La définition de Compagnon du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Compagnon
Nature : s. m.
Prononciation : kon-pa-gnon
Etymologie : Bourguig. compaignon ; provenç. companh, compain, compenh, companho ; anc. espagn. compaño ; ital. compagno, compagnone. Si l'on examine les plus anciens textes rapportés dans l'historique, on y voit que compain est toujours employé comme nominatif, et compagnon comme régime ; de même, dans le provençal, companh est le nominatif, et compagno, le régime ; une telle formation suppose nécessairement un mot dont l'accent se déplace, compánio, companiónem, qui vient de cum, avec, et panis, pain (voy. ) : celui qui mange le même pain. Cette étymologie serait, si elle en avait besoin, confirmée par le provençal companatge, nourriture ; anc. franç. companage, ce qu'on donne dans un repas au delà du pain et du vin ; comparez aussi apanage. Cela écarte définitivement compaganus, de cum et paganus, qui avait été proposé et qui d'ailleurs aurait donné compayen.

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Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de compagnon de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec compagnon pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Compagnon ?


La définition de Compagnon

Celui qui accompagne une autre personne, qui est associé à elle.


Toutes les définitions de « compagnon »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

COMPAGNON. n. m.
Celui qui est habituellement avec un autre, qui fait avec lui la même chose. Compagnon d'école, d'étude, de fortune, de gloire. Compagnon de voyage. C'est un agréable compagnon, un fâcheux compagnon. Il a deux compagnons préférés. Il se dit figurément des Choses qui en accompagnent d'autres, qui s'y trouvent ordinairement jointes. L'esprit n'est pas toujours compagnon du bon sens. Prov. et fig., Qui a compagnon a maître, On est souvent obligé de céder aux volontés de ses associés, des personnes avec qui l'on vit. Compagnons d'armes se disait anciennement des Chevaliers qui avaient fait ensemble amitié particulière, avec protestation de ne se quitter jamais. Il se dit encore de Ceux qui ont fait la guerre ensemble. Il signifie quelquefois Égal. C'est un homme qui ne peut souffrir ni compagnon ni maître. Traiter, vivre de pair à compagnon, Traiter d'égal avec familiarité. Un bon compagnon se dit encore d'un Homme qui est gaillard, drôle, éveillé. Il fait le bon compagnon. Fam., C'est un hardi compagnon, Il est homme d'exécution et déterminé. Fam., C'est un petit compagnon, se dit d'un Homme qui fait pauvre figure. Il désigne aussi un Apprenti qui travaille auprès d'un ouvrier plus expérimenté. Il se dit plus particulièrement des Artisans qui font partie d'une société de gens de métier. Compagnons du Tour de France.

Littré

COMPAGNON (kon-pa-gnon) s. m.
  • 1Celui qui accompagne une autre personne, qui est associé à elle. Mais de qui savez-vous un désastre si grand?? - Des compagnons d'Araspe et d'Araspe mourant, Corneille, Nicom. V, 3. Gouvernez, si vous pouvez, tout seul les affaires, administrez la justice sans compagnons, Guez de Balzac, liv. IV, lett. 18. ? Oui, mon fils, c'est vous sur qui je me repose, Vous seul qu'aux grands desseins que mon c?ur se propose, J'ai choisi dès longtemps pour digne compagnon, Racine, Mithr. II, 5. L'inexpérience indocile Du compagnon de Paul-Émile Fit tout le succès d'Annibal, Rousseau J.-B. Ode à la Fortune. Venez, dignes soutiens de la grandeur romaine, Compagnons de César?, Voltaire, Mort de César, I, 3.

    Se dit des religieux qui habitent ou qui marchent ensemble. Un moine ne doit point sortir de son couvent sans que son supérieur lui donne un compagnon.

    Fig. Le bon c?ur est chez vous compagnon du bon sens, La Fontaine, Fabl. XII, 23.

    Compagnon de la mate, s'est dit pour filou, voleur. Alors le drille voulut parler à son tour des compagnons de la mate, Recueil de pièces com. dans LEROUX, Dict. comique.

  • 2Camarade. Il pouvait, sans sortir, contenter son envie, Avec ses compagnons tout le jour badiner, Sauter, courir, se promener, La Fontaine, Fabl. VIII, 16.
  • 3Collègue, confrère. Le notaire?: Moi?! si j'allais, madame, accorder vos demandes, Je me ferais siffler de tous mes compagnons, Molière, Femmes sav. V, 3.

    Compagnons d'armes, gens qui font la guerre ensemble. Il appelle ses compagnons de guerre, La Bruyère, Théophraste, 25.

  • 4Un égal. Il ne peut souffrir ni compagnon ni maître.

    En compagnons, sans cérémonie et comme il convient entre camarades. Je vous supplie, dit-il, vivons en compagnons, Régnier, Sat. VIII.

    Familièrement. Traiter quelqu'un de pair à compagnon, d'égal à égal. C'était un gros homme frais, rustre, très volontiers brutal, pair et compagnon avec tout le monde, Saint-Simon, 52, 123. Comment, disait-il en son âme, Ce chien, parce qu'il est mignon, Vivra de pair à compagnon Avec monsieur, avec madame, Et j'aurai des coups de bâton?! La Fontaine, Fabl. IV, 5.

