Définition de « soupir »


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions du mot soupir de manière claire et concise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre le sens du mot.

Il comprend des informations supplémentaires telles que des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes et bien sûr des citations littéraires sur soupir pour aider à enrichir la compréhension du mot Soupir et répondre à la question quelle est la définition de soupir ?

NOM genre (m) de 2 syllabes
Une définition simple : soupir (m)

  • (ucf|expiration) prolongée qu’on laisse échapper sous l’influence d’un sentiment de tristesse, d’une émotion, d’une souffrance. - Profond soupir. - Soupir amoureux. - Ardents soupirs. - Tendres soupirs. - Étouffer ses soupirs. - Dernier soupir, dernier moment de la respiration, dernier souffle de la vie. - Je vous servirai, j’aurai de la reconnaissance envers vous jusqu’à mon dernier soupir. - Rendre le dernier soupir, mourir. - Recevoir, recueillir le dernier soupir de quelqu’un, l’assister à ses derniers moments.

  • (musi) Signe qui marque l’endroit où l’on doit observer un silence équivalent à une noire. - Il y a un soupir marqué en cet endroit-là. - Quart de soupir, huitième de soupir, Silence qui a la valeur d’une double croche, d’une triple croche.


    Définitions de « soupir »


    Trésor de la Langue Française informatisé


    SOUPIR, subst. masc.

