de la femme, comme cela se pratiquoit chez certains peuples de Scythie, dont parle Aelien ; où il étoit d'usage que celui qui vouloit épouser une fille, se battoit auparavant avec elle ; si la fille étoit la plus forte, elle l'emmenoit comme son captif, & étoit la maîtresse pendant le mariage ; si l'homme étoit le vainqueur, il étoit le maître ; ainsi c'étoit la loi du plus fort qui décidoit.

    Chez les Romains, suivant une loi que Denis d'Halicarnasse attribue à Romulus, & qui fut insérée dans le code papyrien, lorsqu'une femme mariée s'étoit rendue coupable d'adultere, ou de quelqu'autre crime tendant au libertinage, son mari étoit son juge, & ponvoit la punir lui-même, après en avoir délibéré avec ses parens ; au lieu que la femme n'avoit cependant pas seulement droit de mettre la main sur son mari, quoiqu'il fût convaincu d'adultere.

    Il étoit pareillement permis à un mari de tuer sa femme, lorsqu'il s'appercevoit qu'elle avoit bû du vin.

    La rigueur de ces lois fut depuis adoucie par la loi des douze Tables. Voyez Adultere & Divorce, loi Cornelia de adulteriis, loi Cornelia de sicariis.

    César, dans ses commentaires de bello gallico, rapporte que les Gaulois avoient aussi droit de vie & de mort sur leurs femmes comme sur leurs enfans.

    En France, la puissance maritale est reconnue dans nos plus anciennes coutumes, telles que celles de Toulouse, de Berri & autres ; mais cette puissance ne s'étend qu'à des actes légitimes.

    La puissance maritale a plusieurs effets.

    Le premier, que la femme doit obéir à son mari, lui aider en toutes choses, & que tout ce qui provient de son travail est acquis au mari, soit parce que le tout est présumé provenir des biens & du fait du mari, soit parce que c'est au mari à acquitter les charges du mariage. C'est aussi la raison pour laquelle le mari est le maître de la dot ; il ne peut pourtant l'aliéner sans le consentement de sa femme : il a seulement la jouissance des revenus, & en conséquence est le maître des actions mobiliaires & possessoires de sa femme.

    Il faut excepter les paraphernaux, dont la femme a la libre administration.

    Quand les conjoints sont communs en biens, le mari est le maître de la communauté, il peut disposer seul de tous les biens, pourvû que ce soit sans fraude : il oblige même sa femme jusqu'à concurrence de ce qu'elle ou ses héritiers amendent de la communauté, à moins qu'ils n'y renoncent.

    Le second effet de la puissance maritale est que la femme est sujette à correction de la part de son mari, comme le décide le canon placuit 33. quæst. 2. mais cette correction doit être modérée, & fondée en raison.

    Le troisieme effet est que c'est au mari à défendre en jugement les droits de sa femme.

    Le quatrieme est que la femme doit suivre son mari lorsqu'il le lui ordonne, en quelque lieu qu'il aille, à moins qu'il ne voulût la faire vaguer çà & là sans raison.

    Le cinquieme effet est qu'en matiere civile, la femme ne peut ester en jugement, sans être autorisée de son mari, ou par justice, à son refus.

    Enfin le sixieme effet est que la femme ne peut s'obliger sans l'autorisation de son mari.

    Au reste, quelque bien établie que soit la puissance maritale, elle ne doit point excéder les bornes d'un pouvoir légitime ; car, si l'Ecriture-sainte ordonne à la femme d'obéir à son mari, elle ordonne aussi au mari d'aimer sa femme & de l'honorer ; il doit la regarder comme sa compagne, & non comme un esclave ; & comme il n'est permis à personne d'abuser de son droit, si le mari administre mal les biens de sa femme, elle peut se faire séparer de biens ; s'il la maltraite sans sujet, ou même qu'ayant reçu d'elle quelque sujet de mécontentement, il use envers elle de sévices & mauvais traitemens qui excédent les bornes d'une correction modérée, ce qui devient plus ou moins grave, selon la condition des personnes, en ce cas, la femme peut demander sa séparation de corps & de biens. Voyez Séparation.

    La femme participe aux titres, honneurs & privileges de son mari ; celui-ci participe aussi à certains droits de sa femme : par exemple, il peut se dire seigneur des terres qui appartiennent à sa femme ; il fait aussi la foi & hommage pour elle : pour ce qui est de la souveraineté appartenante à la femme de son chef, le mari n'y a communément point de part. On peut voir à ce sujet la dissertation de Jean-Philippe Palthen, professeur de droit à Grypswald, de marito regina.

    A défaut d'héritiers, le mari succede à sa femme, en vertu du titre unde vir & uxor. Voyez Succession.

