La définition de Celui du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Celui
Nature :
Prononciation : se-lui
Etymologie : Picard, cho, chelle, celle, cheule, même sens, cholle, chol, même sens, cheux, ceusses, ceutes, ceux, chelle-lo, celle-là ; Saintonge, cheul, cheu, ce, cet, chéle, chelé, celle, chelés, ceux, celles ; provenç. cel, celh, sel, sell, celui, cela, celha, cella, sela, celle, cil, cill, cilh, sill, ceux pour le nominatif pluriel, cels, ceux au régime, celui, selui, selhui, celui ; anc. catal. cell, ce, cet, cells, ceux au régime, cella, celle ; espagn. aquello ; ital. quello, colui, colei. Le vieux français est cil ou cel, féminin cele, au nominatif singulier, celui au régime singulier pour les deux genres ; cil ou cel, féminin celes, au nominatif pluriel ; cils, cels, féminin celes, au régime pluriel ; cils ou cels ont donné le mot actuel ceux. Cil ou cel est formé de ecce-ille ; celui, de ecce-illius, comme autrui de alterius (voy. ).

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La définition de Celui

Suivi de la préposition de. Je ne connais d'avarice permise que celle du temps.


Toutes les définitions de « celui »


Trésor de la Langue Française informatisé


CELUI, CELLE, CEUX, CELLES, dém. masc. ou fém.

