La définition de Conquête du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.
Conquête
Nature : s. f.
Prononciation : kon-kê-t'
Etymologie : Féminin de conquêt ; provenç. conquesta ; espagn. et ital. conquista.
Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de conquête de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.
Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec conquête pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Conquête ?
La définition de Conquête
Action de conquérir.
Toutes les définitions de « conquête »
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition
Action de conquérir ou Chose conquise. Faire la conquête d'un pays. Garder ses conquêtes. Étendre ses conquêtes. Agrandir son État par des conquêtes. Pays de conquête. Fig., Les paisibles conquêtes de la religion. De nouvelles conquêtes étendent chaque jour le domaine de la science. Vivre comme dans un pays de conquête, Vivre à discrétion. Il se dit dans un sens particulier, en parlant de l'Amour, de la sympathie. La conquête d'un amant. Elle fait tous les jours de nouvelles conquêtes. Cet homme a des qualités aimables, il a fait ma conquête.
Littré
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1Action de conquérir.
Ils iront sans frayeur de conquête en conquête
, Corneille, Sertor. V, 1.La conquête des Gaules porte au plus haut point la gloire et la puissance de César
, Bossuet, Hist. III, 6.Je pourrais aisément faire la conquête de cette île
, Fénelon, Tél. XII.A-t-on de l'univers affermi la conquête??
Voltaire, Triumv. I, 4.Dans le dessein de priver de pauvres citoyens et de braves soldats de la part qui leur était si légitimement acquise dans les terres de conquête
, Vertot, Révol. rom. liv. III, p. 254.Ce n'est pas que, dans le cours de ses conquêtes passées, il n'eût pris plusieurs places
, Voltaire, Charles XII, liv. VIII.Vivre comme dans un pays de conquête, vivre à discrétion, sans gêne.
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2Résultat de la conquête?; terre, ville conquise. Napoléon perdit toutes ses conquêtes.
Mais quoi?? Rien ne remplit Les vastes appétits d'un faiseur de conquêtes
, La Fontaine, Fabl. VIII, 27. -
3 Fig.
De ces mêmes forfaits vous serez la conquête
, Corneille, Sertor. V, 4.Il a fait de l'État une juste conquête
, Corneille, Cinna, II, 1.Ceux qui travaillent à la conquête des âmes
, Bossuet, Or. 7.Et s'il nous est permis d'expliquer les sentiments du Sauveur par les sentiments humains, il s'émeut plus sensiblement sur les pécheurs convertis qui sont sa nouvelle conquête, mais il réserve une plus douce familiarité aux justes, qui sont ses anciens et perpétuels amis
, Bossuet, Marie-Thér.Et l'on porta sa tête aux pieds de Médicis, Conquête digne d'elle et digne de son fils
, Voltaire, Henr. II.Terme d'horticulture. Conquête se dit quelquefois d'une variété nouvelle d'une plante qu'on obtient par des semis.
Faire la conquête de quelqu'un, lui inspirer de la sympathie. Cet homme a des qualités aimables, il a fait ma conquête.
Sa générosité lui fit une autre conquête
, Bossuet, Hist. I, 8. -
4Victoire qui s'obtient sur un c?ur, dans les relations amoureuses, et aussi personne conquise. C'est une jeune et jolie personne qui fera bien des conquêtes.
