Définition de « abolir »


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions du mot abolir de manière claire et concise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre le sens du mot.

Il comprend des informations supplémentaires telles que des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes et bien sûr des citations littéraires sur abolir pour aider à enrichir la compréhension du mot Abolir et répondre à la question quelle est la définition de abolir ?

VER genre () de 3 syllabes
Une définition simple : abolir (t) (2egroupe)

  • Mettre hors d’usage, réduire à néant. - Les nouvelles coutumes ont aboli les anciennes. - Cette loi fut abolie en fait, sans être formellement révoquée. - Cette loi trop sévère, cette coutume bizarre s’est abolie d’elle-même. - Le culte des faux dieux fut aboli. - Plus d’une fois les romains firent des lois pour abolir les dettes. - Abolir la mémoire du passé. - Abolir le passé. - Un usage aboli.

  • En termes d’ancien droit criminel, en parlant dun crime, en arrêter ou en interdire la poursuite judiciaire par un acte d’autorité souveraine. - Tout crime s’abolit au bout d’un certain nombre d’années. Synonyme : anular, eliminar, exterminar, extinguir, revogar, suprimir




    Définitions de « abolir »


    Trésor de la Langue Française informatisé


    ABOLIR, verbe trans.

    [Le suj. explicite ou implicite est une pers. détenant un pouvoir; l'obj. est gén. un inanimé] . Mettre fin à l'existence de quelque chose, supprimer :
    A.? DR. En parlant de l'acte d'une personne qui détient une autorité légale :
    1. ... il faut avancer ou reculer, il faut abolir ou reconnaître et légaliser des privilèges iniques et insociaux. E.-J. Sieyes, Qu'est-ce que le Tiers-état?,1789, p. 78.
    2. On ne se borna point à réparer ce qui les concernait : le roi cassa, annula, abolit et révoqua aussi les ordonnances de réformation qui renfermaient de justes et salutaires choses et auxquelles avaient applaudi tous les gens de bien. P. de Barante, Histoire des ducs de Bourgogne de la maison de Valois,t. 3, 1824, p. 377.
    3. La justice du législateur a été plus loin. Il a essayé, sinon d'abolir, du moins d'atténuer cette diversité de valeur légale établie entre les hommes par les autres lois barbares. La seule distinction qu'il ait maintenue, est celle de l'homme libre et de l'esclave. F. Guizot, Histoire générale de la civilisation en Europe depuis la chute de l'Empire romain jusqu'à la Révolution française,1828, p. 14.
    Rem. a) Les synon. les plus usuels : casser, révoquer, etc. apportent des précisions au sens de abolir : . casser insiste sur le pouvoir absolu du suj. (cf. le roi); . révoquer implique l'idée d'une faute caractérisée sanctionnée par un acte juridique; . annuler c'est supprimer ce qui est jugé mauvais (sans idée de sanction). b) Les syntagmes les plus fréq. se répartissent en 2 groupes, qui peuvent se rencontrer dans le même énoncé : . abolir + compl. et . abolir + adv. Les compl. les plus fréq. de abolir sont : privilège(s), institution(s), peine de mort, esclavage, etc.; le verbe fonctionne avec les adv. : complètement, entièrement, radicalement, définitivement, irrévocablement, etc.
    B.? P. ext. Supprimer en vertu d'un pouvoir de fait, détenu par une collectivité ou un particulier :
    4. L'humanité passe son temps à détruire, à raser le passé, à tâcher de l'abolir; ... Ch.-A. Sainte-Beuve, Pensées et maximes,1868, p. 131.