Élément démonstratif introduisant une séquence avec laquelle il forme un syntagme nominal ou de valeur nominale.
I.? [Celui est déterminé par un subst. (ou son équivalent), introduit par la prép. de, plus rarement par d'autres prép.]
A.? [Celui a une valeur anaphorique; il renvoie à des animés ou à des inanimés]
1. [Le compl. prép. est un subst.]
a) [Celui renvoie à un nom ou à un groupe nom. antécédent] :
1. ... ce couvert est celui de l'ami qui vient et s'en va, ce n'est plus celui d'un maître du logis qui foule, aux heures nocturnes, le sonore plancher d'une chambre, là-haut... Colette, La Naissance du jour,1928, p. 7.
2. alvaro. ? Sang de mon sang, tu étais meilleure que moi : en un instant tu me dépasses, tu vois avant moi ce que j'ai tant rêvé. mariana. ? Ô rose d'or! Face de lion! Face de miel! Prosternée! prosternée! le front à terre devant Celui que je sens! Montherlant, Le Maître de Santiago,1947, III, 5, p. 656.
? [Autres prép.] Les voitures réglementaires, celles à deux roues, celles à quatre roues, manquaient (Zola, La Débâcle,1892, p. 326).Les quelques pages sur Lautréamont et celles sur Rimbaud (Gide, Journal,1905, p. 183):
3. Écarter les croyances combleuses de vides, adoucisseuses des amertumes. Celle à l'immortalité. Celle à l'utilité des péchés : etiam peccata. Celle à l'ordre providentiel des événements ? bref les « consolations » qu'on cherche ordinairement dans la religion. S. Weil, La Pesanteur et la grâce,1943, p. 23.
? Pop. À = de. Trois vies, la mienne, la sienne et puis surtout celle à mon père ont fondu dans les sacrifices (Céline, Mort à crédit,1936, p. 47).
Rem. L'usage pop. fait parfois précéder celui de l'art. déf. Une bonne? ... P't-être la celle au marquis (Maupassant, Contes et nouvelles, t. 2, Le Marquis de Fumerol, 1886, p. 67).
b) Rare. [Celui renvoie à un nom ou à un groupe nom. qui suit] :
4. Après la vigne il faut exploiter le maïs Qui depuis deux cents ans enrichit le pays. Avec celle du blé alterne sa culture, Comme l'étoile avec la fleur dans la ramure. Jammes, Les Géorgiques chrétiennes,Chants 1-2, 1911, p. 52.
2. [Le compl. prép. est un inf.] :
5. Au plaisir de jadis qui était de voir en rentrant le ciel de pourpre encadrer le calvaire ou se baigner dans la Vivonne, succédait celui de partir à la nuit venue, quand on ne rencontrait plus dans le village que le triangle bleuâtre, irrégulier et mouvant, des moutons qui rentraient. Proust, Le Temps retrouvé,1922, p. 691.
Rem. 1. On rencontre la formule pour railler les conventions et le parler bourgeois : avoir celui de « avoir l'honneur de ». « Mam'selle, aurai-je celui d'aller avec vous? » (Larch. 1872). 2. Dans l'expr. vieillie à celle fin de (souvent déformée en à seule fin de), celle est adj. (cf. ce2). Madame Chalamelle... raccommodant la dentelle à celle fin de diminuer ses frais de loyer (H. Monnier, Scènes pop., 1833, p. 2).
B.? [Le dém. a valeur de nom. et désigne avec son groupe une ou plus gén. plusieurs pers.]
? Ceux de. Les gens, les personnes de :
6. On venait d'allumer la guerre entre nous et ceux d'en face, et à présent ça brûlait! Comme le courant entre les deux charbons, dans la lampe à arc. Céline, Voyage au bout de la nuit,1932, p. 20.
Rem. Dans la lang. pop. ou vulg., le dém., qui a lui-même une forme partic., est volontiers précédé d'un art. déf. Les ceusses de là-bas (Genevoix, Raboliot, 1925, p. 327).
II.? [Celui est suivi d'une prop. sub. rel. ou d'un équivalent de prop. sub. rel.]
A.? [Celui introduit une prop. sub. rel. avec laquelle il forme un ensemble fonctionnant globalement comme groupe nom.]
1. [Celui a valeur de pron. anaphorique; une idée partitive s'ajoute souvent au tour] C'est de toutes les choses du monde, celle que j'aime le mieux (Ac.1835-1932).
a) [Celui et son groupe renvoient à un groupe nom. antécédent] Quel est parmi tant de soleils celui qu'un ange arracha comme une torche au hasard (Claudel, Corona Benignitatis Anni Dei,1915, p. 375).Une pareille main était de celles qui portent le signe du malheur (Bernanos, Nouvelle histoire de Mouchette,1937, p. 1340).
b) Plus rare. [Celui et son groupe renvoient à un groupe nom. qui suit] :
7. Parmi toutes celles que je couchais fidèlement sur mes carnets aussitôt après les avoir entendues, je ne cite à dessein que les deux plus notables de ces informations burlesques. Ambrière, Les Grandes vacances,1946, p. 66.
2. [Celui a valeur de nom. et désigne avec son groupe une entité qui est toujours une pers. ou un groupe de pers.]
a) [Cette entité est rapportée à une ou plusieurs pers. partic.]
? Souvent péj. Faire celui, celle qui... Agir à la manière d'une personne qui... Je faisais celui qui voyait rien (Céline, Mort à crédit,1936, p. 274).Pourquoi est-ce que tu fais encore celle qui ne répond pas comme dans les rêves? (Claudel, Partage de midi,1949, III, p. 1056).
Rem. Dans l'usage fam. on fait parfois l'ell. du verbe, si celui-ci a été énoncé antérieurement. Ils [les voyageurs] dormaient ou faisaient ceux qui (Montherlant, La Petite Infante de Castille, 1929, p. 594).
? C'est à celui qui... Rivaliser d'effort pour arriver au but ou y arriver le premier. C'est à celui qui fera le plus vieux (Renard, Journal,1902, p. 729).
? [Au plur., celui est souvent précédé de tout] :
8. Qu'elles [les pensées] entourent celles et ceux qui souffrent en silence pour la patrie : mamans en deuil, femmes à leur foyer vide, enfants malheureux, vieux parents seuls; toutes celles et tous ceux dont le c?ur, ce soir, berce tristement son chagrin. De Gaulle, Mémoires de guerre,1959, p. 422.
b) [Cette entité désigne de manière périphrastique et gén. emphatique une pers. ou un personnage connus sous un nom simple]
? [La divinité] Cf. ex. 2.
? [L'épouse] Voilà longtemps que celle avec qui j'ai dormi, Ô Seigneur! a quitté ma couche pour la vôtre (Hugo, La Légende des siècles,t. 1, 1859, p. 85).
? [Une allégorie] La fièvre, Elle est celle qui marche, Sournoisement, courbée en arche, Et personne n'entend son pas (Verhaeren, Les Villes tentaculaires,1895, p. 45).