Tant qu'ils ne sont qu'amants, nous sommes souveraines, Et jusqu'à la conquête ils nous traitent de reines
, Corneille, Poly. I, 3.Oui, qu'un d'eux me l'apporte [la tête de Rodrigue], et je suis sa conquête [je me donne à lui]
, Corneille, Cid, IV, 5.Et mes ardents souhaits de voir punir son change Assurent ma conquête à quiconque me venge
, Corneille, Perthar. II, 1.Après tant de hauts fait il m'est bien doux, seigneur, De voir sous les lauriers qui vous couvrent la tête Un si grand conquérant être encor ma conquête
, Corneille, Nicom. I, 1.La dernière main que met à sa beauté Une femme allant en conquête, Est un ajustement des mouches emprunté
, La Fontaine, Fabl. IV, 3.La Middleton fait impunément de nouvelles conquêtes
, Hamilton, Gramm. 7.Pauline commence à faire des conquêtes
, Sévigné, 583.Hé bien, mes soins vous ont rendu votre conquête [en parlant de Pyrrhus]
, Racine, Andr. III, 2.Allons, n'envions plus son indigne conquête
, Racine, ib. II, 1.Non que de sa conquête il paraisse flatté
, Racine, ib. II, 1.Mener en conquérant sa nouvelle conquête
, Racine, ib. V, 1.Où vous n'osez aller mériter ma conquête
, Racine, ib. IV, 3.Mais s'il eût dit?: voyez quelle est votre conquête?; Je suis un jeune dieu, beau, galant, libéral, Daphné, sur ma parole, aurait tourné la tête
, Fontenelle, Sonnet.Une belle ne partage avec personne l'honneur de ses conquêtes, elle ne doit rien qu'à elle-même
, Fontenelle, Dial. des morts, Alex. et Phryné.D'un autre cependant Jocaste est la conquête
, Voltaire, ?dipe, II, 3.Lise, ne fais plus de conquêtes Pour le bonheur de tes sujets
, Béranger, Polit.Mais non, c'est la coquette Du village voisin Qui m'offre une conquête En corset de basin
, Béranger, Rêverie.Familièrement. Avoir, se donner des airs de conquête, prendre des airs avantageux et comme si on allait plaire à toutes les femmes qui se présenteront.
HISTORIQUE
XIIIe s. Si auroit le quart de toute la conqueste et dedens la cité et defors
, Villehardouin, CI.
XVIe s. Le refus que luy feirent les Macedoniens de passer outre à la conqueste des Indes
, Amyot, Alex. 21.
Encyclopédie, 1re édition
CONQUÊTE, s. f. (Droit des gens.) acquisition de la souveraineté par la supériorité des armes d'un prince étranger, qui réduit enfin les vaincus à se soûmettre à son empire.
Il est très-important d'établir le juste pouvoir du droit de conquête, ses lois, son esprit, ses effets, & les fondemens de la souveraineté acquise de cette maniere. Mais pour ne point m'égarer faute de lumieres dans des chemins obscurs & peu battus, je prendrai des guides éclairés, connus de tout le monde, qui ont nouvellement & attentivement parcouru ces routes épineuses, & qui me tenant par la main m'empêcheront de tomber.
On peut définir le droit de conquête, un droit nécessaire, légitime, & malheureux, qui laisse toûjours à payer une dette immense pour s'acquitter envers la nature humaine.
Du droit de la guerre dérive celui de conquête, qui en est la conséquence. Lorsqu'un peuple est conquis, le droit que le conquérant a sur lui suit quatre sortes de lois : la loi de la nature, qui fait que tout tend à la conservation des especes ; la loi de la lumiere naturelle, qui veut que nous fassions à autrui ce que nous voudrions qu'on nous fît ; la loi qui forme les sociétés politiques, qui sont telles que la nature n'en a point borné la durée ; enfin la loi tirée de la chose même.
Ainsi un état qui en a conquis un autre, le traite d'une des quatre manieres suivantes ; ou il continue à le gouverner selon ses lois, & ne prend pour lui que l'exercice du gouvernement politique & civil ; ou il lui donne un nouveau gouvernement politique & civil ; ou il détruit la société & la disperse dans d'autres ; ou enfin il extermine tous les citoyens.
Les deux premieres manieres sont conformes au droit des gens que nous suivons aujourd'hui. J'observerai seulement sur la seconde, que c'est une entreprise hasardée dans le conquérant de vouloir donner ses lois & ses coûtumes au peuple conquis : cela n'est bon à rien, parce que dans toutes sortes de gouvernemens on est capable d'obéir. Les deux dernieres manieres sont plus conformes au droit des gens des Romains ; sur quoi l'on peut juger à quel point nous sommes devenus meilleurs. Il faut rendre hommage à nos tems modernes, à la raison présente, à la religion d'aujourd'hui, à notre philosophie, à nos m?urs. Nous savons que la conquête est une acquisition, & que l'esprit d'acquisition porte avec lui l'esprit de conservation, & d'usage, & non pas celui de destruction.
Les auteurs de notre droit public fondés sur les histoires anciennes, étant sortis des cas rigides, sont tombés dans de grandes erreurs : ils ont donné dans l'arbitraire ; ils ont supposé dans les conquérans un droit, je ne sai quel, de tuer ; ce qui leur a fait tirer des conséquences terribles comme le principe, & établir des maximes que les conquérant eux-mêmes, lorsqu'ils ont eu le moindre sens, n'ont jamais prises. Il est clair que lorsque la conquête est faite, le conquérant n'a plus le droit de tuer, puisqu'il n'est plus dans le cas de la défense naturelle, & de sa propre conservation.