  • 5Autrefois, garçon qui, ayant fait son apprentissage en quelque métier et n'ayant pas le moyen de se faire passer maître, allait servir et travailler chez les autres.

    Aujourd'hui, ouvrier qui a fini son apprentissage mais qui travaille pour un entrepreneur ou un autre ouvrier jouant le rôle d'entrepreneur. De simple compagnon, il est devenu chef d'atelier. Il a des compagnons qui travaillent sous lui, La Bruyère, V.

    Parmi les maçons, compagnon se dit, entre deux ouvriers, de celui qui aide à l'autre.

    Dans la typographie, nom que se donnent ceux qui travaillent à une même presse.

    Compagnons de rivière, ceux qui travaillent sur les ports à décharger et à serrer les marchandises.

    Ouvrier membre d'une société de compagnonnage. Les compagnons du Devoir. La mère des compagnons, femme qui héberge, aux frais d'une société de compagnons, ceux des membres qui sont en voyage.

    Travailler à dépêche compagnon, travailler vite et négligemment. C'est un ouvrage fait à dépêche compagnon.

    Se battre à dépêche compagnon, se battre à outrance, sans dessein de s'épargner.

  • 6Homme gaillard, vif, résolu, galant. C'est un compagnon. En son temps aux souris le compagnon chassa, La Fontaine, Fabl. XI, 8.

    Être bon compagnon, aimer le vin, la bonne chère, les plaisirs, ne pas reculer devant les dangers. Henri IV était bon compagnon, J'ai ouï dire que vous avez été autrefois un bon compagnon, Molière, Fourb. I, 6.

    Faire le compagnon, faire l'entendu.

    C'est un hardi compagnon, c'est un homme déterminé. On a dit de même?: il est gentil compagnon?; c'est un gentil compagnon. C'est un dangereux compagnon, c'est un homme capable de faire de mauvais coups.

    C'est un petit compagnon, c'est un homme sans importance. Mme de Guise passait les autres six mois à Alençon, où elle régentait l'intendant comme un petit compagnon, Saint-Simon, 35, 147. L'abbé Fleury était trop petit compagnon pour quitter sa charge par dépit, Saint-Simon, 63, 50. Jules Mazzarini, arrivant de son pays avec peu d'équipage et petit compagnon, estime les Français, Courier, I, 202.


    PROVERBE

    Qui a compagnon a maître, c'est-à-dire on ne fait rien sans le communiquer, quand on est lié de quelque manière avec une personne?; on est souvent obligé de céder aux volontés des personnes avec qui on est associé.

HISTORIQUE

XIe s. Ne Oliver, por ce qu'est sis cumpainz, Ch. de Rol. XXIV. L'arere-garde des douze cumpaignons, ib. LXVI.

XIIe s. Joste lui fu ses compaing Olivers, Ronc. p. 36. Li conpaignon après lui vont siguant [suivant], ib. p. 38. Si 'n apela [ainsi en apela] Rolant son conpagnon, ib. p. 44. S'il ne vient ci o cent mil compeignons, ib. p. 117. Dorenavant serons nous conpeignon, ib. p. 140. Onques teurtre qui pert son compaignon Ne fut un jour de [que] moi plus esbahie, Couci, XXIV. La fu morz Oliviers et ses compainz Rolanz, Sax. V. Laienz entra Thomas od mult poi conpaignuns, Th. le mart. 38. Compagnon d'armes avons esté set ans, Du Cange, compagus.

XIIIe s. Il et si compaignon la laisserent fuïr, Berte, CIII. Quant cil de Melans virent morir leur compaignon, Chr. de Rains, 118. Ainsinc, compains, esploiterés, Quant as portiers venus serés, la Rose, 7697. Compains est à toutes les choses, Qui sunt en tout le monde encloses, ib. 19243. Li compainz à mon compaignon n'est pas mon compainz, Digeste, f° 194. S'on pot savoir qu'il soient compaignon d'un malice, il doivent estre compaignon de rendre le domache, Beaumanoir, L, 9. Li quens ou li vesques li doivent baillier un compaignon, Beaumanoir, XII, 28. Quant ses compains sot que les detes?, Beaumanoir, XXI, 29. Et metent entr'ax [eux] peine ou manaces sor les compaignons qui lor aliance ne tenront, Beaumanoir, XXX, 62.

XVe s. Et si fit-on aucuns compagnons monter sur coursiers pour escarmoucher à eux, Froissart, I, I, 41. Par l'ennort et conseil [de] messire Hervey de Lion, avec qui il avoit esté grand compain en Grenade et en Prusse, Froissart, I, I, 151. François Acreman, qui estoit compaing en toutes choses à Philippe, Froissart, II, II, 205. Lesdits pays, que on appeloit compagnons ou alliés, Froissart, I, I, 125. Et sachez que chacun de ces soudoyés avoit chacun jour quatre compagnons ou gros de Flandre pour ses frais et pour ses gages, Froissart, I, I, 65. Quand notre bourgeois eut gagné la grace du compagnon [artisan], Louis XI, Nouv. I. Sire, dist-elle, j'ay amy que je ne quiers faulser?; puis s'en revint à ses compagnons [compagnes] et elle leur conta toute son aventure, Perceforest, t. IV, f° 149. Et luy qui desirant estoit d'honneur conquerre, empoigne son glaive, et s'en vient vers son compaignon [adversaire] qui venoit sur luy roidement et fort, ib. t. I, f° 108.

