La définition de Malaise du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Malaise
Nature : s. m.
Prononciation : ma-lê-z'
Etymologie : Mal, et aise ; bressan, moléso.

Voir les citations du mot MalaiseSignification du mot Malaise


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de malaise de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec malaise pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Malaise ?


La définition de Malaise

État de mal-être.


Toutes les définitions de « malaise »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

MALAISE. n. m.
Trouble plus ou moins léger de la santé, qui ne peut guère se localiser avec précision. Ressentir du malaise. Avoir un grand malaise. Éprouver un malaise passager. Il signifie figurément Sorte d'inquiétude ou de gêne résultant de causes obscures. Il y a un malaise général dans le pays. Cette famille vit dans un perpétuel malaise.

Littré

MALAISE (ma-lê-z') s. m.
  • 1État de mal-être. [L'homme heureux] Sans jamais en son aise un malaise éprouver, Malherbe, I, 4. Le malaise des besoins s'exprime par des signes, quand le secours d'autrui est nécessaire pour y pourvoir, Rousseau, Ém. I. Les climats froids produiront des hommes moins ardents que d'autres, mais plus laborieux, plus actifs, plus vigoureux par leur complexion, plus entreprenants par l'impulsion du malaise, Marmontel, Élém. litt. ?uv. t. VIII, p. 382, dans POUGENS.
  • 2 Particulièrement. État de souffrance du corps sans maladie caractérisée.
  • 3Il se dit aussi d'un état de souffrance morale. Il éprouva du malaise en se trouvant devant celui qu'il avait offensé. C'est déjà un bien que de dissiper ce malaise, Condillac, Hist. anc. III, 26.
  • 4Être dans le malaise, être à l'étroit, être mal dans ses affaires.

HISTORIQUE

XIIIe s. Ceux qui estoient de l'arriere garde furent à grant malaise des Turcs [furent très maltraités], Joinville, p. 58, dans LACURNE. Et si tres en malaise et si fort tourmentée, Berte, LXVIII.

XVe s. Et sachez que qui fust encrolé en ces crolieres, il eust trouvé à malaise qui lui aidast, Froissart, I, I, 37. Vous plaise nous escrire de vos nouvelles, et en quelle santé vous vous trouvez après les medecines qu'avez prises?; car j'en suis à très grand malaise, Godefroy, Rem. sur l'hist. de Charles VII, p. 896, dans LACURNE.

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Encyclopédie, 1re édition

MALAISE, (Anatomie.) nom d'une apophyse de l'os de la pommette, qu'on appelle aussi os malaise, & d'une apophyse de l'os maxillaire qui s'articule avec cet os. Voyez Pommette.

Malaise, s. m. Malaisé, adj. (Gramm.) manque des choses nécessaires aux besoins de la vie. On dit dans ce sens, il est dans le malaise. Cet homme est pauvre & malaisé.

Mais l'adjectif malaisé a une acception que n'a point le substantif malaise ; il est synonyme à difficile. Cette affaire est malaisée. De l'adjectif malaisé pris en ce sens, on a fait l'adverbe malaisément, & l'on a dit, une ame sensible s'accommode malaisément de la société des hommes ; elle y trouve une infinité de petites peines qui l'en dégoutent.

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Wiktionnaire


Nom commun - français

malaise \ma.l?z\ masculin

  1. Trouble plus ou moins léger de la santé, qui ne peut guère se localiser avec précision.
    • Et tout le village bientôt, à des degrés variant selon la constitution et la force de résistance de chacun, fut en proie à des malaises étranges, symptômes inexplicables d'empoisonnement. (Louis Pergaud, Un petit logement, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Il s'agit de faire face à la bobologie courante, mais également aux malaises et déshydratations potentielles liées aux fortes chaleurs qui auront lieu pendant l'intégralité du festival. (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 16 juillet 2022, page 13)
  2. (Sens figuré) Sorte d'inquiétude ou de gêne résultant de causes obscures.
    • Il y avait en lui ce vague malaise qu'on éprouve quand on s'est arrangé pour oublier un devoir qu'on s'était prescrit. (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 228)
    • Mais dans le même temps qu'elle admirait les robes, Francie éprouvait un étrange malaise. Ses yeux voyaient bien les couleurs, le cerise, l'orange, le bleu vif, le rouge et le jaune, mais elle avait l'impression qu'une chose sournoise se cachait derrière les costumes : [?]. (Betty Smith, Le lys de Brooklyn, traduit par Maurice Beerblock, 1947, Éditions Belfond, 2014, chapitre 4)
    • À l'instant, je me sens au milieu de nulle part. C'est une sensation de malaise indescriptible, un inconfort inqualifiable. (Renée Pelletier, C?ur sur papier : paroles et dessins de guérison, 2005, page 27)
    • Il retrace les méandres, les scoumounes qui ont conduit ces grands enfants du malaise collectif à ces cellules réglementaires de 3 x 3 mètres. Dire les maux avec mots, ceux de Djamel, David, Laurent, Séfia, Frédéric, Damien, etc. (Patrice Delbourg, Le bateau livre : 99 portraits d'écrivains, éd. Le Castor Astral, 2000, page 64)
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Trésor de la Langue Française informatisé


MALAIS, -AISE, adj. et subst.