Ce qui a fait penser ainsi nos auteurs politiques, c'est qu'ils ont cru que le conquérant avoit droit de détruire la société ; d'où ils ont conclu qu'il avoit celui de détruire les hommes qui la composent ; ce qui est une conséquence faussement tirée d'un faux principe : car de ce que la société seroit anéantie, il ne s'ensuivroit pas que les hommes qui la forment dussent aussi être anéantis. La société est l'union des hommes, & non pas les hommes ; le citoyen peut périr, & l'homme rester.
Du droit de tuer dans la conquête, les politiques ont tiré le droit de réduire en servitude ; mais la conséquence est aussi mal fondée que le principe.
On n'a droit de réduire en servitude, que lorsqu'elle est nécessaire pour la conservation de la conquête. L'objet de la conquête est la conservation : la servitude n'est jamais l'objet de la conquête ; mais il peut arriver qu'elle soit un moyen nécessaire pour aller à la conservation.
Dans ce cas, il est contre la nature de la chose que cette servitude soit éternelle ; il faut que le peuple esclave puisse devenir sujet. L'esclavage dans la conquête est une chose d'accident : lorsqu'après un certain espace de tems toutes les parties de l'état conquérant se sont liées avec celles de l'état conquis, par des coûtumes, des mariages, des lois, des associations, & une certaine conformité d'esprit, la servitude doit cesser. Car les droits du conquérant ne sont fondés que sur ce que ces choses-là ne sont pas, & qu'il y a un éloignement entre les deux nations, tel que l'une ne peut pas prendre confiance en l'autre.
Ainsi le conquérant qui réduit le peuple en servitude, doit toûjours se reserver des moyens (& ces moyens sont sans nombre) pour l'en faire sortir le plûtôt qu'il est possible.
Ce ne sont point là, ajoûte M. de Montesquieu, des choses vagues, ce sont des principes, & nos peres qui conquirent l'empire Romain les pratiquerent. Les lois qu'ils firent dans le feu, dans l'action, dans l'impétuosité, dans l'orgueil de la victoire, ils les adoucirent : leurs lois étoient dures, ils les rendirent impartiales. Les Bourguignons, les Goths & les Lombards vouloient toûjours que les Romains fussent le peuple vaincu : les lois d'Euric, de Gondebaud & de Rotharis, firent du Barbare & du Romain des concitoyens.
Au lieu de tirer du droit de conquête des conséquences si fatales, les politiques auroient mieux fait de parler des avantages que ce droit peut quelquefois apporter au peuple vaincu. Ils les auroient mieux sentis, si notre droit des gens étoit exactement suivi, & s'il étoit établi dans toute la terre. Quelquefois la frugalité d'une nation conquérante l'a mis en état de laisser aux vaincus le nécessaire que leur ôtoit leur propre prince. On a vû des états opprimés par les traitans, être soulagés par le conquérant, qui ne se trouvoit pas dans les engagemens ni les besoins qu'avoit le prince legitime. Une conquête peut détruire des préjugés nuisibles, & mettre, si on ose le dire, une nation sous un meilleur génie. Quel bien les Espagnols ne pouvoient-ils pas faire aux Mexicains, & par leurs conquêtes destructives quels maux ne leur firent-ils pas ? Je supprime les détails sur les regles de conduite que doivent observer les divers états conquérans, pour le bien & la conservation de leurs conquêtes ; on les trouvera dans l'illustre auteur de l'esprit des lois.
Il y auroit plusieurs remarques à faire sur la conquête considérée comme un moyen d'acquérir la souveraineté ; je dois encore me borner aux principales.
1°. La conquête considérée en elle-même, est plûtôt l'occasion d'acquérir la souveraineté, que la cause immédiate de cette acquisition. La cause immédiate de l'acquisition de la souveraineté, c'est toûjours le consentement du peuple ou exprès ou tacite : sans ce consentement l'état de guerre subsiste toûjours entre deux ennemis, & l'on ne sauroit dire que l'un soit obligé d'obéir à l'autre : tout ce qu'il y a, c'est que le consentement du vaincu est extorqué par la supériorité du vainqueur.