Rem. Dans des conditions semblables, la périphrase sert à désigner des not. occasionnelles pour lesquelles la lang. ne dispose pas de noms simples. Nous sommes ceux qui n'oublions pas (Barrès, Mes cahiers, t. 10, 1913, p. 35).
c) [Cette entité désigne un groupe indéterminé de pers., notamment dans des adages, des formules de vérités gén. où le verbe sub. est gén. au prés.] Synon. quiconque, tout homme, toute personne qui.
? Au sing. :
9. « ... Celui qui ouvre un compte en banque pour les recherches de l'esprit; (...) celui qui tient commerce, en ville, de très grands livres : almagestes, portulans et bestiaires; qui prend souci des accidents de phonétique, de l'altération des signes et des grandes érosions du langage; qui participe aux grands débats de sémantique; (...) celui qui donne la hiérarchie aux grands offices du langage (...) ceux-là sont princes de l'exil et n'ont que faire de mon chant. » Saint-John Perse, Exil,1942, p. 24.
? Au plur. :
10. ... il est si court, ce matin radieux [de la vie], qu'on en vient à n'aimer que les très jeunes filles, celles chez qui la chair comme une pâte précieuse travaille encore. Proust, À l'ombre des jeunes filles en fleurs,1918, p. 905.
B.? [Celui, celle sont déterminés par un élément à fonction prédicative, équivalant à une prop. rel.; celui, celle ayant alors une valeur anaphorique, représentent un subst. déjà énoncé]
1. Celui + part. prés.La porte conduisant à sa chambre et celle conduisant à la rue (Maupassant, Contes et nouvelles,t. 1, Une Soirée, 1887, p. 584).
2. Celui + part. passé.
a) Fréq. [Avec l'auxil. si celui-ci est ayant] Un tribunal composé d'autres magistrats que ceux ayant siégé à la première audience (Courteline, Un Client sérieux,1897, 3, p. 38).
b) [Gén. sans auxil. si celui-ci devait être étant] Et cette image n'est autre que celle imprimée sur le linge de la Véronique (Claudel, La Ville,2eversion, 1901, III, p. 485).Oh! l'amour de ce paysage décevant, aussi beau, aussi vaste que celui attendu (J. Rivière, Correspondance [avec Alain-Fournier], 1906, p. 244).
3. Celui + à + inf.Les morts (...), qui ont souffert, et ceux à venir, qui souffriront comme nous (Bernanos, Journal d'un curé de campagne,1936, p. 1252).
4. Celui + Adj. en constr. d'appos. à valeur prédicative.
a) [L'adj. est intercalé entre celui et son déterminant nom. (cf. supra I)] Ses résistances aux caresses aimantes de Bianca, à celles adoratrices de Betty (J. Péladan, Le Vice suprême,1884, p. 44).Ce tressaillement du ventre qu'on a dans les chutes simulées des « chars russes » ou dans celles imaginaires des rêves (Loti, Pêcheur d'Islande,1886, p. 79).
b) [L'adj. est intercalé entre celui et une prop. rel.] :
11. Pleine d'arguments qui ne portaient pas, et n'imaginant même pas ceux ? assez nombreux malgré tout ? qui eussent pu ébranler Costals. Montherlant, Le Démon du bien,1937, p. 1266.
5. Celui + compl. circ. à valeur prédicative.[Avec place similaire aux cas précédents] Soit celles [les choses] sur la terre, soit celles qui sont dans les cieux (Claudel, Un Poète regarde la Croix,1938, p. 137).Les marches d'un escalier, du moins celle entre deux paliers (Gide, Journal,1943, p. 190):
12. J'aime infiniment la bonne figure qu'on lui voit sur son portrait par Hayls, à la National Portrait Gallery, ou le maintien, plus digne, de celui par Sir Peter Lely, à Cambridge. Morand, Londres,1933, p. 22.
Rem. 1. Dans les emplois cités sous B, l'adj. est souvent renforcé. a) Par un adv. (en partic. l'adv. « plus »). Les intérêts d'un personnage suspect, si sacrés qu'ils puissent m'apparaître, et ceux autrement importants, de la justice et de la loi (Courteline, Un Client sérieux, 1897, 3, p. 36). Mais les fortes et mélodieuses chansons de ce poète d'Amérique, celles plus douces, plus tempérées de quelques jeunes poètes français (...), augmentaient en nous la conscience de notre bonheur (Guéhenno, Journal d'un homme de 40 ans, 1934, p. 132). b) Par l'adj. « même ». Elle savait mille historiettes piquantes, celles mêmes entendues dans les salons (Adam, L'Enfant d'Austerlitz, 1902, p. 285). 2. Les constr. énumérées sous II B 5 sont voisines de celles où celui est suivi d'un compl. déterminatif : de + subst. (cf. supra I). 3. a) Accord du verbe dans une prop. sub. rel. lorsque celui, attribut du suj., sépare le suj. de la princ. du pron. rel. L'accord du verbe est régi par la fonction du pron. rel. qui dépend des rapp. que le locuteur établit entre les différents éléments de la phrase. Si l'attribut est privilégié, le pron. rel. devient son représentant et le verbe s'accorde avec lui (cf. Céline, loc. cit.). Si le rôle du suj. de la princ. est souligné, le pron. rel. devient son représentant et le verbe s'accorde avec lui (cf. Barrès, loc. cit.). Le second tour est plus rare que le premier, surtout au sing. Le tour existe néanmoins, en partic. p. réf. à l'énoncé biblique par lequel Dieu se définit dans Je suis celui qui suis (Ex. III, 14, trad. Bible de Jérusalem). b) Omission de celui. ?) Dans la lang. cour. [Dans des expr. sentencieuses, qui a valeur de celui qui] Qui dort dîne; heureux qui frisonne aux miracles de cette poésie (A. France, Le Génie latin, 1909, p. 295 ds Grev. 1964, § 541). ?) [Devant un compl. déterminatif coordonné, la répét. de celui, déterm., n'est pas nécessaire] Je tiens à vous assurer, une fois de plus, que le Comité national français ne sépare en rien l'intérêt supérieur de la France de celui de la guerre et des Nations-Unies (De Gaulle, Mémoires de guerre, 1956, p. 438). ?) [Dans la lang. littér.] ? Devant un poss. Ses yeux étaient d'un enfant (A. France, Crime, 57 ds Sandf. t. 1 1965) ? Lorsqu'un adv. met en relief le compl. déterminatif. Aux yeux des étrangers et surtout des Allemands! (Rigal, Md. 1, 54 ds Sandf. t. 1 1965). ? En partic. devant un adv. de négation. Le beau système s'appliquait sans défaut à la besogne d'un agriculteur ou d'un mécanicien, mais non d'un artiste ni d'un savant (T'Serstevens, Un Apostolat, p. 95 ds Sandf. t. 1 1965).
