Définition de « morne »


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions du mot morne de manière claire et concise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre le sens du mot.

Il comprend des informations supplémentaires telles que des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes et bien sûr des citations littéraires sur morne pour aider à enrichir la compréhension du mot Morne et répondre à la question quelle est la définition de morne ?

NOM genre () de 1 syllabes
Une définition simple : (fr-rég|m??n) morne (mf)

  • Qui est d’une tristesse sombre, allant jusqu’à l’abattement. - Là étaient les débris vivants des meurtrières rencontres des premiers jours: dragons, zouaves, chasseurs de Vincennes, turcos, soldats de la ligne, hussards, lanciers, tous hâves, silencieux, mornes, traînant ce qui leur restait de souffle. (Amédée Achard; « Récits dun soldat - Une Armée Prisonnière; Une Campagne Devant Paris » -1871) (fr-rég|m??n) morne (m)

  • (vx) Nom qu’on donnait, dans les anciennes colonies françaises, à une petite montagne.(réf|2) - Sur le morne qui domine la rive septentrionale du goulet de la pointe Riche, nous distinguons un mât de signaux, premier indice de la civilisation européenne en ces cantons. (Voyage de Dumont dUrville autour du Monde, raconté par lui-même) (-réf-) (réf|2)(R:Rivarol)


    Définitions de « morne »


    Trésor de la Langue Française informatisé


    MORNE1, adj.

    A. ? [Appliqué à une pers.] Qui est dans un état d'abattement, d'ennui ou de tristesse se manifestant par un manque de vitalité et une tendance plus ou moins marquée au mutisme. Je suis morne toujours. Je n'ai plus d'exaltations, plus de ferveur. Hier je n'ai pas eu la force de souffrir de Pelléas. La vie de caserne est affreuse et les jours ne passent pas. Je pense à toi avec lassitude (Rivière, Corresp.[avec Alain-Fournier], 1906, p.289).Une foule morne qui piétinait dans le noir sans rien dire et sans se bousculer, ce qui m'impressionna beaucoup car à Naples la foule est habituellement gaie et bruyante et portée à la chanson (Cendrars, Bourlinguer, 1948, p.162):
    1. L'homme en qui s'exagéraient ordinairement les sentiments du bord, pénibles ou joyeux, Paganel, lui qui au besoin eût inventé l'espérance, Paganel demeurait morne et silencieux. On le voyait à peine. Sa loquacité naturelle, sa vivacité française s'étaient changées en mutisme et en abattement. Il semblait même plus complètement découragé que ses compagnons. Verne, Enf. cap. Grant, t.3, 1868, p.207.
    ? [P. méton.] Qui exprime, traduit cet état, ou se traduit, est accompagné par cet état.
    ? [En parlant d'un aspect de la pers., d'une manifestation de son comportement] Air, sourire morne; silence morne. Il apportera donc à sa femme un regard morne, une humeur sombre, un front morose, tout ce qui caractérise un mari qui aime ailleurs que chez lui (Ponson du Terr., Rocambole, t.2, 1859, p.252).
    ? [En parlant d'un sentiment, d'un état physique ou psychique] Un morne désespoir; un morne ennui; une morne fatigue. Ils se remirent en marche, ayant dans leur allure le morne accablement des bêtes de somme (Moselly, Terres lorr., 1907, p.2):
    2. Il n'y avait plus rien sur ce visage impénétrable et simple comme le granit, qu'une morne tristesse. Toute sa personne respirait l'abaissement et la fermeté, et je ne sais quel accablement courageux. Hugo, Misér., t.1, 1862, p.252.
    ? Emploi subst. masc. sing. à valeur de neutre. [Certains fous] passés à l'état de pierre stupide au fond de laquelle suinte quelque chose qu'on ne voit pas et qui est le désespoir et l'insanité. ? Leur immobilité est d'un morne qui fend le coeur. Ils révèlent l'éternité du supplice par l'immobilité rigide de la pose (Barb. d'Aurev., Memor. 3, 1856, introd., p.62).
    B. ? [Appliqué à une chose] Qui provoque un état de lassitude, d'ennui par son uniformité, son absence d'intérêt, son manque d'éclat. Synon. ennuyeux, monotone; gris, terne, maussade.Vie, existence, travail morne; temps, ciel morne; paysage, ville, plaine morne; couleur, ton morne; style morne. Le travail que n'illumine pas le sens du divin est triste et sans but; il tourne aisément à la corvée morne, au pensum, quelle que soit sa nature (L. Daudet, Homme et poison, 1925, p.9).Ce fut une journée morne, triste. Il faisait très chaud. Un temps sourd, de peu de lumière, aux nuées basses (Bosco, Mas Théot., 1945, p.160):
    3. La campagne... morne, dans la nuit morne... L'immense campagne... Quelle désolation uniforme!.. rapide, dans les vastes espaces de silence, le petit char glisse sur la route déserte entre les bras noirs des sapins!... G. Leroux, Roul. tsar, 1912, p.164.
    REM.
    Mornement, adv.D'une manière morne. Le poème de la matière marche, lourd et lent comme une charrue. Courbet la poussera jusqu'à l'extrémité de son large sillon unique, qui luit mornement comme un sol humide et chauffé (Faure, Hist. art, 1921, p.188).
    Prononc. et Orth.: [m? ?n?]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Ca 1140 murne agn. «abattu par la tristesse (en parlant d'une personne)» (Geiffrei Gaimar, Hist. des Anglais, éd. A. Bell, 2536); ca 1160 morne «id.» (Enéas, 8398 ds T.-L.); 2. 1181-90 «empreint d'une sombre tristesse (en parlant du visage, etc.)» (Chrétien de Troyes, Conte du Graal, éd. F. Lecoy, 7785); 3. a) 1549 temps morne (Est.); b) 1572 [éd.] couleur morne (Amyot, ?uvres morales et meslées de Plutarque, t.1, p.74). Prob. issu d'un anc. verbe morner, v. morné.
    STAT. ? Morne1, 2 et 3. Fréq. abs. littér.: 2384. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 2167, b) 4477; xxes.: a) 5435, b) 2620.


