La définition de Consolation du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Consolation
Nature : s. f.
Prononciation : kon-so-la-sion ; en poésie, de cinq syll
Etymologie : Provenç. consolation ; espagn. consolacion ; ital. consolazione ; du latin consolationem, de consolari, consoler. Consolation, signifiant en termes de jeu les fiches de surcroît que l'on donne à celui qui gagne, vient du sens qu'a eu jadis consolation, celui de réjouissance.

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Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de consolation de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec consolation pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Consolation ?


La définition de Consolation

Allégement de ce qui peine. Être privé de consolation. Écrire une lettre de consolation. J'ai de la consolation à penser que vous prenez part à mes peines.

Toutes les définitions de « consolation »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

CONSOLATION. n. f.
Soulagement donné à l'affliction, à la douleur, au déplaisir de quelqu'un. Donner, apporter de la consolation. Recevoir de la consolation. Un grand sujet de consolation. Être sans consolation. Elle n'eut pas, avant de mourir, la consolation de revoir son fils. Il se dit aussi d'un Véritable sujet de satisfaction et de joie. C'est une grande consolation pour un père de voir ses enfants réussir dans leur carrière. Il se dit également des Discours, des raisons que l'on emploie pour consoler quelqu'un ; et, dans ce sens, il se met fort souvent au pluriel. Adresser des consolations à quelqu'un. Recevoir des consolations. Repousser les consolations de ses amis. Les consolations de l'amitié. C'est parmi vous que j'irai chercher des consolations. Les consolations spirituelles. C'est une triste consolation que vous me donnez là. Il se dit encore quelquefois de la Chose ou de la Personne même qui console. La philosophie est sa consolation, sa seule consolation. Vous êtes toute ma consolation. Elle est le soutien et la consolation de ma vieillesse. Fiche de consolation. Voyez FICHE.

Littré

CONSOLATION (kon-so-la-sion?; en poésie, de cinq syllabes) s. f.
  • 1Allégement de ce qui peine. Être privé de consolation. Écrire une lettre de consolation. J'ai de la consolation à penser que vous prenez part à mes peines. À un si grand malheur que le mien, il ne fallait pas une moindre consolation que celle que vous m'avez donnée, Voiture, Lett. 32. Ce fut un grand bonheur pour moi de recevoir tant de consolation, Voiture, ib. 20. Vous aurez la consolation qu'elle sera morte dans les formes, Molière, Am. méd. II, 5. Tu peux me donner une dernière consolation, Fénelon, Tél. X. Il n'aura pas même la consolation de cacher sa honte, Fénelon, ib. XVIII. La sûreté de notre zèle, la consolation de nos dégoûts, Massillon, Myst. Purif. 1. Votre douleur même porte avec elle la plus flatteuse des consolations, le secret témoignage de ne souffrir que parce que vous avez une belle âme, Voltaire, Lett. d'Argental, 23 déc. 1774. L'amitié est la consolation de ceux qui se trouvent accablés par les sots et par les méchants, Voltaire, Lett. Helvétius, 11 mai 1761. Ce n'est pas une médiocre consolation pour moi de voir mon opinion sur cet ouvrage si bien confirmée, Voltaire, Lett. Chatellux, 10 mars 1775.
  • 2Sujet de satisfaction ou d'allégement de peine. C'est une grande consolation pour un père de voir ses enfants se porter au bien. Ses maladies lui ôtèrent la consolation qu'elle avait tant désirée, d'accomplir ses premiers desseins et de pouvoir achever ses jours sous la discipline de Sainte-Fare, Bossuet, Anne de Gonz. Quand on rampe dans un petit coin de notre Occident et quand on n'a que deux jours à vivre, c'est une consolation de laisser promener ses idées dans l'antiquité et à six mille lieues de son trou, Voltaire, Lett. Mme du Deffant, 13 août 1773.
  • 3Raisons que l'on emploie pour consoler quelqu'un. Adresser, recevoir des consolations. Ma consolation vous serait superflue, Corneille, Hor. V, 2. Les consolations indiscrètes ne font qu'aigrir les violentes afflictions, Rousseau, Hél. II, 2.