    A. ?
    1. Expiration ou inspiration plus ou moins forte et prolongée qui rétablit un équilibre respiratoire perturbé le plus souvent par une vive émotion. Soupir de contentement, de délivrance, de douleur, de gratitude, de regret, de soulagement; exhaler, pousser un soupir; énormes, longs, profonds soupirs. J'abandonne au lecteur le soin de se représenter ma douloureuse surprise. Pour peu qu'il ait l'âme sensible, ce lui sera sans doute chose des plus aisées; car les soupirs auxquels je donnai cours en cette occasion ressemblent de tout point aux plaintes qu'il n'eût pas manqué d'exhaler lui-même en une occurrence analogue (Milosz,Amour. init., 1910, p. 25):
    Après un assez long moment, il m'a renseigné sans me regarder: « Elle était très liée avec madame votre mère. Elle dit que c'était sa seule amie ici et que maintenant elle n'a plus personne. » Nous sommes restés un long moment ainsi. Les soupirs et les sanglots de la femme se faisaient plus rares. Elle reniflait beaucoup. Elle s'est tue enfin. Camus,Étranger, 1942, p. 1130.
    ? En partic. Le dernier soupir, les derniers soupirs. Celui, ceux du mourant. Rendre (soi-même) le dernier soupir; recueillir, recevoir le dernier soupir (de qqn). L'indigent de l'évangile, en exhalant son dernier soupir, devient soudain (chose sublime) un être auguste et sacré (Chateaubr.,Génie, t. 2, 1803, p. 325).Aussitôt que quelqu'un a poussé le dernier soupir, on l'emmène très vite, en Packard, chez l'embaumeur qui le farde et l'arrange. De sorte que si vous voyez enfin un visage très reposé et très rose, à New-York, c'est un mort (Morand,New-York, 1930, p. 275).
    ? [À propos d'un animal] Le soupir long et grave des b?ufs qu'atteint le coup de masse du boucher (Courteline,Train 8 h. 47, 1888, p. 196).
    ? P. anal. [À propos d'un objet] Je l'avais soulevé sans le plus petit bruit, sans le moindre grincement de pène, le moindre soupir de la boiserie, ce loquet criard! (Fabre,Oncle Célestin, 1881, p. 407).La voiture se plaint doucement de la fatigue de la route, les vis et les écrous, la roue et le brancard poussent chacun leur petit soupir aigu ou grave (Hugo,Fr. et Belg., 1885, p. 157).
    2. Au fig., littér.
    a) Expression généralement douloureuse d'un amour le plus souvent insatisfait. Nous aimions l'amour, et quelques-unes d'entre nous l'ont pratiqué avec une sombre sauvagerie. Les soupirs de la pauvre Lespinasse font encore trembler sur la terre les mains qui tournent les pages de son livre (Noailles,Nouv. espér., 1903, p. 60).Rodrigue et Prouhèze, en dépit des océans qui s'étendent entre eux, ne poussent pas un soupir qui n'ait son écho dans l'âme bien-aimée: d'une rive de l'Atlantique à l'autre, écoutez-les qui se parlent à voix basse (Mauriac,Journal occup., 1944, p. 358).
    ? P. méton. L'amour lui-même. Saqueville: (...) mais un amour et une candidature sur les bras tout à la fois (...) comment fais-tu pour mener tout cela de front? Louis: L'intrigue électorale le matin (...) les soupirs le soir (Mérimée,Deux hérit., 1853, p. 53).
    b) Chant ou son plaintif, mélancolique, lyrique. On croit entendre les soupirs du vent dans la tige du jeune olivier (Chateaubr.,Génie, t. 1, 1803, p. 556).Adieu donc, chants du cuivre et soupirs de la flûte! Plaisirs ne tentez plus un c?ur sombre et boudeur! (Baudel.,Fl. du Mal, 1859, p. 120).
    B. ? MUS. Silence qui a valeur d'une noire; le signe qui, sur la portée traduit ce silence. Demi-soupir (v. demi- I A 1), quart* de soupir, huitième, seizième de soupir. Le quart de pause ou soupir a la forme d'un sept retourné (...) et s'écrit sur la portée entre la troisième et la quatrième ligne (Kastner,Gramm. mus., 1837, p. 58).Le soupir, suivant J. de Garlande, était une pause plus apparente que réelle (Coussemaker,Hist. harm. Moy. Âge, 1852, p. 202).
    Prononc. et Orth.: [supi:?]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. A. 1. 1erquart xiies. « hoquet, rot » (Lapidaire de Marbode, 320 ds Studer-Evans, p. 40: sospir et rut); 1640 souspir d'Alleman (Oudin Curiositez); 2. ca 1150 « respiration profonde qu'on laisse échapper sous le coup d'une émotion, de la douleur » (Wace, St Nicolas, 1026 ds T.-L.); 1470-75 jusques au derrenier soupir (Perceforest, éd. G. Roussineau, 3epartie, t. I, p. 252, 432); 1671 rendre le dernier soûpir (Pomey); 3. fig. a) ca 1160 « expression douloureuse de l'amour » (Eneas, 1813 ds T.-L.: Onc nel porent [Enée] flechier mes lermes [de Didon] Ne mi sospir; 7963: Granz lëece vient de sospir [en amour]); b) 1640 « regret, douleur causés par une déception » (Corneille, Cinna, IV, 5: Mon c?ur est sans soupirs, mes yeux n'ont point de larmes); c) 1823 « plainte lyrique, expression de la mélancolie » (Lamartine, Nouv. Méditations, XIII ds ?uvres poét., éd. M.-Fr. Guyard, p. 147: l'ardent soupir qui vers le ciel s'élance, L'extase de la lyre; XXVI, p. 190: De Philomèle et du poète Les plus doux chants sont des soupirs). B. En parlant d'un animal ou d'un inanimé 1. 1560 « exhalaison, émanation » (Paré, ?uvres, XXIV, 3, éd. J.-Fr. Malgaigne, t. 3, p. 357b: exhailaisons, fumées et souspirs des vapeurs pourries et infectées); 2. 1616 « souffle » froids souspirs de bize (D'Aubigné, Tragiques, II ds ?uvres, éd. E. Réaume et F. de Caussade, t. 4, p. 102); 3. a) 1803 « son, bruit mélancolique » soupirs à l'airain [des cloches] (Chateaubr., Génie, t. 2, p. 4); 1830 soupir [de la mer] (Lamart., Harm., p. 327); b) 1846 « chant plaintif » soupirs du rossignol (Chateaubr., Mém., t. 1, p. 128). C. 1611 mus. souspir; demy-souspir (Cotgr.). Déverbal de soupirer*. Fréq. abs. littér.: 2 997. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 5 436, b) 5 128; xxes.: a) 4 042, b) 2 926.