2°. Toute conquête légitime, suppose que le vainqueur ait eu un juste sujet de faire la guerre au vaincu ; sans cela la conquête n'est pas elle-même un titre suffisant ; car on ne peut pas s'emparer de la souveraineté d'une nation par la loi du plus fort, & par la seule prise de possession, comme d'une chose qui n'est à personne. Que l'on ne parle point de la gloire du prince à faire des conquêtes, sa gloire seroit son orgueil ; c'est une passion, & non pas un droit légitime. Ainsi lorsqu'Alexandre porta la guerre chez les peuples les plus éloignés, & qui n'avoient jamais entendu parler de lui, certainement une pareille conquête n'étoit pas un titre plus juste d'acquérir la souveraineté, que le brigandage n'est un moyen légitime de s'enrichir. La qualité & le nombre des personnes ne changent point la nature de l'action ; l'injure est la même, le crime est égal.
Mais si la guerre est juste, la conquête l'est aussi ; car premierement elle est une suite naturelle de la victoire, & le vaincu qui se rend au vainqueur, ne fait que racheter sa vie. D'ailleurs, les vaincus s'étant engagés par leur faute dans une guerre injuste, plûtôt que d'accorder la juste satisfaction qu'ils devoient, ils sont censés avoir tacitement consenti d'avance aux conditions que le vainqueur leur imposeroit, pourvû qu'elles n'eussent rien d'injuste ni d'inhumain.
Que faut-il penser des conquêtes injustes, & d'une soumission extorquée par la violence ? Peut-elle donner un droit légitime ? Puffendorf (Liv. VII. ch. vij.) répond qu'il faut distinguer, si l'usurpateur a changé une république en monarchie, ou bien s'il a dépossedé le légitime monarque. Dans le dernier cas, il est indispensablement obligé de rendre la couronne à celui qu'il en a dépouillé, ou à ses héritiers, jusqu'à ce que l'on puisse raisonnablement présumer qu'ils ont renoncé à leurs prétentions, & c'est ce qu'on présume toûjours, lorsqu'il s'est écoulé un tems considérable sans qu'ils ayent voulu ou pû faire effort pour recouvrer la couronne.
Le droit des gens admet donc une espece de prescription entre les rois ou les peuples libres, par rapport à la souveraineté ; c'est ce que demande l'intérêt & la tranquillité des sociétés. Il faut qu'une possession soutenue & paisible de la souveraineté, la mette une fois hors d'atteinte, autrement il n'y auroit jamais de fin aux disputes touchant les royaumes & leurs limites, ce qui seroit une source de guerres perpétuelles, & à peine y auroit-il aujourd'hui un souverain qui possedât l'autorité légitimement.
Il est effectivement du devoir des peuples de résister dans les commencemens à l'usurpateur de toutes leurs forces, & de demeurer fideles à leur souverain ; mais si malgré tous leurs efforts leur souverain a du dessous, & qu'il ne soit plus en état de faire valoir son droit, ils ne sont obligés à rien de plus, & ils peuvent pourvoir à leur conservation.
Les peuples ne sauroient se passer de gouvernement ; & comme ils ne sont pas tenus de s'exposer à des guerres perpétuelles pour soutenir les intérêts de leur premier souverain, ils peuvent rendre légitime par leur consentement le droit de l'usurpateur ; & dans ces circonstances, le souverain dépouillé doit se consoler de la perte de ses états comme d'un malheur sans remede.
A l'égard du premier cas, si l'usurpateur a changé une république en monarchie, s'il gouverne avec modération & avec équité, il suffit qu'il ait regné paisiblement pendant quelque tems, pour donner lieu de croire que le peuple s'accommode de sa domination, & pour effacer ainsi ce qu'il y avoit de vicieux dans la maniere dont il l'avoit acquise : c'est ce qu'on peut appliquer au regne d'Auguste ; ou si l'on ne veut pas lui en faire l'application, on ne doit pas moins recevoir notre maxime, que par laps de tems,
Les usurpateurs des provinces
En deviennent les justes princes
En donnant de plus justes lois.
Que si au contraire le prince qui s'est rendu maître du gouvernement d'une république l'exerce tyranniquement ; s'il maltraite les citoyens & les opprime, on n'est point alors obligé de lui obéir ; dans ces circonstances la possession la plus longue n'emporte autre chose, qu'une longue continuation d'injustice.
