Définition de « bran »


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions du mot bran de manière claire et concise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre le sens du mot.

Il comprend des informations supplémentaires telles que des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes et bien sûr des citations littéraires sur bran pour aider à enrichir la compréhension du mot Bran et répondre à la question quelle est la définition de bran ?

VILLE FRANCE genre () de 1 syllabes
Une définition simple : Commune dans le département 17 (Charente-Maritime) en région Poitou-Charentes (France)


Définitions de « bran »


Trésor de la Langue Française informatisé


BRAN, BREN, subst. masc.

A.? Région. Ce qui reste du son, lorsqu'on l'a dépourvu de son reste de farine, son sec ou maigre. Bran de son. Il vous souvient peut-être que dans ce pays le son (furfur) se nomme bren (J. de Maistre, Les Soirées de Saint-Pétersbourg,t. 1, 1821, p. 133).
Rem. Attesté dans la plupart des dict. gén. du xixeet du xxes. à partir de Ac. 1798.
? Proverbe. Faire l'âne pour avoir du bran. Se faire passer pour naïf et sot, afin d'obtenir une faveur de quelqu'un.
Rem. 1. Attesté dans la plupart des dict. gén. du xixeet du xxes. à partir de Lar. 19e. 2. On dit auj. plutôt faire l'âne pour avoir du son.
B.? P. ext. [Gén. p. anal. avec la couleur du son]
1. Élément (d'apparence) solide.
a) Bran de scie. Poudre fine et légère qui jaillit du bois lorsqu'on le scie. Synon. sciure.Du bran de scie se collait à son visage en sueur (Renard, La Lanterne sourde,1893, p. 155).
b) Bran (ou bren) de Judas. Tache de rousseur. Quant au sobriquet de Bren-de-Judas, il venait des taches de rousseur dont sa peau blanche était toute grivelée (J. Richepin, Miarka, la fille à l'ourse,1883, p. 5).
Rem. Attesté dans la plupart des dict. gén. du xixeet du xxes. de Ac. 1798 à Lar. 20e.
2. Élément liquide.
a) Trivial. Matière fécale. Bran de chien :
Tous mes livres ont été publiés ante porcos, mais jamais les menaces de la trichinose ne se firent aussi promptement et redoutablement sentir qu'à l'occasion de celui-ci, offert pourtant à un prêtre, sur cette montagne aussi effrayante que l'Horeb, où nul n'est capable de « distinguer un lion d'un porc et l'Himalaya d'un cumul de bran ». Bloy, Journal,1907, p. 317.
Rem. Attesté dans la plupart des dict. gén. du xixeet du xxes. à partir de Ac. 1798.
b) Région. Bran d'agace (de pie). Gomme brunâtre sécrétée généralement par les cerisiers et les pruniers. Le bran d'agace exsudé l'été précédent par l'écorce des merisiers et que l'hiver rendait dur comme berlingot (H. Bazin, Lui,1950, p. 7).
Rem. 1. Attesté dans la plupart des dict. gén. du xixeet du xxes. à partir de Littré. 2. Réputé comme belgicisme dans les dict. généraux.
c) Spéc., MAR. Temps de bran (ou de bren). Mauvais temps, gros temps. Entrer dans le bren, rencontrer le bren.
Rem. Attesté dans Lar. encyclop., Quillet 1965 et dans les dict. techn. de mar. Le Clère 1960.
C.? Emploi interjectif et exclam. Pour marquer le mépris. Bran de soi, de vos promesses! (Ac.1798).Synon. zut!La Politique, ah, j'en fis! Mon avis? Zut et bran! (Verlaine, ?uvres posthumes,t. 1, Parallèlement, 1896, p. 119).