Prononc. et Orth. : [s?l?i], [s?l], [sø], [s?l]. Absence de liaison entre les pron. dém. ceux, celles et le mot suiv. (cf. (Fouché Prononc. 1959, p. 455). Dans un parler relâché, forme tronquée [s?i] de celui (cf. Mart. Comment prononce 1913, p. 263; Nyrop Phonét. 1951, p. 35). Ds Ac. 1694-1932. Noter que Ac. 1694 écrit : celuy. Étymol. et Hist. A. Adj. désigne ce qui est éloigné du locuteur et de l'allocutaire 1. a) dans le temps, ca 881 cels cas régime masc. plur. (Séquence de Sainte-Eulalie, 12 ds Henry Chrestomathie 1970, p. 3); xies., opposé à cist (Alexis, éd. C. Storey, 624); b) dans l'espace, ca 1100 (Roland, éd. J. Bédier, 272); 2. dans un récit pour rappeler une chose précédemment mentionnée, ca 881 cele cas régime fém. sing. (Séquence de Sainte-Eulalie, 23, loc. cit.); 3. ca 1100, sert à présenter la notion exprimée par le subst. comme bien connue, notoire, constante (utilisé dans les descriptions) (Roland, 1031, v. G. Moignet, Gramm. de l'a. fr., Paris, Klincksieck, 1973, p. 113); 4. renforcé par les adv. ci, là; ca 1175 notion de lieu, cele part la « là-bas » (Chr. de Troyes, Chevalier au Lyon, éd. M. Roques, 1959), rare jusqu'au xives.; 4equart xives., notion de temps, celle fois chi (Froissart, II, 230 ds Mathews, Cist and cil, Baltimore, 1907, p. 54). B. Pronom 1. rappel de ce (personne, chose) qui a été précédemment mentionné, souvent dans un récit, 1remoitié xes., cil cas sujet masc. sing. (Homélie sur Jonas, 4, 20 ds Bartsch Chrestomathie p. 5; v. aussi Yvon ds Romania, t. 73, 1952, pp. 433-434); 2. a) 2emoitié xes., déterminé par une relative, celui cas régime sing. ... cui (Passion, éd. D'A. S. Avalle, vers 144); xies. cel sul qui (Alexis, éd. C. Storey, 37, p. 94); xives. cellui ... qui (Berinus, éd. Bossuat, 451 d'apr. A. Dees, Ét. sur l'évolution des dém. en a. et m. fr., Groningue, 1971, p. 84); ca 1100 loc. come cil qui (Roland, 427), constr. vieillie auj. (v. Grev. 1964, p. 453, § 521, hist. 2); b) déterminé par un adv., ca 1100 (Roland, 1041 : cil devant); c) déterminé par un subst. introd. par de (ibid., 1081 : cil d'Espaigne); mil. xiies. ceus de Rome (Charroi de Nymes, 229 cité par Yvon, loc. cit., p. 440), ceus de la ville (id., 835, ibid.); d) déterminé par une prép. autre que de, 1170 (Livre des Rois, III, VI ds Mathews, op. cit., p. 94); e) déterminé par un adj., 1268-71 (E. Boileau, Livre des Métiers, éd. Bonnardot et Lespinasse, XLVI, 6). Les constr. d et e sont condamnées par les grammairiens (v. Grev. 1964, § 515, rem.); 3. xiies. relié par une conj. de coordination au nom qu'il représente et jouant le même rôle gramm. que lui (Béroul, Tristan, éd. H. Ewert, 694 : entre son lit et cel au roi); 4. renforcé par un adv., ca 1160 (Eneas, éd. J. J. Salverda de Grave, 2950 : celui la, c'est Romulus), xves. ceulx-la masc. plur. (Commines, 51 ds Mathews, op. cit., p. 57); xiiies. chieus chi (Le Jeu de Courtois d'Arras, 461 cité par Yvon, loc. cit., p. 455), xives. ceux-ci (Roman du Comte d'Anjou, 4313 cité par A. Dees, op. cit., p. 73). À côté de cil (cas sujet sing. masc. < eccílli? ); cel cas régime sing. masc. (< eccíllum); cele cas sujet et cas régime fém. (< eccílla); celui cas régime second masc. (< *eccillu?i); celi cas régime second fém. (< *eccilléi), on relève les formes renforcées du type icil (à partir du xives. surtout en usage dans les dial. de l'Ouest, et caractéristiques du style solennel, A. Dees, op. cit., p. 150) de même orig. que icist, v. ce, cet; pour la place de ille dans le système dém. du b. lat. et celle de cil dans celui de l'a. fr. v. aussi ce, cet. À l'exception de cel qui est presque toujours adj. et de celui (et celi) qui fonctionne surtout comme pronom, les formes de ce démonstratif sont susceptibles d'être employées comme adj. et comme pronom. Leur spécialisation comme pronom semble se placer entre le mil. du xives. et la fin du xves. (cf. encore exceptionnellement au xviies. celui adj., Haase, § 23). Liée à la disparition dans le système adj. de l'ancienne oppos. cist (proximité)/cil (éloignement), la distinction entre les formes cestui/celui, ceste/cele, cestes/celes s'affaiblit, concurrencée par l'emploi des adv. -ci et -là : pour exprimer la proximité les formes cestui-ci, ceste-ci se généralisent à côté de ceus-ci; pour l'éloignement, on distingue les formes cestui-là, celui-là, ceste-là cele-là, celes-là. D'autre part la lang. connaissant dep. l'époque de l'a. fr. les pronoms déterminatifs cil qui et cil de, le déterminatif dispose au mil. du xives. des formes sing. masc. celui qui, fém. cele qui; plur. masc. ceus qui, fém. celes qui. Au xviies. le système mod. [sing. masc. celui-ci, celui-là, fém. celle-ci, celle-là; plur. masc. ceux-ci, ceux-là, fém. celles-ci, celles-là] se trouve généralisé, les démonstratifs et déterminatifs connaissant ainsi des formes parallèles. Pour l'évolution de cil, adj., v. ce, cet.
STAT. ? Fréq. abs. littér. Celui : 45 750. Celle : 38 507. Ceux : 39 603. Celles : 13 390. Fréq. rel. littér. Celui : xixes. : a) 78 268, b) 48 020; xxes. : a) 53 900, b) 69 639. Celle : xixes. : a) 66 308, b) 40 692; xxes. : a) 43 666, b) 59 122. Celles : xixes. : a) 27 134, b) 13 066; xxes. : a) 13 217, b) 18 842. Ceux : xixes. : a) 69 363, b) 43 701; xxes. : a) 50 288, b) 55 578.
BBG. ? Cohen 1946, p. 54. ? Dees (A.). Ét. sur l'évolution des dém. en anc. fr. et en m. fr. Groningen, 1971. ? Goug. Lang. pop. 1929, p. 110. ? Gougenheim (G.). Les Pron. dém. celui et ce aux points de vue syntaxique et fonctionnel. B. Soc. Ling. 1965, t. 60, no1, pp. 88-96. ? Guiraud (P.). L'Assiette du n. ds la Chanson de Roland. Romania. 1967, t. 88, pp. 59-83. ? Mathews (C. E.). Cist and cil, a syntactical study. Baltimore, 1907. ? Price (G.). Quel est le rôle de l'oppos. cist/cil en a. fr.? Romania. 1968, t. 89, pp. 240-253; La Transformation du syst. fr. des dém. Z. Rom. Philol. 1969, t. 85, pp. 489-505. ? Yvon (H.). Cil et cist, art. dém. Romania. 1951, t. 72, pp. 145-181; cil et cist, pron. dém. Romania. 1952, t. 73, pp. 433-461.

