Définition de « abominer »


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions du mot abominer de manière claire et concise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre le sens du mot.

Il comprend des informations supplémentaires telles que des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes et bien sûr des citations littéraires sur abominer pour aider à enrichir la compréhension du mot Abominer et répondre à la question quelle est la définition de abominer ?

VER genre () de 4 syllabes
Une définition simple : abominer (t) (1ergroupe)

  • Avoir en horreur, détester, haïr. - Elle abominait ces interminables réunions de famille. Ce verbe s’emploie parfois par exagération plaisante. :: Je vous abomine de penser de la sorte. Synonyme : détester, haïr, exécrer, abhorrer


    Approchant : abomination, abominable



    Définitions de « abominer »


    Trésor de la Langue Française informatisé


    ABOMINER, verbe trans.

    [En parlant d'une pers., ou d'un être à qui on prête les sentiments d'une pers. hum.] Avoir en horreur, en exécration :
    1. Emploi trans. [L'obj. désigne une pers. ou une chose souvent mise en relation avec une pers.] :
    1. ... il est des choses damnables sans équivoque, et qu'on ne peut jamais se permettre, comme le bal, les spectacles, le jeu et autres passe-temps semblables. Pendant qu'on les abomine, ainsi que ceux qui les mettent en pratique, la gourmandise se présente et se glisse avec une face tout à fait théologique. J.-A. Brillat-Savarin, Physiologie du goût,1825, p. 160.
    2. Ce sont des infâmes, des scélérats; je les abomine, je les maudis; je me relèverai, la nuit, de mon cercueil pour les remaudire, car, enfin, mes amis, ai-je tort? H. de Balzac, Le Père Goriot,1835, p. 293.
    3. Son cousin [de Pauline] (...) attaquait aussi les rêves, comme troublant le parfait bonheur du néant; tandis que son oncle distinguait, aimait les songes agréables, abominait les cauchemars de la fièvre. É. Zola, La Joie de vivre,1884, p. 868.
    4. Les vaches abominent tellement l'oignon qu'elles seraient mortes de faim plutôt que de rien avaler. H. Pourrat, Gaspard des Montagnes,Le Château des sept portes, 1922, p. 85.
    5. ... elle absorbait tout avec le même appétit. Elle ne faisait de réserve que pour les légumes, que, disait-elle, elle « abominait ». M. Arland, L'Ordre,1929, p. 405.
    6. Corte. ? Vous n'aimez pas la verdure? Le Malade. ? Je hais la verdure. J'exècre les arbres, j'abomine les fleurs. Cela vous semble étrange? A. Camus, Un Cas intéressant,adapté de D. Buzzati, 1955, p. 694.
    2. Emploi pronom. réciproque :
    7. Puis ils [Gervaise et Coupeau] s'abominaient, à l'hôtel Bonc?ur; ils trouvaient ça dégoûtant, plein de sales fréquentations... É. Zola, L'Assommoir,1877, p. 463.
    8. Eh! Que diable! On s'abomine, mais l'on marche dans le même rang contre l'ennemi commun; l'on s'insulte même après, si l'on veut, loin des spectateurs, dans les coulisses, mais on joue ensemble, car c'est folie que de disséminer ses forces lorsqu'on lutte, à quelques-uns, contre toute une foule. J.-K. Huymans, L'Art moderne,1883, p. 285.
    3. Emploi absolu :
    9. Les nerveux sont trop primaires pour haïr : ils détestent, ils exècrent, ils abominent, ils méprisent, mais leur inconstance donne à ces sentiments violents un rythme explosif qui écarte l'immobilité inexorable de la haine. E. Mounier, Traité du caractère,1946, p. 519.
    Stylistique ? 2 dict. mentionnent ce verbe comme arg. : 10. Abominer. ? Haïr. V. Bosco. (...) « Et ta portière qui me demande toujours où je vais!... Je l'abomine, c'te vieille bosco-là. » (H. Monnier.) Larch. 1872, p. 23. 11. Abominer. Détester; argot du peuple. Vieux mot; de ab, hors; et omentum estomac. France 1907. De là sans doute son emploi dans un cont. plus ou moins burl. (cf. ex. 4 et 5).
    Prononc. ? 1. Forme phon. : [ab?mine]. 2. Dér. et composés : abominable, abominablement, abomination.
    Étymol. ? Corresp. rom. : a. prov. abominar; n. prov. aboumina; esp. abominar; cat. abominar; ital. abbominare, abominare. 1. a) Début xiies. « refuser avec horreur » terme relig. dans trad. (Ps. Oxford, éd. F. Michel, 106, 18 : Tute viande abominad l'aneme d'els); b) « considérer comme impie, avoir en horreur » id. (ibid., 105, 37 : ... E iriez est par fuirur li Sire en sun pople, e abomina la sue heredité); c) 1remoitié xives., « id. (une pers.) » ds trad. (Bersuire, Tite-Live, fol. 48 ds Gdf.); d) 1370 abhominer contre « id. » ds trad. (Jehan Lefèvre, Lament. de Matheolus, éd. van Hamel I, 746, ds T.-L.); 2. dernier tiers xives. « profaner » ds trad. (La Vieille, trad. du lat. par Jehan Lefèvre éd. Cocheris I, 746 ds T.