    MORNE2, subst. masc.

    [Principalement dans une île ou sur un littoral] Colline, montagne. Un gros morne la termine [une île] à chacune de ses extrémités; et un pic, ou plutôt un volcan, à en juger par sa forme, s'élève au milieu (Voy. La Pérouse, t.3, 1797, p.96).Aux Gonaïves, près du Port-au-Prince. On voit une habitation en ruine sur les flancs élevés d'un morne qui domine une rade (Lamart., T. Louverture, 1850, I, 1, p.1263).Le côté de l'est est barré par de hauts mornes ferrugineux qu'enserre et couronne le bleu de la mer (T'Serstevens, Itinér. esp., 1933, p.88).
    Prononc. et Orth.: [m? ?n?]. Att. ds Ac. dep. 1798. Étymol. et Hist. 1640 (Bouton, Relation de l'establissement des François depuis l'an 1635 dans l'Isle de la Martinique, p.30). Mot du créole des Antilles qui s'est répandu ensuite aux créoles de la Réunion, d'Haïti et de la Martinique, d'orig. incertaine (cf. FEW t.21, p.15a). Peut-être issu, par altération, de l'esp. morro «monticule, rocher» (1591 ds Cor.-Pasc.) qui représente un type *murrum, du rad. prérom. *murr-, v.moraine et morion1. Cf. Bl.-W.1-5et Chaudenson, Le Lex. du parler créole de la Réunion, t.1, p.619. Fréq. V. morne1. Bbg. Dulong (G.). Le Mot morne en canad. fr. In: Congrès Internat. Des Sc. Onom. Wien, 1969, t.1, pp.255-258.


    MORNE3, susbt. fém.

    HIST. DES ARM. (Moy. Âge). Anneau utilisé pour garnir la pointe d'une arme courtoise et la rendre ainsi moins meurtrière. On attachait des mornes à l'extrémité des fers des lances dont on faisait usage dans les tournois, pour empêcher ces fers de pénétrer dans les défauts de la cuirasse, et pour les rendre par conséquent, moins dangereux (Havard1890).
    Prononc.: [m? ?n?]. Étymol. et Hist. 1. 1478 «virole de fer» (Douët d'Arcq, Comptes de l'Hôtel des rois de France, p.353); 2. 1479 «anneau servant à rendre la lance inoffensive» (Arnaud d'Agnel, Comptes du roi René, t.1, p.395). Dér. régr. de morné «émoussé» (v. ce mot). Fréq. V. morne1.


