La définition de Boucher du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.
Boucher
Nature : s. m.
Prononciation : bou-ché ; l'r ne se lie jamais ; au plur
Etymologie : Provenç. bochier ; catal. botxi ; ital. beccaio, beccaro. Une analogie apparente semble d'abord indiquer bouche comme primitif de boucher ; mais l'italien beccaio s'y oppose. Remarquant que becco en italien signifie bouc, et que la forme française et la forme provençale peuvent être sans peine rattachées à bouc, on acceptera cette étymologie qui, indiquée avant Raynouard, a été établie par lui. Le boucher est proprement le tueur de boucs (la partie pour le tout). Ainsi, pour le mot boucherie, à côté de bocaria, le provençal avait brecaria, qui, venant de berbix, signifie proprement la tuerie de brebis (encore la partie pour le tout). Bien qu'il semble très étrange que le boucher ait été nommé d'après le bouc ou le chevreau, cependant, étymologiquement, il n'y a aucun moyen d'écarter l'italien beccaio, ni de rapporter le provençal bochier et le français boucher à bouche.
Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de boucher de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.
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La définition de Boucher
Celui qui tue les bestiaux, les débite, et en vend la chair crue.
Toutes les définitions de « boucher »
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition
Fermer une ouverture ou ce qui présente une ouverture. Boucher un trou. Boucher un tonneau. Boucher une bouteille. Boucher une porte. Boucher une fenêtre. Se boucher le nez. Se boucher les oreilles. Se boucher les yeux. L'ouverture s'est tout à fait bouchée. Boucher les vues d'une maison, Murer celles de ses fenêtres qui voient de trop près sur une propriété voisine, contrairement à la coutume, à la loi. On l'a obligé à boucher ses vues. Boucher la vue d'un objet, Empêcher de l'apercevoir. Ce bâtiment, ce bois, ce mur bouche la vue du jardin. Fig., Se boucher les yeux, Ne vouloir point voir; et Se boucher les oreilles, Ne vouloir point écouter. Fig. et fam., Boucher un trou, Payer quelque dette et dédommager de quelque perte avec une somme d'argent. Le participe passé s'emploie comme adjectif. Fig. et fam., Avoir l'esprit bouché, être bouché, Avoir peu d'intelligence, ne pouvoir comprendre les choses les plus simples. Il a aujourd'hui l'esprit si bouché qu'on ne peut rien lui faire comprendre. Il faut que ce garçon-là soit bien bouché pour n'avoir pas compris une chose si simple!
Littré
-
1Fermer une ouverture, un passage. Des chariots bouchaient le passage. Le conduit était bouché par une pierre. On boucha les fenêtres. Boucher les jours, les vues d'une maison, en murer les fenêtres.
Boucher la vue, l'intercepter, l'empêcher. Ces arbres nous bouchent la vue.
-
2Fermer avec un bouchon, avec un tampon. Boucher une fente. En bouchant le trou avec le pouce. Le procédé pour boucher les bouteilles de vin de Champagne. Le Nil bouche avec son limon les interstices de la terre.
Se boucher le nez, se garantir contre une odeur forte ou délétère.
Se boucher les yeux, les oreilles, ne vouloir point voir, entendre.
Et se bouchant l'oreille au récit de ses vers
, Régnier, Sat. II.La cruelle qu'elle est se bouche les oreilles Et nous laisse crier
, Malherbe, VI, 18.Je fermerai les yeux, je boucherai mes oreilles
, Descartes, Médit. 3.L'opéra toujours Fait bruit et merveilles?; On y voit les sourds Boucher leurs oreilles
, Béranger, Musique.Fig. et familièrement. Boucher un trou, payer une dette.
- 3 Terme de doreur. Boucher d'or moulu, réparer les ouvrages d'or qui ont quelque petit défaut après avoir été brunis.
- 4Se boucher, v. réfl. Se fermer. La voie par où les eaux s'écoulaient s'est tout à fait bouchée.
HISTORIQUE
XIIIe s. Et puis reclost l'en la porte et la boucha l'en bien, aussi comme l'en naye [noie, jette à l'eau] un tonnel
, Joinville, 210. Assez près de Damiete trouvames un flum qui issoit de la grant riviere?; et fut acordé que l'ost sejourna un jour pour boucher ledit braz
, Joinville, 219. Dont je vis un Coremyn [Chorasmien] qui fu des gens l'empereour de Perse, qui nous gardoit en la prison, que, quant il ouvroit son sac, nous nous bouchions, que nous ne povions durer pour la puneisie [puanteur] qui issoit du sac
, Joinville, 265.
XIVe s. Il saigna tant de sanc, bouchier ne pout sa plaie
, Girart de Ross. 4661.
XVe s. Sa cheminée il [l'avare] boschoit, Craignant perdre la fumée
, Basselin, XLIV. Avoit la premiere les oreilles bouciées tant estroitement que à nulle rien fors qu'à propre affection ne voloit doner ascout
, Chastelain, Expos. s. verité mal prise. Icelle femme dist que son mari estoit en ung lieu appelé les Arceiz, où il bouchoit son blé [mettait en gerbe]
, Du Cange, bouchellus.