    Wiktionnaire


    Nom commun - français

    soupir \su.pi?\ masculin

    1. Expiration prolongée qu'on laisse échapper sous l'influence d'un sentiment de tristesse, d'une émotion, d'une souffrance.
      • À mesure qu'il approchait de ses antagonistes, des craquements, des soupirs et des han ! l'aidaient à se diriger. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 356 de l'édition de 1921)
      • Il secoua la tête, jeta un soupir puis essuya son front avec le revers de sa manche de chemise : [?]. (Franz-Olivier Giesbert, L'immortel : 22 balles pour un seul homme, Éditions Flammarion, 2011, chap. 44)
      • Je tremble toujours de n'avoir écrit qu'un soupir, quand je crois avoir noté une vérité. (Stendhal, De l'Amour, chap. 9, dans la collection ?uvres complètes de Stendhal), Paris : chez Michel Lévy frères, 1843, p. 21)
    2. (Musique) Signe qui marque l'endroit où l'on doit observer un silence équivalent à une noire.
      • Il y a un soupir marqué en cet endroit-là.
    Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

    Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

    SOUPIR. n. m.
    Expiration prolongée qu'on laisse échapper sous l'influence d'un sentiment de tristesse, d'une émotion, d'une souffrance. Long soupir. Profond soupir. Soupir amoureux. Ardents soupirs. Tendres soupirs. Pousser de grands soupirs. Etouffer ses soupirs. Dernier soupir, Dernier moment de la respiration, dernier souffle de la vie. Je vous servirai, j'aurai de la reconnaissance envers vous jusqu'à mon dernier soupir, jusqu'au dernier soupir. Rendre le dernier soupir, Mourir. Recevoir, recueillir le dernier soupir de quelqu'un, L'assister à ses derniers moments.

    SOUPIR, en termes de Musique, se dit d'un Silence qui équivaut à une noire. Prenez garde en chantant à bien marquer, à bien observer ces soupirs. Il se dit aussi d'un Signe qui marque l'endroit où l'on doit observer un silence équivalent à une noire. Il y a un soupir marqué en cet endroit-là. Demi-soupir, quart de soupir, huitième de soupir, Silence qui a la valeur d'une croche, d'une double croche, d'une triple croche.

    Littré

    SOUPIR (sou-pir) s. m.
    • 1Respiration plus forte et plus prolongée qu'à l'ordinaire et qui est causée soit par quelque gêne physique, soit par quelque trouble moral?; le soupir est causé par une contraction lente et volontaire du diaphragme, tandis que le sanglot est dû à une contraction involontaire et spasmodique de ce muscle. Pousser des soupirs. Vous faisiez de grands soupirs dans cette église [de la Visitation, à Moulins]? j'en faisais de bien douloureux de mon côté, Sévigné, 17 mai 1676. Ici je fis un soupir, mais de ces soupirs qui nous échappent quand on nous dit quelque chose qui adoucit le chagrin où nous sommes, Marivaux, Marianne, 8 part.

      Par extension. Vous savez l'horreur qu'on a de recueillir ces soupirs contagieux, qui sortent du sein d'un mourant, pour faire mourir ceux qui vivent, Fléchier, Mme de Montaus. Et sur sa bouche encor, s'il erre un vain soupir, Que ma bouche du moins puisse le recueillir?! Delille, Én. IV.

      Familièrement. Tirer des soupirs de ses talons, soupirer profondément.