-L. : les autelz affem[en]ine Et les ordoye et abhomine). Empr. au lat. abominari, dep. Tite-Live (3025, 12 ds TLL s.v., 124, 1) « écarter comme un mauvais présage » terme relig., d'où : « s'écarter avec horreur, exécrer » terme gén., dep. Tite-Live (32, 38, 5 ibid., 124, 22 : non aspernatos modo sed abominatos etiam nomen tyranni), d'où 1; très fréq. en lat. chrét. (cf. avec 1 a Ps. CVI, 18 : omnem escam abominata est anima eorum; avec 2 a id. CV, 40 : et abominatus est beneditatem suam); élargissement de sens en lat. chrét. « rendre exécrable qqc. de sacré, le rendre capable d'inspirer l'horreur », « le souiller », « le profaner » Itala, Cod. Monac. Lévit., II, 43 ds TLL s.v., 124, 64 : non abominamini animas vestras in omnibus quae repunt in terram, d'où 2. HIST. ? C'est uniquement par les trad. de textes relig. et aussi profanes (celui du psautier d'Oxford, Bersuire, Jehan Lefèvre, Oresme) que le terme sav. abominer est entré dans la lang. (cf. étymol.). Le terme couramment utilisé dès le xiies. pour exprimer le dégoût était le doublet pop. abo(s)mer, (qui, outre le sens « avoir du dégoût pour..., abominer », avait un second sens, act. « accabler, consterner » et un sens réfl. « s'effrayer »). On remarquera que le 1ersens de abo(s)mer exprime dès le xiies. soit a) le dégoût phys. (abosmer sa viande, ds Gdf., à rapprocher de abomination, hist. I, sens méd.); soit b) le dégoût mor. (Hume de sancs e tricheur abomerat nostre sire, ds Liv. des Ps., Cambridge, V, 5, Michel, ds Gdf.). Une concurrence a donc pu s'établir, en dépit de la nature différente des 2 verbes issus du même étymon lat., abominari, d'une part entre abominer sens étymol. 1 a et abo(s)mer sens 1 a, d'autre part entre abominer, sens étymol. 1 b et 1 c et abo(s)mer sens 1 b. I.? Sens et emplois entièrement disparus av. 1789. ? Rem. Ces sens et emplois n'étant attestés dans la docum. disponible que par un ex. unique pour chacun d'eux, il est difficile de se faire une idée de leur vie réelle et de leur mort. A.? Sens ? 1. « refuser avec horreur » (cf. étymol. 1 a); 2. « profaner » (cf. étymol. 2); B.? Emplois 1. abominer contre qqc. (cf. étymol. 1 d); 2. inf. substantivé : Ces prestres abominoient le poisson, de sorte que quant ils vouloient escrire le hayr, et l'abominer, ils peignoyent un poisson. G. Bouchet, 31eSeree, IV, 297 (Hug.). II.? Hist. de l'unique sens attesté apr. 1789. ? A.? Emploi trans. 1. Du début du xiies. (cf. étymol. 1 b et c) jusqu'au xvies. inclus : Quant aux meurtriers et decepteurs, Celui qui terre et ciel domine, Les abomine. C. Marot (Hug.). 2. Donné unanimement comme inusité ou presque aux xviieet xviiies. par les lexicographes qui l'ont recensé (Nicot 1606; Cotgr. 1611; Fur. 1690, 1701; Trév. 1704, 1752, 1771), se trouve consigné dans un répertoire d'arch. de Brunot t. 6, p. 1289 de la façon suiv. : ,,Absent de Ac. 1694; vieux mot qui ne se dit que dans le style burl. ou marotique, Fér., Crit. 1787-1788.`` Le mot appartient encore au vx lang. selon Ac. Compl. 1842. 3. Reparaît au xixes., apr. une éclipse de 2 s., sur le conseil de certains lexicographes tels que Besch. 1845 : ,,Ce mot a vieilli et n'est plus guère en usage. Il est à désirer qu'on le rajeunisse et qu'on l'introduise de nouveau dans la langue``, ou Littré, qui se montre plus précis sur les motifs d'une remise en usage : ,,Ce verbe, très ancien dans la langue, mérite d'être repris; il se comprend sans peine, et n'a rien qui choque, puisqu'on a abominable et abomination.`` Les ex. les plus anc. à notre disposition pour prouver cette résurgence, sont respectivement de : ? 1801 : O malheureux jeune homme! l'éclat de ses charmes te séduit; mais apprends de moi que c'est elle qui a empoisonné ta mère, et juge combien tu dois l'Abominer! S. Mercier, Néol., t. 1, 1801, p. 2. ? 1825, 1835 (cf. sém.); 1838 (Barbey d'Aurevilly, non cité ds sém.); 1852 : Abominer, v. a. Avoir en abomination. Terme vieux français. (Humbert, Gloss. Genevois, p. 3). La recherche d'un effet litt. est peut-être à l'orig. de sa résurgence chez les aut. du début du xixes. Sa résurgence et sa vitalité dans la lang. actuelle ont été consacrées par son admission ds Ac. 1932-1935 (qui précise que le mot s'emploie surtout par exagération plais.). B.? Emploi pronom. 1. Avec prép. S'abominer de, « avoir horreur de » (ds Besch. 1845 uniquement, ds l'ex. s'abominer d'un crime, hors d'usage au xixes.), remonte pour le moins au xves., comme le montre l'ex. de E. Deschamps : [Choses] Dont Dieux et le ciel s'abhomine. 2. Sans prép. Il s'agit là vraisemblablement d'une création de qq. aut. du xixes. (cf. sém. 2, ex. 7 et 8), sans antécédent dans l'hist. de la lang.
    STAT. ? Fréq. abs. litt. : 48.
    BBG. ? Engels (J.). La Survie du verbe latin abominari et l'anc. fr. abosmer. Neophilologus. 1961, t. 45, pp. 106-122 [Cr. Lecoy (F.). Romania. 1963, t. 84, p. 422; Simone (F.). St. fr. 1962, t. 6, p. 198].