XVIe s. Alors le grand pontife tire la patiente toute bouchée [voilée] hors de la littiere
, Amyot, Numa, 18. Il n'y a d'autre difference entre cecy et cela, sinon que le corps qui fait ces tenebres est plus grand que mon manteau qui te bouche les yeux
, Amyot, Péric. 67. Un caveau, lequel n'a porte ny demie, sinon une grosse pierre dont on bousche l'entrée
, Amyot, Philop. 33.
Encyclopédie, 1re édition
* BOUCHER, s. m. (Police anc. & mod. & Art.) celui qui est autorisé à faire tuer de gros bestiaux, & à en vendre la chair en détail.
La viande de boucherie est la nourriture la plus ordinaire après le pain, & par conséquent une de celles qui doit davantage & le plus souvent intéresser la santé. La police ne peut donc veiller trop attentivement sur cet objet : mais elle prendra toutes les précautions qu'il comporte, si elle a soin que les bestiaux destinés à la boucherie soient sains ; qu'ils soient tués & non morts de maladie, ou étouffés ; que l'apprêt des chairs se fasse proprement, & que la viande soit débitée en tems convenable.
Il ne paroît pas qu'il y ait eû des Bouchers chez les Grecs, au moins du tems d'Agamemnon. Les héros d'Homere sont souvent occupés à dépecer & à faire cuire eux-mêmes leurs viandes ; & cette fonction qui est si desagréable à la vûe n'avoit alors rien de choquant.
A Rome il y avoit deux corps ou colléges de Bouchers, ou gens chargés par état de fournir à la ville les bestiaux nécessaires à sa subsistance : il n'étoit pas permis aux enfans des Bouchers de quitter la profession de leurs peres, sans abandonner à ceux dont ils se séparoient la partie des biens qu'ils avoient en commun avec eux. Ils élisoient un chef qui jugeoit leurs différends : ce tribunal étoit subordonné à celui du préfet de la ville. L'un de ces corps ne s'occupa d'abord que de l'achat des porcs, & ceux qui le composoient en furent nommés suarii : l'autre étoit pour l'achat & la vente des b?ufs ; ce qui fit appeller ceux dont il étoit formé, boarii ou pecuarii. Ces deux corps furent réunis dans la suite.
Ces marchands avoient sous eux des gens dont l'emploi étoit de tuer les bestiaux, de les habiller, de couper les chairs, & de les mettre en vente ; ils s'appelloient laniones ou lanii, ou même carnifices : on appelloit lanienæ, les endroits où l'on tuoit, & macella, ceux où l'on vendoit. Nous avons la même distinction ; les tueries ou échaudoirs de nos Bouchers répondent aux lanienæ, & leurs étaux aux macella.
Les Bouchers étoient épars en différens endroits de la ville ; avec le tems on parvint à les rassembler au quartier de C?limontium. On y transféra aussi les marchés des autres substances nécessaires à la vie, & l'endroit en fut nommé macellum magnum. Il y a sur le terme macellum un grand nombre d'étymologies qui ne méritent pas d'être rapportées.
Le macellum magnum, ou la grande boucherie, devint sous les premieres années du regne de Néron un édifice à comparer en magnificence aux bains, aux cirques, aux aquéducs, & aux amphithéatres. Cet esprit qui faisoit remarquer la grandeur de l'empire dans tout ce qui appartenoit au public, n'étoit pas entierement éteint : la mémoire de l'entreprise du macellum magnum fut transmise à la postérité par une médaille où l'on voit par le frontispice de ce bâtiment, qu'on n'y avoit épargné ni les colonnes, ni les portiques, ni aucune des autres richesses de l'architecture.
L'accroissement de Rome obligea dans la suite d'avoir deux autres boucheries : l'une fut placée in regione Esquilina, & fut nommée macellum Livianum ; l'autre in regione fori Romani.
La police que les Romains observoient dans leurs boucheries s'établit dans les Gaules avec leur domination ; & l'on trouve dans Paris, de tems immémorial, un corps composé d'un certain nombre de familles chargées du soin d'acheter les bestiaux, d'en fournir la ville, & d'en débiter les chairs. Elles étoient réunies en un corps où l'étranger n'étoit point admis, où les enfans succédoient à leurs peres, & les collatéraux à leurs parens ; où les mâles seuls avoient droit aux blens qu'elles possédoient en commun, & où par une espece de substitution, les familles qui ne laissoient aucun hoir en ligne masculine, n'avoient plus de part à la société ; leurs biens étoient dévolus aux autres jure accrescendi. Ces familles élisoient entr'elles un chef à vie, sous le titre de maître des Bouchers, un greffier, & un procureur d'office. Ce tribunal subordonné au prevôt de Paris, ainsi que celui des Bouchers de Rome l'étoit au préfet de la ville, décidoit en premiere instance des contestations particulieres, & faisoit les affaires de la communauté.
On leur demanda souvent leur titre, mais il ne paroît pas qu'ils l'ayent jamais fourni ; cependant leur privilége fut confirmé par Henri II. en 1550, & ils ne le perdirent en 1673, que par l'édit général de la réunion des justices à celle du Châtelet.