    • 2 Fig. et poétiquement. Il se dit quelquefois de sons vagues qui se font entendre. Le christianisme a inventé l'orgue, et donné des soupirs à l'airain même, Chateaubriand, Génie, III, I, 1. La flûte dans les bois, et ces chants sur les mers Arrivaient jusqu'à nous sur les soupirs des airs, Lamartine, Socrate, 35.
    • 3 Fig. Gémissement, regret causé par quelque passion ou quelque chagrin. Un c?ur gros de soupirs. Mon c?ur est sans soupirs, mes yeux n'ont point de larmes, Corneille, Cinna, IV, 5. La grâce a déjà mis la princesse en défense?; ni la gloire ni la jeunesse n'auront d'elle un soupir, Bossuet, Duch. d'Orl. M. le Tellier a vu disparaître toute sa grandeur avec sa vie, sans qu'il lui en ait coûté un seul soupir, Bossuet, le Tellier. La mort, qui nous ravit les personnes chères, et qui nous fait pousser tant de soupirs et verser tant de larmes, Massillon, Avent, Jugem. univ. Les évêques jetèrent bien encore quelques soupirs dans leurs remontrances à Charles le Chauve, que l'on trouve dans le capitulaire de l'an 856, et dans la lettre qu'ils écrivirent à Louis le Germanique l'an 858, Montesquieu, Esp. XXXI, 23.
    • 4 Fig. Gémissement d'amour. Je suis au désespoir que l'amour me contraigne à pousser des soupirs pour ce que je dédaigne, Corneille, Cid, I, 3. Elle [l'Église] ne reconnaît ses enfants que par les soupirs qu'ils poussent sans cesse vers leur patrie, Massillon, Carême, Prière, 1. Hélas?! combien de fois la pauvre Chaillot m'a-t-elle prédit que le premier soupir de ton c?ur ferait le destin de ta vie?! Rousseau, Hél. I, 7. Tout cela [honnêteté, foi jurée] n'est-il pas un rêve, une bulle de savon que le premier soupir d'un cavalier à la mode doit évaporer dans les airs?? Musset, Capr. de Marian. II, 1.

      C'est l'objet de ses soupirs, se dit d'une fille, d'une femme dont quelqu'un est fort amoureux.

    • 5Dernier soupir, derniers soupirs, le dernier moment de la vie. Puissé-je? Voir le dernier Romain à son dernier soupir, Moi seule en être cause et mourir de plaisir?! Corneille, Hor. IV, 5. Et quel est notre aveuglement, si, toujours avançant vers notre fin, et plutôt mourants que vivants, nous attendons les derniers soupirs pour prendre les sentiments que la seule pensée de la mort nous devrait inspirer à tous les moments de notre vie?? Bossuet, Duch. d'Orl. Jusqu'au dernier soupir de malheurs poursuivie, Je rends dans les tourments une pénible vie, Racine, Phèdre, IV, 6.

      Recevoir, recueillir les derniers soupirs de quelqu'un, l'assister à ses derniers moments. C'est vous, divine Providence, qui m'avez conduit en ces lieux, pour recevoir les derniers gages de son amitié, et pour recueillir les derniers soupirs de sa pénitence, Fléchier, Duc de Montaus. Je croyais que tes mains fermeraient mes yeux, et que tu recueillerais mon dernier soupir, Fénelon, Tél. XVII. Vous veniez recevoir ses derniers soupirs, Massillon, Or. fun. Madame.

      Rendre le dernier soupir, les derniers soupirs, mourir. Une oppression à croire qu'il allait rendre le dernier soupir, Sévigné, 404. Cette douleur l'agitait, de sorte qu'il semblait à chaque moment qu'elle allait rendre les derniers soupirs, Bossuet, Panég. Ste Thérèse, 2.

    • 6 Populairement. Soupir d'ivrogne, éructation causée par les vapeurs du vin.
    • 7 Terme de musique. Silence qui équivaut à une noire.

      Signe ayant à peu près la forme d'une virgule et qui indique ce silence.

      Demi-soupir, signe de silence d'une durée égale à la valeur d'une croche.

      Quart de soupir, signe de silence représentant la valeur d'une double croche.

      Huitième de soupir, signe de silence représentant la valeur d'une triple croche. On dit quelquefois demi-quart de soupir.

      Seizième de soupir, signe de silence représentant la valeur d'une quadruple croche.


    HISTORIQUE

    XIIe s. Charles se dresse, si a fait un sospir, Ronc. p. 155. De mil souspirs que je li doi par dete, Couci, VI. Mais cil qui Deu cremirent et qui l'orent amé, En unt od [avec] grief suspir celéement pluré, Th. le mart. 46.