XVIe s. Mais de la tienne, Dieu mercy, Compaignon, tu ne m'en dis rien, Marot, I, 210. ? Ou pour jetter des fruits jà meurs et beaux, à mes compaings, qui tendoient leurs chappeaux?! Marot, I, 217. Les rois sont compaignons, sinon maistres, des loix, Montaigne, I, 12. Gentil compaignon par tout ailleurs, Montaigne, I, 96. Quoy que die ce bon compaignon [Catulle], Montaigne, I, 270. Caesar, estant creé consul pour la tierce fois, ne prit pas Antonius, ains choisit Lepidus pour son compagnon, Amyot, Anton. 13. Chiens pour le fauve, chiens pour le noir, levriers de compagnon et d'attache, D'Aubigné, Faen. I, 5. Les compagnons de la Matte [les filous], D'Aubigné, ib. III, 1. Vous vivez trop en bon compagnon pour que nous vous supçonnions de faire tout par conscience, D'Aubigné, Hist. III, 291. Compagnon bien parlant vaut en chemin chariot branlant, Leroux de Lincy, Prov. t. II, p. 276. Le petit et inferieur fait du compagnon avec le grand, Charron, Sagesse, p. 464, dans LACURNE.

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Encyclopédie, 1re édition

* COMPAGNON, s. m. se dit de celui qui en accompagne un autre, soit en voyage, soit dans un travail, soit dans quelqu'autre action ou circonstance. On dit compagnon de fortune ; mais il désigne particulierement dans les Arts, ceux qui au sortir de leur apprentissage travaillent chez les maîtres, soit à la journée, soit à leurs pieces. Il y a encore les compagnons de Marine, & les compagnons de Riviere : les premiers sont les matelots de l'équipage ; les seconds sont ceux qui travaillent sur les ports à charger & décharger les marchandises.

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Wiktionnaire


Nom commun - français

compagnon \k??.pa.???\ masculin (pour une femme, on peut dire : compagne, compagnonne)

  1. Celui qui est habituellement avec un autre ou qui fait avec lui la même chose.
    • [?] l'homme seul risque de tomber dans le désespoir, Dieu lui a ordonné de s'adjoindre des compagnons. (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l'Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
    • Le trisaïeul de son trisaïeul était l'égal, le compagnon, le pair du roi; à ce titre il est lui-même d'une classe privilégiée, celle des gentilshommes; [?]. (Hippolyte Taine, Philosophie de l'art, Germer Baillière, Paris, 1865, page 134)
    • Ceux de mes compagnons de voyage qui se disposent à traverser la Caspienne, se hâtent de courir vers le port. (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre III, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
    • Elle se disait féministe, suivait des cours de droit, parlait méprisamment de ces plaisirs faciles que recherchaient, dans des amours vénales, ses compagnons d'études. (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
    • Le 24, le vent tourna au Sud nous permettant d'établir la voilure, et, le lendemain la plupart de mes compagnons franchissaient pour la première fois le cercle polaire. (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • C'est bon ! c'est bon ! se décida soudain à balbutier le second pochard en entraînant son compagnon. (Francis Carco, L'Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
  2. (Par extension) Animal qui accompagne.
    • Le cheval qui est le compagnon fidèle de l'homme est aussi capable de le suivre dans toutes ses pérégrinations. [?]. Comme son maître, il est cosmopolite ; [?] (Jean Déhès, Essai sur l'amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
  3. (Histoire) Membre d'un corps de métier organisé en jurande.
    • Entre eux, les tondeurs sedanais font des assemblées. Après avoir bien réfléchi et discuté avec les maîtres depuis avril, le 1er août 1750 ils décident d'engager la « cloque », c'est à dire la grève générale des sept cents compagnons, et de « muleter » les jaunes de cinquante livres d'amende selon la tradition du compagnonnage auquel ils semblent appartenir. (Henri Manceau, Des luttes ardennaises, 1969)
  4. Ouvrier ou artisan qui fait partie d'une société de gens aux mêmes intérêts (compagnonnage).
    • Les Compagnons du Tour de France.
  5. (Par extension) Ouvrier qualifié d'une entreprise, dans le bâtiment notamment.
    • Parmi les tailleurs de pierre qui sculptaient les images des cathédrales, il y avait des hommes d'un talent supérieur, qui semblent être demeurés toujours confondus dans la masse des compagnons ; ils ne produisaient pas moins des chefs-d'?uvre. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, p.360)
    • Le compagnon est l'ouvrier qualifié travaillant dans une entreprise artisanale et possédant une qualification professionnelle attestée soit par le certificat de compagnon, soit par un apprentissage préalable ou un exercice prolongé du métier. (Article 4 bis, Code de l'artisanat, France, version 2008)
  6. Membre d'un groupe ou d'une organisation anarchiste.
    • Les anarchistes se donnent le titre de « compagnons », terme que nous avons employé souvent pour les désigner. (Jean Maitron, Le mouvement anarchiste en France - Des origines à 1914, Maspero, 1975, page 130)
  7. (Par extension) Concubin, celui qui vit avec un partenaire en état de concubinage.
    • Elle a vu Briant qui ira voir son « compagnon », comme elle dit, lequel, d'après elle, serait un Peintre pareil à Léonard de Vinci (pas moins !) (Jehan Rictus, Journal quotidien, cahier 151, page 101, 20 février 1933)
    • Lendemain du jour de l'An, en compagnie de la fille de ma compagne, de son mari et de Victor, leur fils de deux ans et demi, nous décidons d'aller sur l'avenue du Mont-Royal, dans l'un des très rares endroits ouverts en ce jour? pour nous donner congé de vaisselle. (Le Devoir, 5-6 janvier 2008)
    • On recommanda bien à cette femme, une fois de plus, de quitter son compagnon, qui en dehors de son alcoolisme et de sa brutalité, n'était de toutes façons qu'un bon à rien, incapable de garder un travail fixe bien longtemps. (Sonia de Braco, Ces foutues bonnes femmes, lulu.com, 2008, page 46)
  8. (Franc-maçonnerie) Second grade entre l'apprenti et le maître.
  9. (Figuré) Chose qui se trouve habituellement en un même lieu qu'une autre.
    • Déjà au Mont Ventoux, par exemple, la flore subalpine compagne du Pin à crochets n'a guère d'équivalent dans les pays du Nord. (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 143)
  10. (Figuré) Sentiment, émotion qui nous accompagnent durablement.
    • La dépression, l'angoisse, l'anxiété, la peur, la colère, le désespoir deviendront vos compagnons et risquent de vous anéantir. (Maria Mourani, Machine Jihad, Montréal, éditions de l'Homme, 2021, p. 237)