    5. Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx, L'angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore, Maint rêve vespéral brûlé par le phénix Que ne recueille pas de cinéraire amphore Sur les crédences, au salon vide : nul ptyx, Aboli bibelot d'inanité sonore, (car le maître est allé puiser des pleurs au styx Avec ce seul objet dont le néant s'honore). S. Mallarmé, Poésies,Plusieurs sonnets, 1898, p. 68.
    6. ... il ne suffit pas à la révolution socialiste d'abolir le capitalisme : il faut qu'elle crée le type nouveau selon lequel s'accomplira la production et se régleront les rapports de propriété. J. Jaurès, Études socialistes,1901, p. 92.
    7. ... la réflexion sur l'habitude, sur le pouvoir énigmatique et familier, est comme une invitation à un souvenir sans fin qui se perd dans les ténèbres. Ne sommes-nous pas alors conduits, comme par la main, de l'aboli à l'interdit? P. Ric?ur, Philosophie de la volonté,1949, p. 357.
    ? Emploi fig. Superl. intensif pour tuer (l'obj. est une pers.) :
    8. Que veux-tu, dis-moi? Me supprimer à mon tour? Mais c'est évident! voilà! c'est simple! profiter!... attendre!... saisir le moment favorable!... détente... confiance... et m'occire!... m'abolir!... m'annihiler!... L.-F. Céline, Mort à crédit,1936, p. 453.
    Rem. Abolir construit avec un compl. de pers. ne se rencontre dans la docum., que chez Hugo (la Légende des siècles); Cladel (Ompdrailles); Queneau (Loin de Rueil) (en termes de sport : abolir un adversaire); Céline (cf. ex. 8). Le part. substantivé (ex. 7) révèle le glissement du mot vers un emploi philos.
    Stylistique ? Les 2 accept., jur. et gén., stables en lang., présentent toujours à l'époque mod., la même vitalité. Pris au sens jur., abolir est synon. de abroger, mais si ce dernier désigne une action formelle ? on abroge une loi, un règlement, un écrit en vigueur ? abolir se dit de préférence d'une coutume, d'une tradition, de toute convention sociale détruite par un acte jur. ou par l'effet du temps. Dans son accept. la plus gén., abolir est l'indice d'une certaine recherche litt. Apprécié pour sa musicalité (3 consonnes, 3 voyelles,) on le trouve fréquemment chez G. de Nerval, Mallarmé, Valéry, etc. : 9. Je suis le ténébreux, le veuf, l'inconsolé Le prince d'Aquitaine à la tour abolie... G. de Nerval, Les Chimères, El desdichado, 1854, p. 693. Dans l'ex. 5 de Mallarmé, le vers ,,aboli bibelot d'inanité sonore`` atteint l'équilibre parfait entre consonnes et voyelles (12 + 12) sans recours à l'hiatus interne. Rem. Chez cet aut., le verbe abolir peut être considéré comme un « mot-carrefour » (cf. J.-P. Richard, L'Univers imaginaire de Mallarmé, 1961) mis en évidence par la typogr. (cf. Le Coup de dés, éd. La Pléiade, p. 457). Cf. encore, avec résurgence de l'expr., abolir la mémoire : 10. Arbres sur qui je passe, ample et naïve moire, Eau de ramages peinte, et paix de l'accompli, Déchire-les, ma barque, impose-leur un pli Qui coure du grand calme abolir la mémoire. P. Valéry, Charmes, Le Rameur, 1922, p. 153.
    Prononc. ET ORTH. ? 1. Forme phon. : [ab?li:?], j'abolis [?ab?li]. Enq : /aboli, abolis/. Conjug. agir. 2. Dér. et composés : abolissable, abolissement, abolisseur, abolitif, abolition, abolitionnisme, abolitionniste. 3. Hist. ? Ce verbe s'est aligné sur la flex. inchoative ainsi que ,,de nombreux mots empruntés au latin classique qui n'ont été introduits, en partie, qu'à la fin de l'époque du vieux français ou au commencement de celle du français moderne, comme mügir (...), sübir (...), abolir (cl. abolere), etc.`` (Schwan-Behr. 1900, § 372). D'où les formes en -iss, aboilissons (cf. hist. II A). La forme aboluz, citée par Gdf., est une var. du part. aboli, refaite en m. fr. sur les part. en -u?tu (autres ex. : sentu, boulu, cf. Fouché Phonét. 1952, p. 370), et qui, dans l'ex. choisi, est appelée par la rime : ...abolus, ... Theophilus, ... absolus (F. Villon, ?uvres, Classiques français du Moyen Âge, 1961, vers 884-887). D'où également le subst. abolucion, var. de abolition (cf. abolition, étymol.).