Au reste, rien ne doit mieux corriger les princes de la folie des usurpations & des conquêtes lointaines, que l'exemple des Espagnols & des Portugais, & de toutes autres conquêtes moins éloignées, que leur inutilité, leur incertitude & leurs revers. Mille exemples nous apprennent combien peu il faut compter sur ces sortes d'acquisitions. Il arrive tôt ou tard qu'une force majeure se sert des mêmes moyens pour les enlever à celui qui les a faites, ou à ses enfans. C'est ainsi que la France perdit sous le regne de Jean, ce que Philippe Auguste & S. Louis avoient conquis sur les Anglois, & qu'Edouard III. perdit les conquêtes qu'il avoit lui-même faites en France. On vit ensuite un des successeurs d'Edouard (Henri V.) réparer avantageusement toutes les pertes de ses prédécesseurs, & enfin les François à leur tour, recouvrer peu de tems après tout ce que ce prince leur avoit enlevé.
Les conquêtes se font aisément, parce qu'on les fait avec toutes ses forces & qu'on profite de l'occasion ; elles sont difficiles à conserver, parce qu'on ne les défend qu'avec une partie de ces forces. L'aggrandissement des états d'un prince conquérant, montre de nouveaux côtés par où on peut le prendre, & on choisit aussi pour cet effet des conjonctures favorables. C'est le destin des héros de se ruiner à conquérir des pays qu'ils perdent ensuite. La réputation de leurs armes peut étendre leurs états ; mais la réputation de leur justice en augmenteroit la force plus solidement. Ainsi comme les monarques doivent avoir de la sagesse pour augmenter légitimement leur puissance, ils ne doivent pas avoir moins de prudence afin de la borner. Art. de M. le Ch. de Jaucourt.
Wiktionnaire
Nom commun - français
conquête \k??.k?t\ féminin
-
Action de conquérir ; la chose conquise elle-même.
- Avant la conquête française, la Kabylie ne connaissait pas d'autre mode de répression que la vengeance privée et les Kabyles n'étaient pas de mauvaises gens. ? (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VI, La moralité de la violence, 1908, p.256)
- Depuis sa conquête par César et jusqu'à la fin du Ve siècle, la Gaule n'a été qu'une terre romaine, entièrement latinisée et son histoire se confond avec celle de Rome. ? (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours - Avant-propos, 1937)
- Je tirai sur la manette des gaz; le moteur répondit avec une docilité touchante, et nous voici partis à la conquête du ciel. ? (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- À l'état naturel, les résineux comme les feuillus ont une grande puissance de conquête et une grande longévité. ? (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.16)
- En mai 1925, Amundsen était parti en avion à la conquête du Pôle Nord, et la plus grande inquiétude régnait sur son sort. ? (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Avant que le califat omeyyade de Damas n'eût cédé la place aux Abbassides de Bagdad, en 750, les conquêtes arabes avaient unifié politiquement une grande partie du monde, de l'Espagne à l'Inde. ? (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L'Islam et l'État, 1987, traduction d'Odette Guitard, 1992)
- (Figuré) ? D'abord réservées aux scientifiques, les Pyrénées ont ensuite accueilli un tourisme prudent en attendant les pyrénéistes, ivres de conquêtes. ? (André Lasserre, Petite histoire de la Bigorre, Éditions Cairn, 2015)
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Alors, vous, monsieur Antoine, que pensez-vous de la conquête de l'espace ?
Antoine, la bouche pleine de croissant :
? Conquête de l'espace... quézaco ?
? Comment ça quézaco ? Vous n'ignorez tout de même pas que des hommes se sont baladés en jeep sur la lune ! ? (Pierre Dudan, Antoine et Robert: Saint-Exupéry, Brasillach, Éditions Antagnes, 1981, p. 38)
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(Spécialement) (Histoire) (Canada) Prise de possession, par les armes (1759-1760) puis par traité (1763), du territoire de la Nouvelle-France par l'Empire britannique. ? voir Conquête
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Doit-on parler d'une « conquête » pour décrire les événements de 1754-1760 ou encore de 1763?
Dans la perspective des Canadiens, le terme conquête n'est pas trop fort. Les Français ne l'aiment pas. Je ne sais pas quel mot ils préfèrent, d'ailleurs. Je pense qu'ils n'aiment tout simplement pas le souvenir du traité de Paris de 1763. ? (Denis Vaugeois et Stéphane Savard, Entretiens, Boréal, Montréal, 2019, p. 133)
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Doit-on parler d'une « conquête » pour décrire les événements de 1754-1760 ou encore de 1763?