Telle est l'origne de ce qu'on appella dans la suite la grande boucherie ; l'accroissement de la ville rendit nécessaire celui des boucheries, & l'on en établit en différens quartiers ; mais la grande boucherie se tint toûjours séparée des autres, & n'eut avec elles aucune correspondance, soit pour la jurande, soit pour la discipline.
A mesure que les propriétaires de ces boucheries diminuerent en nombre & augmenterent en opulence, ils se dégoûterent de leur état, & abandonnerent leurs étaux à des étrangers. Le Parlement qui s'apperçut que le service du public en souffroit, les contraignit d'occuper ou par eux-mêmes ou par des serviteurs : de-là vinrent les étaliers Bouchers. Ces étaliers demanderent dans la suite à être maîtres, & on le leur accorda : les Bouchers de la grande boucherie s'y opposerent inutilement ; il leur fut défendu de troubler les nouveaux maîtres dans leurs fonctions ; ces nouveaux furent incorporés avec les Bouchers des autres boucheries : dans la suite, ceux même de la grande boucherie leur loüerent leurs étaux, & toute distinction cessa dans cette profession.
La premiere boucherie de Paris fut située au parvis Notre-Dame : sa démolition & celle de la boucherie de la porte de Paris fut occasionnée par les meurtres que commit sous le regne de Charles VI. un Boucher nommé Caboche. Ce châtiment fut suivi d'un édit du roi, daté de 1416, qui supprime la derniere, qu'on appelloit la grande boucherie, confisque ses biens, révoque ses priviléges, & la réunit avec les autres Bouchers de la ville, pour ne faire qu'un corps, ce qui fut exécuté : mais deux ans après, le parti que les Bouchers soûtenoient dans les troubles civils étant devenu le plus fort, l'édit de leur suppression fut révoqué, & la démolition des nouvelles boucheries ordonnée. Une réflexion se présente ici naturellement, c'est que les corps qui tiennent entre leurs mains les choses nécessaires à la subsistance du peuple, sont très-redoutables dans les tems de révolutions, sur-tout si ces corps sont riches, nombreux & composés de familles alliées. Comme il est impossible de s'assûrer particulierement de leur fidélité, il me semble que la bonne politique consiste à les diviser : pour cet effet, ils ne devroient point former de communauté, & il devroit être libre à tout particulier de vendre en étal de la viande & du pain.
La grande boucherie de la porte de Paris fut rétablie ; mais on laissa subsister trois de celles qui devoient être démolies ; la boucherie de Beauvais, celle du petit-pont, & celle du cimetiere S. Jean : il n'y avoit alors que ces quatre boucheries ; mais la ville s'accroissant toûjours, il n'étoit pas possible que les choses restassent dans cet état ; aussi s'en forma-t-il depuis 1418, jusqu'en 1540, une multitude d'autres accordées au mois de Février 1587, & enregistrées au Parlement, malgré quelques oppositions de la part de ceux de la grande boucherie qui souffroient à être confondus avec le reste des Bouchers ; dont les principales étoient celle de S. Martin des Champs, des religieuses de Montmartre, des religieux de S. Germain-des-Prés, les boucheries du Temple, de Ste Génevieve, &c. sans compter un grand nombre d'étaux dispersés dans les différens quartiers de la ville.
Ces établissemens isolés les uns des autres, donnerent lieu à un grand nombre de contestations qu'on ne parvint à terminer, qu'en les réunissant à un seul corps : ce qui fut exécuté en conséquence de lettres patentes sollicitées par la plûpart des Bouchers même.
Il fut arrêté en même tems 1°. que nul ne sera reçû maître, s'il n'est fils de maître, ou n'a servi comme aprenti & obligé pendant trois ans ; & acheté, vendu, habillé & débité chair, pendant trois autres années.
2°. Que les fils de maître ne feront point chef-d'?uvre, pourvû qu'ils ayent travaillé trois à quatre ans chez leurs parens.
3°. Que la communauté aura quatre jurés élus deux à deux, & de deux en deux ans.
4°. Que nul ne sera reçû, s'il n'est de bonnes m?urs.
5°. Qu'un serviteur ne pourra quitter son maître, ni un autre maître le recevoir, sans congé & certificat, sous peine d'un demi-écu d'amende pour le serviteur, & de deux écus pour le maître.
6°. Que celui qui aspirera à la maîtrise, habillera en présence des jurés & maîtres, un b?uf, un mouton, un veau, & un porc.
7°. Que nul ne fera état de maître Boucher, s'il n'a été reçû, & s'il n'a fait le serment.
8°. Qu'aucun Boucher ne tuera porc nourri ès maisons d'huiliers, barbiers ou maladreries, à peine de dix écus.
9°. Qu'aucun n'exposera en vente chair qui ait le fy, sous peine de dix écus.
10°. Que les jurés visiteront les bêtes destinées ès boucheries, & veilleront à ce que la chair en soit vénale, sous peine d'amende.
