La définition de Bouille du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Bouille
Nature : s. f.
Prononciation : bou-ll', ll mouillées
Etymologie : Boule. Dans la Nièvre, on dit boule au lieu de bouille. Boule dans l'ancien français a signifié bâton terminé par un bloc, ce qu'est la bouille. Boule venant de bulla, bouille en est une dérivation où les deux ll ont été conservées.

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Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de bouille de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec bouille pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Bouille ?


La définition de Bouille




Toutes les définitions de « bouille »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

BOUILLE. n. f.
Longue perche dont les pêcheurs se servent pour remuer la vase et troubler l'eau, afin que le poisson entre plus facilement dans les filets.

Littré

BOUILLE (bou-ll, ll mouillées) s. f.
  • Longue perche, qui a pour tête un petit bloc de bois, et qui sert à battre l'eau pour la pêche.

HISTORIQUE

XIVe s. Icelle femme feri ledit Godart d'un baston appellé boullette, sur la teste, Du Cange, bola.

XVe s. Un baston appellé boule ou massue, Du Cange, ib.

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Encyclopédie, 1re édition

* BOUILLE, s. f. (Commerce.) C'est la marque appliquée par le commis du bureau des fermes, à toute piece de drap ou autre étoffe de laine qu'on y déclare.

* Bouille, (Péche de riviere.) espece de rable de bois à long manche, dont les pêcheurs se servent pour remuer la vase, & en faire sortir le poisson.

* Bouille, s. f. vaisseau d'usage dans les salines. Il sert de mesure au charbon ou à la braise, qu'on appelle aussi chanci ; ainsi on dit une bouille de chanci, pour une pannetée de charbon.

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Wiktionnaire


Nom commun 1 - français

bouille \buj\ féminin

  1. (Pêche) Longue perche dont les pêcheurs (bouilleurs) se servent pour battre les herbiers, remuer la vase et troubler l'eau, afin que le poisson entre plus facilement dans les filets.

Nom commun - ancien français

bouille \Prononciation ?\ féminin

  1. Bourbier, mot donné sans exemple par Littré pour expliquer l'étymologie de barbouiller ? voir barbouil.
    • Exemple d'utilisation manquant. (Ajouter)

Nom commun 4 - français

bouille \buj\ féminin

  1. (Familier) Visage, aspect, mine.
    • Vous verriez comme son bébé a une belle bouille ronde.
    • Il a une bonne bouille, on peut lui faire confiance.
    • Attention, il a sa bouille des mauvais jours !
    • La soirée a du être dure, il a la bouille de travers !
    • Et parmi tous ces jeunes gens aussi éclatants les uns que les autres, un homme d'âge mûr, à la bonne grosse bouille, aux lèvres sinueuses et aux yeux plissés. (Patrick Modiano, Une jeunesse, Gallimard, collection Folio, 1981, page 170)
    • Cédric, le secrétaire, cheveux coupés à ras, a la bouille toute ronde de son démon favori qu'il porte tatoué sur le bras, la mascotte de sa voiture, une 306 aux couleurs de l'enfer, noire et rouge. (Stéphanie Maurice, La passion du tuning, Seuil, 2015, collection Raconter la vie, page 43)

Nom commun 3 - français

bouille \buj\ féminin

  1. (Histoire) Marque en forme de petite balle de plomb apposée sur chaque pièce d'étoffe déclarée au bureau des fermes, le fisc de l'Ancien Régime.

Nom commun 2 - français

bouille \buj\ féminin

  1. (Désuet) Mesure pour le charbon, la braise.
  2. (Suisse) (Franche-Comté) Récipient pour le lait frais utilisé par les laitiers, boille.
    • La laiterie était encore à M&mnoux & on livrait les bouilles (c'est-à-dire bidons) dans une charrette, au début tirée à pied, puis avec le tracteur. (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, page 144).
  3. (Jura) Hottes de bois dans lesquelles on porte le raisin vendangé.
  4. (Travaux publics) Citerne d'émulsion bitumineuse sur roues, pour appliquer les enduits bitumineux en pulvérisation à la main, sur les chantiers.
    • De plus derrière l'atelier, 6 autres personnes sont nécessaires et doivent animer les engins dits « traditionnels » : compacteurs, niveleuse, arroseuse, bouille, ainsi que des géomètres qui finalisent le chantier en assurant que le nivellement altimétrique de la chaussée finie est conforme. (Gwénola Rolland, « Procédé de retraitement de chaussée » in Forum Chantiers N°43 de janvier 2006)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

Trésor de la Langue Française informatisé


BOUILLE1, subst. fém.