A. ?
1. Adj. et subst. (Celui, celle) qui vit en Malaisie, qui en est originaire. Monde, peuple malais; conteur, domestique, équipage, peintre malais. Nous sommes ici dans une partie du Pacifique souvent fréquentée par les pirates malais (Verne,Île myst., 1874, p. 143).Certains Pygmées (...) se livrent au commerce avec les Malais et troquent des produits de la jungle contre du riz, du sel, des perles, du tabac (Page, Dern. peuples primit., 1941, p. 25).
2. Adj. Qui est propre aux Malais, à la Malaisie; qui leur appartient. État malais; kriss malais; flore, littérature malaise. Une espèce de pirogue d'une excessive légèreté, fabriquée à Marseille d'après un modèle malais (Balzac,Langeais,1834, p. 344).Les grands fonds de l'archipel malais (Hist. gén. sc., t. 3, vol. 1, 1961, p. 422):
. Il nous fallut traverser des quartiers chinois (...); puis des faubourgs malais, indiens, où toute sorte de figures d'Asie nous regardaient passer avec des yeux étonnés. Loti, Pêch. Isl., 1886, p. 157.
B. ? LINGUISTIQUE
1. Subst. masc. sing. Langue de la péninsule de Malacca, parlée sur les côtes des îles indonésiennes et devenue langue commerciale du Sud-Est asiatique. Il avait un ami, Deval, élève, pour le malais, de l'École des langues orientales (A. France, Mannequin, 1897, p. 14).V. dériver1B 1 a Voy. La Pérouse.
2. Adj. Qui concerne cette langue, qui lui appartient. Mots malais (Cuisinier, Danse sacrée, 1951, p. 114).
REM. 1.
-malais, élém. de compos.a)
Deutéro-malais, -aise, adj. et subst.(Qui concerne une) personne appartenant au groupe de peuples indonésiens des côtes de la Malaisie et de Java, résultant de la fusion d'Indonésiens primitifs et d'un élément mongol méridional (d'apr. Lar. encyclop.). L'Asie du Sud-Est est peuplée, en majeure partie, de populations brunes ayant gardé un type assez net. La plupart parlent des langues «malayo-polynésiennes», très différentes d'ailleurs: ainsi les Dayak de Bornéo, les Batak de Sumatra, les Igorots des Philippines, peuples qui n'ont subi ni l'influence indienne, ni celle de l'Islam; on les appelle Proto-Malais par opposition aux Deutéro-Malais, Malais au sens strict (Javanais, Soundanais, Balinais, Achinais, Talagog, Cebuyans, etc.) indianisés puis islamisés (Encyclop. univ.t. 21968, p. 588).
b)
Proto-malais, -aise, adj. et subst.(Qui concerne une) personne appartenant au groupe des peuples de l'intérieur des archipels indonésiens, caractérisés par leur petite taille, la couleur brune de leur peau et leurs cheveux noirs (d'apr. Lar. encyclop.). V. supra ex. de Encyclop. univ.
2.
Malayo-, élém. de compos. représentant malais.
Malayo-polynésien, -ienne, adj.a) Famille malayo-polynésienne. Groupe ethnique auquel appartiennent les Malais et la plupart des Polynésiens. (Ds Lar. 19eSuppl. 1890-Nouv. Lar. ill., Quillet 1965). b) Langues malayo-polynésiennes. Famille de langues agglutinantes parlées dans la zone s'étendant de Madagascar à l'ouest, à Hawaï et à l'île de Pâques à l'est, en passant par la péninsule et l'archipel malais et incluant la plupart des langues du Pacifique à l'exception des langues australiennes, papoues et négritos. (Dict. xxes.). Synon. langues austronésiennes.La phonologie, la morphologie ? et les lieux d'emploi ? distinguent deux groupes dans la famille malayo-polynésienne: l'indonésien et le polynésien, dérivé d'une langue disparue proche du premier groupe (Lang. Monde1952, p. 649).
Prononc. et Orth.: [mal?], fém. [-?:z]. Ac. 1798-1878, Littré: malai, fém. -aie ,,plusieurs écrivent malais``; Rob., Lar. Lang. fr.: malais, -aise. Étymol. et Hist. 1714 ling. ([Saint-Hyacinthe], Le Chef-d'oeuvre d'un inconnu, A Monsieur... [Jean Masson], Lausanne, Bousquet ds Quem. DDL t. 15). Issu du mot mala?yu de la lang. de la région de la péninsule de Malacca, prob. par l'intermédiaire de l'angl. Malay att. dep. 1598 comme terme désignant les habitants de cette région et leur langue (cf. NED). Fréq. abs. littér.: 96. Bbg. Quem. DDL. t.15.


MALAIS, -AISE, adj. et subst.

A. ?
1. Adj. et subst. (Celui, celle) qui vit en Malaisie, qui en est originaire. Monde, peuple malais; conteur, domestique, équipage, peintre malais. Nous sommes ici dans une partie du Pacifique souvent fréquentée par les pirates malais (Verne,Île myst., 1874, p. 143).Certains Pygmées (...) se livrent au commerce avec les Malais et troquent des produits de la jungle contre du riz, du sel, des perles, du tabac (Page, Dern. peuples primit., 1941, p. 25).
2. Adj. Qui est propre aux Malais, à la Malaisie; qui leur appartient. État malais; kriss malais; flore, littérature malaise. Une espèce de pirogue d'une excessive légèreté, fabriquée à Marseille d'après un modèle malais (Balzac,Langeais,1834, p. 344).Les grands fonds de l'archipel malais (Hist. gén. sc., t. 3, vol. 1, 1961, p. 422):
. Il nous fallut traverser des quartiers chinois (...); puis des faubourgs malais, indiens, où toute sorte de figures d'Asie nous regardaient passer avec des yeux étonnés. Loti, Pêch. Isl., 1886, p. 157.
B. ? LINGUISTIQUE
1. Subst. masc. sing. Langue de la péninsule de Malacca, parlée sur les côtes des îles indonésiennes et devenue langue commerciale du Sud-Est asiatique. Il avait un ami, Deval, élève, pour le malais, de l'École des langues orientales (A. France, Mannequin, 1897, p. 14).V. dériver1B 1 a Voy. La Pérouse.
2. Adj. Qui concerne cette langue, qui lui appartient. Mots malais (Cuisinier, Danse sacrée, 1951, p. 114).
REM. 1.
-malais, élém. de compos.a)
Deutéro-malais, -aise, adj. et subst.(Qui concerne une) personne appartenant au groupe de peuples indonésiens des côtes de la Malaisie et de Java, résultant de la fusion d'Indonésiens primitifs et d'un élément mongol méridional (d'apr. Lar. encyclop.). L'Asie du Sud-Est est peuplée, en majeure partie, de populations brunes ayant gardé un type assez net. La plupart parlent des langues «malayo-polynésiennes», très différentes d'ailleurs: ainsi les Dayak de Bornéo, les Batak de Sumatra, les Igorots des Philippines, peuples qui n'ont subi ni l'influence indienne, ni celle de l'Islam; on les appelle Proto-Malais par opposition aux Deutéro-Malais, Malais au sens strict (Javanais, Soundanais, Balinais, Achinais, Talagog, Cebuyans, etc.) indianisés puis islamisés (Encyclop. univ.t. 21968, p. 588).
b)
Proto-malais, -aise, adj. et subst.(Qui concerne une) personne appartenant au groupe des peuples de l'intérieur des archipels indonésiens, caractérisés par leur petite taille, la couleur brune de leur peau et leurs cheveux noirs (d'apr. Lar. encyclop.). V. supra ex. de Encyclop. univ.
2.
Malayo-, élém. de compos. représentant malais.
Malayo-polynésien, -ienne, adj.a) Famille malayo-polynésienne. Groupe ethnique auquel appartiennent les Malais et la plupart des Polynésiens. (Ds Lar. 19eSuppl. 1890-Nouv. Lar. ill., Quillet 1965). b) Langues malayo-polynésiennes. Famille de langues agglutinantes parlées dans la zone s'étendant de Madagascar à l'ouest, à Hawaï et à l'île de Pâques à l'est, en passant par la péninsule et l'archipel malais et incluant la plupart des langues du Pacifique à l'exception des langues australiennes, papoues et négritos. (Dict. xxes.). Synon. langues austronésiennes.La phonologie, la morphologie ? et les lieux d'emploi ? distinguent deux groupes dans la famille malayo-polynésienne: l'indonésien et le polynésien, dérivé d'une langue disparue proche du premier groupe (Lang. Monde1952, p. 649).
Prononc. et Orth.: [mal?], fém. [-?:z]. Ac. 1798-1878, Littré: malai, fém. -aie ,,plusieurs écrivent malais``; Rob., Lar. Lang. fr.: malais, -aise. Étymol. et Hist. 1714 ling. ([Saint-Hyacinthe], Le Chef-d'oeuvre d'un inconnu, A Monsieur... [Jean Masson], Lausanne, Bousquet ds Quem. DDL t. 15). Issu du mot mala?yu de la lang. de la région de la péninsule de Malacca, prob. par l'intermédiaire de l'angl. Malay att. dep. 1598 comme terme désignant les habitants de cette région et leur langue (cf. NED). Fréq. abs. littér.: 96. Bbg. Quem. DDL. t.15.