    Le mari n'est point obligé de porter le deuil de sa femme, si ce n'est dans quelques coutumes singulieres, comme dans le ressort du parlement de Dijon, dans lequel aussi les héritiers de la femme doivent fournir au mari des habits de deuil. Voyez Autorisation, Dot, Deuil, Femme, Mariage, Obligation, Paraphernal. (A)

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    Étymologie de « mari »

    Bourguig. mairi?; provenç. marit, marrit?; espagn. marido?; ital. marito?; du lat. maritus, que les étymologistes tirent de mas, maris, mâle. Les Parisiens prononçaient mazi, dit Palsgrave, p. 34, au XVIe siècle. Le pays de Caux en Normandie dit encore mazi.

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    Du latin maritus, lui-même dérivé de mas, maris (« mâle ») qui a éliminé vir (« homme »), d'où (« mari, époux »).
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    MARI, subst. masc.
    Étymol. et Hist. Ca 1145 «celui qui est uni à une femme par le mariage» prendre mari «épouser» (Wace, Conception N. D., 1154 ds T.-L.). Du lat. class. maritus «id.» (lui-même dér. de mas, maris «mâle») qui a éliminé vir «homme», d'où «mari, époux».

    mari au Scrabble


    Le mot mari vaut 5 points au Scrabble.

    mari

    Informations sur le mot mari - 4 lettres, 2 voyelles, 2 consonnes, 4 lettres uniques.

    Quel nombre de points fait le mot mari au Scrabble ?


    Le calcul de points ne prend pas en compte lettre compte double, lettre compte triple, mot compte double et mot compte triple. Ces cases augmentent les valeurs des mots posés selon un coefficient indiqué par les règles du jeu de Scrabble.

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    mari

    Les rimes de « mari »


    On recherche une rime en RI .

    Les rimes de mari peuvent aider les poètes et les paroliers à trouver des mots pour former des vers avec une structure rythmique cohérente, mais aussi pour jouer avec les mots et les sons, découvrir de nouvelles idées et perspectives ce qui peut être amusant et divertissant.

    Les rimes en Ri

    Rimes de taquineries      Rimes de crapulerie      Rimes de plomberie      Rimes de patries      Rimes de diableries      Rimes de décrie      Rimes de walkyrie      Rimes de carrosserie      Rimes de gaminerie      Rimes de aigris      Rimes de bouderie      Rimes de mutineries      Rimes de tris      Rimes de daïquiri      Rimes de écorcherie      Rimes de incompris      Rimes de chuchoteries      Rimes de broderies      Rimes de cimenteries      Rimes de quincailleries      Rimes de orfèvrerie      Rimes de bactéries      Rimes de chancelleries      Rimes de infirmeries      Rimes de Bury      Rimes de gendarmerie      Rimes de tarie      Rimes de écrit      Rimes de solderie      Rimes de goujaterie      Rimes de beuverie      Rimes de à fortiori      Rimes de braveries      Rimes de pétri      Rimes de rouvrît      Rimes de miroiterie      Rimes de grivoiseries      Rimes de mûri      Rimes de couvrit      Rimes de léproserie      Rimes de rapatrie      Rimes de minoteries      Rimes de chatteries      Rimes de orfèvreries      Rimes de Solre-Saint-Géry      Rimes de maris      Rimes de guéris      Rimes de fantasmagories      Rimes de hourvari      Rimes de aigrit     

    Mots du jour

    taquineries     crapulerie     plomberie     patries     diableries     décrie     walkyrie     carrosserie     gaminerie     aigris     bouderie     mutineries     tris     daïquiri     écorcherie     incompris     chuchoteries     broderies     cimenteries     quincailleries     orfèvrerie     bactéries     chancelleries     infirmeries     Bury     gendarmerie     tarie     écrit     solderie     goujaterie     beuverie     à fortiori     braveries     pétri     rouvrît     miroiterie     grivoiseries     mûri     couvrit     léproserie     rapatrie     minoteries     chatteries     orfèvreries     Solre-Saint-Géry     maris     guéris     fantasmagories     hourvari     aigrit     


    Les citations sur « mari »

    1. On pourrait nommer l'amitié, l'union des âmes, un mariage des coeurs, dont la vertu est le lien.

      Auteur : William Penn - Source : Fruits de la solitude (1693)


    2. Le mariage révèle le masochiste qui sommeille en vous.

      Auteur : Régis Hauser - Source : Les murs se marrent


    3. Marie l'entourait davantage de sa tendresse, concentrait sur lui toute sa force de volonté, le veillait comme un petit enfant.

      Auteur : Louis Marie Julien Viaud, dit Pierre Loti - Source : Mon frère Yves (1883)


    4. Face aux courants marins et aux vents, tant qu'on lutte contre on n'avance pas, alors que si on les utilise on peut aller où on veut.

      Auteur : Maud Simonnot - Source : L'Enfant céleste (2020)


    5. Non, je n'ai jamais fait de plan de carrière. Pour moi, chanter c'était comme un petit boulot. Comme quand on bosse chez McDo l'été. Et puis je voulais àlever mes enfants. J'ai suivi mon mari en Suisse. Quitter la France a été l'un des choix les plus douloureux de ma vie.