A.? Boille, subst. fém. Ancienne mesure de capacité pour le vin (cf. Guérin 1892).
B.? Bouille, subst. fém.
1. Hotte pour la vendange (cf. Littré).
2. Mesure de charbon de bois, de braise employée dans les salines (cf. DG).
C.? Bouille, subst. masc. ou fém., boille, subst. fém. Synon. berthe*.Bidon à lait :
Très tôt, pour éviter la chauffe du lait dans les bouilles, l'aluminium chantait aux croisées des chemins où passent les ramasseurs. H. Bazin, Qui j'ose aimer,1956, p. 238.
? Au fig. et p. plaisant. ,,Ventre, panse`` (Guérin 1892), « femme ou fille courte et grosse » (Pierreh. Suppl. 1926).
PRONONC. ET ORTH. ? 1. Forme phon. : [buj]. Durée mi-longue sur [u] dans Passy 1914 ([?] mouillé à la finale dans Fér. Crit. t. 1 1787, Gattel 1841, Nod. 1844 et Littré). 2. Forme graph. ? Noter la forme boille dans Guérin 1892 et dans Quillet 1965 pour le terme qui désigne une anc. mesure de capacité.
ÉTYMOL. ET HIST. ? 1353 Suisse bolie « mesure de capacité [pour le vin, le raisin] » (Texte cité dans Pierreh. : une bolie de risins); 1388 boille « id. » (Inventaire du Mobilier du Duc de Bourgogne, II, 336 dans IGLF Techn.); 1569 plus gén. « récipient » boille a l'avaine « panier ou hotte pour l'avoine » (Arch. Nord, B 13210, fo7, ibid.); 1751 bouille « mesure pour le charbon » (Encyclop. t. 2). Mot dont l'aire géogr. comprend le Tessin, les Grisons et le fr.-prov. : Franche-Comté (Beauquier, Voc. étymol. des provincialismes usités dans le département du Doubs, Besançon), Suisse romande [attest. supra et Pat. Suisse rom., s.v. boly(e)]. Prob. d'orig. prérom. (Pat. Suisse rom., loc. cit. et s.v. bouè), à rapprocher de la glose : Hec bullia, « boile », tirée d'un vocab. lat.-fr. du xives. traduisant des mots appartenant exclusivement à l'idiome pop. de la Franche-Comté (texte publ. par Ulysse Robert dans Bibl. de l'École des Chartes, t. 34, p. 35). L'hyp. d'un rattachement au b. lat. buttis, bouteille* (Dauzat 1968), par l'intermédiaire d'un lat. médiév. butella (xiiies. Wilhelmus Rubruquensis, Itin., p. 227, 13 dans Mittellat. W. s.v. butellus, 1629, 63) fait difficulté du point de vue phonétique. L'étymon frq. *bullja [ags. bolla « jatte, tonneau »] (EWFS2) fait difficulté des points de vue chronol. et géographique.


BOUILLE2, subst. fém.

,,Longue perche dont les pêcheurs se servent pour remuer la vase et troubler l'eau, afin que le poisson entre plus facilement dans les filets`` (Ac. 1798-1932). Synon. bouloir*.
Prononc. : [buj]. Étymol. et Hist. 1669 « perche servant à remuer l'eau » bouiller avec bouilles (Edit. de Louis XIV cité dans Isambert, Decrusy, Taillandier, Rec. gén. des anc. lois fr., Paris, t. 18, 1829, p. 303). Déverbal de bouiller1*. Il ne semble pas y avoir de rapport entre ce mot et l'a.fr. bole, boule « massue » attesté du xiieau xves. (Renart dans Gdf., s.v. boule; Du Cange, s.v. bola 3, t. 1, p. 691c), prob. même mot que boule (l'extrémité de la massue étant renflée en une sorte de boule).
BBG. ? Dauzat Ling. fr. 1946, p. 228.


BOUILLE3, subst. fém.