11°. Que s'il demeure des chairs, du jeudi au samedi, depuis Pâques jusqu'à la S. Remi, elles ne pourront être exposées en vente, sans avoir été visitées par les Bouchers, à peine d'amende.
12°. Que ceux qui sont alors Bouchers, continueront, sans être obligés à expérience & chef-d'?uvre.
13°. Que les veuves joüiront de l'état de leur mari, & qu'elles n'en perdront les priviléges, qu'en épousant dans un autre état.
14°. Que les enfans pourront succéder à leur pere, sans expérience ni chef-d'?uvre, pourvû qu'ils ayent servi sous lui pendant trois ans.
15°. Que les enfans de maître ne pourront aspirer à maîtrise avant dix-huit ans.
16°. Que les autres ne pourront être reçûs avant vingt-quatre.
De la Police des étaux. Lorsque les Bouchers furent tentés de quitter leur profession & de loüer leurs étaux, on sentit bien que plus ce loyer seroit fort, plus la viande augmenteroit de prix ; inconvénient auquel la police remédia en 1540, en fixant le loyer des étaux à seize livres parisis par an. Il monta successivement ; & en 1690, il étoit à neuf cents cinquante livres. Mais la situation, l'étendue, la commodité du commerce, ayant mis depuis entre les étaux une inégalité considérable, la sévérité de la fixation n'a plus de lieu, & les propriétaires font leurs baux comme ils le jugent à propos. Il est seulement défendu de changer les locataires, de demander des augmentations, de renouveller un bail, ou de le transporter, sans la permission du magistrat de police.
Il est aussi défendu d'occuper un second étal, sous un nom emprunté dans la même boucherie, & plus de trois étaux dans toute la ville.
De l'achat des bestiaux. La premiere fonction du Boucher après sa réception, est l'achat des bestiaux : les anciens dispensoient les Bouchers des charges onéreuses & publiques ; toute la protection dont ils avoient besoin leur étoit accordée ; on facilitoit & l'on assûroit leur commerce autant qu'on le pouvoit. Si nos Bouchers n'ont pas ces avantages, ils en ont d'autres : un des principaux, c'est que leur état est libre ; ils s'engagent avec le public tous les ans aux approches de Pâques ; mais leur obligation finit en Carême.
La police de l'achat des bestiaux se réduit à quatre points : 1°. quels bestiaux il est permis aux Bouchers d'acheter : 2°. en quels lieux ils en peuvent faire l'achat : 3°. comment ils en feront les payemens : 4°. la conduite des bestiaux des marchés à Paris, & leur entretien dans les étables.
Autrefois les Bouchers vendoient b?uf, veau, mouton, pore, agneau, & cochon de lait.
Des tueries ou échaudoirs. On a senti en tout tems les avantages qu'il y auroit pour la salubrité de l'air & la propreté de la ville, à en éloigner un grand nombre de professions ; & l'on a toûjours prétendu que le projet d'établir des tueries sur la riviere, le lieu qui leur convient le plus, n'étoit bon qu'en spéculation. M. le commissaire de la Mare n'a point pris parti sur cette question ; il s'est contenté de rapporter les raisons pour & contre.
Il observe 1°. que la translation des tueries du milieu de la ville aux extrémités des faubourgs, a été ordonnée par plusieurs arrêts, & qu'elle a lieu à Lyon, Moulins, Tours, Laval, Nantes, & d'autres villes.
2°. Que les embarras & même les accidens causés par les gros bestiaux dans les rues de la ville, semblent l'exiger.
3°. Que ce projet s'accorde avec l'intérêt & la commodité du Boucher & du public : du Boucher, à qui il en coûteroit moins pour sa quotité dans une tuerie publique, que pour son loyer d'une tuerie particuliere : du public, qui se ressentiroit sur le prix de la viande de cette diminution de frais.
4°. Qu'il est desagréable de laisser une capitale infectée par des immondices & du sang qui en corrompent l'air, & la rendent mal saine, & d'un aspect dégoûtant.
Malgré la justesse de ces observations, je croi que dans une grande ville sur-tout, il faut que les boucheries & les tueries soient dispersées. On peut en apporter une infinité de raisons : mais celle qui me frappe le plus, est tirée de la tranquillité publique. Chaque Boucher a quatre garçons ; plusieurs en ont six : ce sont tous gens violens, indisciplinables, & dont la main & les yeux sont accoûtumés au sang. Je croi qu'il y auroit du danger à les mettre en état de se pouvoir compter ; & que si l'on en ramassoit onze à douze cents en trois ou quatre endroits, il seroit très-difficile de les contenir, & de les empêcher de s'entrassommer : mais le tems amene même des occasions où leur fureur naturelle pourroit se porter plus loin. Il ne faut que revenir au regne de Charles VI. & à l'expérience du passé, pour sentir la force de cette réflexion, & d'une autre que nous avons faite plus haut. Loin de rassembler ces sortes de gens, il me semble qu'il seroit du bon ordre & de la salubrité, qu'ils fussent dispersés un à un comme les autres marchands.
De la vente des chairs. La bonne police doit veiller à ce que la qualité en soit saine, le prix juste, & le commerce discipliné.