PRONONC. ET ORTH. : [b? ? ?]. Fér. 1768 admet bran ou bren. Pour la forme bren, cf. Lar. 19e, Lar. 20e, s.v. bren : ,,Ancienne forme du mot bran [...] cette forme encore usitée, forme le radical de plusieurs autres mots français``; cf. encore Guérin 1892.
ÉTYMOL. ET HIST. ? 1. 1205-15 brent « partie grossière du son » (Aiol, 8979 dans Gdf. Compl.), graphie attestée jusqu'en 1771, Trév.; fin xiiies. [date du ms.] bran (Perceval, ms. Montp., fo178ddans Gdf. Compl.); supplanté au xviiies. par son; 1743 bran de scie « sciure » (Trév.); 2. début xiiies. bran [peut-être brau, v. T.-L., s.v. bren] « boue, lie » (Sermons St Grégoire sur Ezechiel, 72, 21 dans T.-L.); av. 1300 (Dialogue Ame et raison, 27, 77, ibid.), attest. isolées; 1306 « excrément » (G. Guiart, Royaux Lignages, MS. fol. 149, Vodans La Curne); mil. xiiies. (Fabliaux, éd. Barbazan et Méon, t. 4, p. 285, 301); p. ext. 1532 bren interjection marquant le mépris (Rabelais, Pantagruel, éd. Marty-Lavaux, t. 1, p. 242); av. 1558 bran (Melin de Sainct-Gelays, ?uvr. Poet., II, 219 dans Hug.). Du lat. vulg. *brennus « son » attesté sous la forme brin(n)a « son, nourriture pour chien » (viiie-ixes. dans Mittellat. W. s.v., 1569, 21; ixes., ibid., 1569, 24) d'orig. obsc. (REW3no1284) sans doute pré-romane (Cor., s.v. bren; cf. biscaien birrin, Hubschmid, fasc. 2, p. 74), peut-être gaul. (Jud dans Arch. St. n. Spr., t. 126, p. 117; EWFS2, DIEZ5) mais les corresp. du mot dans les lang. celt. ne sont prob. pas autochtones (E. Kleinhans dans FEW t. 1 p. 517, note 17).
STAT. ? Fréq. abs. littér. : 6.
DÉR. 1.
Brenage, subst. masc.,dr. féod. (supra A).Redevance en (bran de) son que doit un vassal pour la nourriture des chiens de son seigneur. ? Seule transcr. dans Littré : bre-na-j'. ? 1resattest. 1124 lat. médiév. brenagium « redevance en son pour les chiens de chasse du seigneur » (Lorris-en-Gâtinais, Archives Loire dans Du Cange t. 1, p. 741c); 1306 bernage (Livre rouge de la Chambre des Comptes de Paris, fo407 rodans Gdf.); 1313 brenage (Archives, JJ 49, pièce 191, ibid). ? xvies., Ibid.; devenu terme hist., répertorié dep. Besch. 1845; dér. de bren « partie grossière du son »; suff. -age*; la forme lat. corresp. brennaticum est déjà dans un cartulaire de Chartres en 845 (FEW t. 1, p. 513b); cf. même forme en 1081, Actes de Philippe I, no104 dans Nierm.
2.
Brener, verbe intrans.,arg., péj. (supra B 2 a). Synon. de déféquer*(cf. Montherlant, Le Démon du bien, 1937, p. 1298).? 1reattest. 1937, id.; dér. de bren « excréments », dés. -er. ? Fréq. abs. littér. : 1.
3.
Breneux, euse, adj.,arg. Souillé de matière fécale. Une chemise breneuse. Deux corps terreux, sales, breneux (E. et J. de Goncourt, Journal,1867, p. 395).? Dernière transcr. dans DG : bre-neú, fém. -neúz'. Fér. 1768, Fér. Crit. t. 1 1787, Land. 1834, Gattel 1841, Nod. 1844 et DG transcrivent la 1resyll. par [?] muet; Littré la transcrit par [?] ouvert : brè-neû. ? 1reattest. xives. (Watriquet de Couvin, Fatrasie, 89 dans R. Hist. litt. Fr., 1898, p. 302 : croste et mie de ce breneus oingnement); dér. de bren « excréments », suff. -eux*. ? Fréq. abs. littér. : 5.
BBG. ? Gottsch. Redens. 1930, p. 56, 387. ? Lammens 1890, p. 261. ? Lew. 1960, p. 227, 251 (s.v. breneux). ? Sigurs 1963/64, p. 457.


