Définition de « car »


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions du mot car de manière claire et concise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre le sens du mot.

Il comprend des informations supplémentaires telles que des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes et bien sûr des citations littéraires sur car pour aider à enrichir la compréhension du mot Car et répondre à la question quelle est la définition de car ?

NOM genre (m) de 1 syllabes
Une définition simple : (fr-inv|ka?) car (inv)

  • Introduit une explication, une raison, une cause à une proposition. - Il ne faut pas faire telle chose, car Dieu le défend. - Vous ne le trouverez pas chez lui, car je viens de le voir dans la rue. (fr-rég|ka?) car (m)

  • Grand véhicule automobile utilisé pour le transport en commun de voyageurs, en particulier pour les transports interurbains ou les transports exceptionnels (pour les lignes régulières urbaines, on préfère généralement employer le mot bus ou autobus). Synonyme : estimat, perquè, puix que,, arc




    Définitions de « car »


    Trésor de la Langue Française informatisé


    CAR1, conj. de coordination.

    Conj. de coordination introduisant une prop. qui explique ou justifie ce qui vient d'être énoncé.
    A.? Introduisant une prop. qui explique ou justifie une prop. précédemment énoncée.
    1. [La prop. est affirmative ou négative]
    a) Après ponctuation faible ou absence de ponctuation :
    1. Grâce au médecin, l'existence prit un rythme normal. Cette espèce de confort n'influençait guère les enfants, car ils avaient le leur et qui n'était pas de ce monde. Cocteau, Les Enfants terribles,1929, p. 53.
    2. Félicien, en revanche, s'était installé à califourchon sur une chaise, s'essuyait les mains à son tablier, un bout de chiffon à l'un ou l'autre doigt car il s'était coupé, ... Cendrars, Bourlinguer,1948, p. 283.
    b) Après ponctuation forte :
    3. Et je sortis avec une grande soif. Car le goût passionné des mauvaises lectures engendre un besoin proportionnel du grand air et des rafraîchissants. Baudelaire, Petits poèmes en prose,Assommons les pauvres, 1867, p. 216.
    4. Et je suis sûr que c'était un mort; car il a disparu tout d'un coup en remuant son doigt comme pour me faire signe de venir. Loti, Mon frère Yves,1883, p. 87.
    5. ... telle fut la dernière vision que Marie eut de ce monde. Car tout aussitôt une atroce déchirure se fit à son côté (...) et... et Joseph, les jambes écartées pour avoir toute sa force, sentait les chairs de Marie s'ouvrir sous le couteau; ... Jouve, La Scène capitale,1935, p. 21.
    Rem. Car est, le plus souvent, précédé d'un signe de ponctuation; la tendance à employer ds le récit des phrases courtes explique la présence assez fréq. de car derrière un point, un point virgule, un point d'exclamation... Toutefois, lorsque la raison explicative introduite par car semble naturellement découler de ce qui vient d'être dit, on préfère, pour éviter une coupure, ne pas mettre de signe de ponctuation. Cette façon de procéder tend, actuellement, à se généraliser.
    2. [La prop. est interrogative (interrogation oratoire, à valeur énonciative) ou, plus rarement, exclamative] :
    6. Si, parmi les auditeurs du fameux discours dont ses amis nous ont parlé, il s'en était trouvé un seul qui fût capable de doute, ce seul article des prophéties était fait peut-être pour le troubler. Car que de hardiesses! Que de témérités! Que d'aveux qui lui échappent, ... Sainte-Beuve, Port-Royal,t. 3, 1848, p. 379.
    7. « Ainsi pense-t-il [Léopold] et, sans un mot de récrimination, il distribue à tous des croix de grâce, que chacun accepte parfaitement, car dans le doute qu'est-ce qu'on risque? ... » Barrès, La Colline inspirée,1913, p. 313.
    8. Jean : ... C'est à cela que j'ai sacrifié mes humeurs envers toi, mes rancunes, les divagations, à cette volupté d'une alliance parfaite. Le premier amour s'y fût-il apaisé, c'est par ces couples que Dieu voit le monde, et qu'il le justifie, et qu'il le juge. Lia : Car nous ne nous aimons plus? Giraudoux, Sodome et Gomorrhe,1943, I, 3, p. 73.
    3. [La prop. est elliptique] :
    9. L'hiver on souffrait du froid, car pas de vitres aux fenêtres, ou plutôt pas de fenêtres du tout, mais de vastes trous dans les murs. Gide, L'Immoraliste,1902, p. 370.
    10. Plus avertis, eussent-ils eu cette curiosité naïve qui fait marcher la découverte à pas candides, en suivant une embryogénèse tant soit peu ridicule a posteriori, car déjà désuète? ... P. Schaeffer, À la recherche d'une mus. concr.,1952, p. 178.
    Rem. 1. Car en effet (qui cherche à rendre plus expressif le monosyllabe), fréq. ds la lang. parlée qui est pléonastique hormis le cas où en effet est adv. et signifie « effectivement, en fait », « il est bien vrai que »; la distinction des 2 emplois n'est pas toujours aisée : Un jour il m'a été donné d'assister à une exécution, je ne peux pas dire de la voir car en effet, c'est un spectacle intolérable (Barrès, Mes cahiers, t. 7, 1908, p. 28). Car en effet n'est souvent qu'un ligament renforcé de et en effet :
    11. S'il [son futur gendre] était un bon travailleur, par la vertu de son travail, il serait un bon mari. Car en effet, pour bien travailler, il faut être continent dans ses plaisirs, réglé. Drieu La Rochelle, Rêveuse bourgeoisie,1939, p. 76.
    Rem. 2. Car/Parce que, Car/Puisque. Contrairement à car, parce que et puisque peuvent être utilisés après certaines conj. de coordination : et, mais, ni parce que ou et, mais, ni puisque; de même ils peuvent être repris par que : parce que... et que ou puisque... et que. D'autre part, parce que peut introduire une prop. en réponse à la question pourquoi?, s'employer derrière des adv. tels que précisément, justement, uniquement, seulement, surtout..., après le tour uniceptif ne... que et le présentatif c'est, tous emplois impossibles avec car. La conj. car qui introduit une explication peut avoir la même valeur que puisque, qui garantit le bien-fondé véridique de l'énoncé. Noter ds l'ex. suiv. la reprise de car par puisque :
    12. ... toute l'inclinaison (générale) du corps en avant dénonce, trahit ce que je suis, car je le deviens, puisque je le deviens : un paysan (...). L'inclinaison commençante générale vers la terre nourricière, vers la terre mère, vers la terre tombeau. Péguy, Victor-Marie,Comte Hugo, 1910, p. 672.
    B.? En incise. [Entre crochets ou parenthèses ou entre 2 signes de ponctuation introduisant une prop. qui justifie ce qui vient d'être dit par une précision que l'interlocuteur était censé ignorer et que le locuteur juge utile de souligner en passant] :
    13. Sur deux cent cinquante-quatre personnes et demie (car je compte un monsieur sans jambes pour une fraction) dont j'analysai la démarche, je ne trouvai pas une personne qui eût des mouvements gracieux et naturels. Balzac, Théorie de la démarche,1833, p. 638.