Adjectif - français

compagnon \k??.pa.???\

  1. Qui est propre aux compagnonnes et aux compagnons.
    • Historiquement, Vallès a bien projeté dans L'Enfant une société compagnonne de petite ville avant 1848 et même avant 1840 ; bientôt, à partir de 1848, on voit des réunions de Compagnons de tous les devoirs, certains Compagnonnages vont animer des grèves ; [?] (Roger Bellet, Dans le creuset littéraire du xixe siècle, Du Lérot, 1995, page 324)
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Trésor de la Langue Française informatisé


COMPAGNON, subst. masc.

I.? Usuel
A.?
1. Celui qui partage les occupations, les aventures, le sort d'une autre personne. Les compagnons d'Ulysse. Un vieux domestique, son compagnon d'émigration et de malheur (Lamartine, Nouvelles confidences,1851, p. 96).Il se recordait des aventures de ce franciscain que ses compagnons laissèrent, un jour, seul, dans le couvent (Huysmans, En route,t. 2, 1895, p. 162).Je retrouvais mes compagnons des jours anciens, taciturnes témoins d'une vie aventureuse (Milosz, L'Amoureuse initiation,1910, p. 179):
1. Derrière la masse des promeneurs dominicaux qu'il dominait pourtant de sa haute taille, (...) il n'apercevait même plus ses compagnons de peine, ni les chômeurs que la mi-août n'épargnait pas. Peyré, Matterhorn,1939, p. 175.
SYNT. Compagnon d'exil, de captivité, d'infortune; compagnons de jeux, de table, de travail; ancien, vieux compagnon.
? Rare [En parlant d'une femme] Elisa, tu es ma femme!... tu me suivras, tu seras mon compagnon, tu partageras toutes mes fortunes (Mérimée, Théâtre de Clara Gazul,1825, p. 112).
a) Spécialement
? Compagnons d'armes. Ceux qui ont fait la guerre ensemble. C'est dans le cours de cette controverse et de cette guerre contre les ennemis communs que se formèrent de vrais liens de compagnons d'armes entre Bossuet et les principaux chefs jansénistes (Sainte-Beuve, Port-Royal, t. 4, 1859, p. 348).
? Compagnons de la Résistance, compagnons de la Libération.
b) Celui qui accompagne quelqu'un. Un compagnon de route; des compagnons de traversée. Elle se plongea dans sa lecture ou, du moins, fit semblant, car, à la dérobée, elle examinait son compagnon de voyage (Daniel-Rops, Mort, où est ta victoire?1934, p. 148).
2. P. ext.
a) Fam. [avec un affaiblissement de sens] Un bon, un joyeux compagnon. Un joyeux compère, un brave gars. Prendre une chose en bon compagnon.
? Péj. Un petit compagnon. Un homme de basse origine :
2. Les intendants étaient à ses yeux [le plus pauvre gentilhomme] les représentants d'un pouvoir intrus, des hommes nouveaux, préposés au gouvernement des bourgeois et des paysans, et, au demeurant, de fort petits compagnons. Tocqueville, L'Ancien Régime et la Révolution,1856, p. 103.
b) Vieilli. Égal, camarade :
3. Le trisaïeul de son trisaïeul était l'égal, le compagnon, le pair du roi; à ce titre, il [le courtisan] est lui-même d'une classe privilégiée, celle des gentilshommes... Taine, Philos. de l'art,t. 1, 1865, p. 86.
? Locutions
? Il ne peut souffrir ni compagnon ni maître (Ac.).
? (Vivre) en compagnon. ,,Sans cérémonie et comme il convient entre camarades`` (Littré).
? Vivre de pair à compagnon (cf. Taine, Philos. de l'art, t. 2, 1865, p. 61). Traiter, parler de pair à compagnon. D'égal à égal :
4. ... pourquoi, ayant remarqué que l'amabilité, le côté plain-pied, « pair à compagnon » de l'aristocratie était une comédie, m'étonnais-je d'en être excepté? Proust, La Fugitive,1922, p. 662.
3. Au fig. [Désigne une entité abstr. du genre masc.] Ce qui va (de pair) avec. Un esprit tortu, mais compagnon d'un c?ur droit et indigné (P.-A. de Beaumarchais, Mémoires,t. 1, 1774-89, p. 365).
B.?
1. Celui qui se tient auprès d'une autre personne et lui porte aide ou consolation. Un compagnon fidèle. Ce n'était pas seulement un instituteur pour mon fils, c'était un compagnon, un frère aîné, presque une mère (G. Sand, Histoire de ma vie,t. 4, 1855, p. 50):
5. Mais Christophe ignorait la naïve affection, qui de loin veillait sur lui, et qui devait plus tard tenir tant de place dans sa vie. Et il ignorait aussi qu'à ce même concert, où il avait été insulté, assistait celui qui allait être l'ami, le cher compagnon, qui devait marcher auprès de lui, côte à côte, et la main dans la main. R. Rolland, Jean-Christophe,La Foire sur la place, 1908, p. 789.
? P. métaph. [Désigne une chose du genre masc., le plus souvent un obj. concr.] Mes livres, les compagnons de ma vie (Michelet, L'Oiseau,1856, p. XXXV).Le poste récepteur de T.S.F. si modeste soit-il est devenu le compagnon coutumier d'un très grand nombre de foyers (Vocabulaire radiophonique [1933-52]).