    Wiktionnaire


    Adjectif - ancien français

    morne \Prononciation ?\ masculin et féminin identiques

    1. Morne.
      • Li paien en sont trestuit morne (Partonopeus de Blois, manuscrit 368 français de la BnF. Fol. 13v. b.)

    Nom commun 2 - français

    morne \m??n\ féminin

    1. (Vieilli) Anneau qui servait à rendre la lance inoffensive.
    2. Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)?
      • Sentir, à travers la morne des feuilles, le soleil mordiller mes avant-bras, mon front et ma poitrine. (Lolita Pille, Eléna et les joueuses, Éditions Stock, Paris, 2019, p. 13)

    Nom commun 1 - français

    morne \m??n\ masculin

    1. Nom qu'on donne, dans les anciennes colonies françaises (Réunion, Antilles, etc.), à une petite montagne?[2].
      • Sur le morne qui domine la rive septentrionale du goulet de la pointe Riche, nous distinguons un mât de signaux, premier indice de la civilisation européenne en ces cantons. (Voyage de Dumont d'Urville autour du Monde, raconté par lui-même)
      • La nuit se faisait de plus en plus sombre, la lune avait disparu, le vent mugissait sourdement dans les mornes, les pirates avaient fini, les uns après les autres, par se livrer au sommeil. (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l'Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
      • Ce que l'on est tenté de prendre pour un donjon n'est peut-être qu'un morne pierreux. (Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, p. 17-27)
      • À sa gauche, le paysage défilait, très lentement, car la pétrolette de Jeffries avait fort à faire. C'était une succession de criques sauvages, de mornes déserts, d'îlots de corail, dominés par la masse sombre de la forêt et de la montagne. (Pierre Benoit, Erromango, 1929)
      • Le bois-chandelle pousse à l'état sauvage [?] Il croît en petits bosquets sur les pentes érodées des mornes calcaires, dans les rajets (halliers). (Doryane Kermel-Torrès; Les Huiles essentielles, in Atlas de Haïti, 1985)
      • Seuls les mornes célèbres, dont le pain de sucre, qui sont tout ce qu'il reste aujourd'ui de sauvage dans la baie, sont aujourd'hui reconnaissables. (Jean-Christophe Rufin, Rouge Brésil, annexe « À propos des sources de Rouge Brésil »), page 547, éditions Gallimard, 2001)

    Adjectif - français

    morne \m??n\ masculin et féminin identiques

    1. Qui est d'une tristesse sombre, allant jusqu'à l'abattement.
      • Le malheureux Lion, languissant, triste, et morne,
        Peut à peine rugir, par l'âge estropié.
        Il attend son destin, sans faire aucunes plaintes ;
        (Jean de La Fontaine, Fables, Le Lion devenu vieux)
      • Là étaient les débris vivants des meurtrières rencontres des premiers jours : dragons, zouaves, chasseurs de Vincennes, turcos, soldats de la ligne, hussards, lanciers, tous hâves, silencieux, mornes, traînant ce qui leur restait de souffle. (Amédée Achard, Récits d'un soldat - Une Armée Prisonnière ; Une Campagne Devant Paris, 1871)
      • En de certains jours, ma pauvre petite reste morne, attentive, comme si elle attendait quelqu'un [?] (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
      • Les Comanches et les chasseurs restèrent mornes et silencieux, attendant sans bouger l'arrivée des pirates. (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l'Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
      • Le curé de Melotte [?] n'était plus craint. Ses foudres de carton, ses tonnerres lointains, l'évocation des bûchers infernaux, la promesse des félicités paradisiaques dans un éden, somme toute, passablement morne et fort problématique, ne faisaient plus guère frémir que quelques vieilles dévotes et les gosses de neuf à onze ans [?] (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
      • L'expression du regard de cette enfant de huit ans était habituellement si morne et parfois si tragique qu'il semblait, à de certains moments, qu'elle fût en train de devenir une idiot ou un démon. (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
    2. (Figuré) Qualifie un temps obscur et couvert.
      • La fatigue, le temps morne (j'entends de la pluie dans le soir), l'ombre qui augmente ma solitude et m'agrandit malgré tous mes efforts et puis quelque chose d'autre, je ne sais quoi, m'attristent. (Henri Barbusse, L'Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
    3. (Figuré) Qualifie une couleur sombre, obscure, qui n'a ni vivacité ni éclat.
      • [?] rien ne resplendit plus, après minuit, que cinq ou six débits mal fréquentés dont l'éclairage ourle le trottoir d'un morne flamboiement. (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
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    Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