ADMIN. ANC. Marque de plomb apposée sur les pièces de drap et d'autres étoffes déclarées au bureau des fermes du roi; droit payé pour l'apposition de cette marque.
Rem. Attesté dans la plupart des dict. gén. du xixeet du xxes., à l'exception de Ac. qui enregistre cependant bouiller (cf. bouiller2infra).
Prononc. : [buj]. Étymol. et Hist. 1723 (J. Savary des Bruslons, Dict. universel de comm.). Empr. au cat. bolla (cf. fr. bulle) « sceau qu'on appliquait sur les draps » (dep. 1387 dans Alc.-Moll), puis « sceau de douane qu'on appliquait sur les tissus de laine ou de soie » (dep. 1444, R. Lang. rom., t. 49, 292, ibid.), hyp. de FEW t. 1, s.v. bulla, p. 614 et EWFS2, plutôt qu'à l'esp. bolla (REW3, no1385; Dauzat 1973; Schmidt, p. 116; Rupp., p. 106; Boulan, p. 64), le droit de douane de la bolla se payant en Catalogne, et bolla ne prenant ce sens en esp. qu'au xviiies. (v. Al.).
BBG. ? Boulan 1934, p. 64.


BOUILLE4, subst. fém.

Pop. Tête, expression du visage. Avoir une bonne bouille (cf. bouillotte C 1 a) :
Il souffle comme un phoque, il s'éponge... On crève, c'est un fait... On étrangle absolument... Il se lève... Il décroche au clou la serviette éponge... Il se badigeonne toute la bouille avec l'eau courante... Céline, Mort à crédit,1936, p. 384.
? Au fig. Être la bonne bouille. ,,Être la dupe`` (Esn. 1966). (Bonne) bouille. ,,Brave type`` (Sandry-Carr. 1963); imbécile, naïf (cf. A. Simonin, J. Bazin, Voilà taxi! 1935, p. 181).
Prononc. : [buj]. Étymol. et Hist. Vers 1890 « visage » (d'apr. Esn.). Issu par apocope de l'arg. bouillotte « id. », v. bouillotte étymol. 3. Fréq. abs. littér. : 17.

BOUILLE1, subst. fém.
ÉTYMOL. ET HIST. ? 1353 Suisse bolie « mesure de capacité [pour le vin, le raisin] » (Texte cité dans Pierreh. : une bolie de risins); 1388 boille « id. » (Inventaire du Mobilier du Duc de Bourgogne, II, 336 dans IGLF Techn.); 1569 plus gén. « récipient » boille a l'avaine « panier ou hotte pour l'avoine » (Arch. Nord, B 13210, fo7, ibid.); 1751 bouille « mesure pour le charbon » (Encyclop. t. 2). Mot dont l'aire géogr. comprend le Tessin, les Grisons et le fr.-prov. : Franche-Comté (Beauquier, Voc. étymol. des provincialismes usités dans le département du Doubs, Besançon), Suisse romande [attest. supra et Pat. Suisse rom., s.v. boly(e)]. Prob. d'orig. prérom. (Pat. Suisse rom., loc. cit. et s.v. bouè), à rapprocher de la glose : Hec bullia, « boile », tirée d'un vocab. lat.-fr. du xives. traduisant des mots appartenant exclusivement à l'idiome pop. de la Franche-Comté (texte publ. par Ulysse Robert dans Bibl. de l'École des Chartes, t. 34, p. 35). L'hyp. d'un rattachement au b. lat. buttis, bouteille* (Dauzat 1968), par l'intermédiaire d'un lat. médiév. butella (xiiies. Wilhelmus Rubruquensis, Itin., p. 227, 13 dans Mittellat. W. s.v. butellus, 1629, 63) fait difficulté du point de vue phonétique. L'étymon frq. *bullja [ags. bolla « jatte, tonneau »] (EWFS2) fait difficulté des points de vue chronol. et géographique.

Bouille au Scrabble


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bouille

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bouille

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Les citations avec le mot Bouille


  1. Pourquoi s'échine-t-on à faire des travaux en ville, souvent à des carrefours en plus, alors qu'on pourrait très bien les faire en forêt de Rambouillet où ça ne gênerait personne.