    14. Le docteur reconnut alors que le cri de l'enfant avait faibli, qu'il faiblissait encore et qu'il venait de s'arrêter. Autour de lui, les plaintes reprenaient mais sourdement, et comme un écho lointain de cette lutte qui venait de s'achever. Car elle s'était achevée. Camus, La Peste,1947, p. 1394.
    C.? Fonctionnement en tête de phrase et en relation avec des prop. coordonnées.
    1. [En tête de phrase] ,,La coordination étant le rapport d'une phrase à une autre déjà énoncée, le coordonnant car ne peut pas fonctionner en tête de phrase [logiquement indépendante], à l'encontre de ce qui a lieu pour les syntagmes adverbiaux introduits par parce que ou puisque`` (R. Martin, Le mot puisque, Notion d'adv. et de présupposition sém., ds Studia Neophilologica, vol. 45, no1, 1973, p. 104-114). Dans l'ex. suiv., qui appartient au style de la conversation, il faut interpréter la prop. car je suis trop bonne placée en tête de phrase, comme une tournure elliptique pour [je fais ce que vous me demandez] car je suis trop bonne :
    15. m. de montlucar. ? Faites cela pour moi... Je vous en supplie en grâce! zoé. ? Eh bien! Monsieur, car je suis trop bonne... Je consens à la traiter comme une amie... de la troisième classe... Mais je fais mes conditions. Scribe, La Camaraderie,1837, I, 1, p. 235.
    2. [En relation avec des prop. coordonnées]
    a) [La prop. introduite par car peut être coordonnée à une autre prop. à l'aide de et ou de ni et on ne répète pas car devant la seconde] :
    16. ... nous étions fort contents quand il venait, car il était gai et contait des histoires. Michelet, Mémorial,1822, p. 189.
    b) En fr. mod., la reprise de car par que dans la seconde prop. est jugée incorrecte (type : il dormit jusqu'à midi car il s'était couché tard et qu'il était en vacances). Gén., on préfère la juxtaposition, car n'introduisant alors que la 1reprop. :
    17. Là, vivent le chasseur et son aide, en silence, aux aguets, de l'aube au crépuscule. Car on ne rit point, on ne parle point, on respire à peine, la palombe étant inquiète et farouche. Pesquidoux, Chez nous,1921, p. 27.
    Il peut aussi être répété devant les autres prop., notamment lorsque le discours prend une allure quelque peu oratoire ou lyrique :
    18. Ô mon cher et charmant confrère, je voudrais bien être à Paris, car je vous verrais, car je pourrais serrer votre main et baiser la main de votre noble et gracieuse femme. Hugo, Correspondance,1873, p. 344.
    19. Heureux qui sait se réjouir au c?ur de la nuit, de cela seulement qu'il sait qu'elle est grosse, car les ténèbres lui porteront fruit, car la lumière lui sera prodiguée. Gracq, Le Rivage des Syrtes,1951, p. 195.
    D.? Car en emploi subst. (inv. au plur.) :
    20. L'écrivain multiplie les si, les comme, les d'autant, et ne s'embarrasse point du nombre des qui et des que. (...). Il fait un usage excellent des car, des mais, des aussi bien, des tout de même que. Lemaitre, Les Contemporains,1885, p. 224.
    21. Remarquons d'abord, dans la première phrase de ce texte, le car qui annonce une explication de ce qu'on vient d'affirmer et qui n'explique rien du tout. Benda, La France byzantine,1945, p. 203.
    Prononc. et Orth. : [ka:?]. Ds Ac. 1694-1932. Homon. (il) carre, quart. Étymol. et Hist. I. A. 1. Conj. de coordination xes. car (Jonas d'apr. Bartsch Chrestomathie, 9, 4, 25); xies. quer (Alexis, ibid., 9, 2); 2. conj. de subordination a) ca 1120 pur ço quer synon. de por ce que (S. Brendan, éd. E. G. R. Waters, 300), seulement en a. fr.; b) 1167-1170 car « parce que » (Gautier d'Arras, Ille et Galeron, éd. W. Foerster, 1858 ds T.-L.) ? xvies. ds Hug.; c) 1295 [la] raison est quar (Arch. J. 456, pièce 36 ds Gdf.); ce type de syntagme, encore en usage au xviies., est à l'orig. des crit. formulées par Malherbe contre l'emploi de car auxquelles répondirent les plaidoyers de Vaugelas et de Voiture (v. Brunot t. 3, pp. 385-388 et Ph. A. Wadsworth, The ,,Car`` quarrel ds Mod. Lang. Quaterly, t. 1, 1940, pp. 527-538) : le syntagme en question disparut, mais car demeura ds l'emploi A 1. B. 1. Adv. causal xies. quer « c'est pourquoi, en conséquence » (Alexis, éd. C. Storey, 123c) ? xvies. ds Hug.; 2. Particule introduisant a) une phrase jussive (emploi avec l'impér.) xies. quar (Alexis, ibid., 11b); b) une phrase optative (emploi avec le subjonctif) quer (ibid., 46a). II. Subst. masc. invar. 1616-20 sans si et sans car « sans condition » (D'Aubigné, Hist. univ., XII, 23 ds Hug.). Du lat. class. quare (composé de qua? et de re?, proprement « par quelle chose ») adverbe interrogatif « pourquoi? »; adverbe causal « c'est pourquoi » d'où I B 1; l'emploi I B 2 dér. de I B 1 : dans les 2 cas, c'est le cont. de la 1repartie de la phrase qui fournit l'explication de ce qui suit (G. Moignet, Gramm. de l'a. fr., Paris, 1973, p. 289). L'emploi I A 1 (conjonction de coordination) est bien attesté en lat. vulg. (av. 79 apr. J.-C., CIL, IV, 2421 ds Vään. Inscr., p. 213 : Rufa, ita vale quare bene felas; de même CIL, IX, 3473, épitaphe ds Vään. 1967, p. 171 : ita tu qui legis, bona vita vive, sodalis, quare post obitum nec risus nec lusus nec ulla voluptas erit); cet emploi a vraisemblablement son point de départ dans quare interrogatif employé dans des parataxes du type : non es eques; quare? non sunt tibi milia centum, Suétone Tib., 59, ibid. (cf. l'emploi similaire de cur, Ennius Frag. var., 18 ds TLL, s.v. cur, 1440, 36); I A 2 (subordination) est dér. de I A 1 (coordination); à rapprocher de por ce quer et de la raison est car, l'emploi du lat. quia avec valeur interrogative, notamment en lat. arch., dans le composé quianam (v. Forc. s.v. 3oet Ern.-Meillet) et en lat. vulg. (v. E. Löfstedt, Philologischer Kommentar zur ,,Peregrinatio Aetheriae``, Uppsala [1911], p. 324 et Id., Late latin, Oslo, 1959, p. 179). ? Quer et quar (car) sont tous deux issus de quare selon qu'il est tonique ou atone (v. E. Richter ds Arch. rom., t. 16, 1932, pp. 207-210; FEW t. 2, p. 1422a, note 3); l'hyp., pour quer, d'un croisement avec que (REW3, no6934) ne semble pas nécessaire. Bbg. Bourciez (É). Lat. quare, fr. car. Romania. 1934, t. 60, pp. 232-233. ? Duch. 1967, § 74.3. ? Lorian (A.). Car redivivus. In : [Mél. Fouché (P.)]. Paris, 1970, pp. 201-212. ? Martin (R.). Le mot puisque. St. neophilol. 1973, t. 45, no1, pp. 104-114. ? Pinchon (J.). Des Mots coordonnants. Fr. Monde. 1973, no98, pp. 44-45. ? Richter (E.). Altfranzösisches quer-car. Archivum romanicum. 1932, t. 16, no2, pp. 193-210. ? Schultz-Gora (O.). Prov. und afrz. car « warum ». Z. rom. Philol. 1933, t. 53, pp. 530-534. ? Teppe (J.). Des lipogrammes au car. Vie Lang. 1963, pp. 300-304. ? Wadsworth (P. A.). The car quarrel. Modern language quarterly. 1940, t. 1, pp. 527-538.