Wiktionnaire


Nom commun - ancien français

bran \Prononciation ?\ masculin

  1. Variante de brant.
    • Exemple d'utilisation manquant. (Ajouter)

Nom commun - français

bran \b???\ masculin

  1. (Sens propre) Partie la plus grossière du son de céréale.
    • Bran de son.
    • Il vous souvient peut-être que dans ce pays le son (furfur) se nomme bren. (Joseph de Maistre, Les Soirées de Saint-Pétersbourg, 1821)
    • bran de Judas, tache de rousseur au visage et aux mains.
    • bran de lin, foin de lin.
  2. (Par extension) (Figuré) Fèces[4], excrément.
    • Il se souvint tout à coup d'une vieille chronique où il avait [?] accumulé des bataillons d'imprécations pétaradantes [?], imitant et plagiant même, en ces débordement insensés, la phraséologie vitupérante et l'inouïssime du dénommé Léon Bloy, magicien de l'Expression, brasseur de bran, tritureur de matière fécale et orfèvre du sublime. (Victor Méric, Les Compagnons de l'Escopette, Éditions de l'Épi, Paris, 1930, pages 81-82)
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Littré

BRAN (bran) s. m.
  • 1Partie du son la plus grossière.

    Bran de Judas, tache de rousseur au visage. Locution vieillie, et qui vient sans doute de ce qu'on se représenta Judas roux.

  • 2Bran de scie, poudre qui tombe du bois quand on le scie.
  • 3Matière fécale.
  • 4Interjection qui sert à exprimer le mépris. Bran de lui?! Surtout vive l'amour et bran pour les sergents, Régnier, Sat. X.

    Vieux.


    PROVERBE

    Faire l'âne pour avoir du bran, se montrer plus simple qu'on n'est réellement pour obtenir quelque chose.

HISTORIQUE

XIIIe s. Li talemelier [boulangers] qui sont haubanier sont quites du tonlieu des pors [cochons] qu'il achetent, por tant qu'il aient une fois mangié de leur bren [son], Livr. des mét. 6. Eschalaz, bren, fuerre, tuile, ne doivent point de chaucie, ib. 278.

XIVe s. Pren des deux voies la meilleur?; Laisse le bren et pren la fleur, J. Bruyant, dans Ménagier, t. II, p. 17. Chandelle mise en bran se garde souverainement, Menagier, II, 5.

XVIe s. Vendre à l'enchere autant bren que farine, Marot, J. V, p. 216. Il n'est jour auquel on ne m'ouist gronder en moy mesme et contre moy?: bran du fat?! Montaigne, I, 270. Que cherches-tu, mon fils?? - Quelques espoussettes, un miroir, une chaufferette, un manche de cuillere, du bran de froment [pour la toilette], D'Aubigné, Faen. III, 1. Nulle peste, nulle guerre, nul ennuy?; bren de paourté, bren de soulcy, bren de melancholie?! Rabelais, Progn. Pant. VI. [il] Faisoit de l'asne pour avoir du bran, Rabelais, ib. I, 2.


SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

BRAN. Ajoutez?:
5 Bran d'agace, nom, en Belgique, de la gomme du cerisier, du prunier et des autres arbres qui portent des fruits à noyaux, Rev. critique, 20 mars 1875, p. 186.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « bran »

(début du XIIIe siècle) Attesté sous la forme brent « partie grossière du son », graphie encore usitée en 1771[1] ; (fin du XIIIe siècle) bran aussi avec le sens de « boue, lie » ; mot supplanté au dix-huitième siècle par son ; 1743 bran de scie « sciure » ; (1532) bren, interjection marquant le mépris dans Rabelais, Pantagruel.
Du latin vulgaire *brennus, « son » attesté sous la forme brin(n)a « son, nourriture pour chien », d'origine obscure, peut-être gaulois branno- / brenno- [2] ? voir brein, « pourri » en breton, braen, « puanteur » en gallois, bréan « puant, rance » en irlandais). Le gaulois est apparenté[3] à marc (« résidu [de café, de raisin] »).
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

Berry, bren, prononcé brin, ordure?; provenç. bren, son?; anc. espagn. bren de la farina?; brenno, son dans plusieurs patois italiens?; angl. bran?; du celtique?: gaél. bran?; kymri, brân?; bas-bret. brenn. Tous ces mots signifient son de farine?; et pour le sens d'excrément que bran a aussi en français?: gaél. breun?; gall. braen, mauvaise odeur.