    Auteur : Jean Gouyé, dit Jean Yanne - Source : Je suis un être exquis (2001)


  2. Tous les bâtiments, depuis la charretterie jusqu'à la bouillerie, avaient besoin de réparations.

    Auteur : Gustave Flaubert - Source : Bouvard et Pécuchet (1881)


  3. Il semble naturel que l'on ait songé, dès l'antiquité la plus reculée, à utiliser pour des parodies de la vie humaine ces figurines barbouillées de couleur, habillées de chiffons, dans lesquelles les petites filles s'obstinent à voir des êtres vivants.

    Auteur : Théophile Gautier - Source : Souvenirs de théâtre, d'art et de critique (1903)


  4. Le retraité est, comme le bouilleur de cru, un personnage éminemment français.

    Auteur : Albert Thibaudet - Source : Sans référence


  5. A la question:
    - Qu'aimeriez-vous entendre Dieu vous dire à votre arrivée?

    il avait répondu:
    - Va vite te débarbouiller et prendre ta place au banquet!


    Auteur : Abbé Pierre - Source : Sans référence


  6. Les porteurs de pancartes, ceux qui scribouillent, jacassent et babillent, le choeur des pleureuses et le cortège des beaux esprits, des milieux qui ne vivent que de manoeuvres, d'intrigues et de ragots.

    Auteur : Raymond Barre - Source : 1978, à propos du microcosme politique.


  7. La présence des autres dans une salle de classe permet l'infini confort de la solitude: j'étais seul, mais entouré je me frottais au groupe comme un matou se frotte aux hommes (j'avais d'ailleurs la sensation, en ce lieu, d' habiter dans un chat) je pouvais mentalement m'isoler , pour vivre ailleurs et autre chose. Je pouvais gribouiller des signes m'essayer à la poésie découvrir en plissant les yeux jusqu'à ce que mes camarades se transforment en statues agitées des continents aberrants. Mes pensées envahissaient peu à peu l'espace; je devenais le personnage principal en ce paysage où les êtres confectionnaient mon décor .

    Auteur : Yann Moix - Source : Orléans (2019)


  8. Si un enfant attardé gribouille quelque chose sur un papier, ce n'est pas le papier qui pourra te dire ce que représente le dessin.

    Auteur : Jostein Gaarder - Source : Le monde de Sophie (1991)


  9. Il y a trois ou quatre cadavres nus entassés par terre au fond de la cave on les a tous flagellés, émasculés, égorgés, barbouillés de peinture ...

    Auteur : Tony Duvert - Source : Paysage de Fantaisie (1973)


  10. Dans la joie de l'abandon, nous risquons d'aimer et d'être aimés, nous créons notre propre vie, au-delà de nos peurs muettes, au-delà de nos douleurs refoulées. Et l'enfant en nous, mal aimé et craintif, solitaire et désespérément affamé de reconnaissance, respire tout à coup, barbouille sa page blanche, invente sa vie à la mesure de son Soi le plus authentique.

    Auteur : Louise Auger - Source : Ev Anckert, une passion parisienne


  11. Gueule d'amour : Bouille à baise

    Auteur : Marc Escayrol - Source : Mots et Grumots (2003)


  12. Voilà. Grâce à l'informatique, dix ans de ma vie avaient été écrabouillés, et ce qui restait de mon coeur réduit en miettes, en débris minuscules. Merci Facebook, merci Firefox, merci Ulla de m'avoir mise devant la réalité.

    Auteur : Eliette Abécassis - Source : Une affaire conjugale (2010)


  13. L'homme lutte, se démène, navigue au rebours des éléments, se bat mais ne pratique pas cette activité si cartésienne, si moderne, si française : récriminer contre son sort, chercher des coupables à sa propre faillite, se défausser de ses responsabilités et barbouiller finalement un mur avec son petit pinceau pour expliquer au monde qu"il est interdit d'interdire

    Auteur : Sylvain Tesson - Source : Un été avec Homère


  14. Un amateur qui barbouille des toiles le dimanche comme on pêche à la ligne.

    Auteur : Jean-Paul Sartre - Source : Les chemins de la liberté (1945), l'âge de raison


  15. Le besoin qu’éprouve l’homme primitif de couvrir d’ornements son visage et tous les objets dont il se sert est l’origine même de l’art, le premier balbutiement de la peinture. C’est un besoin d’origine érotique, le même besoin d’où jaillissaient les symphonies d’un Beethoven. Le premier homme qui barbouilla un ornement sur la paroi de sa caverne éprouva la même jouissance que Beethoven composant la Neuvième. Mais si le principe de l’art reste identique, l’expression varie au cours des siècles, et l’homme de notre temps qui éprouve le besoin de barbouiller les murs est un criminel ou un dégénéré. Ce besoin est normal chez l’enfant, qui commence à satisfaire son instinct artistique en crayonnant des symboles érotiques. Chez l’homme moderne et adulte, c’est un symptôme pathologique.