    MORNE. adj. des deux genres
    . Qui est d'une tristesse sombre, allant jusqu'à l'abattement. Vous êtes bien morne aujourd'hui. Il était morne et silencieux, morne et pensif. Par extension, Visage, air, attitude, œil morne. Un morne silence. Fig., Temps morne, Temps obscur et couvert. Fig., Couleur morne, Couleur sombre, obscure, qui n'a ni vivacité ni éclat.

    Littré

    MORNE (mor-n') adj.
    • 1Qui a la tristesse peinte sur le visage, dans la contenance. Le malheureux lion, languissant, triste et morne, La Fontaine, Fabl. III, 14. ?à ce discours je te trouve un peu morne, Boileau, Sat. X. Tout un peuple suivait, morne, glacé d'horreur, Voltaire, Oreste, V, 7.
    • 2Il se dit aussi des choses. Ce morne et froid accueil me surprend à mon tour, Corneille, Hor. II, 2. [Des coursiers] L'?il morne maintenant, et la tête baissée, Racine, Phèdre, V, 6. Le morne et triste silence de l'Ingénu, ses yeux sombres, ses lèvres tremblantes, les frémissements de son corps?, Voltaire, l'Ingénu, 20. Morne clarté, Chénier M. J. Charles IX, V, 2. Morne effroi, Chénier M. J. Fénel. I, 1.

      Temps morne, temps obscur et couvert.

      Couleur morne, couleur sombre, qui manque d'éclat.


    HISTORIQUE

    XIIe s. À l'ostel s'en ala li huem [l'homme de] nostre seignur?; Si clerc furent vers li e murne e en irur, Th. le mart. 109.

    XIIIe s. Et au pauvre [la dame] se fait et chiche et morne, Quesnes, Romancero, p. 86. [La femme] Une hore rit, autre hore est morne, la Rose, 3995. À joie et à déduit t'atorne?; Amors n'a cure d'omme morne, ib. 2188.

    XVIe s. Quand on peint un tableau, on cache dessoubs les couleurs brusques et mornes, et met on au-dessus les guayes et claires, Amyot, De la tranq. d'âme, 31. Un visage morne et contristé, Montaigne, I, 270. Son ?il morne et transi, D'Aubigné, Tragiques. la Chambre dorée (édit. LALANNE, p. 142).

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    Encyclopédie, 1re édition

    MORNE, adj. (Gramm.) triste, silentieux & sombre. Il ne se dit guere que des personnes & des choses personnifiées. Il y a des animaux en qui la nature est morne, & ils sont ordinairement méchans. Une passion violente & malheureuse est morne. Le désespoir, quand il est extrème, est morne.

    Mornes, s. m. (Géog.) c'est ainsi qu'on appelle dans les îles françoises de l'Amérique les montagnes de moyenne hauteur, voisines de la mer, & comme détachées des hautes montagnes qui occupent le milieu des îles ; quelquefois ces dernieres sont aussi appellées mornes, ainsi que le gras morne, le morne du Vauclin & le morne de la Callebasse à la Martinique.

    Morne, (Géog.) terme qu'emploient les François de l'Amérique pour signifier un cap élevé ou une petite montagne qui s'avance en mer ; c'est pour cela qu'ils nomment gros morne une haute montagne de l'Amérique septentrionale dans l'île de la Martinique, près du bourg de la Trinité & de l'anse du Gallion. Vainement voudrions-nous rejetter aujourd'hui ces sortes de termes barbares, nous nous trouvons forcés de les adopter. (D. J.)

    Morné, adj. terme de Blason, il se dit des lions & autres animaux qui n'ont ni dents, ni bec, ni langues, ni griffes, ni queue. Du Halgoet en Bretagne, d'azur au lion morné d'or.