    CAR2, subst. masc.

    A.? Vx (XIXes.). Voiture de tramway :
    ... Passepartout observait avec curiosité la grande ville américaine : (...); dans les rues, voitures nombreuses, omnibus, « cars » de tramways, et sur les trottoirs encombrés, non-seulement des Américains et des Européens, mais aussi des Chinois et des Indiens, ... Verne, Le Tour du monde en 80 jours,1873, p. 142.
    ? ,,Compartiment d'une voiture de tramway`` (Littré).
    B.? Usuel. Véhicule automobile d'assez grande dimension destiné à transporter des passagers. Car de tourisme, de ramassage scolaire. Il [Marat] avait fait en car la route de Mâcon à Etiamble... (Vailland, Drôle de jeu,1945, p. 125).
    ? En partic.
    1. Car de police. Véhicule transportant des agents de police chargés d'assurer la protection des lieux publics, de répondre à des appels. Synon. arg. panier à salade.Je dépassai les cars de police rangés le long du trottoir (S. de Beauvoir, Les Mandarins,1954, p. 204).
    2. Car de reportage. ,,Véhicule équipé à la manière d'une régie de studio et qui permet la transmission télévisée en direct des événements se déroulant à l'extérieur`` (Bailly-Roche 1967).
    Prononc. : [ka:?]. Homon. (il) carre, quart. Étymol. et Hist. I. 1873 « matériel roulant » cont. anglo-amér. supra. II. 1928 « véhicule automobile de transport » (Lar. 20e). I empr. à l'anglo-amér. car « véhicule sur rails » (1830 ds DAE), lui-même empr. au fr. char sous la forme normanno-picarde car. II abrév. de auto(-)car*.
    STAT. ? Car1 et 2. Fréq. abs. littér. : 57 552. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 85 454, b) 77 297; xxes. : a) 82 886, b) 80 577.