2. Spéc. Celui qui passe sa vie auprès d'une femme. Le compagnon de sa vie :
6. Mère se retourna, toute raide, et considéra longuement ce compagnon extraordinaire, l'homme de sa vie, l'homme dont elle était devenue, pour toujours, l'ombre fidèle. G. Duhamel, Chronique des Pasquier,Le Notaire du Havre, 1933, p. 233.
3.? P. anal. [Désigne un animal qui tient compagnie à l'homme] :
7. Mon troisième chien s'attacha à moi avec une vraie passion, et fut mon compagnon fidèle dans les pérégrinations que j'entrepris bientôt après. Constant, Le Cahier rouge,1830, p. 57.
II.? Spécialement
A.? Vx. Ouvrier qui a fini son apprentissage mais n'est pas encore maître, et travaille encore pour le compte d'un maître. Il était compagnon chez monsieur Frappier, le premier menuisier de Provins (Balzac, Pierrette,1840, p. 88).Ils [la plupart des révolutionnaires] ressemblent au compagnon qui va d'auberge en auberge, d'atelier en atelier... se perfectionnant dans son état (Proudhon, La Révolution soc. démontrée par le coup d'État du 2 déc.,1852, p. 30):
8. Là, s'il vous plaît, le cri qui retentit dans la forge quand le fer est chaud et qu'on appelle les compagnons pour le battre. A. Daudet, Jack,t. 2, 1876, p. 38.
? Société de compagnons :
9. ... ces architectes des cathédrales étaient des nomades. Ils allaient bâtir de ville en ville... Ces ouvriers et leurs chefs ou contremaîtres se formaient en sociétés de compagnons, qui se transmettaient leurs procédés de coupe de pierre et d'appareillage, de charpente ou de serrurerie. Mais nul document écrit ne nous est parvenu sur ces techniques. Valéry, Regards sur le monde actuel,1931, p. 238.
? Expr. fam. Travailler à dépêche compagnon. Travailler vite et mal. Se battre à dépêche compagnon. Se battre à l'aveuglette, ou ,,se battre à outrance sans dessein de s'épargner`` (Ac. 1878).
B.? Vx. Ouvrier, artisan, qui fait partie d'une société de gens de métier. Vous êtes, dit Pierre Huguenin [à Jean Sauvage] tailleur de pierres, compagnon passant (G. Sand, Le Compagnon du Tour de France,1840, p. 64):
10. Mon oncle Joseph, ... est un paysan qui s'est fait ouvrier... Il est compagnon du devoir, il a une grande canne avec de longs rubans, et il m'emmène quelquefois chez la Mère des menuisiers. J. Vallès, Jacques Vingtras,L'Enfant, 1879, p. 18.
? La mère des compagnons. ,,Femme chargée d'héberger, aux frais d'une société de compagnons, les membres de cette société qui se trouvent momentanément sans ouvrage`` (Ac. 1835, 1878).
C.? Franc-maçon d'un grade immédiatement supérieur à celui d'apprenti.
Prononc. et Orth. : [k? ?pa? ? ?]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. Ca 1100 cas suj. cumpainz « celui qui vit habituellement avec quelqu'un » (Roland, éd. J. Bédier, vers 324); cas régime cumpaignun (ibid., vers 1020); 2. 1549 p. ext. compaignon « celui qui accompagne quelqu'un » (Est.); 3. 1455 spéc. « ouvrier qui a terminé son apprentissage » (Archives du Nord, B 1686, fol. 51 vods IGLF); 4. 1866 « grade dans la franc-maçonnerie » (Lar. 19e). Du b. lat. companio (d'où compain, cas suj.), companione(m) (d'où compagnon, cas régime), formé du lat. cum « avec » (préf. con-*) et de panis (pain*), attesté dans la Loi Salique (éd. Eckhart, I, 99), calque d'un mot germ. du type du got. gahlaiba « compagnon » litt. : « celui qui partage le pain avec » (W. Krause, Handbuch des Gotischen, Munich, 1963, §§ 50, 2 et 137, 1; Feist, s.v. ga-hlaiba; Velten ds Journ. engl. germ. phil., t. 29, p. 345), formé du got. ga-, particule inséparable « avec » et hlaifs subst. masc. « pain » (cf. a. h. all. ga-leipo « sodalis » attesté aux viiie-ixes. ds Graff t. 4, s.v. hlaib), terme milit. apporté par les Germains des armées du Bas Empire; a prob. coexisté à l'origine avec contubernalis « camarade de tente » qui a peut-être favorisé le procédé du calque avec com-initial. Fréq. abs. littér. : 4 690. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 6 762, b) 10 407; xxes. : a) 5 626, b) 5 215.
DÉR.
Compagnonner, verbe intrans.Avoir (quelqu'un) pour compagnon, vivre en compagnons (avec quelqu'un). Le plus souvent, il [Anatole] était nourri par un camarade de l'atelier, avec lequel il compagnonnait (E. et J. de Goncourt, Manette Salomon,1867, p. 69).Au temps où il compagnonnait avec les hobereaux, il avait participé à ces spacieux soupers (Huysmans, À rebours,1884, p. 9).? [k? ?pa? ?ne]. ? 1resattest. 1611 (Cotgr.), attest. isolée; à nouv. en 1867 (E. et J. de Goncourt, loc. cit.); de compagnon, dés. -er. ? Fréq. abs. littér. : 1.
BBG. ? Goug. Mots t. 1 1962, p. 25.