      Auteur : Marie Laforêt - Source : Interview Télé Star, 2005, « Marie Laforêt : Je déteste m'entendre chanter » , Propos recueillis par Fabrice Dupreuilh


    6. Mesdames, un deuxième conseil : ne vous mariez point ; le mariage est une greffe ; cela prend bien ou mal ; fuyez ce risque.

      Auteur : Victor Hugo - Source : Les Misérables (1862)


    7. Filles sottes à marier sont penibles à garder.

      Auteur : Proverbes français - Source : Proverbe


    8. L'homme qui fume pense comme un sage et agît comme un Samaritain.

      Auteur : Edward George Bulwer Lytton, Ier baron Lytton - Source : Nuit et Matin


    9. Rien n'est plus admirable qu'un mari et une femme qui portent le même regard sur le monde, déconcertant ainsi leurs ennemis et enchantant leur amis.

      Auteur : Homère - Source : Sans référence


    10. Italie: Doit se voir immédiatement après le mariage. Donne bien des déceptions, n'est pas si belle qu'on dit.

      Auteur : Gustave Flaubert - Source : Dictionnaire des idées reçues (1913)


    11. On n'épouse jamais sa maîtresse ... Ces sortes de mariages sont exquis, mais ils tournent toujours mal: on s'adore pendant quelques années et l'on se déteste le restant de ses jours.

      Auteur : Emile Zola - Source : Madeleine Férat (1868)


    12. C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases !

      Auteur : Michel Audiard - Source : Les Tontons flingueurs (1963) de Georges Lautner


    13. S'il est une chose que nous pouvons apprendre de la Vierge Marie, c'est bien sa tendresse.

      Auteur : Mère Teresa - Source : Prière de Mère Teresa


    14. Elle a acquis la certitude que son mari la trompait à un point noir qu'il n'avait plus entre les deux omoplates.

      Auteur : Patrick Sébastien - Source : Carnet de notes (2001)


    15. C'est une triste chose, au fait, qu'un vieux garçon!
      On se marie, on a des enfants; on amasse:
      Et, si l'on meurt, du moins on sait où le bien passe.


      Auteur : Jean-François Collin d'Harleville - Source : Le vieux célibataire (1792), II, 7


    16. Oh, tu sais, les hommes épousent rarement les femmes qui les impressionnent. Ils préfèrent se marier aux autres, celles qui leur donnent l'impression d'être tout-puissants, celles qu'ils ont l'impression de devoir protéger.

      Auteur : Mélissa Da Costa - Source : Les Femmes du bout du monde (2023)


    17. Libre, c'est le mot que l'on emploie pour les hommes. Des femmes en rupture de mariage ou de liaison, on dit qu'elles sont seules.

      Auteur : Françoise Giroud - Source : Mon trés cher amour


    18. Avoir un mari - Ne fut-ce que pour l'heur d'avoir qui vous salue - D'un Dieu vous soit en aide! alors qu'on éternue.

      Auteur : Molière - Source : Sganarelle, ou Le cocu imaginaire (1660)


    19. Mais écrivez ce mot dans votre cervelle avec un stylet de fer, que tout homme marié est en danger d'être cocu. Le cocuage est l'apanage naturel du mariage.

      Auteur : François Rabelais - Source : Gargantua (1542)


    20. M..., vieux célibataire, disait plaisamment que le mariage est un état trop parfait pour l'imperfection de l'homme.

      Auteur : Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort - Source : Maximes et Pensées, Caractères et Anecdotes (1795)


    21. Il est établi que Sylla s'écria qu'il y avait en César plusieurs Marius.

      Auteur : Suétone - Source : Vies des Douze Césars, Jules César, I


    22. Dis-moi si, dans quelque contrée que ce soit, il y a un père qui, sans la honte qui le retient, n'aimât mieux perdre son enfant, un mari qui n'aimât mieux perdre sa femme, que sa fortune et l'aisance de toute sa vie.

      Auteur : Denis Diderot - Source : Supplément au Voyage de Bougainville (1772)


    23. Si elle se marie, ils pourront se l'accrocher son héritage ...

      Auteur : Raymond Queneau - Source : Le Dimanche de la vie (1952)


    24. J'ai raté mes deux mariages. Ma première femme est partie, la seconde est restée...

      Auteur : Pierre Doris - Source : Pierre Doris raconte : Les histoires les plus drôles de l'humour noir (Le Livre de poche) Broché – 1 janvier 1979


    25. On n'a pas tort de dire que la femme est la moitié de l'homme. Car un homme marié n'est plus qu'une moitié d'homme.

      Auteur : Romain Rolland - Source : Jean-Christophe (1904-1912)


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    Les synonymes de « mari»

    Les synonymes de mari :

      1. époux
      2. conjoint
      3. compagnon
      4. homme

    synonymes de mari

    Fréquence et usage du mot mari dans le temps


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