En Grece, les Bouchers vendoient la viande à la livre, & se servoient de balance & de poids. Les Romains en userent de même pendant long-tems : mais ils assujettirent dans la suite l'achat des bestiaux & la vente de la viande, c'est-à-dire le commerce d'un objet des plus importans, à la méthode la plus extravagante. Le prix s'en décidoit à une espece de sort. Quand l'acheteur étoit content de la marchandise, il fermoit une de ses mains ; le vendeur en faisoit autant : chacun ensuite ouvroit à la fois & subitement, ou tous ses doigts ou une partie. Si la somme des doigts ouverts étoit paire, le vendeur mettoit à sa marchandise le prix qu'il vouloit : si au contraire elle étoit impaire, ce droit appartenoit à l'acheteur. C'est ce qu'ils appelloient micare ; & ce que les Italiens appellent encore aujourd'hui joüer à la moure. Il y en a qui prétendent que la mication des boucheries Romaines se faisoit un peu autrement : que le vendeur levoit quelques-uns de ses doigts ; & que si l'acheteur devinoit subitement le nombre des doigts ouverts ou levés, c'étoit à lui à fixer le prix de la marchandise, sinon à la payer le prix imposé par le vendeur.
Il étoit impossible que cette façon de vendre & d'acheter n'occasionnât bien des querelles. Aussi fut-on obligé de créer un tribun & d'autres officiers des boucheries ; c'est-à-dire d'augmenter l'inconvénient ; car on peut tenir pour maxime générale, que tant qu'on n'aura aucun moyen qui contraigne les hommes en place à faire leur devoir, c'est rendre un desordre beaucoup plus grand, ou pour le présent ou pour l'avenir, que d'augmenter le nombre des hommes en place.
La création du tribun & des officiers des boucheries ne supprima pas les inconvéniens de la mication : elle y ajoûta seulement celui des exactions, & il en fallut revenir au grand remede, à celui qu'il faut employer en bonne police toutes les fois qu'il est praticable, la suppression. On supprima la mication & tous les gens de robe qu'elle faisoit vivre. L'ordonnance en fut publiée l'an 360, & gravée sur une table de marbre, qui se voit encore à Rome dans le palais Vatican. C'est un monument très-bien conservé. Le voici.
Ratio docuit, utilitate suadente, consuetudine micandi summotâ, sub exagio potius pecora vendere quam digitis concludentibus tradere ; & adpenso pecore, capite, pedibus & sevo lactante (mactanti) & subjugulari (subjugulanti) lanio cedentibus, reliqua caro cum pelle & iteraneis proficiat venditori, sub conspectu publico fide ponderis comprobatâ, ut quantum caro occisi pecoris adpendat & emptor norit & venditor, commodis omnibus, & pr?dâ damnatâ quam tribunus officium cancellarius & scriba de pecuariis capere consueverant. Qu? forma interdicti & dispositionis, sub gladii periculo perpetuo, custodienda mandatur.
« La raison & l'expérience ont appris qu'il est de l'utilité publique de supprimer l'usage de la mication dans la vente des bestiaux, & qu'il est beaucoup plus à propos de la faire au poids que de l'abandonner au sort des doigts : c'est pourquoi, après que l'animal aura été pesé, la tête, les piés & le suif appartiendront au Boucher qui l'aura tué, habillé & découpé ; ce sera son salaire. La chair, la peau & les entrailles seront au marchand Boucher vendeur, qui en doit faire le débit. L'exactitude du poids & de la vente ayant été ainsi constatées aux yeux du public, l'acheteur & le vendeur connoîtront combien pese la chair mise en vente, & chacun y trouvera son avantage. Les Bouchers ne seront plus exposés aux extorsions du tribun & de ses officiers ; & nous voulons que cette ordonnance ait lieu à perpétuité, sous peine de mort ».
Charlemagne parle si expressément des poids & du soin de les avoir justes, qu'il est certain qu'on vendoit à la livre dans les premiers tems de la monarchie. L'usage varia dans la suite, & il fut permis d'acheter à la main. La viande se vend aujourd'hui au poids & à la main, & les Bouchers sont tenus d'en garnir leurs étaux, selon l'obligation qu'ils en ont contractée envers le public, sous peine de la vie.
Les Bouchers sont du nombre de ceux à qui il est permis de travailler & de vendre les dimanches & fêtes : leur police demande même à cet égard beaucoup plus d'indulgence que celle des Boulangers, & autres ouvriers occupés à la subsistance du peuple. D'abord il leur fut enjoint d'observer tous les dimanches de l'année, & d'entre les fêtes celles de Pâques, de l'Ascension, de la Pentecôte, de Noël, de l'Epiphanie, de la Purification, de l'Annonciation, de l'Assomption, de la Nativité de la Vierge, de la Toussaint, de la Circoncision, du Saint-Sacrement, & de la Conception. Dans la suite, il leur fut permis d'ouvrir leurs étaux les dimanches depuis Pâques jusqu'à la Saint-Remi : le terme fut restraint, étendu, puis fixé au premier dimanche d'après la Trinité jusqu'au premier dimanche de Septembre inclusivement. Pendant cet intervalle ils vendent les dimanches & les fêtes.