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    Étymologie de « morne »

    Picard, mourme?; provenç. morn?; portug. morno?; du germanique?: goth. maurnan, être triste?; anc. h. allem. mornan?; angl. to mourn.

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    (adjectif) (c. 1140) D'un ancien verbe morner « être triste », du vieux normand mourne, ou mourme («?triste?», «?de santé fragile?»), du francique *mornôn, de même origine que le gotique ???????, maúrnan (« être triste », « être inquiet ») (cf. anglais to mourn (« être en deuil »)?[1].
    (nom commun 1) (1640) Du créole des Antilles, altération de l'espagnol morro (« monticule »). ? voir morion
    (nom commun 2) (1478) De morner. ? voir morné
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    MORNE1, adj.
    Étymol. et Hist. 1. Ca 1140 murne agn. «abattu par la tristesse (en parlant d'une personne)» (Geiffrei Gaimar, Hist. des Anglais, éd. A. Bell, 2536); ca 1160 morne «id.» (Enéas, 8398 ds T.-L.); 2. 1181-90 «empreint d'une sombre tristesse (en parlant du visage, etc.)» (Chrétien de Troyes, Conte du Graal, éd. F. Lecoy, 7785); 3. a) 1549 temps morne (Est.); b) 1572 [éd.] couleur morne (Amyot, ?uvres morales et meslées de Plutarque, t.1, p.74). Prob. issu d'un anc. verbe morner, v. morné.

    morne au Scrabble


    Le mot morne vaut 6 points au Scrabble.

    morne

    Informations sur le mot morne - 5 lettres, 2 voyelles, 3 consonnes, 5 lettres uniques.

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    Le calcul de points ne prend pas en compte lettre compte double, lettre compte triple, mot compte double et mot compte triple. Ces cases augmentent les valeurs des mots posés selon un coefficient indiqué par les règles du jeu de Scrabble.

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    morne

    Les rimes de « morne »


    On recherche une rime en RN .

    Les rimes de morne peuvent aider les poètes et les paroliers à trouver des mots pour former des vers avec une structure rythmique cohérente, mais aussi pour jouer avec les mots et les sons, découvrir de nouvelles idées et perspectives ce qui peut être amusant et divertissant.

    Les rimes en Rn

    Rimes de ternes      Rimes de morne      Rimes de décharne      Rimes de Sint-Martens-Leerne      Rimes de cornent      Rimes de interne      Rimes de Vreren      Rimes de cerne      Rimes de Zarren      Rimes de gibernes      Rimes de détournes      Rimes de capricorne      Rimes de tadorne      Rimes de diurnes      Rimes de nocturnes      Rimes de Genoelselderen      Rimes de décharnent      Rimes de cothurnes      Rimes de Haute-Marne      Rimes de marnent      Rimes de lorgne      Rimes de cromorne      Rimes de berne      Rimes de navires-citernes      Rimes de contournent      Rimes de bighorns      Rimes de subalternes      Rimes de tavernes      Rimes de navire-citerne      Rimes de externe      Rimes de Seine-et-Marne      Rimes de nocturne      Rimes de Elsenborn      Rimes de arvernes      Rimes de maritorne      Rimes de détourne      Rimes de Laarne      Rimes de borgne      Rimes de paterne      Rimes de gouvernent      Rimes de badernes      Rimes de s Herenelderen      Rimes de berne      Rimes de lucarne      Rimes de caserne      Rimes de Sint-Martens-Voeren      Rimes de discerne      Rimes de acharnent      Rimes de falerne      Rimes de saxhorn     

    Mots du jour

    ternes     morne     décharne     Sint-Martens-Leerne     cornent     interne     Vreren     cerne     Zarren     gibernes     détournes     capricorne     tadorne     diurnes     nocturnes     Genoelselderen     décharnent     cothurnes     Haute-Marne     marnent     lorgne     cromorne     berne     navires-citernes     contournent     bighorns     subalternes     tavernes     navire-citerne     externe     Seine-et-Marne     nocturne     Elsenborn     arvernes     maritorne     détourne     Laarne     borgne     paterne     gouvernent     badernes     s Herenelderen     berne     lucarne     caserne     Sint-Martens-Voeren     discerne     acharnent     falerne     saxhorn     


    Les citations sur « morne »

    1. Roule, roule ton flot indolent, morne Seine.

      Auteur : Paul Verlaine - Source : Poèmes saturniens (1866), Nocturne parisien


    2. Possiblement, avait dit Pythagore, que je voudrais un garçon. Ç'avait été une fille. Et Pythagore, qui éprouvait que toutes les feuilles de son corps branchaient sur le doux arbre qu'était Cinna Chimène, s'était vu comme les autres hommes du morne l'auraient pressenti à sa place, pour ainsi dire démuni par l'arrivée de cette fille, première – née.