    Wiktionnaire


    Conjonction - ancien français

    car \Prononciation ?\

    1. Car, parce que.

    Conjonction de coordination - français

    car \ka?\ invariable

    1. Introduit une explication, une raison, une cause à une proposition.
      • Vous ne le trouverez pas chez lui, car je viens de le voir dans la rue.
      • [...]?et tout l'appartement sentait un peu le moisi, car le plancher était plus bas que le jardin. (Gustave Flaubert, Trois Contes, 1877)
      • Encore fallait-il savoir quand, où, et comment, nous prenions le risque de contrevenir aux lois de l'Église, notre mère fouettarde. Car en cas de flagrant délit, on nous promettait la géhenne, on imaginait de vertigineuses oubliettes où seraient jetés les coupables. (Jérome Garçin, « Confesser ses péchés », dans Les huit péchés capitaux, présentation de Jérome Garçin, Editions Complexe, 1991, p. 9)

    Nom commun 2 - français

    car \ka?\ masculin

    1. (Programmation) La première partie du doublet en LISP, qui est le premier élément dans une liste.
      • Il nous faut donc être capable de s'electionner tous les cars et tous les cdrs d'un ensemble de listes : [?] (Jean-Jacques Girardot, Introduction à la programmation fonctionnelle par Scheme, L'École Nationale Supérieure des Mines de Saint-Étienne, 1993)
      • [?] principe de base :
        ? chaque élément de la liste est représenté dans un doublet ;
        ? le car du doublet contient l'élément lui-même ;
        ? le cdr du doublet pointe sur le doublet suivant dans la liste ;
        ? le cdr du dernier doublet signale la fin de la liste par le marqueur de fin de liste, '()
        . (Laurent Bloch et Jacques Arsac, Initiation à la programmation avec Scheme, 2000, page 84)

    Nom commun 1 - français

    car \ka?\ masculin

    1. (Transport) Grand véhicule automobile utilisé pour le transport en commun de voyageurs, en particulier pour les transports interurbains ou les transports exceptionnels (pour les lignes régulières urbaines, on préfère généralement employer le mot bus ou autobus).
    Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

    Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

    CAR. Conjonction
    qui sert à marquer que l'on va donner la raison d'une proposition énoncée, ou l'énoncé d'un fait. Il ne faut pas faire telle chose, car Dieu le défend. Vous ne le trouverez pas chez lui, car je viens de le voir dans la rue.

    Littré

    CAR (kar) conj.
    • qui marque qu'on va donner la raison d'une proposition énoncée. Vos pareils y sont misérables? Car, quoi?! rien d'assuré?! point de franche lippée?! La Fontaine, Fabl. I, 5. Et tous deux vous paierez l'amende?: Car toi, loup, tu te plains quoiqu'on ne t'ait rien pris, La Fontaine, ib. II, 3. C'est donc quelqu'un des tiens, Car vous ne m'épargnez guère, La Fontaine, ib. I, 10. J'ai plus gagné que perdu?; Car d'hymen point de nouvelles, La Fontaine, ib. I, 17. Les vieillards déploraient ces sévères destins?; Les animaux périr?! car encor les humains [passe encore pour les hommes qui avaient mérité de périr], La Fontaine, Philémon et Bauc. Non, je ne reviens pas, car je n'ai pas été?; Je ne vais pas aussi, car je suis arrêté?; Je ne demeure point, car tout de ce pas même Je prétends m'en aller, Molière, Dépit, I, 4. Car [il avait été question parmi les puristes de supprimer car comme mot vieilli] étant d'une si grande considération dans notre langue, j'approuve extrêmement le ressentiment que vous avez du tort qu'on lui veut faire?; et je ne puis bien espérer de l'Académie dont vous me parlez, voyant qu'elle se veut établir par une grande violence?; en un temps où la fortune joue des tragédies par tous les endroits de l'Europe, je ne vois rien si digne de pitié que quand je vois que l'on est prêt de chasser et faire le procès à un mot qui a si utilement servi cette monarchie et qui, dans toutes les brouilleries du royaume, s'est toujours montré bon français?; pour moi, je ne puis comprendre quelles raisons ils pourront alléguer contre une diction qui marche toujours à la tête de la raison et qui n'a point d'autre charge que de l'introduire?; je ne sais pour quel intérêt ils tâchent d'ôter à car ce qui lui appartient, pour le donner à pour ce que, ni pourquoi ils veulent dire avec trois mots ce qu'ils peuvent dire avec trois lettres, Voiture, Lett. 53. Gomberville?: Que ferons-nous, messieurs, de car et de pourquoi?? Desmarets?: Que deviendrait sans car l'autorité du roi?? Gomberville?: Le roi sera toujours ce que le roi doit être, Et ce n'est pas un mot qui le rend notre maître. Gombaud?: Beau titre que le car au suprême pouvoir, Pour prescrire aux sujets la règle et le devoir. Desmarets?: Je vous connais, Gombaud, vous êtes hérétique, Et partisan secret de toute république. Gombaud?: Je suis fort bon sujet et le serai toujours, Près de mourir pour car après un tel discours. Desmarets?: De car viennent les lois, sans car point d'ordonnance, Et ce ne serait plus que désordre et licence, la Comédie des Académiciens, III, 3, dans RICHELET.