MALAISE, subst. masc.

État ou sensation pénible.
A. ? [Sur le plan matériel]
1. Vieilli. Gêne financière, matérielle. Anton. aisance.Être dans le malaise (Ac.1798-1878).Croyez-vous que cette soif de bien-être soit un signe des temps? Les hommes n'ont eu à aucune époque l'appétit du malaise. Ils ont toujours cherché à améliorer leur état (A. France,Bonnard, 1881, p. 427):
1. On payait le sucre six francs la livre, et, au milieu de l'opulence apparente de la nation, on manquait de choses fort nécessaires à la vie (...). On souffrait d'un certain malaise matériel... Sand,Hist. vie, t. 2, 1855, p. 346.
? Dans le domaine de l'écon.État de crise; difficultés financières. Malaise des affaires. La surproduction est une des causes du malaise actuel de l'industrie beurrière (Pouriau,Laiterie, 1895, p. 445).L'ébranlement eût été moins profond sans le malaise économique. (...) l'argent se cachait ou émigrait; les industries de luxe périclitaient; jamais les chômeurs n'avaient été si nombreux (Lefebvre,Révol. fr., 1963, p. 151).
2. Rare. État où l'on n'a pas ses aises, son confort. Anton. bien-être.Les chemins de fer (...) imaginent des heures de départ pour la contrariété et le malaise des voyageurs (Goncourt,Journal, 1889, p. 1028).Qu'il vienne ici, qu'il vienne ici Loin de tout ennemi. Le mauvais temps sera tout son malaise, L'hiver son seul souci (Toulet,Vers inéd., 1920, p. 102).[Les] tensions du besoin qui ouvrent le cycle de l'action par le malaise et le ferment par la satisfaction (Ricoeur,Philos. volonté, 1949, p. 229).
? P. ext., rare. Malaise de qqc. Caractère incommode, inconfortable de quelque chose; difficulté de quelque chose. Gilliatt (...) se mit à escalader la petite Douvre. À mesure qu'il montait, l'ascension était plus rude. Il avait négligé d'ôter ses souliers, ce qui augmentait le malaise de la montée. Il ne parvint pas sans peine à la pointe (Hugo,Travaill. mer, 1866, p. 261).
B. ? [Sur le plan physiol.] Trouble passager de la santé, ne constituant pas une maladie caractérisée, et qui se traduit généralement par une sensation de faiblesse, des étourdissements, des suées, des nausées, sans douleur bien précise. Synon. incommodité, indisposition, défaillance.L'odeur du café et la fumée du cigare lui causent un tel malaise que, chaque jour, elle croit se trouver mal (Martin du G., Devenir, 1909, p. 185).Bientôt son visage, qui s'était détendu, exprima le malaise. En quelques secondes il devint livide, son front se couvrit de sueur (Montherl.,Pitié, 1936, p. 1211):
2. Tandis que je lisais (...), une brusque somnolence. Je regagne mon lit pour m'y étendre un instant, et, sitôt couché, des vertiges violents; sueurs froides et nausées. Bientôt après, crise de vomissements. Le malaise a duré jusqu'à la nuit. Gide,Retour Tchad, 1928, p. 891.
SYNT. Malaise physiologique, physique; malaise passager; malaises fréquents; malaise diffus, indéfinissable, vague, général, léger; éprouver, ressentir un malaise, un sentiment, une sensation de malaise; souffrir d'un malaise, être pris de malaise, être la proie d'un malaise; le malaise passe, revient; état de malaise.
? Malaise + déterm. exprimant la cause.Si les malaises de la vieillesse ne commençaient à se faire sentir, je vivrais très-réellement dans une chaumière du Berry, pourvu qu'elle fût propre (Sand,Hist. vie, t. 2, 1855, p. 315).J'ai eu froid hier chez Zola, et je sens en moi le malaise d'un rhume futur (Goncourt,Journal, 1896, p. 931).Les intoxications servent aussi à rassurer le malade, qui apprend avec joie que sa paralysie n'est qu'un malaise toxique (Proust,Sodome, 1922, p. 797).
? En partic. Trouble dans le fonctionnement d'un organe; douleur locale. Malaise cardiaque; malaise d'oreilles. Je me suis reposé tout ce jour; je crains mes malaises de l'estomac (Delacroix,Journal, 1853, p. 108).Une douleur dans la cuisse, qui rend le sommeil tout à fait impossible et vous tient dans l'espèce de malaise de coeur qui précède l'évanouissement (Goncourt,Journal, 1891, p. 149).Elle a eu un malaise qui la prenait à la poitrine, à l'épaule, dans le bras, elle ne pouvait plus respirer (Bernanos,Journal curé camp., 1936, p. 1253).
? Malaise nerveux. Trouble affectant le psychisme, l'émotivité. Elle en arrivait à un malaise nerveux, à des angoisses intolérables, au milieu des commérages sans cesse renaissants de la maison (Zola,Bonh. dames, 1883, p. 772).Un certain docteur (...) persuada ma mère que tous mes malaises, nerveux ou autres, étaient dus à des flatuosités (Gide,Si le grain, 1924, p. 434).