COMPAGNON, subst. masc.
Étymol. et Hist. 1. Ca 1100 cas suj. cumpainz « celui qui vit habituellement avec quelqu'un » (Roland, éd. J. Bédier, vers 324); cas régime cumpaignun (ibid., vers 1020); 2. 1549 p. ext. compaignon « celui qui accompagne quelqu'un » (Est.); 3. 1455 spéc. « ouvrier qui a terminé son apprentissage » (Archives du Nord, B 1686, fol. 51 vods IGLF); 4. 1866 « grade dans la franc-maçonnerie » (Lar. 19e). Du b. lat. companio (d'où compain, cas suj.), companione(m) (d'où compagnon, cas régime), formé du lat. cum « avec » (préf. con-*) et de panis (pain*), attesté dans la Loi Salique (éd. Eckhart, I, 99), calque d'un mot germ. du type du got. gahlaiba « compagnon » litt. : « celui qui partage le pain avec » (W. Krause, Handbuch des Gotischen, Munich, 1963, §§ 50, 2 et 137, 1; Feist, s.v. ga-hlaiba; Velten ds Journ. engl. germ. phil., t. 29, p. 345), formé du got. ga-, particule inséparable « avec » et hlaifs subst. masc. « pain » (cf. a. h. all. ga-leipo « sodalis » attesté aux viiie-ixes. ds Graff t. 4, s.v. hlaib), terme milit. apporté par les Germains des armées du Bas Empire; a prob. coexisté à l'origine avec contubernalis « camarade de tente » qui a peut-être favorisé le procédé du calque avec com-initial.

Compagnon au Scrabble


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compagnon

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compagnon

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Les citations avec le mot Compagnon


  1. Tous ces artisans qui franchissent, s'ils valent, les trois degrés d'apprentis, de compagnons, de maîtres, s'affinent dans leurs états, se muent en de véritables artistes.

    Auteur : Joris-Karl Huysmans - Source : Là-bas (1891)


  2. Le cigare et la vodka, compagnons idéaux de ces moments de repli. Aux pauvres gens solitaires, il ne reste que cela. Et les ligues hygiénistes voudraient interdire ces bienfaits! Pour nous faire parvenir à la mort en bonne santé?

    Auteur : Sylvain Tesson - Source : Dans les forêts de Sibérie (2011)


  3. Compagnons pathétiques qui murmurez à peine, allez la lampe éteinte et rendez les bijoux. Un mystère nouveau chante dans vos os. Développez votre étrangeté légitime.

    Auteur : René Char - Source : Fureur et Mystère (1948)


  4. Demandez à mon compagnon si je suis larron.

    Auteur : Proverbes français - Source : Proverbe


  5. Le journal fut baptisé chez elle dans des flots de vin et de plaisanteries, de serments de fidélité, de bon compagnonnage et de camaraderie sérieuse.