    Titre de quelques ouvrages de philosophie morale. Les Consolations de Boèce.

  • 4La personne ou la chose même qui peut consoler. Les malheureux dont elle fait la consolation, Sévigné, 394. Vous serez ma consolation dans cette solitude, Fénelon, Tél. I. Vous ne devez vous permettre ni repos ni consolation tant que vous les verrez [vos ouailles] dans ces dispositions criminelles, Massillon, Confér. zèle pour le salut des âmes.
  • 5 Terme de jeu de cartes. Fiche de consolation, celle que l'on donne en surcroît de bénéfice.

    Fig. Fiche de consolation, dédommagement, adoucissement. On l'a envoyé en province, mais, pour fiche de consolation, on a augmenté son traitement.

    Populairement. Débits de consolation, nom qu'on donne, par dérision, aux cabarets où l'on débite de l'eau-de-vie aux gens du peuple.


SYNONYME

AVOIR DE LA CONSOLATION à FAIRE QUELQUE CHOSE?; AVOIR LA CONSOLATION DE FAIRE QUELQUE CHOSE. La première phrase se dit d'une consolation que l'on se fait à soi-même, d'une chose à laquelle on attache de la consolation?: J'ai de la consolation à penser que vous prenez part à mes peines. La seconde se dit d'une chose qui est vraiment une consolation par sa nature?: Il vous en coûtera, sans doute?; mais il y va de ma vie, et vous aurez la consolation de m'avoir sauvé, MARMONTEL.


HISTORIQUE

XIIe s. Les tues consolatiuns esledecerent [réjouirent] la meie aneme [âme], Liber psalm. p. 138.

XIVe s. Or ont li cristien, à leur maleïchon, Dedens Jherusalem, en consolation, Couronné comme roy Godefroy de Buillon, Baud. de Seb. IV, 468.

XVe s. Si se continua toute celle semaine en grand consolation [réjouissance], et se continuerent les festes, Froissart, liv. II, p. 275, dans LACURNE.

XVIe s. Ces promesses pleines de singuliere consolation, Calvin, Instit. 928. Une consolation commune me desconsole et m'attendrit, Montaigne, III, 301.

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Encyclopédie, 1re édition

CONSOLATION, s. f. (Morale & Rhétor.) est un discours par lequel on se propose de modérer la douleur ou la peine des autres. Voyez Lieu.

Dans la consolation on doit avoir une attention principale aux circonstances & aux rapports des personnes intéressées. Scaliger examine ceci fort bien dans son art poétique. « Le consolateur, dit-il, est ou supérieur, ou inférieur, ou égal, par rapport à la qualité, l'honneur, la richesse, la sagesse, ou l'âge : car Livie doit consoler Ovide d'une maniere fort différente de celle dont Ovide console Livie. Ainsi quant à l'autorité, un pere & un fils, Cicéron & Pompée, doivent consoler d'une maniere fort différente : de même par rapport à la richesse, si un client vouloit consoler Crassus ; par rapport à la sagesse, comme lorsque Séneque console Polybe & sa mere. Quant à l'âge, on n'a pas besoin d'exemples. »

Un supérieur peut interposer son autorité, & même réprimander. Un homme sage peut disputer, alléguer des sentences. Un inférieur doit montrer du respect & de l'affection, & avoüer que ce qu'il avance il le tient de personnes sages & savantes. Pour les égaux, il les faut rappeller à l'amitié réciproque. Chambers.

Malherbe a adressé à son ami Duperrier une très belle ode pour le consoler de la mort de sa fille, & qui commence ainsi :

Ta douleur, Duperrier, sera donc éternelle, &c.