? Au fig. Aujourd'hui des courses d'affaires, demain un dîner de famille, sans compter les malaises du talent et ceux du corps (Balzac,Cous. Bette, 1846, p. 198).Ce soir, on reste ensemble: Claire est souffrante. ? Pas gravement, je l'espère? ? Non, malaise d'humeur plutôt que de santé (Estaunié,Ascension M. Baslèvre, 1919, p. 138).Vous lui laissez une inquiétude vague et meurtrie, un de ces malaises du courage, si cruels aux meilleurs (La Varende, Dern. fête, 1953, p. 95).
C. ? [Sur le plan moral] Trouble, gêne, embarras que l'on éprouve dans une situation anormale, équivoque ou inquiétante. Il éprouvait un vague malaise. Cet escamotage de papiers ? si utile qu'il pût être ? ne lui plaisait guère (Martin du G., Thib., Été 14, 1936, p. 422).Depuis un moment, elle éprouvait avec force ce qu'elle ressentait, mais faiblement, chaque fois qu'elle croisait Jean dans l'escalier (...) un étrange malaise, quelque chose de vague et d'inavoué qui ressemblait à du dégoût (Green,Malfaiteur, 1955, p. 89):
3. Mais au milieu de ces faux-semblants et de ce chuchotis de la nuit, un malaise, à la longue, embrouillait les idées. Non pas une peur: un malaise (...). Plampougnis se secouait de fois à autre, mais une gêne descendait sur lui, lui pesait sur les membres. Il lui semblait que quelque créature était là, derrière, qui allait le prendre par les reins... Pourrat,Gaspard, 1922, p. 90.
SYNT. Malaise confus, sourd, insupportable, intolérable, profond, durable, grandissant; emplir de malaise; causer, inspirer un/du malaise; éprouver un malaise, un sentiment de malaise; être envahi, oppressé d'un malaise; un malaise plane.
? Malaise + compl. exprimant la cause.Ils sentent, malgré eux et malgré vous, dans leur conduite, le malaise secret et le mécontentement involontaire d'une fausse position (Joubert,Pensées, t. 1, 1824, p. 450).La misère recommence toujours, on reste enfermé là-dedans... (...). Un silence se faisait, tous soufflaient un instant, dans le malaise vague de cet horizon fermé (Zola,Germinal, 1885, p. 1276):
4. ... c'est le malentendu qui transforme les propos les plus innocents en allusions perfides ou en gênantes insinuations, qui fait peser sur toutes les épaules, comme un manteau de plomb, le lourd malaise de l'équivoque. Le malentendu, c'est la tension et la gêne ? deux formes bénignes de l'angoisse. Jankél.,Je-ne-sais-quoi, 1957, p. 192.
? En partic. Inquiétude, mécontentement sourd, insatisfaction (répandus dans un groupe social). Malaise des enseignants; malaise paysan. La question d'Égypte (...) peut cesser d'être entre les deux peuples [France et Angleterre] une cause de malaise (Jaurès, Ét. soc., 1901, p. 6).Quand la France aborda la guerre, un lourd malaise social tenait son peuple divisé (De Gaulle, Mém. guerre, 1959, p. 94):
5. L'énorme malaise qui mine la classe prolétarienne et qui est à la base des convulsions modernes n'a peut-être pas seulement les causes sociales qu'on y dénonce, mais aussi une source morale et profonde, qui réside dans ce déséquilibre de l'être humain frustré de son épanouissement normal. Huyghe,Dialog. avec visible, 1955, p. 38.
REM.
Malaisance, subst. fém.,vx ou littér. a) Manque d'aisance matérielle. Tant de peuples (...) rongés d'impôts, en lutte avec le budget de chaque jour, roulés de révolutions en révolutions, qui augmentent tous les impôts, même celui du sang (...) empoisonnent toutes les plaies de la malaisance, du mécontentement et de l'envie (Goncourt,Journal, 1867, p. 332).b) Malaisance à + inf. Difficulté (à faire quelque chose). La malaisance à passer d'ouvrage en ouvrage, puisque l'ouvrage fini nous habite encore et ne laisse au travail de l'autre qu'une place très embrouillée (Cocteau,Diff. d'être, 1947, p. 141).
Prononc. et Orth.: [mal?:z]. Att. ds Ac. dep. 1694. Homon. malaise (de malais). Étymol. et Hist. 1. Ca 1135 «état de mal-être, où l'on n'est pas à son aise» [être] a malaise (Couronnement Louis, 261 ds T.-L.); en partic. ca 1200 «état d'inquiétude, tourment d'esprit» (Escoufle, 3269, ibid.); 2. av. 1316 «état de celui qui n'est pas à son aise, en partic. sur le plan de la fortune» (Jehan Maillart, Roman du comte d'Anjou, éd. M. Roques, 5255); 3. 1587 «sensation pénible d'un trouble dans les fonctions physiologiques» (Malherbe, Les Larmes de StPierre, 165 ds ?uvres, éd. L. Lalanne, I, 4); cf. 1758 malaise d'une grossesse (Helvetius, De l'esprit, p. 392); 4. 1810 «état de trouble dans le corps social» un malaise d'opinion (J. de Maistre, Constit., p. 105); 1832 malaise social (Sand, Indiana, p. 4). Comp. de mal1* et de aise1*, d'abord dans des loc. adv. Fréq. abs. littér.: 1686. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 1046, b) 2175; xxes.: a) 3251, b) 3156. Bbg. Dauzat Ling. fr. 1946, p.45. _ Lew. 1968, pp.91-92. _ Mack. t.2 1939, p.184.