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(En particulier) Action de séduire, en parlant de l'amour, de la sympathie, voire, comme dans le sens 1, la personne séduite elle-même.
- [?] ; mais vous avez certainement fait sa conquête, car ce n'est probablement pas pour moi qu'il passe sous nos fenêtres deux fois par jour depuis que vous êtes ici... Certes, il vous aime. ? (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Certes Casanova n'est pas impie, n'est pas un démon, ne provoque ni Dieu ni les hommes. [?]. Enfin il se contente de conquêtes faciles. ? (Denis de Rougemont, Comme toi-même : Essais sur les Mythes de l'Amour, Albin Michel, 1961, note n°1, p.114)
- Décidément, on s'y perdait avec les conquêtes de ce Don Juan de l'opérette. ? (Jo Barnais [Georges Auguste Charles Guibourg, dit Georgius], Mort aux ténors, ch. XIX, Série noire, Gallimard, 1956, p. 174)
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Le coureur de jupons ne sait plus se tenir :
En sa ligne de mire, une femme, messires !
Courant comme un heureux vers sa douce conquête
On le soupçonne d'être un as de la quéquette !
Un mythe qui pourrait bien vite s'écrouler [?]. ? (Cassiopée M.D., Profilage (Portraits professionnels): Sociologie du monde du travail, Mon Petit Éditeur, 2013, page 26)
Trésor de la Langue Française informatisé
CONQUÊTE, subst. fém.
Action de conquérir; résultat de cette action.Conquête au Scrabble
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Informations sur le mot conquete - 8 lettres, 4 voyelles, 4 consonnes, 7 lettres uniques.
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Les mots proches de Conquête
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-
entendissent émaillé buissonnant ourdir rhéteur marchions disparaîtrait agenouillez inflammabilité pagayez
Les citations avec le mot Conquête
- Il faut se servir de ses conquêtes pour conquérir.Auteur : Alexandre Dumas - Source : Napoléon Bonaparte, III, 1
- L'esclavage dans la conquête est une chose d'accident.Auteur : Charles de Secondat, baron de Montesquieu - Source : De l'esprit des lois (1748)
- Dans la marche vers la conquête de l'autre, il est utile de savoir ce qu'on a et ce qu'on n'a pas. L'amour ressemble à un séisme. L'important est de savoir repérer où se situe son épicentre. C'est en cela que nous réinventons le bonheur.Auteur : Kama Sywor Kamanda - Source : La Traversée des mirages (2006)
- Un jour, peut-être, la vie sera conquête de liberté et non plus réduction des contraintes.Auteur : Jacques Attali - Source : Les 35 Heures (dans Nouvelles Mythologies de Jérôme Garcin paru en 2007)
- Les camps de concentration, les génocides, les guerres mondiales et les bombes atomiques ne sont pas des rechutes dans la barbarie, mais les résultats effrénés des conquêtes modernes de la technique et de sa domination.Auteur : Herbert Marcuse - Source : Eros et civilisation (1955)
- Tu as mis le doigt sur la plaie de la France, la Fiscalité qui a plus ôté de conquêtes à notre pays que les vexations de la guerre.Auteur : Honoré de Balzac - Source : La Maison Nucingen (1838)
- L'école nouvelle participait de la nature du canon et de l'aimant à la fois. Du canon, elle tient son efficacité d'arme combattante. Mieux que le canon, elle pérennise la conquête. Le canon contraint les corps, l'école fascine les âmes. Où le canon a fait un trou de cendre et de mort et, avant que, moisissure tenace, l'homme parmi les ruines n'ait rejailli, l'école nouvelle installe sa paix. Le matin de la résurrection sera un matin de bénédiction par la vertu apaisante de l'école.Auteur : Cheikh Hamidou Kane - Source : L'Aventure ambiguë (1961)
- Et, qui sait, (on n'en jurerait pas), peut-être tout notre but en ce monde, ce but vers quoi l'humanité tend tellement, ne tient-il justement que dans le caractère continuel du processus de sa conquête.Auteur : Fiodor Dostoïevski - Source : Mémoires écrits dans un souterrain (1864)
- La tolérance est un exercice et une conquête sur soi.Auteur : Albert Memmi - Source : Exercice du bonheur