CELUI, CELLE, CEUX, CELLES, dém. masc. ou fém.
Étymol. et Hist. A. Adj. désigne ce qui est éloigné du locuteur et de l'allocutaire 1. a) dans le temps, ca 881 cels cas régime masc. plur. (Séquence de Sainte-Eulalie, 12 ds Henry Chrestomathie 1970, p. 3); xies., opposé à cist (Alexis, éd. C. Storey, 624); b) dans l'espace, ca 1100 (Roland, éd. J. Bédier, 272); 2. dans un récit pour rappeler une chose précédemment mentionnée, ca 881 cele cas régime fém. sing. (Séquence de Sainte-Eulalie, 23, loc. cit.); 3. ca 1100, sert à présenter la notion exprimée par le subst. comme bien connue, notoire, constante (utilisé dans les descriptions) (Roland, 1031, v. G. Moignet, Gramm. de l'a. fr., Paris, Klincksieck, 1973, p. 113); 4. renforcé par les adv. ci, là; ca 1175 notion de lieu, cele part la « là-bas » (Chr. de Troyes, Chevalier au Lyon, éd. M. Roques, 1959), rare jusqu'au xives.; 4equart xives., notion de temps, celle fois chi (Froissart, II, 230 ds Mathews, Cist and cil, Baltimore, 1907, p. 54). B. Pronom 1. rappel de ce (personne, chose) qui a été précédemment mentionné, souvent dans un récit, 1remoitié xes., cil cas sujet masc. sing. (Homélie sur Jonas, 4, 20 ds Bartsch Chrestomathie p. 5; v. aussi Yvon ds Romania, t. 73, 1952, pp. 433-434); 2. a) 2emoitié xes., déterminé par une relative, celui cas régime sing. ... cui (Passion, éd. D'A. S. Avalle, vers 144); xies. cel sul qui (Alexis, éd. C. Storey, 37, p. 94); xives. cellui ... qui (Berinus, éd. Bossuat, 451 d'apr. A. Dees, Ét. sur l'évolution des dém. en a. et m. fr., Groningue, 1971, p. 84); ca 1100 loc. come cil qui (Roland, 427), constr. vieillie auj. (v. Grev. 1964, p. 453, § 521, hist. 2); b) déterminé par un adv., ca 1100 (Roland, 1041 : cil devant); c) déterminé par un subst. introd. par de (ibid., 1081 : cil d'Espaigne); mil. xiies. ceus de Rome (Charroi de Nymes, 229 cité par Yvon, loc. cit., p. 440), ceus de la ville (id., 835, ibid.); d) déterminé par une prép. autre que de, 1170 (Livre des Rois, III, VI ds Mathews, op. cit., p. 94); e) déterminé par un adj., 1268-71 (E. Boileau, Livre des Métiers, éd. Bonnardot et Lespinasse, XLVI, 6). Les constr. d et e sont condamnées par les grammairiens (v. Grev. 1964, § 515, rem.); 3. xiies. relié par une conj. de coordination au nom qu'il représente et jouant le même rôle gramm. que lui (Béroul, Tristan, éd. H. Ewert, 694 : entre son lit et cel au roi); 4. renforcé par un adv., ca 1160 (Eneas, éd. J. J. Salverda de Grave, 2950 : celui la, c'est Romulus), xves. ceulx-la masc. plur. (Commines, 51 ds Mathews, op. cit., p. 57); xiiies. chieus chi (Le Jeu de Courtois d'Arras, 461 cité par Yvon, loc. cit., p. 455), xives. ceux-ci (Roman du Comte d'Anjou, 4313 cité par A. Dees, op. cit., p. 73). À côté de cil (cas sujet sing. masc. < eccílli? ); cel cas régime sing. masc. (< eccíllum); cele cas sujet et cas régime fém. (< eccílla); celui cas régime second masc. (< *eccillu?i); celi cas régime second fém. (< *eccilléi), on relève les formes renforcées du type icil (à partir du xives. surtout en usage dans les dial. de l'Ouest, et caractéristiques du style solennel, A. Dees, op. cit., p. 150) de même orig. que icist, v. ce, cet; pour la place de ille dans le système dém. du b. lat. et celle de cil dans celui de l'a. fr. v. aussi ce, cet. À l'exception de cel qui est presque toujours adj. et de celui (et celi) qui fonctionne surtout comme pronom, les formes de ce démonstratif sont susceptibles d'être employées comme adj. et comme pronom. Leur spécialisation comme pronom semble se placer entre le mil. du xives. et la fin du xves. (cf. encore exceptionnellement au xviies. celui adj., Haase, § 23). Liée à la disparition dans le système adj. de l'ancienne oppos. cist (proximité)/cil (éloignement), la distinction entre les formes cestui/celui, ceste/cele, cestes/celes s'affaiblit, concurrencée par l'emploi des adv. -ci et -là : pour exprimer la proximité les formes cestui-ci, ceste-ci se généralisent à côté de ceus-ci; pour l'éloignement, on distingue les formes cestui-là, celui-là, ceste-là cele-là, celes-là. D'autre part la lang. connaissant dep. l'époque de l'a. fr. les pronoms déterminatifs cil qui et cil de, le déterminatif dispose au mil. du xives. des formes sing. masc. celui qui, fém. cele qui; plur. masc. ceus qui, fém. celes qui. Au xviies. le système mod. [sing. masc. celui-ci, celui-là, fém. celle-ci, celle-là; plur. masc. ceux-ci, ceux-là, fém. celles-ci, celles-là] se trouve généralisé, les démonstratifs et déterminatifs connaissant ainsi des formes parallèles. Pour l'évolution de cil, adj., v. ce, cet.