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BRAN, BREN, subst. masc.
ÉTYMOL. ET HIST. ? 1. 1205-15 brent « partie grossière du son » (Aiol, 8979 dans Gdf. Compl.), graphie attestée jusqu'en 1771, Trév.; fin xiiies. [date du ms.] bran (Perceval, ms. Montp., fo178ddans Gdf. Compl.); supplanté au xviiies. par son; 1743 bran de scie « sciure » (Trév.); 2. début xiiies. bran [peut-être brau, v. T.-L., s.v. bren] « boue, lie » (Sermons St Grégoire sur Ezechiel, 72, 21 dans T.-L.); av. 1300 (Dialogue Ame et raison, 27, 77, ibid.), attest. isolées; 1306 « excrément » (G. Guiart, Royaux Lignages, MS. fol. 149, Vodans La Curne); mil. xiiies. (Fabliaux, éd. Barbazan et Méon, t. 4, p. 285, 301); p. ext. 1532 bren interjection marquant le mépris (Rabelais, Pantagruel, éd. Marty-Lavaux, t. 1, p. 242); av. 1558 bran (Melin de Sainct-Gelays, ?uvr. Poet., II, 219 dans Hug.). Du lat. vulg. *brennus « son » attesté sous la forme brin(n)a « son, nourriture pour chien » (viiie-ixes. dans Mittellat. W. s.v., 1569, 21; ixes., ibid., 1569, 24) d'orig. obsc. (REW3no1284) sans doute pré-romane (Cor., s.v. bren; cf. biscaien birrin, Hubschmid, fasc. 2, p. 74), peut-être gaul. (Jud dans Arch. St. n. Spr., t. 126, p. 117; EWFS2, DIEZ5) mais les corresp. du mot dans les lang. celt. ne sont prob. pas autochtones (E. Kleinhans dans FEW t. 1 p. 517, note 17).

Bran au Scrabble


Le mot bran vaut 6 points au Scrabble.

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Informations sur le mot bran - 4 lettres, 1 voyelles, 3 consonnes, 4 lettres uniques.

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Le calcul de points ne prend pas en compte lettre compte double, lettre compte triple, mot compte double et mot compte triple. Ces cases augmentent les valeurs des mots posés selon un coefficient indiqué par les règles du jeu de Scrabble.

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bran

Les rimes de « bran »


On recherche une rime en R@ .

Les rimes de bran peuvent aider les poètes et les paroliers à trouver des mots pour former des vers avec une structure rythmique cohérente, mais aussi pour jouer avec les mots et les sons, découvrir de nouvelles idées et perspectives ce qui peut être amusant et divertissant.

Les rimes en R@

Rimes de fourrant      Rimes de proliférant      Rimes de revigorant      Rimes de odorant      Rimes de offrants      Rimes de conférant      Rimes de structurant      Rimes de séparant      Rimes de rassurant      Rimes de encastrant      Rimes de instaurant      Rimes de colorant      Rimes de révérends      Rimes de adorants      Rimes de afférents      Rimes de considérants      Rimes de retirant      Rimes de réverbérant      Rimes de courants      Rimes de éclairant      Rimes de étirant      Rimes de colorant      Rimes de triturant      Rimes de vétéran      Rimes de architecturant      Rimes de agglomérant      Rimes de conquérant      Rimes de proférant      Rimes de obérant      Rimes de soupirant      Rimes de récalcitrant      Rimes de éviscérant      Rimes de commémorant      Rimes de pénétrants      Rimes de contre-courant      Rimes de arrière-grands-parents      Rimes de ingérant      Rimes de déblatérant      Rimes de effleurant      Rimes de incinérant      Rimes de afférent      Rimes de vociférants      Rimes de transparent      Rimes de aberrants      Rimes de procurant      Rimes de empêtrant      Rimes de rentrant      Rimes de incohérent      Rimes de déconcentrant      Rimes de déterrant     

Mots du jour

fourrant     proliférant     revigorant     odorant     offrants     conférant     structurant     séparant     rassurant     encastrant     instaurant     colorant     révérends     adorants     afférents     considérants     retirant     réverbérant     courants     éclairant     étirant     colorant     triturant     vétéran     architecturant     agglomérant     conquérant     proférant     obérant     soupirant     récalcitrant     éviscérant     commémorant     pénétrants     contre-courant     arrière-grands-parents     ingérant     déblatérant     effleurant     incinérant     afférent     vociférants     transparent     aberrants     procurant     empêtrant     rentrant     incohérent     déconcentrant     déterrant     