C'est-là qu'on trouve ces stances si nobles, où le poete personnifiant la mort, la représente comme un tyran qui n'épargne personne, & des coups duquel on doit d'autant plus se consoler, qu'ils sont inévitables dans toutes les conditions.

La mort a des rigueurs à nulle autre pareilles, &c.

On pourroit dire à tous ceux qui s'affligent de quelque perte : Le tems fera presque nécessairement ce que la raison & la religion n'auront pas fait, & vous aurez perdu tout le mérite du sacrifice. Un sentiment assez singulier, & qui n'est pas hors de la nature, c'est celui d'un amant qui s'affligeoit de ce qu'il se consoleroit un jour de la perte de celle qu'il aimoit.

* Consolation, (Hist. ecclés.) cérémonie des Manichéens Albigeois, par laquelle ils prétendoient que toutes les fautes de la vie étoient effacées : ils la conféroient à l'article de la mort ; ils l'avoient substituée à la pénitence & au viatique. Elle consistoit à imposer les mains, à les laver sur la tête du pénitent, à y tenir le livre des évangiles, & à réciter sept Pater avec le commencement de l'évangile selon S. Jean. C'étoit un prêtre qui en étoit le ministre. Il falloit pour son efficacité qu'il fût sans péché mortel. On dit que lorsqu'ils étoient consolés, ils seroient morts au milieu des flammes sans se plaindre, & qu'ils auroient donné tout ce qu'ils possédoient pour l'être. Exemple frappant de ce que peuvent l'enthousiasme & la superstition, lorsqu'ils se sont une fois emparés fortement des esprits.

Consolation, terme de Jeu : on donne ce nom dans plusieurs jeux à une espece de tribut qu'on paye, soit à ceux qui ne jouent point, soit à ceux qui jouent & qu'on fait perdre, soit même à ceux qui gagnent, soit à celui qui perd, selon les conventions bisarres des jeux, où l'on a voulu quelquefois que la consolation fût faite par celui qui perd, & qui par conséquent devroit être consolé.

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Wiktionnaire


Nom commun - français

consolation \k??.s?.la.sj??\ féminin

  1. Soulagement donné à l'affliction, à la douleur, au déplaisir de quelqu'un.
    • Mais c'est une consolation de penser que nous laissons derrière nous, sur la terre, des êtres qui seront misérables comme nous-mêmes l'avons été. (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l'anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Ne m'ont même pas laissé ça de consolation. Rien ! Sauf de pinter, bien sûr. Et même ça, ils ont d'abord essayé de me l'enlever. (Henry Miller, L'ancien combattant alcoolique au crâne en planche à lessive, dans Max et les Phagocytes, traduction par Jean-Claude Lefaure, éditions du Chêne, 1947)
  2. Véritable sujet de satisfaction et de joie.
    • Je me suis juré à moi-même, à ma s?ur et à ma mère, d'être la consolation, le bonheur et la gloire de mon père, [?]. (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
  3. (Souvent au pluriel) Discours ou raisons que l'on emploie pour consoler quelqu'un.
    • Elle n'écouta même pas les consolations de son père et de sa mère, elle goûta je ne sais quelle sauvage volupté à se laisser aller à ses souffrances d'âme. (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Sans écouter les consolations que son ami lui prodiguait sans y croire lui-même, le C?ur-Loyal enfonça les éperons dans le ventre de son cheval et s'élança dans les flots. (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l'Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
    • Personne n'arrivait à placer un mot ni à proférer une consolation, toute la ville avait avalé sa langue dépassée par le triste sort du jeune homme. (Lidya Kastoryano, Quand l'innocence avait un sens: Chronique d'une famille juive d'Istanbul d'entre les deux-guerres, Éditions Isis (Collection Les cahiers du Bosphore, n°9), 1993, page 143)
  4. La chose ou de la personne même qui console.
    • Il cachait sa harpe, sa seule consolation, dans un arbre creux. Mais, quand le jour était beau, il s'empressait de la prendre et harpait pour son plaisir. (Jean Frappier, Histoires, mythes et symboles, Droz, 1976, page 209)
    • La philosophie est sa consolation, sa seule consolation. - Vous êtes toute ma consolation. - Elle est le soutien et la consolation de ma vieillesse.
  5. (Désuet) (Argot) Eau-de-vie.
    • Nous eûmes une bonne rincette et une petite consolation. Pour finir, je me chargeai spécialement du brûlot. (Jules Vallès, L'Enfant, G. Charpentier, 1889)
    • Si j'ai pu me faire quelques idées et les aligner en rangs d'oignons, c'est que j'ai toujours gagné assez pour boire mon litre, et prendre mon café avec la consolation. (Jules Vallès, L'insurgé, 1886)
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Trésor de la Langue Française informatisé