    Auteur : Adolf Loos - Source : Ornement et Crime (1908)


  16. De là vient l'extrême difficulté que je trouve à écrire. Mes manuscrits, raturés, barbouillés, mêlés, indéchiffrables, attestent la peine qu'ils m'ont coûtée.

    Auteur : Jean-Jacques Rousseau - Source : Les Confessions (édition posthume 1782-1789)


  17. Ces peintures, faites par des barbouilleurs de province, prenaient de la barbarie même du travail un aspect hétéroclite et formidable.

    Auteur : Théophile Gautier - Source : Le Capitaine Fracasse (1863), I, Le château de la misère


  18. Rabouiller est un mot berrichon qui peint admirablement ce qu'il veut exprimer: l'action de troubler l'eau d'un ruisseau en la faisant bouillonner à l'aide d'une grosse branche d'arbre dont les rameaux sont disposés en forme de raquette.

    Auteur : Honoré de Balzac - Source : La Rabouilleuse (1842)


  19. Lorsque les pois ou les poireaux bouillent dans le pot qui est mis hors du feu, sachez alors qu'il n'y a nulle sorcière en la demeure.

    Auteur : Jacques Lacarrière - Source : Les Evangiles des quenouilles (1999)


  20. Qui touche la poix, s'en barbouille.

    Auteur : Proverbes français - Source : Proverbe


  21. Si furent seize conjurez en tout, qui une nuict se barbouillerent le visage de suye.

    Auteur : Jacques Amyot - Source : Cimon, 2


  22. C'est pour l'empêcher de boire qu'elle s'avisa d'en faire un peintre. N'était-elle pas venue, elle-même, à la «barbouille» en posant dans les ateliers à la suite d'un accident de piste?

    Auteur : François Carcopino-Tusoli, dit Francis Carco - Source : Nostalgie de Paris (1941)


  23. On boit énormément de marc, qui ne manque pas, tous les fermiers de la région étant bouilleurs de cru.

    Auteur : Roger Vailland - Source : 325 000 francs (1955)


  24. Le cheval, le cocher et Lang furent écrabouillés. On ramassa deux, trois écuellées de petits débris et les quelques gros morceaux furent noués dans une toile de tente.

    Auteur : Blaise Cendrars - Source : La Main coupée (1946)


  25. Bouddhisme: «Fausse religion de l'Inde» (Définition du Dictionnaire Bouillet, 1ère édition).

    Auteur : Gustave Flaubert - Source : Dictionnaire des idées reçues (1913)


Les citations du Littré sur Bouille


  1. Le barbouilleur des murs d'un cabaret critiquait les tableaux des grands peintres

    Auteur : Voltaire - Source : Babyl. 10


  2. Ce fut là [à l'hôtel de Rambouillet] que, tout enfant qu'elle était, elle se fit admirer de ceux qui étaient eux-mêmes l'ornement et l'admiration de leur siècle

    Auteur : FLÉCH. - Source : Mme de Mont.


  3. Je gâte cette pièce par la grossièreté dont je la croque ; c'est comme si un barbouilleur voulait toucher à un tableau de Raphaël

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : t. VIII, Lett. 761, p. 31, dans POUGENS


  4. Le barbouilleur qui a joint ce tableau grimaçant aux autres qui paraissent assez fidèles, dit autant de sottises que de mots

    Auteur : Voltaire - Source : Lett. à Mme du Deffant, 20 sept. 1769


  5. Toute cette fricassée que je barbouille ici n'est qu'un registre des essais de ma vie

    Auteur : MONT. - Source : IV, 252


  6. C'était [Bouillé, président de la chambre des comptes] un homme sec et sobre autant que son frère était gourmand, ivrogne et débauché

    Auteur : SAINT-SIMON - Source : 329, 79


  7. Si un moine, avec du charbon, du soufre et du salpêtre, a changé l'art de la guerre dans tout ce vilain globe, pourquoi un barbouilleur de papier comme moi ne pourrait-il pas rendre quelque petit service incognito ?