      Substantivement. Les si, les car, les contrats sont la porte Par où la noise entra dans l'univers, La Fontaine, Belphég.


    HISTORIQUE

    Xe s. Car ço videbant per spiritum prophete, Frag. de Valenc. p. 468.

    XIe s. Car, puisque serement li est jugied?, L. de Guill. 25. Franc chevalier, car m'eslisez baron, Ch. de Rol. XI. Emprès lui dient?: Sire, car nous menez, ib. XXVI.

    XIIe s. Ne poit durer que Charlles ne le tienne?; Car il n'a homme?, Roncisv. 1. Alez seoir, car je vous en semon, ib. 12. Compeing Rolant, car sonez vostre cor, ib. 45. Car joie a courte durée Qui avient par tel folor, Couci, I. Diex?! car la peüsse tenir Un seul jour à ma volenté?! ib. III.

    XIIIe s. Sire, voici l'ost? quar leur criez merci que il aient de toi pité, Villehardouin, XLII. Car nus [nul] ne vient à vie [qui] ne conviene finer, Berte, III. Et car me secourez, mere Dieu beneoite, ib. XXIX.

    XIVe s. À plusieurs gens sont aucunes choses delettables qui sont contraires l'une à l'autre, et la cause est car [que] telles choses ne sont pas naturellement delettables, Oresme, Eth. 19. Et la cause pour quoy nous ne conseillons pas des choses dessus dites est car [que] nule de elles n'est faite par nous, Oresme, ib. 66.

    XVIe s. À quoy Indathyrses, car ainsi se nommoit-il?, Montaigne, I, 49. Il parla tout haut de servir le roi sans si et sans car, et puis d'aller au conseil pour mettre la main à la besongne, D'Aubigné, Hist. III, 187. Les deux commissions furent scellées extraordinairement, car en [car elles le furent dans] la chambre de M. le chancelier, n'estant encores M. de Humieres mort, Carloix, VI, 10.

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    Étymologie de « car »

    Picard (Ponthieu), gar?; provenç. quar, qar, car?; anc. catal. quar?; anc. espagn. car?; anc. ital. quare?; du latin quare, c'est pourquoi, mot à mot qua re, par laquelle chose, pour laquelle chose?; étymologie qui explique l'emploi de car dans l'ancienne langue?; soit qu'il signifie donc, comme dans ce vers?: Compeing Roland, car sonnez vostre cor, c'est-à-dire, compagnon Roland, sonnez donc votre cor?; soit qu'il signifie pourquoi?: et la cause est car telles choses ne sont pas?

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    (Conjonction) Du latin quare (« c'est pourquoi »).
    (Nom 1) De l'anglais car, char, venant de l'ancien français car, la forme normande de char.
    (Nom 2) De l'anglais car, lui-même issu de l'instruction car de l'IBM 704, acronyme de contents of the address part of the register number (« contenus de la partie d'adresse du nombre registre »). Note : On ne sait généralement pas cette étymologie, qui n'a pas d'importance aujourd'hui.
    Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