CONSOLATION, subst. fém.

A.? Action de consoler, d'apporter un réconfort d'ordre humain ou divin, sur le plan moral, parfois matériel, physique, sensible; fait d'être consolé, de recevoir un tel réconfort. Mot, parole de consolation. La prière, (...), la consolation aux affligés, (...) remplissaient chacune des journées de sa vie (Hugo, Les Misérables, t. 1, 1862, p. 72):
1. De sa pauvre âme mutilée, tout s'échappait, sauf le centre, comme eût dit son frère. Augustin pensait que la possession de ce centre lui apporterait consolation et sérénité. Malègue, Augustin,t. 2, 1933, p. 405.
B.? P. méton.
1. Ce qui, d'origine humaine ou divine, console, apporte un réconfort moral, parfois matériel, physique, sensible. Les consolations de l'amitié, de la religion. Les consolations ou les déceptions que dispense une société civile détachée elle-même de tout lien avec la loi évangélique (Maritain, Humanisme intégral,1936, p. 313).
SYNT. Consolation humaine, suprême; douce, maigre, seule consolation; avoir besoin de consolation; être privé de consolation; donner une consolation; en manière de consolation.
? Constr. gramm.
? Avoir la (grande) consolation de + inf., que; c'est (pour qqn) une (grande) consolation de + inf.J'ai cette consolation que mon labeur avance (Mallarmé, Correspondance,1877, p. 153).C'est pour toi [Antigone], simple mortelle, une grande consolation que d'avoir le sort d'une divinité (Cocteau, Antigone,1932, p. 27).
? Chercher une consolation [à, de qqc. (d'affligeant)] dans qqc., en qqn; trouver (une) consolation à qqc. (d'affligeant) dans qqc., en + part. prés., à + subst. ou inf. (avec valeur positive).Chercher en soi des consolations à toutes les pertes (Maine de Biran, Journal,1817, p. 46).Si MmeDelanoë trouve un peu de consolation à cette lecture, je n'y vois pas d'inconvénients (P. Bourget, Le Sens de la mort,1915, p. 204).
? Lang. biblique. Consolation d'Israël (St Luc, II, 25). Espérance du salut, de la venue du Messie et p. méton. le Messie lui-même (cf. Péguy, Le Mystère de la charité de Jeanne-d'Arc, 1910, p. 45).
? Par antiphrase, iron. :
2. ... « le philosophe Crantor disoit que celui qui souffre du mal sans en estre cause, est fort soulagé en cet accident de fortune. » Belle consolation que la maxime de Crantor pour ce boulanger torturé! Sainte-Beuve, Port-Royal,t. 1, 1840, p. 70.
2. En partic.
a) Geste, parole, écrit, pensée utilisés par une personne pour en consoler une autre; façon de se consoler. Écrire une lettre de félicitations ou de consolations (Flaubert, Correspondance,1878, p. 123).Je reste là, je bredouille une consolation : elle se sera trompée d'heure (Frapié, La Maternelle,1904, p. 118).
? LITT. Écrit généralement rédigé pour consoler quelqu'un de la mort d'un proche, d'une situation affligeante, ayant parfois l'allure d'un traité moral. Il me récitait les Maximes d'Epictète, les Homélies de saint Basile et les Consolations de Boèce (A. France, La Rôtisserie de la Reine Pédauque,1893, p. 31).