Ces marchands sont encore assujettis à quelques autres regles de police, dont il sera fait mention ailleurs. Voyez les articles Tuerie, Viande, Échaudoir, Suif, Étal, &c.
Wiktionnaire
Verbe - français
boucher \bu.?e\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se boucher)
-
Fermer une ouverture ou ce qui présente une ouverture.
- Boucher un trou.
- L'ouverture s'est tout à fait bouchée.
- Boucher les vues d'une maison, murer celles de ses fenêtres qui voient de trop près sur une propriété voisine, contrairement à la coutume, à la loi.
- On l'a obligé à boucher ses vues.
- Boucher la vue d'un objet, empêcher de l'apercevoir.
-
(Figuré) Payer quelque dette et dédommager de quelque perte avec une somme d'argent.
- Boucher un trou.
-
(Pronominal) Se fermer.
- Se boucher les yeux, ne vouloir point voir.
- Se boucher les oreilles, ne vouloir point écouter.
- Se boucher le nez.
-
(Franche-Comté) Faire son lit. Ajuster les couvertures.
- Boucher un enfant au lit.
- Chaque fait de la vie quotidienne recelait des pièges linguistiques, comme par exemple « boucher son lit » le matin au lieu de « faire son lit ». ? (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, p. 445).
Adjectif - français
boucher \bu.?e\ masculin
- Relatif à la boucherie.
- Il s'approcha d'elle, [?], lui tâta le derrière, pour se rendre compte, sans doute, de ses qualités bouchères, s'amusa à regarder si les cornes étaient bien pointues du bout. ? (Octave Mirbeau, Rabalan)
Nom commun - français
boucher \bu.?e\ masculin (pour une femme, on dit : bouchère)
-
Artisan qui rend la viande (b?uf, mouton, etc.) propre à la consommation ou qui la commercialise.
- Le vétérinaire surveille aussi minutieusement l'application du dahir du 4 août 1914 interdisant l'abatage pour le boucher des femelles de l'espèce bovine avant l'âge de huit ans et de celles des espèces ovine et caprine avant cinq ans. ? (Maurice de Périgny, Au Maroc : Fès, la capitale du Nord, Paris : chez Pierre Roger & Cie, 1917, p. 26)
- [?]: l'abatage des animaux destinés à l'alimentation de la population se faisait encore en ville où chaque boucher possédait son écorcherie particulière; [?]. ? (Jean Valmy-Baysse, La curieuse aventure des boulevards extérieurs, Éditions Albin-Michel, 1950)
- Deux catégories de bouchers existent. Les puristes, les vrais de vrai, ceux qui choisissent leurs bêtes sur pied, chez un éleveur de leur connaissance, qui accompagnent leurs bêtes à l'abattoir, font rassir les carcasses. Bref, des bouchers. Les autres se font livrer de la viande déjà piécée et se contentent de peser des morceaux prédécoupés. Leur outil de prédilection est la fourchette, tandis que celui du vrai boucher reste le couteau. ? (Jean-Pierre Coffe, SOS Cuisine, Paris, Éditions Stock, 2006)
-
(Figuré) Homme cruel et sanguinaire.
- C'est un boucher, un vrai boucher.
Trésor de la Langue Française informatisé
BOUCHER1, verbe trans.
BOUCHER2, ÈRE, subst.
Boucher au Scrabble
Le mot boucher vaut 14 points au Scrabble.
Informations sur le mot boucher - 7 lettres, 3 voyelles, 4 consonnes, 7 lettres uniques.
Quel nombre de points fait le mot boucher au Scrabble ?
Le calcul de points ne prend pas en compte lettre compte double, lettre compte triple, mot compte double et mot compte triple. Ces cases augmentent les valeurs des mots posés selon un coefficient indiqué par les règles du jeu de Scrabble.