- Oh! vivre et vivre et vivre et se sentir meilleur - A mesure que bout plus fermement le coeur; - Vivre plus clair, dès qu'on marche en conquète; - Vivre plus haut encor, dès que le sort s'entête - A déssécher la sève et la force des bras.Auteur : Emile Verhaeren - Source : Les Visages de la Vie, L'action
- N'était-ce pas elle qui, dès sa première rencontre avec Antoine, avait jeté son dévolu sur lui, vaincu ses résistances, fait patiemment sa conquête?Auteur : Roger Martin du Gard - Source : Les Thibault
- La conquête amoureuse est la plus égoïste des croisades.Auteur : Marc Lévy - Source : Sept jours pour une éternité... (2003)
- Il n'est rien qui puisse arrêter l'impétuosité de mes désirs : je me sens un coeur à aimer toute la terre ; et comme Alexandre, je souhaiterais qu'il y eût d'autres mondes, pour y pouvoir étendre mes conquêtes amoureusesAuteur : Molière - Source : Dom Juan, ou le Festin de Pierre (1665), I, 2, Dom Juan
- Il est déjà dans tes veines. Il ira jusqu'à ton coeur. Il récoltera les émotions que tu y as cultivées avec tant de précautions. La conquête amoureuse est la plus égoïste des croisades.Auteur : Marc Lévy - Source : Sept jours pour une éternité... (2003)
- Le christianisme n'aura jamais d'efficacité réelle, il n'aura jamais d'existence réelle et ne fera jamais lui-même de conquêtes réelles que par la force de son esprit à lui, par la force de la charité.Auteur : Henri de Lubac - Source : Le Drame de l'humanisme athée (1944)
- Mais lorsqu'on en est maître une fois, il n'y a plus rien à dire ni rien à souhaiter ; tout le beau de la passion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d'un tel amour, si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs, et présenter à notre coeur les charmes attrayants d'une conquête à faire. Auteur : Molière - Source : Dom Juan, ou le Festin de Pierre (1665), I, 2, Dom Juan
- L'humanité débarrassée de l'esprit de conquête et de l'esprit de soumission. Plus qu'un projet philosophique: le projet de la philosophie.Auteur : Vincent Cespedes - Source : Mai 68 - La philosophie dans la rue! (2008)
- L'hitlérisme consiste dans l'application par l'Allemagne au continent européen, et plus généralement aux pays de race blanche, des méthodes de la conquête et de la domination coloniales.Auteur : Simone Weil - Source : A propos de la question coloniale dans ses rapports avec le destin du peuple français (1943)
- Le besoin de conquête vient de la force, le besoin de participation vient du sublime étonnement.Auteur : Arthur Koestler - Source : Le cri d'Archimède
- En amour, il n'y a que la conquête et la rupture qui soient intéressantes; le reste n'est que du remplissage.Auteur : Alfred Capus - Source : Sans référence
- Il neigeait. On était vaincu par sa conquête.
Pour la première fois, l'aigle baissait la tête.Auteur : Victor Hugo - Source : Les Châtiments (1853), l'Expiation, V, 13 - Chaque vingt-quatre heures, au réveil, l'esprit muni de ses ailes part à la conquête du jour. Mais ces ailes vont bientôt frôler un peu de glu qui les attachera aux réalités de la vie.Auteur : Augusta Amiel-Lapeyre - Source : Pensées sauvages (1923)
- L'illusion mortelle d'un certain idéalisme consiste à ne pas voir qu'être sujet n'est pas un fait ou un point de départ, mais une conquête et un but.Auteur : Gabriel Marcel - Source : Du refus à l'invocation (1940)
- Le bonheur est parfois une bénédiction - mais, le plus souvent, c'est une conquête.Auteur : Paulo Coelho - Source : Sur le bord de la rivière Piedra je me suis assise et j'ai pleuré
- Les livres relatent toujours l'histoire de l'homme. Ils racontent ses rêves, ses guerres, ses conquêtes, ses exploits. Son salut ou sa perte. L'homme est seul à se sauver parce que lui seul dispose du temps et de l'espace.Auteur : Madeleine Ouellette-Michalska - Source : Le plat de lentilles
Les citations du Littré sur Conquête
- Allons, n'envions plus son indigne conquêteAuteur : Jean Racine - Source : ib. II, 1
- Hé bien, mes soins vous ont rendu votre conquête [en parlant de Pyrrhus]Auteur : Jean Racine - Source : Andr. III, 2