    XIIIe s. Quant s'estoit relevée, moult grans souspirs [elle] jetoit, Berte, XXVIII.

    XVIe s. Lors il [la Boétie mourant] se teut, et attendit que les soupirs et les sanglots eussent donné loysir à son oncle de lui respondre, Montaigne, Lett. v. Ils [les sauvages mis dans le cadre] ne cessent jusques au dernier soupir de les braver et desfier [leurs bourreaux] de parole et de contenance, Montaigne, I, 244. Il ne fallut qu'un souspir de probité pour lui faire oster [au chancelier l'Hospital] les seaux, D'Aubigné, Hist. I, 264. L'air exterieur est corrompu par certaines exhalations, fumées et souspirs des vapeurs pourries et infectées, Paré, XXIV, 3.

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    Encyclopédie, 1re édition

    SOUPIR, SANGLOT, GÉMISSEMENT, CRI PLAINTIF, (Synonymes.) tous ces mots peignent les accens de la douleur de l'ame ; en voici la différence selon l'explication physiologique donnée par l'auteur de l'histoire naturelle de l'homme.

    Lorsqu'on vient à penser tout-à-coup à quelque chose qu'on desire ardemment, ou qu'on regrette vivement, on ressent un tressaillement ou serrement intérieur ; ce mouvement du diaphragme agit sur les poumons, les éleve, & y occasionne une inspiration vive & prompte qui forme le soupir ; lorsque l'ame a réfléchi sur la cause de son émotion, & qu'elle ne voit aucun moyen de remplir son desir, ou de faire cesser ses regrets, les soupirs se répetent, la tristesse qui est la douleur de l'ame, succede à ses premiers mouvemens.

    Lorsque cette douleur de l'ame est profonde & subite, elle fait couler les pleurs ; si l'air entre dans la poitrine par secousses, il se fait plusieurs inspirations réitérées par une espece de secousse involontaire ; chaque inspiration fait un bruit plus fort que celui du soupir, c'est ce qu'on appelle sanglots. Les sanglots se succedent plus rapidement que les soupirs, & le son de la voix se fait entendre un peu dans le sanglot.

    Les accens en sont encore plus marqués dans le gémissement. C'est une espece de sanglot continué, dont le son lent se fait entendre dans l'inspiration, & dans l'expiration ; son expression consiste dans la continuation & la durée d'un ton plaintif, formé par des sons inarticulés : ces sons du gémissement sont plus ou moins longs, suivant le degré de tristesse, d'affliction, & d'abattement qui les cause, mais ils sont toujours répétés plusieurs fois ; le tems de l'inspiration est celui de l'intervalle du silence, qui est entre les gémissemens, & ordinairement ces intervalles sont égaux pour la durée, & pour la distance.

    Le cri plaintif est un gémissement exprimé avec force & à haute voix ; quelquefois ce cri se soutient dans toute son étendue sur le même ton, c'est sur-tout lorsqu'il est fort élevé & très-aigu ; quelquefois aussi il finit par un ton plus bas ; c'est ordinairement lorsque la force du cri est modérée. (D. J.)

    Soupir, s. m. en Musique, est un caractere qui se fait ainsi soupir, & qui marque un silence, dont le tems doit être égal à celui d'une noire ou de la moitié d'une blanche. Voyez Silences, valeur des Notes, &c. (S)

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    Étymologie de « soupir »

    Bourguig. sôpir?; wallon, sospeur?; provenç. sospir, sospire?; catal. suspir?; esp. suspiro?; ital. sospiro?; du lat. suspirium (voy. SOUPIRER).