    Auteur : Honoré de Balzac - Source : Une fille d'Eve (1834)


  6. L'esprit oublie toutes les souffrances quand le chagrin a des compagnons et que l'amitié le console.

    Auteur : William Shakespeare - Source : Le Roi Lear (1606)


  7. Est-il encore un plaisir plus pur, que de secourir ses semblables, et de répandre des bienfaits dans le sein de ses compagnons, de ses hôtes et de ses amis ?

    Auteur : Aristote - Source : Politique


  8. D'un oeil morne, comptant leurs compagnons défunts, - Les soldats regardaient, comme des feuilles mortes, - Tourbillonner au loin les archers des Phraortes, - Et la sueur coulait de leurs visages bruns.

    Auteur : José Maria de Heredia - Source : Les Trophées (1893), Soir de bataille


  9. Deux oiseaux habitaient, l'un des marais, l'autre des champs. L'habitant des marais s'étonnait que son compagnon des champs pût vivre dans un endroit sans eau; l'oiseau des champs ne comprenait pas, de son côté, que l'on pût vivre dans un marais.

    Auteur : Nikita Khrouchtchev - Source : A des hommes d'affaires, San Francisco, 1959.


  10. Il y a bien de la folie dans la frénésie de nos jeunes compagnons qui se mêlent d'affaires.

    Auteur : François Mauriac - Source : Le jeune homme (1926)


  11. Cherchant un compagnon fidèle,
    Et qui de l'amitié sache écouter tes lois,
    Ce n'est pas de ses biens l'estime criminelle,
    Mais sa seule vertu qui doit fixer ton choix.


    Auteur : Denys Caton - Source : Distiques de Caton, Livre quatrième, XV


  12. Celui qui monte le char de l'espérance, y a souvent pour compagnon la pauvreté.

    Auteur : Proverbes arabes - Source : Proverbe


  13. Mieux vaut ne pas différer de ses compagnons.

    Auteur : Oscar Wilde - Source : Le Portrait de Dorian Gray (1891)


  14. Croire que l'on peut partager la colère ou la tristesse avec un nombre indéterminé de compagnons n'est en un sens qu'un beau fantasme.

    Auteur : Toshiyuki Horie - Source : Le Pavé de l'ours (2006)


  15. C'est donc l'histoire d'amour entre moi et mon bateau, avec les émotions nées de ce long compagnonnage, que je vais raconter.

    Auteur : Eric Tabarly - Source : Mémoires du large


  16. Compagnon : Amant révocable ad nutum.

    Auteur : Philippe Bouvard - Source : Bouvard de A à Z (2014)


  17. La femme est souvent pour l'homme un agréable compagnon de jeux.

    Auteur : Pierre Desproges - Source : Vivons heureux en attendant la mort (1998)


  18. Ce nom luy fut donné par les autres enfans ses compagnons pour la debilité de sa personne.

    Auteur : Jacques Amyot - Source : Démosthène, 6


  19. La troupe des bons catholiques
    Va boire à ses chers hérétiques,
    Sus, compagnon, prenons du vin
    Que nul plaisir ne nous échappe !
    Vous direz «Foutre de Calvin»
    Et je dirai «Foutre du pape» !


    Auteur : Savinien de Cyrano de Bergerac - Source : Chanson


  20. La gourmandise a encore l'inestimable avantage de développer entre compagnons de table des sentiments d'indéracinable affection, infiniment plus indissolubles que les sentiments qui naissent entre compagnons de... lune de miel.

    Auteur : Guy de Maupassant - Source : Amoureux et primeurs, dans le Gaulois, 30 mars 1881.


  21. Toujours ce compagnon dont le coeur n'est pas sûr,
    La femme, enfant malade et douze fois impur.


    Auteur : Alfred de Vigny - Source : Les Destinées (1864), la Colère de Samson


  22. O femme! ô compagnon féminin! amère amie!
    O notre amère vie! ô amour, comme l'orange amère,
    Aussi suave à l'odeur, aussi étranger et amère au coeur et à la bouche!


    Auteur : Paul Claudel - Source : La Ville (1893-1901), I


  23. Ce qu'on disait autrefois de la France peut se dire aujourd'hui du monde entier: tout homme est un soldat. Que ceux dont le souffle puissant peut emplir un clairon nous mènent à la mêlée. Quel soldat s'arrêtera donc pour admirer le joueur de flûte pendant que la fusillade tonne et que ses compagnons d'armes montent à l'assaut ?

    Auteur : Hippolyte Prosper Olivier Lissagaray - Source : Conférences de la rue de la Paix du 25 février 1864, Alfred de Musset devant la jeunesse (1864).


  24. La mort, la douleur, le manque, la folie. Compagnons éternels de l'artiste. On ne peut impunément se rapprocher de Dieu sans en payer le tribut, de la même façon qu'il existe un droit de péage au passage des écluses.