Les citations sur « bran »

  1. Renfermer dans un système qui soit un, les branches infiniment variées de la science humaine.

    Auteur : Jean le Rond d'Alembert - Source : Sans référence


  2. Je jure sur ma vie d'être ton nain de jardin jusqu'à ma mort si je ne viens pas au rendez-vous. Juré, ajoute-t-il en brandissant deux doigts.

    Auteur : Lisa McMann - Source : Wake (2008)


  3. La vie entasse des branchages sur le chemin pour ralentir notre progression. Nous devrions la remercier.

    Auteur : Denis Heudré - Source : Poet-it 2 (2012)


  4. Regarde donc. Regarde de tous tes yeux. La vie, c'est ce que tu vois: de la membrane, de la tripe, un trou sans fond qui exige d'être rempli. La vie est ce tuyau qui avale et qui reste vide.

    Auteur : Amélie Nothomb - Source : Métaphysique des tubes (2000)


  5. Je la ressentais drôlement cette sensation de débectage, rien qu'à l'idée d'aller m'attabler seul dans un restaurant parmi les branques.

    Auteur : Albert Simonin - Source : Touchez pas au grisbi (1953)


  6. Le roc inébranlable peu à peu finit par se désagréger par la chute des fines gouttes de pluie.

    Auteur : Daniel Desbiens - Source : Sans référence


  7. La peinture, c'est rien qu'un truc qu'on fixe au mur avec un clou, Rembrandt est rien sans un clou.

    Auteur : Jean-Marie Gourio - Source : Brèves de comptoir, 1988


  8. L'Art, en de certaines occasion, ébranle les esprits médiocres; et des mondes peuvent êtres révélés par ses interprètes les plus lourds.

    Auteur : Gustave Flaubert - Source : Bouvard et Pécuchet (1881)


  9. Pauvre étoile brillante à l'abri des pêcheurs elle étend voluptueusement ses cinq branches délicates et fait tant que l'huître libère à la fin la perle dont le temps et la maladie lui avaient fait don.

    Auteur : Robert Desnos - Source : La Liberté ou l'Amour (1927)


  10. Arbre renversé par le vent, avait plus de branches que de racines.

    Auteur : Proverbes chinois - Source : Proverbe


  11. Je t'avais bien dit que j'étais terriblement encombrante... Garde-moi tout de même, s'il te plaît... Qu'est-ce que je deviendrais sans toi ? Je t'embrasse fort, comme je t'aime.

    Auteur : Mireille Sorgue - Source : Lettres à l'amant (1985)


  12. Va pas t'imaginer que je m'en fous, mais remarque c'est vrai je m'en branle un peu.

    Auteur : Jean-Marie Gourio - Source : Brèves de comptoir, 1988


  13. Ah! et tout de même quelle jouissance de l'oeil, et quel rire que le rire édenté du vieux lion Rembrandt, la tête coiffée d'un linge, la palette à la main!