MALAISÉ, -ÉE, adj.

A. ? Vieilli. [Correspond à malaise A 1] Qui n'est pas dans l'aisance, qui est peu fortuné. Anton. aisé (v. ce mot B).Les deux choses alimentaires dont se soutiennent, s'alimentent, vivent les populations malaisées, ? les pommes de terre et le fromage ? (Goncourt,Journal, 1871, p. 712).À quelque classe aisée ou malaisée que nous appartenions (Sand,Impress. et souv., 1873, p. 321):
1. Par la vente d'Aymon il a réalisé De quoi pouvoir donner un tournoi, l'an passé, Et bien vivre, et jeter l'argent par la fenêtre; La grandeur veut le faste, il ne convient pas d'être À la fois duc superbe et prince malaisé... Hugo,Légende, t. 4, 1877, p. 623.
? P. méton. Qui dénote le manque de fortune. Pourquoi y a-t-il des enfants qui ont l'air pauvre, qui ont sur le front, sur les joues, dans les yeux, le reflet de l'intérieur malaisé? On a l'air de les avoir emmaillotés dans une quittance du Mont-de-Piété (Goncourt,Journal, 1862, p. 1178).
B. ? Qui est difficile, peu commode. Anton. aisé (v. ce mot A).
1. Rare. [En parlant d'une pers.] Qui n'est pas d'un caractère, d'un abord facile. Anton. aisé (v. ce mot A 1 b).Au moment où Henriet Cousin s'approcha de la loge, elle lui fit une figure tellement sauvage qu'il recula. ? Monseigneur, dit-il en revenant au prévôt, laquelle faut-il prendre? ? La jeune. ? Tant mieux. Car la vieille paraît malaisée (Hugo,N.-D. Paris, 1832, p. 549).
2. Vieilli. [En parlant d'un lieu de passage] Où l'on ne peut passer sans peine, qui présente des obstacles. Escalier, côte, raidillon malaisé(e). P. méton. Trajet malaisé. Ce chemin de Vitré aux Rochers, qui était long, montueux et malaisé, a été refait à neuf, nous dit-on: «maintenant il est macadamisé et fort commode» (Sainte-Beuve,Caus. lundi, t. 5, 1851-62, p. 178):
2. Elle savait qu'en descendant à Leyzieu, par le chemin raide, le long du ruisseau des moulins, elle gagnerait du temps. Elle s'y engagea. C'était un raccourci malaisé, aux gros blocs irréguliers. Daniel-Rops, Mort, 1934, p. 43.
? P. métaph. Il y a des jours montueux et malaisés qu'on met un temps infini à gravir et des jours en pente qui se laissent descendre à fond de train en chantant (Proust,Swann, 1913, p. 391).
3. Cour. [En parlant d'un acte, d'une opération de l'esprit] Qui ne se fait qu'avec peine, qui exige des efforts. Anton. aisé (v. ce mot A 2).Entreprise, exercice, travail, solution malaisé(e). Forger seul et sans aide est plus que malaisé (Hugo,Travaill. mer, 1866, p. 288).La constatation des faits par l'historien est toujours une opération malaisée et de succès incertain (A. France,Vie littér., 1890, p. 118).Siffler est un exercice assez malaisé d'ordinaire pour les personnes du sexe féminin (Duhamel,Passion J. Pasquier, 1945, p. 103).
? Malaisé + subst. désignant la pers. qui accomplit l'action.Malaisé à, pour qqn. Ces aggravations dans la manoeuvre rendaient l'opération malaisée pour Gilliatt lui-même (Hugo,Travaill. mer, 1866, p. 306).Rien de plus difficile que d'être tout à fait vrai dans la société moderne (...). Cela est surtout malaisé aux gens ou aux peuples, qui ont la manie indiscrète de laisser parler leur coeur sans repos (Rolland,J.-Chr., Révolte, 1907, p. 396).Faire des connaissances féminines à Balbec me serait aussi facile que cela m'avait été malaisé autrefois (Proust,Sodome, 1922, p. 754).
? Malaisé à + inf.[L'inf. exprime l'action, l'opération de l'esprit, le subst. qualifié est objet de l'inf.] Qqc. est malaisé à établir, à faire, à organiser, à définir, à saisir. Une femme qui a un amant peut en avoir deux, comme dit la chanson, mais une femme qui a un amour est impossible ou du moins fort malaisée à vaincre (Gautier,Fracasse, 1863, p. 200).Durtal se butait (...) contre des théories confuses, des postulations incertaines, difficiles à se figurer, malaisées à délimiter, impossibles à clore. Il ne parvenait pas à se définir ce qu'il sentait (Huysmans,Là-bas, t. 1, 1891, p. 10).Furieux de ce truc de la montagne, de cacher derrière un premier sommet un autre plus malaisé à atteindre (Gide,Journal, 1935, p. 1230).
? [Avec ell. du compl. inf.] L'avocat donc avait commencé par s'expliquer sur le vol des pommes, ? chose malaisée en beau style (Hugo,Misér., t. 1, 1862, p. 325).
? [Tournure impers.] C'est, il est malaisé (à, pour qqn) de + inf.Ce n'est pas bien malaisé de troubler un coeur de seize ans (Tharaud,Trag. de Ravaillac, 1913, p. 89).Il eût été malaisé, même à un observateur attentif, de discerner l'espèce de révolution qui s'était accomplie en moi (Duhamel,Confess. min., 1920, p. 193).Repris la Barcarolle de Chopin, qu'il n'est pas si malaisé que je croyais de jouer plus vite (Gide,Journal, 1921, p. 695).
? Rare, emploi subst. masc. sing. avec valeur de neutre. Ce qui est malaisé (à faire). Mon dieu! C'est bien facile d'être bon, le malaisé c'est d'être juste (Hugo,Misér., t. 1, 1862, p. 259).
C. ? Rare. [En parlant du comportement d'une pers.]
1. Qui manque d'aisance, de facilité naturelle. Anton. aisé (v. ce mot C).Un jour que je suivais une vallée où s'engagent peu les centaures, je découvris un homme qui côtoyait le fleuve sur la rive contraire. C'était le premier qui s'offrît à ma vue, je le méprisai. Voilà tout au plus, me dis-je, la moitié de mon être! Que ses pas sont courts et sa démarche malaisée! (M. de Guérin,Poèmes, 1839, p. 6).
2. [Correspond à malaise C] Qui manifeste de la gêne, de l'embarras. MmeCartuywels était là qui attendait. Quand elle vit entrer Edmond, elle eut un soupir malaisé. Qu'allait-elle lui dire? Quelle horreur! (...) Qu'avait-elle fait contre ce beau garçon en menant sa maîtresse à ce monstre? (Aragon,Beaux quart., 1936, p. 448).
Prononc. et Orth.: [mal?ze] ou [-le-]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Début xiiies. malaisié «incommode, désagréable» (Gautier de Coinci, Vie Ste Christine, éd. A. C. Ott, 2634); 2. ca 1260 «qui présente des obstacles difficiles à surmonter» porz... malaisiez a penre (Menestrel Reims, 374 ds T.-L.); 1538 chemin malaisé (Est., s.v. perplexus); 3. 1530 «qui ne se fait pas facilement» mal aisé à croire (Diodore, trad. Cl. de Seyssel, 88b ds Rom. Forsch. t. 32, p. 100). Comp. de mal2* et de aisé*. Fréq. abs. littér.: 291. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 189, b) 341; xxes.: a) 487, b)599. Bbg. Lew. 1968, p. 147. _ Rice (C.). Romance etymologies and other studies. Chapel Hill, 1946, p. 26. _ Sain. Sources t.3 1972 [1930], p. 67.


MALAISÉ, -ÉE, adj.