- Non que de sa conquête il paraisse flattéAuteur : Jean Racine - Source : ib. II, 1
- Mener en conquérant sa nouvelle conquêteAuteur : Jean Racine - Source : ib. V, 1
- Je chante ce héros qui régna sur la France Et par droit de conquête et par droit de naissanceAuteur : Voltaire - Source : Henr. I
- Si votre amour trop prompt vient borner sa conquêteAuteur : Corneille - Source : Sertor. I, 3
- Elle s'assure qu'elle a en soi les forces nécessaires pour cette conquêteAuteur : Blaise Pascal - Source : dans COUSIN
- Et mes ardents souhaits de voir punir son change Assurent ma conquête à quiconque me vengeAuteur : Corneille - Source : Perthar. II, 1
- Alexandre ne croyait pas travailler pour ses capitaines, ni ruiner sa maison par ses conquêtesAuteur : BOSSUET - Source : Hist. III, 7
- Le refrènement de la politique de conquêteAuteur : DE LAVELEYE - Source : Rev. des Deux-Mondes, 1867, novembre, p. 41
- On voit, par ce que les historiens nous disent du passage des peuples de la Scandinavie sur les bords du Danube, que ce n'était point une conquête, mais seulement une transmigration dans des terres désertesAuteur : Montesquieu - Source : Esp. XVIII, 3
- Charlemagne garda jusqu'à la fin toutes ses conquêtes, et quitta le jeu de la vie sans avoir rien rendu du fruit de ses victoires ; le joueur qui se retire les mains pleines fait comme Charlemagne : il fait CharlemagneAuteur : GÉNIN - Source : Récréat. t. I, p. 186
- Cette nuance se trouve bien marquée dans ces vers : Je découvre sans peine.... Qu'un péril suit souvent la conquête d'un coeur, Et que l'heur d'être aimé n'est pas toujours bonheurAuteur : QUINAULT - Source : Amalasonte, IV, 6
- Vous qui, depuis dix ans à la cour attaché, Sur les seules douceurs [aux dames] vous êtes retranché, Et qui, ne méditant que conquêtes nouvelles, Trafiquiez sans scrupule avec toutes les belles !Auteur : HAUTER. - Source : Nobles de prov. I, 6
- L'Égypte, toute superbe qu'elle était, et de son antiquité, et de ses sages institutions, et des conquêtes de son Sésostris, devint sujette des PersesAuteur : BOSSUET - Source : Hist. III, 5
- La proclamation de Napoléon venait d'être lue ; on s'en répétait à voix basse les passages les plus remarquables, et le génie des conquêtes enflammait notre imaginationAuteur : SÉGUR - Source : Hist. de Nap. IV, 2
- Le grand cataclysme qui noya nos grands oncles vers le XVIIIe siècle de la création du monde ne fut pour les poissons qu'un temps de joie, de conquête, de festivitéAuteur : BRILLAT-SAVARIN - Source : ib. Méd. VI, 42
- L'empereur écrivit que la conquête de Smolensk le rendait maître des salines russes, et que son ministre du trésor pouvait compter sur vingt-quatre millions de plusAuteur : SÉGUR - Source : Hist. de Nap. VI, 5
- Je souhaiterais qu'il y eût d'autres mondes pour y pouvoir étendre mes conquêtes amoureusesAuteur : Molière - Source : Festin, I, 2
- Plus ces conquêtes furent rapides, moins elles eurent un établissement solideAuteur : Montesquieu - Source : Rom. 20
- La jeunesse romaine déjà presque généralement déréglée et corrompue par le luxe et la licence que les lichesses et les nouvelles conquêtes avaient introduites à RomeAuteur : ROLLIN - Source : Hist. anc. Oeuvres, t. I, p. 568, dans POUGENS
- L'on y construisit une citadelle, pour garantir la stabilité de la conquêteAuteur : RAYNAL - Source : Hist. phil. I, 16
- Ses conquêtes pour moi sont des objets de haine ; L'hommage qu'il m'en fait renouvelle ma peineAuteur : Corneille - Source : Perthar. I, 1
- Tant qu'ils ne sont qu'amants, nous sommes souveraines, Et jusqu'à la conquête ils nous traitent de reines ; Mais après l'hyménée ils sont rois à leur tourAuteur : Corneille - Source : Poly. I, 3
- Et la dernière main que met à sa beauté Une femme allant en conquête, C'est un ajustement des mouches empruntéAuteur : Jean de La Fontaine - Source : Fabl. IV, 3
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Mise à jour le mardi 10 février 2026 à 23h04
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