Celui au Scrabble


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Les mots proches de Celui

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Mots du jour


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Les citations avec le mot Celui


  1. La valeur de l'homme ne se mesure pas au niveau de son instruction, mais à celui de son caractère.

    Auteur : Gustave Le Bon - Source : Aphorismes du temps présent (1913)


  2. Les affres de la vérité sur soi sont au-dessus de ce qu'on peut supporter. Celui qui ne se ment plus à lui-même (si tant est qu'un tel être existe), combien il est à plaindre!

    Auteur : Emil Cioran - Source : De l'inconvénient d'être né (1973)


  3. La rigueur morale, c'est avant tout être responsable de ses actes ; c'est aussi, par exemple respecter celui qui est portier et dire merde au chef s'il le mérite. La rigueur intellectuelle, c'est décider que l'intellect prime sur tout.

    Auteur : Virginie Linhart - Source : Le jour où mon père s'est tu (2008)


  4. Est-ce un leurre, cette certitude quasi instantanée que celui qui se tient devant vous, vous deviez le rencontrer, que vous ne serez heureuse qu'avec lui et avec personne d'autre, que seuls ses bras peuvent vous protéger, que seule sa voix peut vous faire vibrer, que seul son rire pourra vous faire tout oublier ?

    Auteur : Michel Bussi - Source : Nymphéas noirs (2011)


  5. Il reste à parler d'un état de l'âme qui, ce nous semble, n'a pas encore été bien observé : c'est celui qui précède le développement des passions, lorsque nos facultés, jeunes, actives, entières, mais renfermées, ne se sont exercées que sur elles-mêmes, sans but et sans objet. Plus les peuples avancent en civilisation, plus cet état du vague des passions augmente ; car il arrive alors une chose fort triste : le grand nombre d'exemples qu'on a sous les yeux, la multitude de livres qui traitent de l'homme et de ses sentiments rendent habile sans expérience. On est détrompé sans avoir joui ; il reste encore des désirs, et l'on n'a plus d'illusions. L'imagination est riche, abondante et merveilleuse ; l'existence pauvre, sèche et désenchantée. On habite avec un coeur plein un monde vide, et sans avoir usé de rien on est désabusé de tout.

    Auteur : François-René de Chateaubriand - Source : Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert (1801)


  6. ... celui qui regarde vers le haut ne peut jamais avoir le vertige.