    CAR1, conj. de coordination.
    Étymol. et Hist. I. A. 1. Conj. de coordination xes. car (Jonas d'apr. Bartsch Chrestomathie, 9, 4, 25); xies. quer (Alexis, ibid., 9, 2); 2. conj. de subordination a) ca 1120 pur ço quer synon. de por ce que (S. Brendan, éd. E. G. R. Waters, 300), seulement en a. fr.; b) 1167-1170 car « parce que » (Gautier d'Arras, Ille et Galeron, éd. W. Foerster, 1858 ds T.-L.) ? xvies. ds Hug.; c) 1295 [la] raison est quar (Arch. J. 456, pièce 36 ds Gdf.); ce type de syntagme, encore en usage au xviies., est à l'orig. des crit. formulées par Malherbe contre l'emploi de car auxquelles répondirent les plaidoyers de Vaugelas et de Voiture (v. Brunot t. 3, pp. 385-388 et Ph. A. Wadsworth, The ,,Car`` quarrel ds Mod. Lang. Quaterly, t. 1, 1940, pp. 527-538) : le syntagme en question disparut, mais car demeura ds l'emploi A 1. B. 1. Adv. causal xies. quer « c'est pourquoi, en conséquence » (Alexis, éd. C. Storey, 123c) ? xvies. ds Hug.; 2. Particule introduisant a) une phrase jussive (emploi avec l'impér.) xies. quar (Alexis, ibid., 11b); b) une phrase optative (emploi avec le subjonctif) quer (ibid., 46a). II. Subst. masc. invar. 1616-20 sans si et sans car « sans condition » (D'Aubigné, Hist. univ., XII, 23 ds Hug.). Du lat. class. quare (composé de qua? et de re?, proprement « par quelle chose ») adverbe interrogatif « pourquoi? »; adverbe causal « c'est pourquoi » d'où I B 1; l'emploi I B 2 dér. de I B 1 : dans les 2 cas, c'est le cont. de la 1repartie de la phrase qui fournit l'explication de ce qui suit (G. Moignet, Gramm. de l'a. fr., Paris, 1973, p. 289). L'emploi I A 1 (conjonction de coordination) est bien attesté en lat. vulg. (av. 79 apr. J.-C., CIL, IV, 2421 ds Vään. Inscr., p. 213 : Rufa, ita vale quare bene felas; de même CIL, IX, 3473, épitaphe ds Vään. 1967, p. 171 : ita tu qui legis, bona vita vive, sodalis, quare post obitum nec risus nec lusus nec ulla voluptas erit); cet emploi a vraisemblablement son point de départ dans quare interrogatif employé dans des parataxes du type : non es eques; quare? non sunt tibi milia centum, Suétone Tib., 59, ibid. (cf. l'emploi similaire de cur, Ennius Frag. var., 18 ds TLL, s.v. cur, 1440, 36); I A 2 (subordination) est dér. de I A 1 (coordination); à rapprocher de por ce quer et de la raison est car, l'emploi du lat. quia avec valeur interrogative, notamment en lat. arch., dans le composé quianam (v. Forc. s.v. 3oet Ern.-Meillet) et en lat. vulg. (v. E. Löfstedt, Philologischer Kommentar zur ,,Peregrinatio Aetheriae``, Uppsala [1911], p. 324 et Id., Late latin, Oslo, 1959, p. 179). ? Quer et quar (car) sont tous deux issus de quare selon qu'il est tonique ou atone (v. E. Richter ds Arch. rom., t. 16, 1932, pp. 207-210; FEW t. 2, p. 1422a, note 3); l'hyp., pour quer, d'un croisement avec que (REW3, no6934) ne semble pas nécessaire.

    car au Scrabble


    Le mot car vaut 5 points au Scrabble.

    car

    Informations sur le mot car - 3 lettres, 1 voyelles, 2 consonnes, 3 lettres uniques.

    Quel nombre de points fait le mot car au Scrabble ?


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    car

    Les rimes de « car »


    On recherche une rime en AR .

    Les rimes de car peuvent aider les poètes et les paroliers à trouver des mots pour former des vers avec une structure rythmique cohérente, mais aussi pour jouer avec les mots et les sons, découvrir de nouvelles idées et perspectives ce qui peut être amusant et divertissant.

    Les rimes en aR

    Rimes de foire      Rimes de briscard      Rimes de prétentiard      Rimes de bagarre      Rimes de lézard      Rimes de phonatoire      Rimes de pondoir      Rimes de revoir      Rimes de panards      Rimes de louis-philippards      Rimes de bossoir      Rimes de phare      Rimes de rafraîchissoir      Rimes de entrapercevoir      Rimes de dévidoirs      Rimes de faiblard      Rimes de accessoires      Rimes de hectare      Rimes de transitoirement      Rimes de bateau-lavoir      Rimes de mignard      Rimes de entr'apercevoir      Rimes de snobinard      Rimes de cornard      Rimes de bouilloire      Rimes de thésard      Rimes de ivoires      Rimes de hagards      Rimes de connard      Rimes de poupards      Rimes de roublard      Rimes de couillard      Rimes de dilatoires      Rimes de assommoirs      Rimes de par      Rimes de rembarres      Rimes de agar-agar      Rimes de blizzard      Rimes de prévoir      Rimes de choucards      Rimes de tortillard      Rimes de couard      Rimes de cellular      Rimes de propitiatoires      Rimes de mitard      Rimes de hospodars      Rimes de bibard      Rimes de ramenards      Rimes de drossart      Rimes de coquarts     

    Mots du jour

    foire     briscard     prétentiard     bagarre     lézard     phonatoire     pondoir     revoir     panards     louis-philippards     bossoir     phare     rafraîchissoir     entrapercevoir     dévidoirs     faiblard     accessoires     hectare     transitoirement     bateau-lavoir     mignard     entr'apercevoir     snobinard     cornard     bouilloire     thésard     ivoires     hagards     connard     poupards     roublard     couillard     dilatoires     assommoirs     par     rembarres     agar-agar     blizzard     prévoir     choucards     tortillard     couard     cellular     propitiatoires     mitard     hospodars     bibard     ramenards     drossart     coquarts     


    Les citations sur « car »

    1. La vie, c'est comme un château de cartes. On met un temps infini à le construire, on essaie de poser des bases solides, on monte un étage après l'autre, et puis, un jour, tout s'effondre et quelqu'un les range dans une boîte. A quoi bon, vous pouvez me dire ?

      Auteur : Virginie Grimaldi - Source : Tu comprendras quand tu seras plus grande (2017)


    2. C'est à la fois la force et le danger de notre caractère national (Anglais) que cette impuissance à s'exprimer...

      Auteur : André Maurois - Source : Le peseur d'âmes


    3. Enfin la vérité s'est manifestée et, pour la première fois, on va voir son règne sur la terre. Son droit est suprême, puisqu'elle est la vérité. Elle doit commander à tous, car, par nature, elle est universelle.

      Auteur : Hippolyte Taine - Source : Les Origines de la France contemporaine (1876-1893)


    4. Je festoye et caresse la vérité en quelque main que je la trouve, et m'y rends alaigrement et luy tends mes armes vaincues, de loing que je la vois approcher.