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Les mots proches de Boucher
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Les citations avec le mot Boucher
- Sur Paris règnent les Allemands, et sur le peuple de Paris les trafiquants, les B.O.F., les crémiers, les épiciers, les bouchers.Auteur : Jean Pierre Lucien Osty, dit Jean Lartéguy - Source : Les Centurions (1963)
- On ne change pas comme ça d'environnement. Ils allaient être comme deux bouchers à un congrès de végétariens.Auteur : David Foenkinos - Source : La Délicatesse (2009)
- C'est admirable ! Chaque fois que quelqu'un veut se rassurer, il demande à un ami de partager son opinion. Ca revient à demander à un boucher si sa viande est bonne.Auteur : John Steinbeck - Source : A l'est d'Eden (1952)
- Le mouton ne pense qu'au couteau. Le boucher ne pense qu'à la viande.Auteur : Proverbes kurdes - Source : Proverbe
- Ce n'est pas de la bienveillance du boucher, du brasseur ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais plutôt du soin qu'ils apportent à la recherche de leur propre intérêt. Nous ne nous en remettons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme.Auteur : Adam Smith - Source : Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776)
- Quand le trou de la sécu débouchera en Chine, c'en sera fait des délocalisations !Auteur : Didier Hallépée - Source : La Finance par les citations : Les bons esprits, les cancres et les nuls se cultivent (2014)
- Moi je n'aurais jamais pu être boucher, je n'avais pas le coeur. Je n'aurais pas pu être matador, je n'avais pas les tripes. J'aurais pas pu être Bardot, je n'avais pas les fesses.Auteur : Pierre Desproges - Source : Textes de scènes (1988)
- On lui boucherait le cul d'un grain de millet.Auteur : Proverbes français - Source : Proverbe
- Soyons des sacrificateurs, non des bouchers.Auteur : William Shakespeare - Source : Jules César (1599), II, 1, Brutus
- Prends garde à ne pas faire ressembler ton repos et ta contemplation à ceux du chien devant l'étal d'un boucher. La peur ne lui permet pas d'avancer, le désir l'empêche de reculer, et il ouvre de grands yeux qui ressemblent à une gueule béante.Auteur : Friedrich Wilhelm Nietzsche - Source : Humain, trop humain (1878-1879)
- Par Saint-Georges, enfants, vous avez fait une belle boucherie.Auteur : Charles le Téméraire - Source : A ses troupes qui ont massacré la population de Nesles en 1472.
- L'Islam interdisant de déboucher des bouteilles de vin, et le vin s'oxydant quand on le débouche, doit-on en déduire pour autant que l'Islam est anti-oxydant ?Auteur : Marc Escayrol - Source : Mots et Grumots (2003)
- Lorsque le coup de tonnerre éclate, il est trop tard pour se boucher les oreilles.Auteur : Sun Tzu - Source : L'art de la guerre
- Et toi, sors des étangs léthéens et ramasse - En t'en venant la vase et les pâles roseaux, - Cher Ennui, pour boucher d'une main jamais lasse - Les grands trous bleus que font méchamment les oiseaux.Auteur : Stéphane Mallarmé - Source : Poésies (1898), l'Azur
- O boucherie! o soif du meurtre! acharnement - Horrible! odeur des morts qui suffoquent et navres! - Soyez maudits devant ces cent mille cadavres - Et la stupide horreur de cet égorgement.Auteur : Charles Marie René Leconte de Lisle - Source : Le Soir d'une bataille (1871)
- Je sors de là dépité. J'ai la sensation d'être un boucher qui a du papier, mais pas de viande a emballer.Auteur : Jean-Pierre Coffe - Source : Une vie de Coffe (2015)
- Près de la place Maubert, à l'endroit où chaque matin de bonne heure j'attends l'autobus, trois boutiques voisinent: Bijouterie, Bois et Charbons, Boucherie.Auteur : Francis Ponge - Source : Tome premier (1942), le Parti pris des choses
- Bouchers: Sont terribles en temps de révolution.Auteur : Gustave Flaubert - Source : Dictionnaire des idées reçues (1913)
- La France est le seul pays du monde où l'on peut prendre l'avenue Staline et déboucher dans le boulevard Nicolas II. Donc la France est un pays libre.Auteur : Antoine de Baecque - Source : Godard (2010)
- Né boucher : Garçon destiné à reprendre la boucherie familiale s'il arrive à soigner son rhumeAuteur : Marc Escayrol - Source : Mots et Grumots (2003)
- Suivez-moi ! Vous n'êtes pas venu ici pour vous boucher les oreilles en pleurant ! Enfin ! On pourrait croire que c'est la première fois que vous êtes attaqué par des dinosaures, agressé par une femme à barbe et que vous assistez à un duel !Auteur : Gilles Dumay, dit Thomas Day - Source : L'Instinct de l'équarrisseur (2002)
- Etendard entrait dans sa huitième année quand le grand-père Haudoin se décida à l'engraisser pour la boucherie.Auteur : Marcel Aymé - Source : La Jument verte (1933)
- J'étais persuadé - non c'est plus récent, c'est maintenant que je vois les choses comme ça - que celui qui habite vraiment dans l'écriture est traversé d'une haleine divine, qu'il appartient au monde de la vraie création mystérieuse, un monde qui ne peut pas déboucher sur l'autodestruction. Auteur : Paul Nizon - Source : Interview de Paul Nizon par Catherine Argand (Lire), publié le 01/06/1997
- Pour la lesbienne, l'amour est un risque et une conquête, non une pulsion. C'est un acte gratuit, conscient de ne déboucher sur rien socialement.Auteur : Marie-Josèphe Bonnet, dite Marie-Jo Bonnet - Source : Les Relations amoureuses entre les femmes du XVIe au XXe siècle (1995)
- Je suis un véritable interprète. Et ma chance, c'est de puiser dans le génie des autres. S'il y a une étincelle qui se fait et qu'il y a une envie de collaborer, cela peut déboucher sur un album. Je me nourris de ces rencontres avec d'autres musiciens. Mais là, dernièrement, il n'y a pas eu cette étincelle.Auteur : Dick Rivers - Source : Interview à L'Alsace parue le 17 octobre 2018
Les citations du Littré sur Boucher
- Et conclure par des réflexions profondes sur une coiffure, une robe, un magot de la Chine, une nudité de Clinschted, une pantine de BoucherAuteur : DIDEROT - Source : Promenade du sceptique, Allée de fleurs, 11
- Et une fois il se feit une bigne, Bien m'en souvient, à l'estal d'un boucherAuteur : VILLON - Source : Grand test. Ball. et orais.