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    Du latin suspirium (« respiration profonde, soupir, asthme »), de sub- et spirare (« respirer »).
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    SOUPIR, subst. masc.
    Étymol. et Hist. A. 1. 1erquart xiies. « hoquet, rot » (Lapidaire de Marbode, 320 ds Studer-Evans, p. 40: sospir et rut); 1640 souspir d'Alleman (Oudin Curiositez); 2. ca 1150 « respiration profonde qu'on laisse échapper sous le coup d'une émotion, de la douleur » (Wace, St Nicolas, 1026 ds T.-L.); 1470-75 jusques au derrenier soupir (Perceforest, éd. G. Roussineau, 3epartie, t. I, p. 252, 432); 1671 rendre le dernier soûpir (Pomey); 3. fig. a) ca 1160 « expression douloureuse de l'amour » (Eneas, 1813 ds T.-L.: Onc nel porent [Enée] flechier mes lermes [de Didon] Ne mi sospir; 7963: Granz lëece vient de sospir [en amour]); b) 1640 « regret, douleur causés par une déception » (Corneille, Cinna, IV, 5: Mon c?ur est sans soupirs, mes yeux n'ont point de larmes); c) 1823 « plainte lyrique, expression de la mélancolie » (Lamartine, Nouv. Méditations, XIII ds ?uvres poét., éd. M.-Fr. Guyard, p. 147: l'ardent soupir qui vers le ciel s'élance, L'extase de la lyre; XXVI, p. 190: De Philomèle et du poète Les plus doux chants sont des soupirs). B. En parlant d'un animal ou d'un inanimé 1. 1560 « exhalaison, émanation » (Paré, ?uvres, XXIV, 3, éd. J.-Fr. Malgaigne, t. 3, p. 357b: exhailaisons, fumées et souspirs des vapeurs pourries et infectées); 2. 1616 « souffle » froids souspirs de bize (D'Aubigné, Tragiques, II ds ?uvres, éd. E. Réaume et F. de Caussade, t. 4, p. 102); 3. a) 1803 « son, bruit mélancolique » soupirs à l'airain [des cloches] (Chateaubr., Génie, t. 2, p. 4); 1830 soupir [de la mer] (Lamart., Harm., p. 327); b) 1846 « chant plaintif » soupirs du rossignol (Chateaubr., Mém., t. 1, p. 128). C. 1611 mus. souspir; demy-souspir (Cotgr.). Déverbal de soupirer*.

    soupir au Scrabble


    Le mot soupir vaut 8 points au Scrabble.

    soupir

    Informations sur le mot soupir - 6 lettres, 3 voyelles, 3 consonnes, 6 lettres uniques.

    Quel nombre de points fait le mot soupir au Scrabble ?


    Le calcul de points ne prend pas en compte lettre compte double, lettre compte triple, mot compte double et mot compte triple. Ces cases augmentent les valeurs des mots posés selon un coefficient indiqué par les règles du jeu de Scrabble.

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    soupir

    Les rimes de « soupir »


    On recherche une rime en IR .

    Les rimes de soupir peuvent aider les poètes et les paroliers à trouver des mots pour former des vers avec une structure rythmique cohérente, mais aussi pour jouer avec les mots et les sons, découvrir de nouvelles idées et perspectives ce qui peut être amusant et divertissant.

    Les rimes en iR

    Rimes de ramollirent      Rimes de étreignirent      Rimes de obtenir      Rimes de endormir      Rimes de luire      Rimes de commirent      Rimes de bire      Rimes de kéfirs      Rimes de reconvertir      Rimes de réussir      Rimes de Geer      Rimes de élixirs      Rimes de calmir      Rimes de tirelire      Rimes de sire      Rimes de faillirent      Rimes de obéirent      Rimes de entretenir      Rimes de pâlirent      Rimes de partirent      Rimes de réintroduire      Rimes de frire      Rimes de c'est-à-dire      Rimes de dégourdir      Rimes de déguerpir      Rimes de mi-désir      Rimes de fleurirent      Rimes de ires      Rimes de bondirent      Rimes de ralentirent      Rimes de équarrir      Rimes de pétrir      Rimes de vomir      Rimes de pourrir      Rimes de surprirent      Rimes de entredéchire      Rimes de revenir      Rimes de racornir      Rimes de refroidir      Rimes de attire      Rimes de recourir      Rimes de tirelires      Rimes de désir      Rimes de kirs      Rimes de instruisirent      Rimes de accomplirent      Rimes de ressurgir      Rimes de défendirent      Rimes de inspire      Rimes de suivirent     