A. ? Vieilli. [Correspond à malaise A 1] Qui n'est pas dans l'aisance, qui est peu fortuné. Anton. aisé (v. ce mot B).Les deux choses alimentaires dont se soutiennent, s'alimentent, vivent les populations malaisées, ? les pommes de terre et le fromage ? (Goncourt,Journal, 1871, p. 712).À quelque classe aisée ou malaisée que nous appartenions (Sand,Impress. et souv., 1873, p. 321):
1. Par la vente d'Aymon il a réalisé De quoi pouvoir donner un tournoi, l'an passé, Et bien vivre, et jeter l'argent par la fenêtre; La grandeur veut le faste, il ne convient pas d'être À la fois duc superbe et prince malaisé... Hugo,Légende, t. 4, 1877, p. 623.
? P. méton. Qui dénote le manque de fortune. Pourquoi y a-t-il des enfants qui ont l'air pauvre, qui ont sur le front, sur les joues, dans les yeux, le reflet de l'intérieur malaisé? On a l'air de les avoir emmaillotés dans une quittance du Mont-de-Piété (Goncourt,Journal, 1862, p. 1178).
B. ? Qui est difficile, peu commode. Anton. aisé (v. ce mot A).
1. Rare. [En parlant d'une pers.] Qui n'est pas d'un caractère, d'un abord facile. Anton. aisé (v. ce mot A 1 b).Au moment où Henriet Cousin s'approcha de la loge, elle lui fit une figure tellement sauvage qu'il recula. ? Monseigneur, dit-il en revenant au prévôt, laquelle faut-il prendre? ? La jeune. ? Tant mieux. Car la vieille paraît malaisée (Hugo,N.-D. Paris, 1832, p. 549).
2. Vieilli. [En parlant d'un lieu de passage] Où l'on ne peut passer sans peine, qui présente des obstacles. Escalier, côte, raidillon malaisé(e). P. méton. Trajet malaisé. Ce chemin de Vitré aux Rochers, qui était long, montueux et malaisé, a été refait à neuf, nous dit-on: «maintenant il est macadamisé et fort commode» (Sainte-Beuve,Caus. lundi, t. 5, 1851-62, p. 178):
2. Elle savait qu'en descendant à Leyzieu, par le chemin raide, le long du ruisseau des moulins, elle gagnerait du temps. Elle s'y engagea. C'était un raccourci malaisé, aux gros blocs irréguliers. Daniel-Rops, Mort, 1934, p. 43.
? P. métaph. Il y a des jours montueux et malaisés qu'on met un temps infini à gravir et des jours en pente qui se laissent descendre à fond de train en chantant (Proust,Swann, 1913, p. 391).
3. Cour. [En parlant d'un acte, d'une opération de l'esprit] Qui ne se fait qu'avec peine, qui exige des efforts. Anton. aisé (v. ce mot A 2).Entreprise, exercice, travail, solution malaisé(e). Forger seul et sans aide est plus que malaisé (Hugo,Travaill. mer, 1866, p. 288).La constatation des faits par l'historien est toujours une opération malaisée et de succès incertain (A. France,Vie littér., 1890, p. 118).Siffler est un exercice assez malaisé d'ordinaire pour les personnes du sexe féminin (Duhamel,Passion J. Pasquier, 1945, p. 103).
? Malaisé + subst. désignant la pers. qui accomplit l'action.Malaisé à, pour qqn. Ces aggravations dans la manoeuvre rendaient l'opération malaisée pour Gilliatt lui-même (Hugo,Travaill. mer, 1866, p. 306).Rien de plus difficile que d'être tout à fait vrai dans la société moderne (...). Cela est surtout malaisé aux gens ou aux peuples, qui ont la manie indiscrète de laisser parler leur coeur sans repos (Rolland,J.-Chr., Révolte, 1907, p. 396).Faire des connaissances féminines à Balbec me serait aussi facile que cela m'avait été malaisé autrefois (Proust,Sodome, 1922, p. 754).
? Malaisé à + inf.[L'inf. exprime l'action, l'opération de l'esprit, le subst. qualifié est objet de l'inf.] Qqc. est malaisé à établir, à faire, à organiser, à définir, à saisir. Une femme qui a un amant peut en avoir deux, comme dit la chanson, mais une femme qui a un amour est impossible ou du moins fort malaisée à vaincre (Gautier,Fracasse, 1863, p. 200).Durtal se butait (...) contre des théories confuses, des postulations incertaines, difficiles à se figurer, malaisées à délimiter, impossibles à clore. Il ne parvenait pas à se définir ce qu'il sentait (Huysmans,Là-bas, t. 1, 1891, p. 10).Furieux de ce truc de la montagne, de cacher derrière un premier sommet un autre plus malaisé à atteindre (Gide,Journal, 1935, p. 1230).
? [Avec ell. du compl. inf.] L'avocat donc avait commencé par s'expliquer sur le vol des pommes, ? chose malaisée en beau style (Hugo,Misér., t. 1, 1862, p. 325).
? [Tournure impers.] C'est, il est malaisé (à, pour qqn) de + inf.Ce n'est pas bien malaisé de troubler un coeur de seize ans (Tharaud,Trag. de Ravaillac, 1913, p. 89).Il eût été malaisé, même à un observateur attentif, de discerner l'espèce de révolution qui s'était accomplie en moi (Duhamel,Confess. min., 1920, p. 193).Repris la Barcarolle de Chopin, qu'il n'est pas si malaisé que je croyais de jouer plus vite (Gide,Journal, 1921, p. 695).
? Rare, emploi subst. masc. sing. avec valeur de neutre. Ce qui est malaisé (à faire). Mon dieu! C'est bien facile d'être bon, le malaisé c'est d'être juste (Hugo,Misér., t. 1, 1862, p. 259).
C. ? Rare. [En parlant du comportement d'une pers.]
1. Qui manque d'aisance, de facilité naturelle. Anton. aisé (v. ce mot C).Un jour que je suivais une vallée où s'engagent peu les centaures, je découvris un homme qui côtoyait le fleuve sur la rive contraire. C'était le premier qui s'offrît à ma vue, je le méprisai. Voilà tout au plus, me dis-je, la moitié de mon être! Que ses pas sont courts et sa démarche malaisée! (M. de Guérin,Poèmes, 1839, p. 6).
2. [Correspond à malaise C] Qui manifeste de la gêne, de l'embarras. MmeCartuywels était là qui attendait. Quand elle vit entrer Edmond, elle eut un soupir malaisé. Qu'allait-elle lui dire? Quelle horreur! (...) Qu'avait-elle fait contre ce beau garçon en menant sa maîtresse à ce monstre? (Aragon,Beaux quart., 1936, p. 448).
Prononc. et Orth.: [mal?ze] ou [-le-]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Début xiiies. malaisié «incommode, désagréable» (Gautier de Coinci, Vie Ste Christine, éd. A. C. Ott, 2634); 2. ca 1260 «qui présente des obstacles difficiles à surmonter» porz... malaisiez a penre (Menestrel Reims, 374 ds T.-L.); 1538 chemin malaisé (Est., s.v. perplexus); 3. 1530 «qui ne se fait pas facilement» mal aisé à croire (Diodore, trad. Cl. de Seyssel, 88b ds Rom. Forsch. t. 32, p. 100). Comp. de mal2* et de aisé*. Fréq. abs. littér.: 291. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 189, b) 341; xxes.: a) 487, b)599. Bbg. Lew. 1968, p. 147. _ Rice (C.). Romance etymologies and other studies. Chapel Hill, 1946, p. 26. _ Sain. Sources t.3 1972 [1930], p. 67.

MALAIS, -AISE, adj. et subst.
Étymol. et Hist. 1714 ling. ([Saint-Hyacinthe], Le Chef-d'oeuvre d'un inconnu, A Monsieur... [Jean Masson], Lausanne, Bousquet ds Quem. DDL t. 15). Issu du mot mala?yu de la lang. de la région de la péninsule de Malacca, prob. par l'intermédiaire de l'angl. Malay att. dep. 1598 comme terme désignant les habitants de cette région et leur langue (cf. NED).

Malaise au Scrabble


Le mot malaise vaut 8 points au Scrabble.

malaise

Informations sur le mot malaise - 7 lettres, 4 voyelles, 3 consonnes, 6 lettres uniques.