b) Chose concrète qui console, apporte réconfort, soulagement, joie, plaisir. Une lettre de moi! C'est (...) son bien, sa consolation (A. Dumas Père, Antony,1831, I, 4, p. 168).
? P. méton. Personne qui apporte la consolation. La dernière fois que je l'ai vue, elle me disait encore que vous étiez la consolation de sa vie (Montherlant, Les Célibataires,1934, p. 870).
c) Spécialement
?) JEUX
? (Fiche de) consolation. Bénéfice supplémentaire payé par le perdant qui avait demandé à jouer, au gagnant, dans un jeu de cartes.
? P. métaph., fam. Dédommagement matériel, parfois réconfort moral. Polignac est venu me voir; il a bien recommandé qu'on me donnât sa carte : c'est la fiche de consolation (Chateaubriand, Correspondance gén.,t. 2, 1789-1824, p. 287).
? (Lot de) consolation. Petite compensation accordée aux perdants d'un jeu, d'une épreuve sportive, p. ext. à des personnes desservies par le sort. Quant à ceux qui ne gagneront pas, ils auront comme consolation cette autre caisse qu'on leur partagera (Jarry, Ubu Roi,1895, II, 7, p. 53).
?) SP. (Épreuve de) consolation. Épreuve au cours de laquelle se rencontrent les perdants d'une compétition précédente. Consolation de la Médaille et Coupe de l'?uvre (L'?uvre,24 janv. 1941).
?) Argot
? Jeu de hasard à la fin duquel un bijou est offert au perdant; jeu de hasard organisé au retour des courses pour consoler les perdants (cf. Hogier-Grison, Les Hommes de proie, Le Monde où l'on triche, 1resérie, 1886, p. 134).
? Eau de vie. J'ai toujours gagné assez pour (...) prendre mon café avec la consolation! (J. Vallès, Jacques Vingtras,L'Insurgé, 1885, p. 288).
? (Débit de) consolation. Le lendemain, avec son ivresse mal cuvée de la veille, il repartait, tapait aux volets des consolations (Zola, L'Assommoir,1877, p. 628).
Rem. On rencontre ds la docum. le subst. masc. consolament (synon. de consolation B), calqué sur le lat. patristique consolamen « ce qui console », ou empr. au lat. médiév. consolamentum, a. prov. consolament, désignant le baptème cathare. On dirait que Mompou s'est rappelé les mots inscrits par Vermeer sur le clavecin de la « Leçon de Musique : Musica laetitiae comes, medicina doloris... » Cette médecine et ce consolament, cette joie qui pénètre les âmes, n'est-ce pas là, en un sens, toute la sagesse de Gabriel Fauré? (Jankélévitch, Le Je-ne-sais-quoi et le presque-rien, 1957, p. 102).
Prononc. et Orth. : [k? ?s?lasj? ?]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. [xies. consulaciun « atténuation d'une peine morale » (Alexis, éd. Storey, prologue; seulement transmis par L, xiies., prob. dû à un copiste)]; début xiies. consolatiun (Ps. Oxford, éd. F. Michel XCIII, 19 [consolationes tuae laetificaverunt animam meam]); 2. 1771 « sujet de joie, de satisfaction » c'est une grande consolation de... (Trév.); 3. 1835 jeux fiche de consolation d'où fig. « adoucissement à quelque disgrâce » (Ac.). Empr. au lat. class. consolatio « action de consoler, de soulager ». Fréq. abs. littér. : 2 184. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 4 410, b) 3 834; xxes. : a) 2 367, b) 2 046. Bbg. Lew. 1960, p. 127. ? Sain. Lang. par. 1920, p. 401.