    Mots du jour

    ramollirent     étreignirent     obtenir     endormir     luire     commirent     bire     kéfirs     reconvertir     réussir     Geer     élixirs     calmir     tirelire     sire     faillirent     obéirent     entretenir     pâlirent     partirent     réintroduire     frire     c'est-à-dire     dégourdir     déguerpir     mi-désir     fleurirent     ires     bondirent     ralentirent     équarrir     pétrir     vomir     pourrir     surprirent     entredéchire     revenir     racornir     refroidir     attire     recourir     tirelires     désir     kirs     instruisirent     accomplirent     ressurgir     défendirent     inspire     suivirent     


    Les citations sur « soupir »

    1. J'ai soupé en humant l'odeur des soupiraux d'où s'exhalaient les fumets des viandes et des volailles rôties des bonnes cuisines bourgeoises de Charleroi.

      Auteur : Arthur Rimbaud - Source : Correspondance, 8 octobre 1870


    2. Tambours de fumée, foudre de soupirs. On avale toujours la boule aux mille pointes de souffrances. Quand cela finira-t-il?

      Auteur : Henri Michaux - Source : Face aux verrous (1954)


    3. «Ne m'oubliez pas», soupire le coeur. «Ne t'oublie pas», hurle la raison.

      Auteur : Paul Masson - Source : Les Pensées d'un Yoghi (1896)


    4. Les soupirs sont comme les éclairs: ils annoncent la pluie.

      Auteur : Carlo Goldoni - Source : Arlequin valet de deux maîtres


    5. Y a-t-il une oreille assez fine pour entendre le soupir des roses qui se fanent.

      Auteur : Arthur Schnitzler - Source : Sans référence


    6. La vie est une succession d'ambiguïtés et de bravades. On y apprend tous les jours, et tous les jours on efface son ardoise pour un nouvel exercice. En réalité, il n'y a pas de vérité irréfutable, il n'y a que des certitudes. Lorsque l'une s'avère être infondée, on s'en forge une autre et on s'y verrouille contre vents et marées. La survivance est un naufrage dont le salut repose sur l'entêtement et non sur la providence. Il y a ceux qui abandonnent, et ceux-là sont morts, et d'autres qui revoient leur copie... Me vient à l'esprit l'image du marabout-guerrier agonisant sur son lit de camp, le faciès taillé dans un parchemin. Sa voix chevrotante m'atteint dans un soupir d'outre-tombe. Que me disait-il ? Ça me revient ; il disait : « Pour qu'un coeur continue de battre la mesure des défis, il lui faut pomper dans l'échec la sève de sa survivance ».

      Auteur : Mohammed Moulessehoul, dit Yasmina Khadra - Source : L'Equation africaine (2011)


    7. Le pauvre esprit qui lamente et soupire - Et en pleurant tâche à vous faire rire.

      Auteur : Clément Marot - Source : Epîtres


    8. Tu es dans mes pensées et dans tous mes soupirs
      Au sein de mes rêves et de tous mes désirs
      Pas un seul crépuscule en l'absence de toi.


      Auteur : Patrick Huet - Source : Déclarations d'amour (2009)


    9. Remontez, remontez à ces heures passées !
      Vos tristes souvenirs m'aident à soupirer !
      Allez où va mon âme !
      Allez, ô mes pensées,
      Mon coeur est plein, je veux pleurer !


      Auteur : Alphonse de Lamartine - Source : Harmonies poétiques et religieuses (1830), II, 14, Le premier regret


    10. L'Opéra est un lieu terrible pour la commodité des soupirs.

      Auteur : Théophile Gautier - Source : Jean et Jeannette (1848)


    11. La perte d'un époux ne va pas sans soupirs:
      On fait beaucoup de bruit, et puis on se console.


      Auteur : Jean de La Fontaine - Source : Fables (1668 à 1694), Livre sixième, XX, la Jeune Veuve


    12. Le premier soupir de l'amour est le dernier de la sagesse.

      Auteur : Antoine Bret - Source : L'Ecole amoureuse (1747)


    13. Le monde était triste, le jardin était sauvage, Et l'homme, l'ermite, soupirait, jusqu'à ce que la femme sourit.

      Auteur : Thomas Campbell - Source : Pleasures of Hope (1799)


    14. Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire, - Que les parfums légers de ton air embaumé, - Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire, - Tout dise: «Ils ont aimé!»