    Auteur : Milan Kundera - Source : Jacques et son maître


  7. Chez moi, la coquetterie, la séduction, c’est de naissance. À peine ai-je réussi à me tenir debout que je m’accrochais déjà au premier pantalon venu, le plus souvent c’était celui du facteur, et j’ondulais du derrière, un gros derrière plein de couches. Sans compter que j’exigeais de changer de robe trois fois par jour.

    Auteur : Claude Sarraute - Source : Encore un instant (2017)


  8. Les troubles des organes déterminent la fécondité de l'esprit: celui qui ne sent pas son corps ne sera jamais en mesure de concevoir une pensée vivante; il attendra en pure perte la surprise avantageuse de quelque inconvénient...

    Auteur : Emil Cioran - Source : Précis de décomposition (1949), Le penseur d'occasion


  9. Est sage celui qui redoute le fou.

    Auteur : Proverbes français - Source : Proverbe


  10. Je n'entends pas d'autre bruit que celui du vent dans la toile des tentes et dans les arbres du jardin.

    Auteur : Eugène Fromentin - Source : Un été dans le Sahara (1857)


  11. Celui qui est vrai vis-à-vis de lui-même et des autres, et qui le reste, possède la plus belle qualité des plus grands talents.

    Auteur : Johann Wolfgang Goethe - Source : Maximes et réflexions (1833)


  12. Heureux celui qui sait se faire aimer ainsi après sept années de mariage!

    Auteur : Alfred de Musset - Source : Lorenzaccio (1833)


  13. Il est deux fois ingrat - Celui dont l'insuccès rend l'ingratitude inutile.

    Auteur : Musluh al-Din Saadi - Source : Le Jardin des Roses


  14. Un chercheur est celui qui risque sa vérité et qui se casse la figure.

    Auteur : Michel Serres - Source : In Le bonheur possible, Éditions de l'Homme de Robert Blondin (1997)


  15. Celui qui préfère la richesse ou la puissance à des amis sûrs n'a pas son bon sens.

    Auteur : Euripide - Source : Héraclès Furieux


  16. L'homme s'attache par le plaisir qu'il donne encore plus que par celui qu'il prend.

    Auteur : Marcelle Auclair - Source : L'Amour (1963)


  17. Je crois qu'il est dans ma destinée de tailler mon chemin dans le roc ; car je ne pourrais suivre celui pratiqué par les autres.

    Auteur : Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc - Source : Journal


  18. Considère celui qui te fait voir tes défauts comme s'il te montrait un trésor. Attache-toi au sage qui réprouve tes fautes. En vérité, c'est un bien et non un mal de fréquenter un tel homme.

    Auteur : Bouddha - Source : Le Dhammapada


  19. Quel a été le plus beau siècle de la philosophie ? - Celui où il n'y avait pas encore de philosophes.

    Auteur : Proverbes chinois - Source : Proverbe


  20. La compassion n'engage à rien, d'où sa fréquence. Nul n'est jamais mort ici-bas de la souffrance d'autrui. Quant à celui qui a prétendu mourir pour nous, il n'est pas mort: il a été mis à mort.

    Auteur : Emil Cioran - Source : Sur les cimes du désespoir


  21. Quand il m'arrive de rencontrer un ancien élève qui se déclare heureux des heures passées dans ma classe, je me dis qu'au même instant, sur un autre trottoir, se promène peut-être celui pour qui j'étais l'éteignoir de service.

    Auteur : Daniel Pennac - Source : Chagrin d'école (2007)


  22. Mais quel instant inoubliable que celui où je me retrouvai dans mon enfer, enfin seul, et cependant en cette précieuse compagnie.

    Auteur : Stefan Zweig - Source : Le joueur d'échecs (1943)


  23. Méfie-toi de celui qui fait confiance à tout le monde.

    Auteur : Carlos Ruiz Zafón - Source : L'Ombre du vent (2001)


  24. La réponse dépend beaucoup de celui qui pose la question. Il ne faut jamais hésiter à mentir, à dire un peu n'importe quoi quand la question ne vous plaît pas.

    Auteur : Michel Houellebecq - Source : Extrait d'un entretien avec Karl Zéro.


  25. Cet homme avec qui elle vit, il est son garde-fou, pensa-t-elle, celui qui la calme. Celui qui la tue.

    Auteur : Véronique Olmi - Source : Le Premier Amour (2010)


Les citations du Littré sur Celui


  1. Peu de temps après le mignon Impetra d'icelui seigneur Lettres de manumission

    Auteur : COQUILLART - Source : Enquête de la simple et de la rusée.


  2. Quand l'hiver fut vestu de neige et de bruine, Elle [la cigale] vint du fourmi la prudence louer, Et près de son grenier à traicts d'ailes rouer [tourner], Flatant comme celui qui pour son pain coquine

    Auteur : PERRIN - Source : Poésies, p. 10, dans LACURNE


  3. J'ai trouvé que le feu des plus grands et des plus puissants fourneaux de verrerie n'est qu'un feu faible en comparaison de celui des fourneaux à soufflet, et que le feu produit au foyer d'un bon miroir ardent est encore plus fort que celui des plus grands fourneaux de forge

    Auteur : BUFF. - Source : Hist. min. Introd. Oeuv. t. VI, p. 89, dans POUGENS.