      Auteur : Michel de Montaigne - Source : Essais, III, 2


    5. Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme !
      On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…
      En variant le ton, – par exemple, tenez :
      Agressif : « Moi, monsieur, si j’avais un tel nez,
      Il faudrait sur-le-champ que je me l’amputasse ! »
      Amical : « Mais il doit tremper dans votre tasse
      Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
      Descriptif : « C’est un roc ! … c’est un pic ! … c’est un cap !
      Que dis-je, c’est un cap ? … C’est une péninsule ! »
      Curieux : « De quoi sert cette oblongue capsule ?
      D’écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ? »
      Gracieux : « Aimez-vous à ce point les oiseaux
      Que paternellement vous vous préoccupâtes
      De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »
      Truculent : « Ça, monsieur, lorsque vous pétunez,
      La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
      Sans qu’un voisin ne crie au feu de cheminée ? »
      Prévenant : « Gardez-vous, votre tête entraînée
      Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
      Tendre : « Faites-lui faire un petit parasol
      De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »
      Pédant : « L’animal seul, monsieur, qu’Aristophane
      Appelle Hippocampéléphantocamélos
      Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d’os ! »
      Cavalier : « Quoi, l’ami, ce croc est à la mode ?
      Pour pendre son chapeau, c’est vraiment très commode ! »
      Emphatique : « Aucun vent ne peut, nez magistral,
      T’enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »
      Dramatique : « C’est la Mer Rouge quand il saigne ! »
      Admiratif : « Pour un parfumeur, quelle enseigne ! »
      Lyrique : « Est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »
      Naïf : « Ce monument, quand le visite-t-on ? »
      Respectueux : « Souffrez, monsieur, qu’on vous salue,
      C’est là ce qui s’appelle avoir pignon sur rue ! »
      Campagnard : « Hé, ardé ! C’est-y un nez ? Nanain !
      C’est queuqu’navet géant ou ben queuqu’melon nain ! »
      Militaire : « Pointez contre cavalerie ! »
      Pratique : « Voulez-vous le mettre en loterie ?
      Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »
      Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :
      « Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
      A détruit l’harmonie ! Il en rougit, le traître ! »
      – Voilà ce qu’à peu près, mon cher, vous m’auriez dit
      Si vous aviez un peu de lettres et d’esprit
      Mais d’esprit, ô le plus lamentable des êtres,
      Vous n’en eûtes jamais un atome, et de lettres
      Vous n’avez que les trois qui forment le mot : sot !
      Eussiez-vous eu, d’ailleurs, l’invention qu’il faut
      Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
      me servir toutes ces folles plaisanteries,
      Que vous n’en eussiez pas articulé le quart
      De la moitié du commencement d’une, car
      Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
      Mais je ne permets pas qu’un autre me les serve.


      Auteur : Edmond Rostand - Source : Cyrano de Bergerac (1897), I, 4, Cyrano


    6. Le poème a comme la vie un caractère d'insomnie.

      Auteur : Louis Aragon - Source : Le Roman inachevé (1956)


    7. Le jour de la Sainte-Félicité - Se voit venir avec gaieté. - Car, on l'a toujours remarqué, - C'est le plus beau jour de l'année.

      Auteur : Dictons - Source : 7 mars


    8. Car, le plus souvent, que font les hommes dans l'aveuglement de la passion? Ils attribuent à l'objet de leur amour des mérites qu'il n'a pas.

      Auteur : Lucrèce - Source : De rerum natura


    9. ... le fou peut s'habituer à son asile, le prisonnier à sa cellule, l'enfant martyr à son placard - et les regretter quand ils les quittent.

      Auteur : Robert Merle - Source : Madrapour


    10. La liberté de la presse n'est donc naturelle, utile et possible, que chez les nations qui répriment les vices auxquels nous donnons libre carrière; elle n'améliore, elle n'empire rien chez les peuples déchus, car le coeur de l'homme ne donnera jamais que ce qu'il contient Des écrivains vicieux ne peuvent flétrir le vice; des hommes corrompus ne sauraient réagir contre la corruption ; leur liberté, par là même, devient licence.

      Auteur : Julie-Victoire Daubié - Source : La femme pauvre au XIXème siècle


    11. Je me suis toujours défié en amour des passions qui commencent par être extrêmes; c'est mauvais signe pour leur durée. Les gens faits pour être constants, destinés à cela par leur caractère, sont difficiles à émouvoir.

      Auteur : Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux - Source : Le Cabinet du philosophe (1734)


    12. Quand j'avais des doutes, car j'en ai eu, des doutes, Dominique me donnait toutes les assurances.

      Auteur : Anne Sinclair - Source : Interview Vanity Fair, mars 2017


    13. Civilisation! grand mot dont on abuse, et dont l'acception propre est ce qui rend civil. Il y a donc civilisation par la religion, la pudeur, la bienveillance, la justice; car tout cela unit les hommes.

      Auteur : Joseph Joubert - Source : Pensées (1774-1824), XVIII


    14. La plupart des gens semblaient satisfaits du mince vernis décoratif et de l'éclairage de scène artistique qui, parfois, rendaient l'atrocité basique de la condition humaine plus mystérieuse ou moins odieuse. Les gens s'adonnaient au jeu, au golf, travaillaient, priaient, plantaient des jardins, vendaient des actions, copulaient, achetaient de nouvelles voitures, pratiquaient le yoga, redécoraient leurs maisons, s'énervaient devant les infos, s'inquiétaient pour leurs enfants, cancanaient sur leurs voisins, dévoraient les critiques de restaurants, fondaient des organisations caritatives, soutenaient des candidats politiques, assistaient aux matches de tennis de l'US Open, dînaient, voyageaient et se distrayaient avec touts sortes de gadgets et de trucs, se noyant sans cesse dans l'information, les textos, la communication et la distraction tous azimuts pour tenter d'oublier : où nous étions et ce que nous étions.