    Auteur : Gilbert Sinoué - Source : L'enfant de Bruges (1999)


  25. La vieillesse est un triste compagnon de route.

    Auteur : Proverbes danois - Source : Proverbe


Les citations du Littré sur Compagnon


  1. Ô mes fidèles compagnons, Que j'aime plus que mes rognons

    Auteur : Paul Scarron - Source : Virg. V


  2. Comme nous avons dit en la fracture du petit bras [avant-bras] l'os qui demeure entier sert à son compagnon

    Auteur : PARÉ - Source : XIII, 23


  3. Nous demandons du lait de truye à l'hotesse : l'un fait le mauvais, l'autre le Judas, et tout vient en partage avec les compagnons

    Auteur : D'AUB. - Source : Faen. III, 1


  4. Ulysse impunément ne vit pas leur trépas [de ses compagnons]

    Auteur : DELILLE - Source : Én. III


  5. Quand le sire de Bauderoden les vit venir, il tourna son frein tout sagement, et fit chevaucher son pennon et ses compagnons pour revenir au pont....

    Auteur : Jean Froissard - Source : I, I, 139


  6. Vers 1727, lorsque le nommé Dubois, compagnon chapelier, introduisit le secrétage à Paris, on dissolvait trois livres de mercure dans seize livres d'acide nitrique

    Auteur : TENON - Source : Instit. Mém. scienc. 1806, 1er sem. p. 101


  7. Quand il eut esté bien reprouvé et rigolé de ses compagnons, et, comme un sanglier, mis aux abois de tous costés

    Auteur : LOUIS XI - Source : Nouv. 19


  8. Estienne, ce plaisant mignon, De la danse du compagnon, Que pour vous il a compassée, M'a ja fait maistresse passée

    Auteur : MAROT - Source : II, 110


  9. Compagnon bien parlant vaut en chemin chariot branlant

    Auteur : LEROUX DE LINCY - Source : Prov. t. II, p. 276


  10. Il vit les testes de ses compagnons de la conspiration d'Amboise, encore reconnoissables sur un bout de potence

    Auteur : D'AUB. - Source : Vie, IV


  11. Le suppliant, soy voyant injurié sans cause, respondit à icelluy compagnon : que vaulx tu, bée gueulle ?

    Auteur : DU CANGE - Source : beare.


  12. Les compagnons qui ouïrent le comte et messire Gautier ainsi parler, mirent leurs testes ensemble [délibérèrent ensemble] et dirent l'un à l'autre....

    Auteur : Jean Froissard - Source : I, I, 217


  13. Compagnon marinier, Grande et pleine est la mer

    Auteur : BASSEL. - Source : XIII


  14. Les compagnons d'icelles nopces porterent le cochet, autrement dit le plat de l'espousée, en une taverne, où ils firent plein plat de souppes crotées

    Auteur : DU CANGE - Source : crotatus.


  15. Deux compagnons presses d'argent à leur voisin fourreur vendirent La peau d'un ours encor vivant, Mais qu'ils tueraient bientôt, du moins à ce qu'ils dirent

    Auteur : Jean de La Fontaine - Source : Fabl. V, 20


  16. Les malheureux se traînent encore en grelottant, jusqu'à ce que la neige, qui s'attache sous leurs pieds en forme de pierre, quelque débris, une branche, ou le corps de l'un de leurs compagnons les fasse trébucher et tomber

    Auteur : SÉGUR - Source : Hist. de Nap. IX, 11


  17. Ils prierent à monseigneur de Hainaut qu'il voulust encore demeurer jusques après Noël, et qu'il detinst les compagnons avec lui le plus qu'il en pourroit detenir

    Auteur : Jean Froissard - Source : I, I, 25


  18. Pour un enfant qui sort du monastère, C'était échoir en dignes compagnons !

    Auteur : GRESS. - Source : Vert-Vert, III


  19. Pour tant plus l'émouvoir [Catherine de Sienne], venant avec ses compagnons en forme d'hommes et de femmes, il [Satan] faisait mille et mille sortes de charnalités et lubricités à sa vue

    Auteur : SAINT FRANÇOIS DE SALES - Source : Introd. à la vie dévote, IV, 4


  20. Le soldat françois est beaucoup plus bisarre : et ne peut quasi vivre sans se battre, ne monstrant que trop sa valeur contre ses compagnons

    Auteur : LANOUE - Source : 269


  21. Les compagnons du chastel vinrent voir les Anglois, ainsi que gens d'armes s'entrevoient volontiers et especialement François et Anglois

    Auteur : Jean Froissard - Source : II, II, 84


  22. Quand le demeurant qui eschapper purent, furent venus en l'ost devers leurs compagnons, si conterent leurs aventures aux uns et aux autres, qui peu les en plaignirent, mais dirent que c'estoit bien employé, car sans conseil et sans commandement ils y estoient allés

    Auteur : Jean Froissard - Source : I, I, 141


  23. Ces deux avec leurs compagnons honnissoient et gastoient tout le pays de là entour...

    Auteur : Jean Froissard - Source : I, I, 176


  24. Ma bonne fée, au seuil du pauvre barde, Oui, vous sonnez la retraite à propos ; Pour compagnon, bientôt dans ma mansarde, J'aurai l'oubli, père et fils du repos

    Auteur : BÉRANG. - Source : Adieu, chansons.


  25. Je ne sais si vous connaissez un certain souris passager, compagnon du désespoir ; je le voyais de temps en temps sur ses lèvres

    Auteur : DIDER. - Source : Lett. à Mlle Voland, 1er déc. 1765




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Mise à jour le samedi 7 février 2026 à 00h39








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