- Telle de nos taureaux est la troupe imbécile ; Elle ignore sa force et suit du même pas Le paisible bouvier qui sur les monts la guide Et le boucher sanglant qui la mène au trépasAuteur : MASSON - Source : ib. II
- Detapper, déboucherAuteur : OUDIN - Source : Dict.
- Assez près de Damiete trouvames un flum qui issoit de la grant riviere ; et fut ainsi acordé que l'ost sejourna un jour pour boucher le dit braz, par quoy en peust passerAuteur : JOINV. - Source : 219
- Le premier cop [de feu grégeois] que il [les Sarrasins] jeterent vint entre nos deux chas-chastelz, et chaï en la place devant nous que l'ost avoit fait pour boucher le fleuve ; nos esteigneurs furent appareillés pour estaindre le feuAuteur : JOINV. - Source : p. 136, éd. de Wailly, Paris, 1867
- Son corps sera la cuirasse qui rebouchera tous les traitsAuteur : Jean-Jacques Rousseau - Source : Ém. II
- Femme qui se disposa sagement aux volontés de son mari, lesquelles elle sut avec telle douceur reboucher, qu'elle gagna par une longue obeissance ce point sur lui, qu'il ne croyoit tant en nul autre qu'à elleAuteur : PASQUIER - Source : Lettres, VII, 10
- Lesquelles restitutions, estans appliquées à bons usages, serviroyent à reboucher de grandes breschesAuteur : LANOUE - Source : 97
- Elle n'avait plus rien et devait à toute la terre : à son boucher, à son boulanger, à ses femmes, à ses valets, à sa couturière, à son cordonnierAuteur : DIDER. - Source : Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 325, dans POUGENS
- Et l'appelloit on le boucher, pource que, à besongnes où il estoit contre les Anglois, il en prenoit peu à rançonAuteur : JUVÉNAL - Source : Charles VI, 1407
- Jamais ne demeure chair à la boucherieAuteur : LEROUX DE LINCY - Source : ib.
- Un petit épanchement de sang dans le cerveau suffit pour boucher les pores par où les esprits entrent dans les nerfs et pour arrêter tous les mouvementsAuteur : NICOLE - Source : Ess. de mor. 1er traité, ch. 4
- Se fusse des hoirs Hue Capel [Capet], Qui fut extraict de boucherie, On ne m'eust parmy ce drapel Faict boyre à celle escorcherieAuteur : VILLON - Source : Ball. sur l'appel.
- Et mené non pas seulement en servage, mais en une chartre et en une boucherie [prison]Auteur : BERCHEURE - Source : f° 35, verso.
- La fricassée d'anges de Fragonard est une singerie de BoucherAuteur : DIDER. - Source : Salon de 1767, Oeuv. t. XV, p. 24, dans POUGENS, au mot singerie.
- L'une de ces filles, qui a servi à l'opération de M. Marantin, soutenait la chaleur du four dans lequel cuisaient des pommes et de la viande de boucherie pendant l'expérienceAuteur : BUFF. - Source : Suppl. à l'Hist. nat. Oeuv. t. XI, p. 202
- Et comme pour résoudre avec votre maîtresse Des biais qu'on doit prendre à terminer vos voeux, Je voulais en secret vous aboucher tous deuxAuteur : Molière - Source : l'Ét. IV, 1
- Le P. Bourdaloue tonne à Saint-Jacques de la BoucherieAuteur : Madame de Sévigné - Source : à Bussy, 27 févr. 1679
- Les cris du peuple et des femmes et enfants abandonnez à la boucherieAuteur : MONT. - Source : I, 1
- Vous avez [à Paris] des boucheries dans de petites rues sans issue, qui répandent en été une odeur cadavéreuse, capable d'empoisonner tout un quartierAuteur : Voltaire - Source : Lett. Paulet, 22 avril 1768
- Marsyas qui inventa la hanche pour emboucher le hautboisAuteur : AMYOT - Source : Comment refréner la colère, 12
- Vous nourrissez vos enfants, à fin qu'il [le tyran] les mene, pour le mieulx qu'il face, en ses guerres, qu'il les mene à la boucherieAuteur : LA BOÉTIE - Source : Servitude volontaire.
- Que deviendront les États, si on établit de telles maximes [le droit de défendre sa religion par la guerre civile] ? que deviendront-ils, encore un coup, si ce n'est une boucherie et un théâtre perpétuel et toujours sanglant de guerres civiles ?Auteur : BOSSUET - Source : 5e avert. 31
- La jurisprudence criminelle de France tend des piéges continuels aux accusés ; il semble que Pussort et le chancelier Boucherat aient été les ennemis des hommesAuteur : Voltaire - Source : Louis XV, 42
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Mise à jour le mercredi 11 février 2026 à 21h54
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