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malaise

Les mots proches de Malaise

Mal, aleMalachiteMaladeMaladieMaladif, iveMaladrerieMaladroit, oiteMalainocMalaisanceMalaiseMalaisé, éeMalaisémentMalandreMalandreux, euseMalandrinMal-à-piedMal-appris, iseMalartMalaventureMalavisé, éeMalaxerMalaxeurMalchusMalcontent, enteMalderMaldonneMaldouxMâleMaleboucheMalebranchisteMalédictionMalefaimMaléficeMaléficié, éeMaléfiqueMalefortuneMalementMâlementMalemortMalencombreMalencontreMalencontreux, euseMalendurant, anteMal-en-pointMalentenduMalententeMalepesteMalepeurMalerageMal-êtremalmalmalMalmal-aimémal-aiméemal-aimésmal-baisémal-baiséemal-êtremal-pensantemal-pensantsmalabarmalabarmalabarsmalabarsMalabatMalachèremalachitemalademalademaladesmaladesmaladiemaladiesmaladifmaladifsmaladivemaladivementmaladivesmaladreriemaladressemaladressesmaladroitmaladroitmaladroitemaladroitemaladroitementmaladroitesmaladroitesmaladroitsmaladroitsMalafretazmalagaMâlainMalaincourtMalaincourt-sur-Meusemalairemalaismalais


Mots du jour


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Les citations avec le mot Malaise


  1. Eviter les sujets sérieux en début de repas. Ils figent et font parfois flotter au-dessus de la nappe des nuages de malaise qu'il est ensuite très difficile de faire lever.

    Auteur : Yves Beauchemin - Source : Sans référence


  2. Lorsque sur cette mer on vogue à pleines voiles,
    On croit avoir pour soi le vent et les étoiles,
    Il est bien malaisé de régler ses désirs.
    Le plus sage s'endort sur la foi des zéphyrs.


    Auteur : Jean de La Fontaine - Source : Elégies, I, à M. Foucquet


  3. Une fois dans la cour, tu t'es senti envahi par un malaise, honteux de ce que tu avais fait. Tu faisais l'expérience de cette banalité qu'on ne se sent pas toujours plus fort de découvrir la faiblesse de l'autre.

    Auteur : Valentin Musso - Source : Sans faille (2015)


  4. La mort est la fin d'une prison obscure, pour les nobles âmes; c'est un malaise pour les autres qui ont placé dans la fange toute leur sollicitude.

    Auteur : Pétrarque - Source : Triomphe de la mort


  5. Le sourire froid, détaché, railleur, le sourire qui m'a, si longtemps, donné du malaise, est soudain coloré d'une sorte de tendresse.

    Auteur : Georges Duhamel - Source : Chronique des Pasquier (1933-1945)


  6. Se contenir est plus malaisé que se mutiler. Se priver tous les jours est plus difficile que se sacrifier une fois. Le sage dans le monde est plus grand et plus héroïque que le sage dans le cloître.

    Auteur : Victor Hugo - Source : Philosophie prose, 1846-47


  7. Il est simple d'avoir la force d'agir, et si malaisé de trouver un sens à l'action !

    Auteur : Robert Musil - Source : L'Homme sans qualités (1933)


  8. Anna détestait les transports en commun. Elle considérait le métro comme la quintessence du malaise urbain. Un lieu de non-vie où s'expriment les facettes les plus sombres de l'être humain, de l'indifférence à la violence verbale ou physique. Anna avait toujours pensé que si Goethe avait été parisien, il aurait situé l'enfer de Dante sur la ligne

    Auteur : Nicolas Tackian - Source : Quelque part avant l'enfer


  9. Le dégoût est l'une des formes de l'obsession : on préfère y penser avec malaise que ne pas y penser.

    Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt - Source : L'Elixir d'amour (2014)


  10. A la guerre, il est malaisé de faire le partage entre le tragique et le grotesque, l'héroïque et le consternant...

    Auteur : Ismaïl Kadaré - Source : Le Général de l'armée morte (1963)


  11. L'amitié amoureuse, qui est plus que l'amour car elle en a tout le charme, et elle n'en a point les malaises, les grossieretés, ni les violences.

    Auteur : Jules Lemaître - Source : Sans référence


  12. Dites lui que l'amour d'un père est un amour malaisé puisqu'il ne peut se contenter de spontanéité, il doit se montrer plus réfléchi que n'importe quel amour.

    Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt - Source : Les deux messieurs de Bruxelles (2012)


  13. Il n'y avait pas un nuage dans mon âme, pas une sensation de malaise, et aussi loin que pouvait aller ma pensée, je n'avais pas une envie, pas un désir insatisfait. J'étais étendu les yeux ouverts, dans un état singulier ; j'étais absent de moi-même, je me sentais délicieusement loin.

    Auteur : Knut Hamsun - Source : La Faim (1890)


  14. Où que vous alliez, tout n'est que combat et guerre. Le monde est en crise. Et pour fuir ce malaise, l'homme a facilement tendance à prêter l'oreille aux murmures des démons.

    Auteur : Hiro Mashima - Source : Rave (1999-2005)


  15. La gêne suppose une hypertrophie de la perception de l'autre, d'ou la politesse des gens gênés, qui ne vivent qu'en fonction d'autrui. Le paradoxe de la gêne est qu'elle crée un malaise à partir de la déférence que l'autre inspire.

    Auteur : Amélie Nothomb - Source : La Nostalgie heureuse (2013)


  16. Les hommes d'action peuvent malaisément être sceptiques ou se retrancher dans un pessimisme tout négatif.

    Auteur : Emile Faguet - Source : Etudes littéraires sur le XVIIe siècle (1890)


  17. Tous les inconvénients de la vie ne valent pas qu'on veuille mourir pour les éviter. Et puis, tant de changements soudains se produisent aux choses humaines qu'il est malaisé de juger à quel point nous sommes justement au bout de notre espérance.

    Auteur : Michel de Montaigne - Source : Essais


  18. Je me fie aisément à la foi d'autrui. Mais malaisément le ferais-je lorsque je donnerais à juger l'avoir plutôt fait par désespoir et faute de coeur que par franchise et fiance de sa loyauté.

    Auteur : Michel de Montaigne - Source : Essais, I, 5


  19. Cette espèce de malaise lorsqu'on essaie d'imaginer la vie quotidienne des grands esprits... Vers deux heures de l'après-midi, que pouvait bien faire Socrate?

    Auteur : Emil Cioran - Source : Syllogismes de l'amertume (1952)


  20. Si jadis, on s'était jeté dans le paradis chrétien, cela venait de ce qu'il s'ouvrait alors comme la jeune espérance. Une religion nouvelle, une espérance nouvelle, un paradis nouveau, oui ! Le monde en avait soif, dans le malaise ou il se débattait.