    Wiktionnaire


    Verbe - français

    abominer \a.b?.mi.ne\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

    1. Avoir en horreur, détester, haïr.
      • La pauvre Marie abomina la dissipation de cette vie qui ne lui permettait plus d'être seule avec son Dieu. (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
      • Il appréciait aussi l'architecture religieuse et, bien qu'il abominât les papistes, il ne manquait jamais d'entrer dans les églises quand elles étaient gothiques ; romanes, cela dépendait de son humeur. (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 52.)
      • On avait eu la bonté de me donner un avenir et je le proclamais enchanteur mais, sournoisement, je l'abominais. (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 136.)

    Note : Ce verbe s'emploie parfois par exagération plaisante.

    Je vous abomine de penser de la sorte.
    Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

    Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

    ABOMINER. v. tr.
    Détester, haïr. Il s'emploie surtout par exagération plaisante. Je vous abomine de penser de la sorte.

    Littré

    ABOMINER (a-bo-mi-né) v. a.
    • Avoir en abomination. Ce verbe, très ancien dans la langue, mérite d'être repris?; il se comprend sans peine, et n'a rien qui choque, puisqu'on a abominable et abomination.

    HISTORIQUE

    XIVe s. Il est inutile à telles collocutions et esbattements?; car il n'i confere et n'i fait rien, mes est triste en toutes choses et abhomine gieu qui est necessaire, Oresme, Eth. 138.