      Auteur : Alphonse de Lamartine - Source : Méditations poétiques (1820)


    15. À quoi bon se rebeller contre sa destinée, mon jeune ami ? L’existence de l’homme n’est qu’un soupir dans le tourbillon de l’éternité.

      Auteur : Jean Van Hamme - Source : Largo Winch, tome 7 : La forteresse de Makiling (1996)


    16. Guerre faite sans bonne provision d'argent n'a qu'un soupirail de vigueur. Les nerfs des batailles sont les pécunes.

      Auteur : François Rabelais - Source : Gargantua (1542), 46


    17. Il est plus douloureux de voir l'objet après lequel on soupire en vain, que de vainement soupirer après un objet invisible.

      Auteur : George Meredith - Source : Les Comédiens tragiques (1880), I


    18. Deux beaux yeux sont l'empire
      Pour qui je soupire,
      Sans eux rien ne m'est doux;
      Donnez-moi cette joie
      Que je les revoie.


      Auteur : François de Malherbe - Source : A Henri le Grand, sur la dernière absence de la princesse de Condé (1609)


    19. Dans mille ans, l'homme soupirera comme maintenant : «Ah ! que la vie est dure !» et comme maintenant il aura peur et ne voudra pas mourir.

      Auteur : Anton Tchekhov - Source : Les Trois Soeurs (1901), II


    20. Comme deux rayons de l'aurore,
      Comme deux soupirs confondus,
      Nos deux âmes ne forment plus
      Qu'une âme, et je soupire encore !


      Auteur : Alphonse de Lamartine - Source : Méditations poétiques (1820), Souvenir


    21. Une femme qui aime n'admet pas qu'un homme puisse avoir une pensée, un geste, un soupir, qui ne lui soit pas destiné. Elle ne tolère pas qu'il travaille, qu'il respire.

      Auteur : René Barjavel - Source : Colomb de la lune


    22. Les gémissements sont le grand soulagement d'une grande douleur; les soupirs et les plaintes relèvent le coeur abattu.

      Auteur : Louis-Octave Uzanne - Source : Le Livre (1882-1889)


    23. On goûte une douceur extrême à réduire, par cent hommages, le coeur d'une jeune beauté, à voir de jour en jour les petits progrès qu'on y fait, à combattre par des transports, par des larmes et des soupirs, l'innocente pudeur d'une âme qui a peine à rendre les armes, à forcer pied à pied toutes les petites résistances qu'elle nous oppose, à vaincre les scrupules dont elle se fait un honneur et la mener doucement où nous avons envie de la faire venir.

      Auteur : Molière - Source : Dom Juan, ou le Festin de Pierre (1665), I, 2, Dom Juan


    24. Quel drôle de machine que l'homme ! dit-il, stupéfait. Tu la remplis avec du pain, du vin, des poissons, des radis, et il en sort des soupirs, du rire et des rêves. Une usine ! Dans notre tête, je crois bien qu'il y a un cinéma sonore comme ceux qui parlent.

      Auteur : Níkos Kazantzákis - Source : Alexis Zorba (1946)


    25. Dans un soupir, il y a bien plus à entendre que dans une phrase.

      Auteur : Serge Joncour - Source : L'Amour sans le faire (2012)


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    Les synonymes de « soupir»

    Les synonymes de soupir :

      1. gémissement
      2. plainte
      3. pleur
      4. sanglot
      5. lamentation
      6. jérémiade
      7. souffrance
      8. douleur
      9. râle
      10. râlement
      11. agonie
      12. pleurs
      13. larmes
      14. spasmes
      15. souffle
      16. haleine
      17. respiration
      18. halètement
      19. endurance
      20. bouffée
      21. courant
      22. rafale
      23. vent
      24. esprit

    synonymes de soupir

    Fréquence et usage du mot soupir dans le temps


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