      Auteur : Donna Tartt - Source : Le Chardonneret (2013)


    15. Ne néglige pas l'écho, car c'est d'échos que tu vis.

      Auteur : Edmond Jabès - Source : Sans référence


    16. Il n'y a pas d'injustice ! L'injustice, c'est de croire que les choses pouvaient se passer autrement (...) C'est toi qui décides le sens que tu donnes au voyage. Alors si tu préfères croire qu'on t'a refilé de mauvaises cartes, libre à toi.

      Auteur : Yann Apperry - Source : Farrago (2003)


    17. Un diable est impensable; car il répugne au bon sens d'admettre un diable qui sache pertinemment ce qu'est le mal et qui veuille néanmoins le mal.

      Auteur : Poul Martin Moller - Source : Pensées détachées


    18. Personne ne sait parler de la mort, et c'est peut-être la définition la plus exacte que l'on puisse en donner. Elle échappe aux mots, car elle signe précisément la fin de la parole. Celle de celui qui part, mais aussi celle de ceux qui lui survivent et qui, dans leur sidération, feront toujours de la langue un mauvais usage.

      Auteur : Delphine Horvilleur - Source : Vivre avec nos morts (2021)


    19. Il ne faut pas se fier aux choses qui ne peuvent pas arriver, car c'est justement celles-là qui arrivent.

      Auteur : Pierre Dac - Source : Y'a du mou dans la corde à noeuds!


    20. J'aurais sûrement eu une carrière différente sans eux, car la marmaille, ça vous prend beaucoup de temps, d'énergie, de fric.

      Auteur : Anémone - Source : Interview Le Monde, décembre 2017


    21. Je crois en la religion de l'amour, - Où que se dirigent ses caravanes, - Car l'amour est ma religion et ma foi.

      Auteur : Mohyiddin Ibn Arabi - Source : Sans référence


    22. Carlos baissa les stores et fut mené d'un train à déconcerter toute espèce de poursuite.

      Auteur : Honoré de Balzac - Source : Splendeurs et Misères des courtisanes (1839-1847)


    23. Les intimités les plus violentes demandent à être apprivoisées à nouveau dès lors qu'elles ont été quittées. Il faut refaire tout le chemin une fois qu'on s'en est écartés, repartir de zéro lorsqu'on a perdu la partie, ne serait-ce qu'une fois.

      Auteur : Philippe Besson - Source : L'Arrière-saison (2002)


    24. La mort n'existe pas. Surtout pas la mort. Le mot ne devrait pas exister car il désigne ce qui n'est pas.

      Auteur : Wilfrid Lemoine - Source : Le déroulement (1976)


    25. Qu'est-ce donc que l'homme vertueux? C'est celui qui sait vaincre ses affections; car alors il suit sa raison, sa conscience; il fait son devoir; il se tient dans l'ordre, et rien ne peut l'en écarter.

      Auteur : Jean-Jacques Rousseau - Source : Emile ou De l'éducation (1762), V


    Les citations sur car renforcent la crédibilité et la pertinence de la définition du mot car en fournissant des exemples concrets et en montrant l'utilisation d'un terme par des personnes célèbres. Elles peuvent également renforçer la compréhension du sens d'un terme et en ajoutant une dimension historique.

    Les mots proches de « car »

    CarCarabasCarabéCarabinCarabinadeCarabineCarabiné, éeCarabinierCaracoCaracoleCaracolerCaracoreCaractèreCaractérisant, anteCaractérisé, éeCaractériserCaractéristiqueCaragueuseCaramelCaraméliqueCaramélisationCarapaCaraqueCarassonCaratCaravaneCaravanierCaravansérai ou caravansérailCaravelleCarbo-azotineCarbogèneCarbonatationCarcajouCarcanCarcanCarcasseCarcinomeCardamomeCardeCarderCardeur, euseCardeuseCardiaqueCardinal, aleCardinalCardinalatCardinaliserCardonCarêmeCarême-prenant

    Les mots débutant par car  Les mots débutant par ca

    carcarcarabascarabecarabescarabincarabinecarabinécarabinéecarabinescarabinéscarabiniercarabinierscarabinscarabossecaracalcaracocaracolacaracoladecaracolaitcaracolantcaracolantcaracolecaracolecaracolentcaracolercaracolerezcaracoscaractèrecaractèrescaractérielcaractériellecaractériellecaractériellescaractérielscaractérisaitcaractérisantcaractérisantcaractérisationcaractérisecaractérisécaractérisécaractériséecaractériséecaractériséescaractérisentcaractérisercaractériseraiscaractériseraitcaractérisés

    Les synonymes de « car»

    Les synonymes de car :

      1. autobus
      2. autocar
      3. bus
      4. because
      5. parce

    synonymes de car

    Fréquence et usage du mot car dans le temps


    Évolution historique de l’usage du mot « car » avec Google Books Ngram Viewer qui permet de suivre l’évolution historique de l'usage du mot car dans les textes publiés.



    Classement par ordre alphabétique des définitions des mots français.


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