      Auteur : Edouard Glissant - Source : La Case du Commandeur (1981)


    3. Aux abords immédiats de la mosquée ... il y a une morne réverbération de soleil sur le pavage blanc et sur les édicules secondaires, portiques ou mirhabs, dont le sanctuaire est entouré.

      Auteur : Louis Marie Julien Viaud, dit Pierre Loti - Source : Jérusalem (1894)


    4. La morne tristesse du désert règne sur cette terre aride dont le sein gercé nourrit à peine quelques mimosas dépouillés, des cactus et des palmiers nains.

      Auteur : Anatole France - Source : Le Crime de Sylvestre Bonnard (1881)


    5. On cache dessoubs les couleurs brusques et mornes, et met-on au dessus les guayes et claires.

      Auteur : Jacques Amyot - Source : De la tranquilité d'âme, 31


    6. Au déboulé garçon pointe ton numéro
      Pour gagner ainsi le salaire
      D'un morne jour utilitaire
      Métro, boulot, bistro, mégots, dodo, zéro


      Auteur : Pierre Béarn - Source : Couleurs d'usine (1950)


    7. Les champs n'étaient point noirs, les cieux n'étaient pas mornes, - Non, le jour rayonnait dans un azur sans bornes - Sur la terre étendu ...

      Auteur : Victor Hugo - Source : Les Rayons et les Ombres (1840)


    8. Là-bas où dans les joncs croupissent les eaux mornes,
      l'eau vive se jouait au temps de ma jeunesse,
      des sonnailles passaient de la lande au pacage...
      Le soleil garde seul son âge et sa beauté.


      Auteur : Conrad Ferdinand Meyer - Source : Le soleil garde seul


    9. Le premier jour d'usine est terrifiant pour tout le monde, beaucoup m'en parleront ensuite, souvent avec angoisse. Quel esprit, quel corps peut accepter sans un mouvement de révolte de s'asservir à ce rythme anéantissant, contre nature, de la chaîne ? L'insulte et l'usure de la chaîne, tous l'éprouvent avec violence, l'ouvrier et le paysan, l'intellectuel et le manuel, l'immigré et le Français. Et il n'est pas rare de voir un nouvel embauché prendre son compte le soir même du premier jour, affolé par le bruit, les éclairs, le monstrueux étirement du temps, la dureté du travail indéfiniment répété, l'autoritarisme des chefs et la sécheresse des ordres, la morne atmosphère de prison qui glace l'atelier.

      Auteur : Robert Linhart - Source : L'Etabli (1978)


    10. Parmi nos jours, la morne trame dont est tissée la vie, il en est qui sont des fils d'or entre les laines et les tourbes, fils vermeils, qui brillent quand le courage nous prend de considérer la monotone tapisserie que la mort laissera inachevée.

      Auteur : Jean Mallard, comte de La Varende - Source : Le Centaure de Dieu (1938)


    11. Il n'y a pas d'apparence non plus qu'un conseiller de la Tournelle regarde comme un de ses semblables un homme qu'on lui amène hâve, pâle, défait, les yeux mornes, la barbe longue et sale, couvert de la vermine dont il a été rongé dans un cachot.

      Auteur : Voltaire - Source : Dictionnaire philosophique portatif (1764), Torture


    12. O combien de marins, combien de capitaines - Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines, - Dans ce morne horizon se sont évanouis! - Combien ont disparu, dure et triste fortune! - Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune...

      Auteur : Victor Hugo - Source : Les Rayons et les Ombres (1840), Oceano Nox


    13. Morne esprit, autrefois amoureux de la lutte,
      L'Espoir, dont l'éperon attisait ton ardeur,
      Ne veut plus t'enfourcher! Couche-toi sans pudeur,
      Vieux cheval dont le pied à chaque obstacle butte.