    Auteur : Emile Zola - Source : Lourdes (1894)


  21. Je n’éprouvais plus de douleur, la faim l’avait émoussée ; au contraire, je me sentais délicieusement vide, sans contact avec ce qui m’entourait, et heureux de n’être vu de personne. J’étendis les jambes sur le banc et me renversai en arrière ; ainsi je pouvais mieux sentir tout le bien-être du détachement. Il n’y avait pas un nuage dans mon âme, pas une sensation de malaise, et aussi loin que pouvait aller ma pensée, je n’avais pas une envie, pas un désir insatisfait. J’étais étendu les yeux ouverts, dans un état singulier ! j’étais absent de moi-même, et je me sentais délicieusement loin.

    Auteur : Knut Hamsun - Source : La Faim (1890)


  22. La pluralité des voix n'est pas une preuve qui vaille rien, pour les vérités un peu malaisées à découvrir.

    Auteur : René Descartes - Source : Discours de la méthode (1637)


  23. Le pervers jouit du malaise qu’il produit chez l’autre.

    Auteur : Antoine Renand - Source : S'adapter ou mourir (2021)


  24. L'éternel masculin et l'éternel féminin sont, pour une large part, l'oeuvre des contingences sociales, et rien n'est plus malaisé que de démêler, dans l'empreinte sexuelle, ce qui appartient en propre à l'animal masculin et à l'animal féminin.

    Auteur : Jean Rostand - Source : L'Homme, VI


  25. L'homme c'est bien malaisé à définir. Admettons que ça reste un enfant. Gentil et câlin à ses heures, mais plein de vices.

    Auteur : Georges Bernanos - Source : Monsieur Ouine (1943)


Les citations du Littré sur Malaise


  1. Icetès voulut defendre jusques au bout les quartiers de la ville qu'il avoit occupez, soy confiant en ce qu'ilz estoient forts d'assiette et malaisez à approcher

    Auteur : AMYOT - Source : ib. 31


  2. Les semences sauvages qui sont de mesme forme en grandeur et grosseur que le froument, se trouvans meslées parmy, sont bien malaisées à trier, et separer d'ensemble avec le crible : .... aussi est l'amitié très difficile à cribler et discerner d'avec la flaterie

    Auteur : AMYOT - Source : Comm. disc. le flatt. de l'ami, 10


  3. Au regard des Guelphes et Gibelins, encore que nous soyons asseurez que ces deux paroles eussent pris leur commencement de la querelle du pape avec l'empereur Frederic, si est-ce que, quand vous aurez bien recherché tous les autheurs qui en ont escrit, malaisement que puissiez sçavoir qui donna la premiere entrée à ces deux mots

    Auteur : PASQUIER - Source : Rech. p. 737, dans LACURNE


  4. Un grand contentement malaisément se cèle

    Auteur : RÉGNIER - Source : Sat. XII


  5. L'odeur fascheuse du suc de pavot noir, qu'on appelle opion, fait qu'il est malaisé à mesler parmy le boire....

    Auteur : PARÉ - Source : XXIII, 44


  6. Le malaise des besoins s'exprime par des signes, quand le secours d'autrui est nécessaire pour y pourvoir

    Auteur : Jean-Jacques Rousseau - Source : Ém. I


  7. Assez malaisément on sort de mon empire

    Auteur : Corneille - Source : Toison d'or, III, 4


  8. Et li autre remestrent [restèrent] moult à malaise dedens Constantinople, come cil qui cremoient à perdre toute la terre

    Auteur : VILLEH. - Source : CL.


  9. Comme il n'est rien de plus malaisé que de fixer la mobilité et de contenir ce feu des esprits

    Auteur : BOSSUET - Source : 1er serm. Quinquagés. 1


  10. Deux petits ramerauz je porte à mon Olive, Denichez d'un grand orme à gravir malaisé

    Auteur : RONS. - Source : 743


  11. Il y entre [dans la tragédie] des batailles, des prises de villes, de grands périls, des révolutions d'États, et tout cela va malaisément avec la promptitude que la règle nous oblige de donner à ce qui se passe sur la scène

    Auteur : Corneille - Source : Disc. trag.


  12. S'il en faut faire autant afin que l'on me flatte, Cela n'est pas bien malaisé

    Auteur : Jean de La Fontaine - Source : Fabl. IV, 5


  13. Il estoit vieux et malaisé de sa personne

    Auteur : DESPÉR. - Source : Contes, XXVI


  14. Mielx vault estre en tort cras et aise, Qu'en droit chetif et à malaise

    Auteur : J. BRUYANT - Source : dans Ménagier, t. II, p. 217


  15. Un grand contentement malaisément se cèle

    Auteur : RÉGNIER - Source : Sat. XII


  16. Bien quinze semaines il fut au lict d'une course de cheval, dont il eut la jambe malement malaisée

    Auteur : Jean Froissard - Source : liv. II, p. 278, dans LACURNE


  17. Dites, dites, seigneur, qu'il est bien malaisé De céder ce qu'adore un coeur bien embrasé

    Auteur : Corneille - Source : Tite et Bér. II, 2


  18. [L'homme heureux] Sans jamais en son aise un malaise éprouver

    Auteur : MALH. - Source : I, 4


  19. Vous plaise nous escrire de vos nouvelles, et en quelle santé vous vous trouvez après les medecines qu'avez prises ; car j'en suis à très grand malaise

    Auteur : GODEFROY - Source : Rem. sur l'hist. de Charles VII, p. 896, dans LACURNE.


  20. Les medecins m'ont ordonné de me presser et cengler d'une serviette le bas du ventre, pour remedier à cet accident [le malaise causé par le mouvement d'un bateau]

    Auteur : MONT. - Source : IV, 5


  21. N'écoute pas tout ce qu'on dit, Et souviens-toi qu'une âme forte Donne malaisément crédit à ces bruits indiscrets où la foule s'emporte

    Auteur : Corneille - Source : Imit. I, 4


  22. Le commun estimoit qu'il fist erreur [eut tort] de laisser l'Attique, qui est païs aspre et malaisé pour gens de cheval

    Auteur : AMYOT - Source : Sylla, 34


  23. La pluralité des voix n'est pas une preuve qui vaille rien pour les vérités un peu malaisées à découvrir, à cause qu'il est bien plus vraisemblable qu'un homme seul les ait rencontrées que tout un peuple

    Auteur : DESC. - Source : Méth. II, 4


  24. Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé

    Auteur : Jean de La Fontaine - Source : Fabl. VII, 9


  25. Il est très malaisé que la plupart des principaux d'un État soient malhonnêtes gens, et que les inférieurs soient gens de bien ; que ceux-là soient trompeurs, et que ceux-ci consentent à n'être que dupes

    Auteur : Montesquieu - Source : Esp. III, 5




Les mots débutant par Mal  Les mots débutant par Ma

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Mise à jour le vendredi 13 février 2026 à 14h21










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