    XVe s. [choses] Dont Dieux et le ciel s'abhomine, Deschamps, dans RAYNOUARD, abhominar.

    XVIe s. Certaines nations abominent la?, Montaigne, II, 226. Qu'est-ce que veut dire cela, que le Seigneur rejette et abomine si fort l'observation de la loi???, Calvin, Instit. 609. Quant aux menetriers et decepteurs, Celui qui terre et ciel domine, Les abomine, Marot, IV, 234.

    Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

    Étymologie de « abominer »

    Berry, abominer?; provenç. abominar?; ital. abbominare?; de abominari (voy. ABOMINABLE).

    Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

    Du verbe latin abominari (« repousser avec horreur comme un mauvais présage »), de ab-, préfixe indiquant l'éloignement, et omen (« présage », « augure »).
    Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

    ABOMINER, verbe trans.
    Étymol. ? Corresp. rom. : a. prov. abominar; n. prov. aboumina; esp. abominar; cat. abominar; ital. abbominare, abominare. 1. a) Début xiies. « refuser avec horreur » terme relig. dans trad. (Ps. Oxford, éd. F. Michel, 106, 18 : Tute viande abominad l'aneme d'els); b) « considérer comme impie, avoir en horreur » id. (ibid., 105, 37 : ... E iriez est par fuirur li Sire en sun pople, e abomina la sue heredité); c) 1remoitié xives., « id. (une pers.) » ds trad. (Bersuire, Tite-Live, fol. 48 ds Gdf.); d) 1370 abhominer contre « id. » ds trad. (Jehan Lefèvre, Lament. de Matheolus, éd. van Hamel I, 746, ds T.-L.); 2. dernier tiers xives. « profaner » ds trad. (La Vieille, trad. du lat. par Jehan Lefèvre éd. Cocheris I, 746 ds T.-L. : les autelz affem[en]ine Et les ordoye et abhomine). Empr. au lat. abominari, dep. Tite-Live (3025, 12 ds TLL s.v., 124, 1) « écarter comme un mauvais présage » terme relig., d'où : « s'écarter avec horreur, exécrer » terme gén., dep. Tite-Live (32, 38, 5 ibid., 124, 22 : non aspernatos modo sed abominatos etiam nomen tyranni), d'où 1; très fréq. en lat. chrét. (cf. avec 1 a Ps. CVI, 18 : omnem escam abominata est anima eorum; avec 2 a id. CV, 40 : et abominatus est beneditatem suam); élargissement de sens en lat. chrét. « rendre exécrable qqc. de sacré, le rendre capable d'inspirer l'horreur », « le souiller », « le profaner » Itala, Cod. Monac. Lévit., II, 43 ds TLL s.v., 124, 64 : non abominamini animas vestras in omnibus quae repunt in terram, d'où 2. HIST. ? C'est uniquement par les trad. de textes relig. et aussi profanes (celui du psautier d'Oxford, Bersuire, Jehan Lefèvre, Oresme) que le terme sav. abominer est entré dans la lang. (cf. étymol.). Le terme couramment utilisé dès le xiies. pour exprimer le dégoût était le doublet pop. abo(s)mer, (qui, outre le sens « avoir du dégoût pour..., abominer », avait un second sens, act. « accabler, consterner » et un sens réfl. « s'effrayer »). On remarquera que le 1ersens de abo(s)mer exprime dès le xiies. soit a) le dégoût phys. (abosmer sa viande, ds Gdf., à rapprocher de abomination, hist. I, sens méd.); soit b) le dégoût mor. (Hume de sancs e tricheur abomerat nostre sire, ds Liv. des Ps., Cambridge, V, 5, Michel, ds Gdf.). Une concurrence a donc pu s'établir, en dépit de la nature différente des 2 verbes issus du même étymon lat., abominari, d'une part entre abominer sens étymol. 