      Auteur : Charles Baudelaire - Source : Les Fleurs du Mal (1857), LXXX - Le goût du néant


    14. Plongé dans ce bonheur suprême
      De me dire encore et toujours,
      En dépit des mornes retours,
      Que je vous aime, que je t'aime!


      Auteur : Paul Verlaine - Source : La Bonne Chanson (1870), XV


    15. Avoir vingt ans jusqu'à quatre-vingts ans et plus, quelle morne répétition d'inanités et de fadaises! - Quel narcissisme bégayant et désespérant!

      Auteur : Louis Pauwels - Source : Les dernières chaînes


    16. ... de mornes descriptions d'une sexualité minutieuse, scolaire et appliquée. Elles ne tiennent pourtant pas au sujet, car «l'acte», en 1944, n'était pas réglé autrement, ni ne comportait pas plus de variations que cent ans plus tôt ou dix ans plus tard.

      Auteur : François Mauriac - Source : Bloc-notes


    17. Les femmes des champs ne rient guère d'ailleurs. C'est affaire aux hommes, cela! Elles ont l'âme triste et bornée, ayant une vie morne et sans éclaircie.

      Auteur : Guy de Maupassant - Source : Contes


    18. J'aime l'araignée et j'aime l'ortie - Parce qu'on les hait; - Et que rien n'exauce et que tout châtie - Leur morne souhait.

      Auteur : Victor Hugo - Source : Les Contemplations (1856), III, 27


    19. Il n'y a qu'une espèce d'hommes qui soit totalement responsable de son propre malheur, celle des hommes qui trouvent la vie morne et ennuyeuse.

      Auteur : Herbert George Wells - Source : L'Histoire de M. Polly


    20. Un morne engourdissement de l'esprit me fait végéter depuis trois ans. Peut-être, m'occupant trop de mon jardin, au contact des plantes ai-je pu prendre leurs habitudes.

      Auteur : André Gide - Source : Journal, novembre 1904


    21. Rien n'égale en longueur les boiteuses journées, - Quand sous les lourds flocons des neigeuses années - L'Ennui, fruit de la morne incuriosité, - Prend les proportions de l'immortalité.

      Auteur : Charles Baudelaire - Source : Les Fleurs du Mal (1857), Spleen


    22. Ah ! le toit de chaume aspire au repos ! Elle aspire au repos, la minime flamme dansante sur l'étang morne ! Il aspire au repos, l'esprit vigilant qui se débat dans la chair des hommes depuis le commencement du monde.

      Auteur : Georges Bernanos - Source : Dialogues d'ombres (1955)


    23. Accablé de paresse et de mélancolie, - Je rêve dans un lit où je suis fagoté, - Comme un lièvre sans os qui dort dans un pâté - Ou comme un Don Quichotte en sa morne folie.

      Auteur : Marc-Antoine Girard, sieur de Saint-Amant - Source : Oeuvres complètes (1627), Le Paresseux


    24. Qu'elle est belle, qu'il est beau!
      Le morne oubli prend dans l'ombre,
      Par degrés, l'épaisseur sombre
      De la pierre du tombeau.


      Auteur : Victor Hugo - Source : Les Chansons des rues et des bois (1865), L'oubli


    25. C'est (la mélancolie) la maladie de celui qui, dépité de n'être pas tout, choisit, par un revers enfantin de l'orgueil, de n'être rien, ne gardant du monde que ce qui lui ressemble: le morne et le pluvieux.

      Auteur : Christian Bobin - Source : L'inespérée


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    Les mots proches de « morne »

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    Les synonymes de « morne»

    Les synonymes de morne :

      1. chagrin
      2. triste
      3. affligé
      4. attristé
      5. morose
      6. mélancolique
      7. contrit
      8. abattu
      9. amer
      10. sombre
      11. peine
      12. déplaisir
      13. affliction
      14. douleur
      15. souffrance
      16. tristesse
      17. mélancolie
      18. cafard
      19. spleen
      20. éteint
      21. terne
      22. effacé
      23. décoloré
      24. apathique
      25. fadasse
      26. fade
      27. maussade
      28. ennuyeux
      29. sépulcral
      30. caverneux
      31. funèb

    synonymes de morne

    Fréquence et usage du mot morne dans le temps


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