CONSOLATION, subst. fém.
Étymol. et Hist. 1. [xies. consulaciun « atténuation d'une peine morale » (Alexis, éd. Storey, prologue; seulement transmis par L, xiies., prob. dû à un copiste)]; début xiies. consolatiun (Ps. Oxford, éd. F. Michel XCIII, 19 [consolationes tuae laetificaverunt animam meam]); 2. 1771 « sujet de joie, de satisfaction » c'est une grande consolation de... (Trév.); 3. 1835 jeux fiche de consolation d'où fig. « adoucissement à quelque disgrâce » (Ac.). Empr. au lat. class. consolatio « action de consoler, de soulager ».

Consolation au Scrabble


Le mot consolation vaut 13 points au Scrabble.

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Informations sur le mot consolation - 11 lettres, 5 voyelles, 6 consonnes, 8 lettres uniques.

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Les citations avec le mot Consolation


  1. La foi est la consolation des misérables, et la terreur des heureux.

    Auteur : Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues - Source : Réflexions et Maximes (1746)


  2. Si un homme me tient à distance, ma consolation est qu'il s'y tient aussi.

    Auteur : Jonathan Swift - Source : Instructions aux domestiques


  3. Il faut enfin que la mort ne soit plus ni le châtiment de la prospérité, ni la consolation de la détresse.

    Auteur : George Sand - Source : La Mare au diable (1846)


  4. Il arrive souvent qu'une douleur soit si intolérable qu'elle ne veut pas guérir, alors une consolation, même venue de notre for intérieur, ne fait que la rendre plus brûlante encore.

    Auteur : Gustav Meyrink - Source : La nuit de Walpurgis


  5. La vertu par elle-même ne donne aucune consolation, lorsqu'on a perdu un ami; et le coeur de l'homme blessé par l'amitié continue toujours à saigner cruellement, sans que le génie de l'amour puisse le guérir.

    Auteur : Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul - Source : Pensées extraites de tous les ouvrages de Johann Paul Friedrich Richter dit Jean-Paul


  6. Les lettres servent d'ornement dans la prospérité et de consolation dans le malheur.

    Auteur : Aristote - Source : Sans référence


  7. Les soucis d'une famille sont clairs,
    Et les consolations ne le sont guère.


    Auteur : Proverbes anglais - Source : Proverbe


  8. Il n'y a pas de source plus sûre de consolations que de voir avec une parfaite évidence la nécessité inévitable de ce qui arrive.

    Auteur : Arthur Schopenhauer - Source : Le Monde comme volonté et comme représentation (1818)


  9. Les habitudes de la vie pratique affaiblissent l'instinct de curiosité pure; mais c'est une consolation pour l'amant.

    Auteur : Ernest Renan - Source : L'Avenir de la science, Pensées de 1848 (1890)


  10. C'est une morte qui te raconte sa vie, sa vie qui a été à toi, de sa première à sa dernière heure de conscience. N'aie pas peur de mes paroles : une morte ne réclame plus rien elle ne réclame ni amour, ni compassion, ni consolation.

    Auteur : Stefan Zweig - Source : Lettre d'une inconnue (1922)


  11. La nature entière, régnant en notre âme primitive, consolation imaginaire de nos souffrances en ce qu'elles comportent de vague et d'incompris devant le mystère de notre origine et de notre avenir.

    Auteur : Paul Gauguin - Source : Sans référence


  12. Dans le cas peu problable où la fin des temps serait indéfiniment reconduite, nous dirons, en consolation, que la noblesse de l'homme est de poser des questions sans réponse.

    Auteur : Jacques Perret - Source : Bâtons dans les roues


  13. Empêcher le bonheur des autres est la dernière consolation qui reste aux jaloux.

    Auteur : Pedro Calderón de la Barca - Source : Sans référence


  14. Après avoir fait l'occupation orageuse et pénible des plus précieuses années de notre vie, elle (l'Encyclopédie) fera peut-être la consolation des dernières.