1 a et abo(s)mer sens 1 a, d'autre part entre abominer, sens étymol. 1 b et 1 c et abo(s)mer sens 1 b. I.? Sens et emplois entièrement disparus av. 1789. ? Rem. Ces sens et emplois n'étant attestés dans la docum. disponible que par un ex. unique pour chacun d'eux, il est difficile de se faire une idée de leur vie réelle et de leur mort. A.? Sens ? 1. « refuser avec horreur » (cf. étymol. 1 a); 2. « profaner » (cf. étymol. 2); B.? Emplois 1. abominer contre qqc. (cf. étymol. 1 d); 2. inf. substantivé : Ces prestres abominoient le poisson, de sorte que quant ils vouloient escrire le hayr, et l'abominer, ils peignoyent un poisson. G. Bouchet, 31eSeree, IV, 297 (Hug.). II.? Hist. de l'unique sens attesté apr. 1789. ? A.? Emploi trans. 1. Du début du xiies. (cf. étymol. 1 b et c) jusqu'au xvies. inclus : Quant aux meurtriers et decepteurs, Celui qui terre et ciel domine, Les abomine. C. Marot (Hug.). 2. Donné unanimement comme inusité ou presque aux xviieet xviiies. par les lexicographes qui l'ont recensé (Nicot 1606; Cotgr. 1611; Fur. 1690, 1701; Trév. 1704, 1752, 1771), se trouve consigné dans un répertoire d'arch. de Brunot t. 6, p. 1289 de la façon suiv. : ,,Absent de Ac. 1694; vieux mot qui ne se dit que dans le style burl. ou marotique, Fér., Crit. 1787-1788.`` Le mot appartient encore au vx lang. selon Ac. Compl. 1842. 3. Reparaît au xixes., apr. une éclipse de 2 s., sur le conseil de certains lexicographes tels que Besch. 1845 : ,,Ce mot a vieilli et n'est plus guère en usage. Il est à désirer qu'on le rajeunisse et qu'on l'introduise de nouveau dans la langue``, ou Littré, qui se montre plus précis sur les motifs d'une remise en usage : ,,Ce verbe, très ancien dans la langue, mérite d'être repris; il se comprend sans peine, et n'a rien qui choque, puisqu'on a abominable et abomination.`` Les ex. les plus anc. à notre disposition pour prouver cette résurgence, sont respectivement de : ? 1801 : O malheureux jeune homme! l'éclat de ses charmes te séduit; mais apprends de moi que c'est elle qui a empoisonné ta mère, et juge combien tu dois l'Abominer! S. Mercier, Néol., t. 1, 1801, p. 2. ? 1825, 1835 (cf. sém.); 1838 (Barbey d'Aurevilly, non cité ds sém.); 1852 : Abominer, v. a. Avoir en abomination. Terme vieux français. (Humbert, Gloss. Genevois, p. 3). La recherche d'un effet litt. est peut-être à l'orig. de sa résurgence chez les aut. du début du xixes. Sa résurgence et sa vitalité dans la lang. actuelle ont été consacrées par son admission ds Ac. 1932-1935 (qui précise que le mot s'emploie surtout par exagération plais.). B.? Emploi pronom. 1. Avec prép. S'abominer de, « avoir horreur de » (ds Besch. 1845 uniquement, ds l'ex. s'abominer d'un crime, hors d'usage au xixes.), remonte pour le moins au xves., comme le montre l'ex. de E. Deschamps : [Choses] Dont Dieux et le ciel s'abhomine. 2. Sans prép. Il s'agit là vraisemblablement d'une création de qq. aut. du xixes. (cf. sém. 2, ex. 7 et 8), sans antécédent dans l'hist. de la lang.