  4. On a érigé en maxime que c'était une sorte de despect et de félonie de décliner par la fuite la juridiction de son seigneur, et que, par conséquent, celui-ci ne pouvant s'en prendre à la personne de son vassal, pouvait toujours s'en prendre à ses biens

    Auteur : DUPIN - Source : Observ. sur plusieurs points importants de notre législ. crimin. Paris, 1821, p. 209


  5. Celui qui, sans rien recevoir, liberalement et franchement quitte la dette

    Auteur : CALV. - Source : Instit. 507


  6. Si l'ingénuité se caractérise par des traits qu'on aurait en soi-même intérêt à déguiser et qui nous donne quelque avantage sur celui auquel ils échappent, on la nomme naïveté ou ingénuité naïve

    Auteur : MARMONTEL - Source : Éléments litt. Oeuvres, t. VII, p. 372, dans POUGENS.


  7. Je voudrais que la copie fût ex vera recensione Capellani [d'après la vraie révision de Chapelain], et qu'il prît la peine de la diviser en plusieurs sections, ou, pour parler Rocolet [c'était son imprimeur], en des alinéa, comme sont tous mes discours, qui est une chose qui aide extrêmement celui qui lit et démêle bien la confusion des espèces

    Auteur : BALZAC - Source : Lett. inédites, LXI (éd. Tamizey Larroque)


  8. Le sabisme, qui consiste dans le mélange du culte de Dieu et de celui des astres

    Auteur : VOLTAIRE - Source : Moeurs, 6


  9. Si à vingt ans on nous donnait le degré de supériorité dans notre famille, et qu'on nous fît voir dans un miroir le visage que nous avons ou que nous aurons à soixante ans, en le comparant à celui de vingt, nous tomberions à la renverse, et nous aurions peur de cette figure

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 27 janv. 1687


  10. Il y a trois sortes d'orchestres qui, par leur destination, doivent être disposés de manières différentes : ce sont l'orchestre de l'opéra, celui du concert, et celui de la musique d'harmonie

    Auteur : FÉTIS - Source : ib. III, 4


  11. Le public, qui sait si bien faire entendre son jugement sans le prononcer en forme, ne souscrivit pas à celui des commissaires impériaux

    Auteur : FONTEN. - Source : Marsigli.


  12. Hier la loi a passé, grâce à l'éloquence de celui qui l'avait le plus éloquemment combattue

    Auteur : C. DELAV. - Source : la Popul. v, 1


  13. Si celui-ci est à table et qu'il prononce d'un mets qu'il est friand, le maître et les convives, qui en mangeaient sans réflexion, le trouvent friand et ne s'en peuvent rassasier

    Auteur : LA BRUY. - Source : V


  14. C'est l'affection qui.... donne du prix à ce qui n'en a point ; les choses que les hommes désirent sont d'une nature neutre ; l'esprit de celui qui les possède.... leur donne la forme qu'il lui plaît

    Auteur : MALH. - Source : Lexique, éd. L. Lalanne.


  15. On ne choisit pas pour gouverner un vaisseau celui des voyageurs qui est de meilleure maison

    Auteur : PASCAL - Source : Pensées, art. v, 10, édit. LAHURE, 1860


  16. Un long séjour en Italie lui avait communiqué la cérémonie dans le commerce des hommes, et la défiance dans celui des femmes

    Auteur : HAMILT. - Source : Gram. 9


  17. Danville : Et j'ai, pour me distraire, admiré mon hôtel. - Bonnard : Celui du duc d'Elmar. - Danville : C'est mon propriétaire

    Auteur : C. DELAV. - Source : École des vieill. I, 1


  18. Celui qui continue de cacher son âge pense enfin lui-même être aussi jeune qu'il veut le faire croire aux autres

    Auteur : LA BRUY. - Source : 14


  19. On posa comme règle décisoire le témoignage sur lequel reposait l'autorité des textes sacrés, c'est-à-dire celui de la tradition de l'Église

    Auteur : NEFFTZER - Source : Travaux de Baur, Rev. germ. t. XIII, p. 119


  20. Une erreur dans la foi, et encore une erreur tendante à l'entière subversion d'un aussi grand sacrement que celui de l'eucharistie

    Auteur : BOSSUET - Source : Var. III, 61


  21. À qui touche l'honneur de tant de victoires, à Guesquin, à Glesquin, ou à Gueaquin [celui que nous nommons du Guesclin] ?

    Auteur : MONT. - Source : I, 348


  22. Celui a bien rencontré, qui compare la despence des d'Indars et d'Indes à celle des mulets

    Auteur : O. DE SERRES - Source : 365


  23. Il fait voir que la vertu de Caton était de l'autre monde et non pas de celui-ci

    Auteur : BALZ. - Source : 6° disc. sur la cour.


  24. Pour celui qui vint hier deux heures après nous

    Auteur : COLLIN D'HARLEV. - Source : Chât. en Esp. IV, 12


  25. Je ne sais d'homme nécessaire Que celui dont le luxe épand beaucoup de bien

    Auteur : Jean de La Fontaine - Source : Fabl. VIII, 19




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Mise à jour le lundi 19 janvier 2026 à 14h58








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