    Auteur : Jean le Rond d'Alembert - Source : Sans référence


  15. La confirmation de la tristesse est une consolation.

    Auteur : Marguerite Duras - Source : Un homme est venu me voir


  16. Angoissés de sentir que tout passe, que nous passons, que ce qui est nôtre passe, que tout ce qui nous entoure passe, l'angoisse même nous révèle la consolation de ce qui ne passe pas, de l'éternel, du beau.

    Auteur : Miguel de Unamuno - Source : Du sentiment tragique de la vie (1913)


  17. Malheur à vous, les riches, car vous tenez votre consolation !

    Auteur : La Bible - Source : Luc, VI, 24


  18. La lecture était ma liberté et mon réconfort, ma consolation, mon stimulant favori : lire pour le pur plaisir de lire, pour ce beau calme qui vous entoure quand vous entendez dans votre tête résonner les mots d'un auteur.

    Auteur : Paul Auster - Source : Brooklyn Follies (2005)


  19. C'était l'horrible maladie de cette famille, maléfique tare héréditaire : changer toute chance de joie et de bonheur en plomb. Pas de remède, pas de consolation, et le pire est toujours certain.

    Auteur : Anny Legras, dite Anny Duperey - Source : Allons voir plus loin, veux-tu ? (2002)


  20. Apprends à te conformer aux circonstances, et ne souffle pas contre le vent. Un instant amène la douleur, un instant amène la consolation.

    Auteur : Phocylide de Milet - Source : Sans référence


  21. O vie terrestre et rampante, tu ne pourras nier que l'écriture est une consolation.

    Auteur : Françoise Lefèvre - Source : L'Or des chambres (1976)


  22. Les lois d'une société irrespirable dispensent à tous la consolation équitable de ne pouvoir se sentir.

    Auteur : Raoul Vaneigem - Source : Le Livre des plaisirs (1979)


  23. Pour ceux qui voient, une consolation; pour ceux qui ne voit pas, une croix.

    Auteur : Caspar David Friedrich - Source : Commentaire sur son tableau "Crucifix au bord de la baltique", 1815.


  24. J'écris. C'est mon immense consolation glacée.

    Auteur : Françoise Lefèvre - Source : L'Or des chambres (1976)


  25. Fille de la foi, l'espérance enfante la confiance, et celle-ci la consolation.

    Auteur : Félix Guillaume Marie Bogaerts - Source : Pensées et Maximes


Les citations du Littré sur Consolation


  1. Pendant que ces autres forçats, pour toute consolation, s'amuseront de s'entre-tromper de bayes, et donner la mocque l'un à l'autre

    Auteur : PASQUIER - Source : Pourparler de la loy.


  2. Belle âme.... il [votre époux] a la consolation de retrouver encore quelque chose de vous dans l'esprit et dans les actions de cet admirable enfant qu'il élève [le Dauphin, dont Mme de Montausier avait été gouvernante]

    Auteur : FLÉCH. - Source : Duch. de Mont.


  3. Les consolations indiscrètes ne font qu'aigrir les violentes afflictions

    Auteur : Jean-Jacques Rousseau - Source : Hél. II, 2


  4. Après, on voit le voyage [des Israélites] continué dans le désert, les révoltes, les idolâtries, les châtiments, les consolations du peuple de Dieu, que ce législateur tout-puissant forme peu à peu par ce moyen

    Auteur : BOSSUET - Source : Hist. I, 4


  5. Il n'est pas homme qui s'accommode des médiocres consolations

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 593


  6. C'est [glaner] une petite consolation que la Providence donne aux pauvres, dont nous sommes l'exemple quand nous allons ramasser de petites parties égarées

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 31 mai 1687


  7. Les lettres forment la jeunesse et font les charmes de l'âge avancé ; la prospérité en est plus brillante ; l'adversité en reçoit des consolations

    Auteur : Voltaire - Source : Alz. Épît. dédic.