    Auteur : Vincent Van Gogh - Source : Portraits de Rembrandt


  14. Les nuages couraient sur la lune enflammée
    Comme sur l'incendie on voit fuir la fumée,
    Et les bois étaient noirs jusques à l'horizon.
    Nous marchions sans parler, dans l'humide gazon,
    Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
    Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes,
    Nous avons aperçu les grands ongles marqués
    Par les loups voyageurs que nous avions traqués.
    Nous avons écouté, retenant notre haleine
    Et le pas suspendu. -- Ni le bois, ni la plaine
    Ne poussait un soupir dans les airs ; Seulement
    La girouette en deuil criait au firmament ;
    Car le vent élevé bien au dessus des terres,
    N'effleurait de ses pieds que les tours solitaires,
    Et les chênes d'en-bas, contre les rocs penchés,
    Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.
    Rien ne bruissait donc, lorsque baissant la tête,
    Le plus vieux des chasseurs qui s'étaient mis en quête
    A regardé le sable en s'y couchant ; Bientôt,
    Lui que jamais ici on ne vit en défaut,
    A déclaré tout bas que ces marques récentes
    Annonçaient la démarche et les griffes puissantes
    De deux grands loups-cerviers et de deux louveteaux.
    Nous avons tous alors préparé nos couteaux,
    Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
    Nous allions pas à pas en écartant les branches.
    Trois s'arrêtent, et moi, cherchant ce qu'ils voyaient,
    J'aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,
    Et je vois au delà quatre formes légères
    Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
    Comme font chaque jour, à grand bruit sous nos yeux,
    Quand le maître revient, les lévriers joyeux.
    Leur forme était semblable et semblable la danse ;
    Mais les enfants du loup se jouaient en silence,
    Sachant bien qu'à deux pas, ne dormant qu'à demi,
    Se couche dans ses murs l'homme, leur ennemi.
    Le père était debout, et plus loin, contre un arbre,
    Sa louve reposait comme celle de marbre
    Qu'adoraient les romains, et dont les flancs velus
    Couvaient les demi-dieux Rémus et Romulus.
    Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées
    Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
    Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
    Sa retraite coupée et tous ses chemins pris ;
    Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
    Du chien le plus hardi la gorge pantelante
    Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
    Malgré nos coups de feu qui traversaient sa chair
    Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
    Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
    Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
    Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
    Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
    Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
    Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang ;
    Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
    Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
    Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
    Et, sans daigner savoir comment il a péri,
    Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.


    Auteur : Alfred de Vigny - Source : Poèmes philosophiques (1843), La mort du loup


  15. Ecrire comme on taille une branche pour en extraire la flèche qu'elle promettait.

    Auteur : Christian Bobin - Source : Les Ruines du ciel (2009)


  16. Un faune effaré montre ses deux yeux
    Et mord les fleurs rouges de ses dents blanches.
    Brunie et sanglante ainsi qu'un vin vieux,
    Sa lèvre éclate en rires sous les branches.


    Auteur : Arthur Rimbaud - Source : Poésies (1870-1871), Tête de faune


  17. L'édifice social s'écroulera par la base: mais les sommets demeureront inébranlables.

    Auteur : Jean Louis Marcel Charles, dit Jean-Charles - Source : La Foire aux cancres continue (1962)


  18. A six heures du soir, le Mongolia battait des branches de son hélice les eaux de la rade d'Aden.

    Auteur : Jules Verne - Source : Le Tour du monde en quatre-vingts jours (1873)


  19. Qui aime l'arbre aime la branche.

    Auteur : Dictons - Source : Dicton


  20. Comme il était vigoureux, quand il apportait un paquet, même lourd et encombrant, il le coltinait tout seul.

    Auteur : Georges Duhamel - Source : Chronique des Pasquier (1933-1945)


  21. N'ayant jamais au paravant discouru à par soy en son entendement, qu'ils esbranloient, en ce faisant, tout l'empire des Lacedaemoniens.

    Auteur : Jacques Amyot - Source : Pélopidas, 14


  22. Il va là où le chant ne manque jamais de souffle, là où le monde n'est plus qu'une seule note élémentaire tenue infiniment, une seule corde de lumière vibrant éternellement en tout, partout. Il disparaît de la ville.

    Auteur : Christian Bobin - Source : Le Très-Bas (1992)


  23. D'un écartèlement de la terre surgit un arbre de feu, un tronc et des branches éblouissantes. Dans un rapide fracas de tonnerre il creva la terre, le ciel, et tout s'embrasa. La foudre flamboyait de tous côtés.

    Auteur : Henri Bosco - Source : Hyacinthe (1940)


  24. L'eau de pluie cascade le long de l'intérieur du tronc et emplit les creux de l'écorce. La pluie bondit de branche en branche, de feuille en feuille, et de la terre monte une odeur puissante et douce qui se relie à l'enfance.

    Auteur : J. M. G. Le Clézio - Source : Histoire du pied et autres fantaisies (2011)


  25. Chaque année il se fait en nous un noeud, comme dans les arbres; quelque branche d'intelligence se développe, ou se couronne et se durcit.

    Auteur : Joseph Joubert - Source : Pensées


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Les mots débutant par Bra  Les mots débutant par Br

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Les synonymes de « bran»

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Fréquence et usage du mot Bran dans le temps


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