    Auteur : Voltaire - Source : Lett. Richelieu, 18 juin 1757


  8. La femelle du blaireau perce les rabouillères des lapins, prend les jeunes lapereaux

    Auteur : BUFF. - Source : Blaireau.


  9. Je me suis abandonné au flux de ma plume ; j'ai la logodiarrhée, et je barbouille inutilement du papier pour vous dire des choses que vous savez mieux que moi

    Auteur : Voltaire - Source : dans LAVEAUX


  10. Damné ! comment ? pourquoi ? - Pour vos folies ; Vous avez dit en vos oeuvres non pies, Dans certain conte en rimes barbouillé, Qu'au paradis Adam était mouillé, Lorsqu'il pleuvait sur notre premier père

    Auteur : Voltaire - Source : Défense du mondain.


  11. Comme qui diroit les barbouillez de suye

    Auteur : AMYOT - Source : ib. 3


  12. Si tout le papier que j'ay autrefois barbouillé pour les dames estoit en nature

    Auteur : MONT. - Source : I, 293


  13. Le roi le voulut voir ; le père de Chavigny en fut surpris, car le jansénisme l'avait fort barbouillé avec lui

    Auteur : SAINT-SIMON - Source : 53, 134


  14. Mes manuscrits raturés, barbouillés, mêlés, indéchiffrables, attestent la peine qu'ils m'ont coûtée

    Auteur : Jean-Jacques Rousseau - Source : Conf. III


  15. Qu'avec son écharpe il [notre maire] vendange, Et de vin doux on la barbouillera

    Auteur : BÉRANG. - Source : Vendanges


  16. Mourir sans vider mon carquois ! Sans percer, sans fouler, sans pétrir dans leur fange Ces bourreaux barbouilleurs de lois

    Auteur : A. CHÉNIER - Source : 270


  17. Toute ceste fricassée que je barbouille ici n'est qu'un registre des essais de ma vie

    Auteur : MONT. - Source : IV, 252


  18. Mes manuscrits raturés, barbouillés et même indéchiffrables, attestent la peine qu'ils m'ont coûtée

    Auteur : Jean-Jacques Rousseau - Source : Ém. liv. I


  19. Je cite ces vers pour faire voir combien ce métier de petits barbouilleurs, de petits folliculaires, de petits calomniateurs, de petits falsificateurs du coin de la rue est abominable

    Auteur : Voltaire - Source : Honnêt. littér.


  20. Thespis fut le premier qui, barbouillé de lie, Promena par les bourgs cette heureuse folie [la tragédie]

    Auteur : BOILEAU - Source : Art p. III


  21. Ah ! que je l'aime ! je le sens bien en ce moment ; le sang me tribouille partout

    Auteur : CAMPISTRON - Source : l'Amante amant, I, 2


  22. Les enfants qui s'effrayent du visage qu'ils ont barbouillé

    Auteur : Blaise Pascal - Source : dans COUSIN


  23. Se mettre nu pour se garder du froid, se couvrir de fourrures contre la chaleur, se jeter au feu pour se guérir d'une brûlure, c'est [l'homéopathie] le procédé de Gribouille élevé à la hauteur d'une théorie

    Auteur : REYBAUD - Source : Jérôme Paturot, I, 11


  24. Si j'osais, ne vous envoyerais-je pas encore la lettre à Mme de Rambouillet relimée pour la troisième fois, et ne suis-je pas le plus grand replâtreur et le plus insigne fripier dont jamais vous ayez ouï parler ?

    Auteur : BALZAC - Source : Lettres inédites, LXI, éd. Tamizey-Larroque.


  25. Tout ce qui avait un air de conversation leur semblait grossier, vulgaire [aux habitués de l'hôtel de Rambouillet] ; c'était une résolution et une gageure d'être distingué, comme on aurait dit soixante ans plus tard, d'être supérieur, comme on dirait aujourd'hui : on disait alors précieux

    Auteur : STE-BEUVE - Source : Mme de Longueville, dans la Bruyère et la Rochefoucauld ; Mme de la Fayette et Mme de Longueville, 1 vol. Paris, 1842, p. 172




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