  8. Je voyois nonchalamment la mort, quant je la voyois universellement comme fin de la vie ; je la gourmande en bloc ; par le menu elle me pille ; l'attouchement d'une main cogneue, une consolation commune me desconsole et m'attendrit

    Auteur : MONT. - Source : III, 301


  9. Ce serait quelque consolation à notre imbécillité, si les réparations se faisaient aussitôt que les démolissements

    Auteur : MALH. - Source : Lexique, éd. L. Lalanne.


  10. Ce serait une grande douceur pour moi si je pouvais aider à votre consolation, et m'entretenir avec vous librement dans ces moments si courts qui nous restent, et qui ne sont suivis d'aucuns moments

    Auteur : Voltaire - Source : Lett. Mme du Deffant, 3 mars 1754


  11. Ce sont les consolations, ce sont les linimens des extremes douleurs

    Auteur : MONT. - Source : t. III, p. 85, dans LACURNE


  12. Ce fut un grand bonheur pour moi de recevoir tant de consolation

    Auteur : Vincent Voiture - Source : ib. 20


  13. Le néant de l'ambition et de la gloire, les consolations de la retraite, et le bonheur de l'obscurité

    Auteur : D'ALEMB. - Source : Éloges, Bossuet.


  14. Une mort semblable à celle des justes, pleine de consolation, sans regret à ce qu'on laisse dans le monde

    Auteur : MASS. - Source : Profess. relig. 4


  15. Aucun n'est digne ici de ces grâces divines, Qui parmi tant de maux et parmi tant d'épines Versent du haut du ciel la consolation

    Auteur : Corneille - Source : Imit. I, 20


  16. Quelle consolation pour eux [mes parents] que d'apprendre combien je suis pourvue richement ; et si, avant que d'entrer dans la tombe, ils voyaient au moins un échantillon des douceurs et des avantages dont je jouis !

    Auteur : Jean de La Fontaine - Source : Psyché, I, p. 63


  17. Cicéron, dans le dernier de ses plaidoyers contre Verrès, peint la cruelle avarice d'un geôlier qui mettait à prix les larmes et la douleur des pères et des mères, qui leur faisait acheter chèrement la triste consolation de voir et d'embrasser leurs enfants, et qui exigeait d'eux de l'argent pour faire mourir d'un seul coup ces malheureuses victimes de la cruauté de Verrès

    Auteur : ROLLIN - Source : Traité des Ét. III, 3


  18. Seigneur, je ne vous demande pas cette raison orgueilleuse qui cherche dans la gloire de souffrir constamment toute la consolation de ses peines

    Auteur : MASS. - Source : Av. Afflict.


  19. Vous devez avoir une consolation bien touchante dans le commerce de Mme de Choiseul

    Auteur : Voltaire - Source : Lett. Mme du Deffant, 8 mars 1769


  20. Je trouve que la vieillesse rend l'amitié bien nécessaire ; elle est la consolation de nos misères et l'appui de notre faiblesse

    Auteur : Voltaire - Source : ib. 20 nov. 1765


  21. Vous serez ma consolation dans cette solitude

    Auteur : FÉN. - Source : Tél. I


  22. Ma consolation vous serait superflue

    Auteur : Corneille - Source : Hor. V, 2


  23. Et vous souhaite toute sorte de bonheur et à cette jolie couvée qui est sous votre aile, et qui vous doit donner tant de plaisir et de consolation

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : t. VIII, lett. 762, dans POUGENS


  24. Elle [Marie] est dans cette terre d'exil notre consolation

    Auteur : BOURDAL. - Source : Dévot. à la Vierge, Myst. t. II, p. 361


  25. C'était de leurs mains [des prêtres] qu'elle recevait le corps et le sang du Fils de Dieu ; voilà la source de son respect ; comme c'est de cette nourriture céleste que l'âme chrétienne tire sa force, sa consolation et sa charité....

    Auteur : FLÉCH. - Source : Mar.-Thér.




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Mise à jour le lundi 9 février 2026 à 21h35








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