    abominer au Scrabble


    Le mot abominer vaut 11 points au Scrabble.

    abominer

    Informations sur le mot abominer - 8 lettres, 4 voyelles, 4 consonnes, 8 lettres uniques.

    Quel nombre de points fait le mot abominer au Scrabble ?


    Le calcul de points ne prend pas en compte lettre compte double, lettre compte triple, mot compte double et mot compte triple. Ces cases augmentent les valeurs des mots posés selon un coefficient indiqué par les règles du jeu de Scrabble.

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    abominer

    Les rimes de « abominer »


    On recherche une rime en NE .

    Les rimes de abominer peuvent aider les poètes et les paroliers à trouver des mots pour former des vers avec une structure rythmique cohérente, mais aussi pour jouer avec les mots et les sons, découvrir de nouvelles idées et perspectives ce qui peut être amusant et divertissant.

    Les rimes en ne

    Rimes de chouiner      Rimes de cloisonné      Rimes de haubanée      Rimes de déracinais      Rimes de geignaient      Rimes de siliconé      Rimes de enracinées      Rimes de cordonnets      Rimes de pardonné      Rimes de soigner      Rimes de intervenais      Rimes de lutinait      Rimes de indignées      Rimes de hallucinés      Rimes de frictionner      Rimes de recombiné      Rimes de fouiné      Rimes de données      Rimes de téléphonées      Rimes de voisinaient      Rimes de fonctionnait      Rimes de exterminais      Rimes de bâillonnait      Rimes de gainé      Rimes de cabinet      Rimes de damnées      Rimes de tire-bouchonnés      Rimes de rayonnais      Rimes de ornées      Rimes de exterminé      Rimes de déracinait      Rimes de albanais      Rimes de flânaient      Rimes de perfectionnait      Rimes de acheminés      Rimes de pilonnez      Rimes de déchaînées      Rimes de plastronner      Rimes de bernées      Rimes de ratonner      Rimes de fouinais      Rimes de inclinée      Rimes de amenée      Rimes de pistonnée      Rimes de radiné      Rimes de subordonné      Rimes de désordonné      Rimes de examiner      Rimes de dépannait      Rimes de benêt     

    Mots du jour

    chouiner     cloisonné     haubanée     déracinais     geignaient     siliconé     enracinées     cordonnets     pardonné     soigner     intervenais     lutinait     indignées     hallucinés     frictionner     recombiné     fouiné     données     téléphonées     voisinaient     fonctionnait     exterminais     bâillonnait     gainé     cabinet     damnées     tire-bouchonnés     rayonnais     ornées     exterminé     déracinait     albanais     flânaient     perfectionnait     acheminés     pilonnez     déchaînées     plastronner     bernées     ratonner     fouinais     inclinée     amenée     pistonnée     radiné     subordonné     désordonné     examiner     dépannait     benêt     


    Les citations sur « abominer »

    1. Il existe un passé qui n'est qu'un cimetière de l'Histoire. Il en existe un autre d'où jaillit, dans sa profondeur vivante, la source du futur. Le révolutionnaire commet l'erreur de les confondre et de les abominer à la fois.

      Auteur : Gregorio Marañón - Source : Eloge et Nostalgie de Tolède (1941)


    Les citations sur abominer renforcent la crédibilité et la pertinence de la définition du mot abominer en fournissant des exemples concrets et en montrant l'utilisation d'un terme par des personnes célèbres. Elles peuvent également renforçer la compréhension du sens d'un terme et en ajoutant une dimension historique.

    Les mots proches de « abominer »

    AboiAboli, ieAbolirAbolissementAbolitif, iveAbolitionAbominableAbominationAbominerAbondammentAbondanceAbondant, anteAbondeAbonderAbonné, éeAbonnementAbonnerAbonnirAbordAbordageAbordé, éeAbordée (d')AborderAbordeurAbortif, iveAbouché, éeAbouchementAboucherAboukornAboutAboutirAboutissant, anteAboutissementAboyant, anteAboyé, éeAboyerAboyeur

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    Les synonymes de « abominer»

    Les synonymes de abominer :

      1. abhorrer
      2. détester
      3. exécrer
      4. haïr
      5. honnir
      6. mépriser
      7. maudire
      8. anathématiser
      9. vouer
      10. réprouver

    synonymes de abominer

    Fréquence et usage du mot abominer dans le temps


    Évolution historique de l’usage du mot « abominer » avec Google Books Ngram Viewer qui permet de suivre l’évolution historique de l'usage du mot abominer dans les textes publiés.



    Classement par ordre alphabétique des définitions des mots français.


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    Citations abominer     Citation sur abominer   Poèmes abominer   Proverbes abominer   Rime avec abominer    Définition de abominer  


    Définition de abominer présentée par dicocitations.com. Les définitions du mot abominer sont données à titre indicatif et proviennent de dictionnaires libres de droits dont Le Littré, le Wiktionnaire, et le dictionnaire de l'Académie Française.



    Les informations complémentaires relatives au mot abominer notamment les liens vers les citations sont éditées par l’équipe de dicocitations.com. Ce mot fait partie de la catégorie des mots français de 8 lettres.

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