    Étymol. ? Corresp. rom. : prov., esp., cat. abolir; ital. abolire. 1. Fin xives. « révoquer, annuler » (la loi de Dieu) terme jur., d'emploi relig. (Brunetto Latini, Li livres dou tresor, éd. Chabaille, 626 : furent en grant doubte... qu'il ne abolist la loy de dieu; interpolation, ms. Bibl. Genève 160, fin xives.); 1344 « id. » (un texte jur.) terme jur. (Arch. Nat. K. 44 p. 13 ds Gdf. Compl.); 1417 « id. » (un acte jur.) (Douet d'Arcq, Pieces relatives à Ch. V, I, 393 ds DG) d'où : 2. 1443, 8 janv. « supprimer, détruire (une chose) par une décision jur. » (Chirographe, Arch. Tournai ds Gdf. Compl. : la dicte fosse sera widie, et en apres destruitte, abolie). Empr. au lat. abole?re avec chang. de conjug., dû soit à la tendance gén. du passage de -e?re > -re (cf. languir, pourrir, fleurir) en lat. vulg., soit à l'influence de abolitio (cf. ital. abolire ? abolizione; esp. abolir ? abolición; cat. abolir ? abolició). Lat. abole?re dep. Virgile au sens de « détruire (obj. inanimé) » (Énéide, 4, 497 ds TLL 116, 46 : abolere nefandi cuncta viri monumenta [i. e. arma, exuvias, al.] iuvat) d'où 2; terme jur. dep. Valère Maxime 9, 1, 3 ds TLL 118, 77 : ut ius per continuos XX annos servatum aboleretur (cf. lat. médiév. fin xes. Dipl. Ottonis III, 222, p. 635, 31 ds Mittellat. W. s.v. : ut... hoc iniuste factum et rite abolendum preceptum... taceret silentio); d'où 1 (emploi relig. cf. Jérôme, Épist. 53, 8 ds TLL 118, 79 : Samuhel... veterem legem abolitam monstrat). HIST. ? Un seul sens et plusieurs accept. Entré dans la lang. à la fin du xives. (cf. étymol. 1) comme terme jur. dans un cont. relig., il connaît dès le xvies. une ext. de sens hors la lang. jur. stricte, mais toujours avec recherche d'un effet de style. I.? Disparitions av. 1789. ? A.? « Effacer » (un péché, une faute, une peine) par une décision de Dieu agissant en juge, xve-xviies. ? xves. : De luy soyent mes pechiez aboluz. Villon, Grand test., Ball. à N.-D., 884 (Gdf.). ? xvies. : Ceste unique faulte doibt estre abolie, extaincte, et absorbée en la mer immense de tant d'equitables sentences. Rabelais, III, 43 (Hug.). ? xviies. : Les véritables dettes, j'entends les peines dues au péché, demeurent éteintes et sont universellement abolies Bourdaloue, Ouvert. du jubilé, 1 (DG). B.? Abolir un crime par une décision d'un juge, terme d'anc. jurispr., 1reattest. xviies., perman. jusqu'à la fin du xviiies. (dernière attest. ds Ac. 1798). ? xviies. : Désobéir un peu n'est pas un si grand crime; Et, quelque grand qu'il soit, mes services présents Pour le faire abolir sont plus que suffisants. Corneille, Cid, vers 368 (Cayrou). Se dit lors que le prince par des Lettres qu'il donne, remet d'autorité absoluë la peine d'un crime qui n'est pas remissible par les Ordonnances. Ac. 1694. ? xviiies. : Il n'y a que le Roi qui puisse abolir un crime; c'est-à-dire, absoudre le coupable, et l'exempter du châtiment. Trév. 1752. ? Cf. aussi la forme pronom. à valeur passive, attestée jusqu'à Ac. 1798 : Le crime s'abolit par vingt ans, c'est-à-dire que le droit d'en poursuivre la punition cesse après vingt ans. Ac. 1694. C.? Techn. (ateliers de copistes) : abolir une écriture, « exponctuer », 1 seule attest. ds Nicot 1606 : Abolir une écriture par petits points qu'on met au-dessous de chaque lettre en la maniere des anciens. II.? Hist. des accept. attestées apr. 1789. ? A.? Sém. accept. I. Le mot est un terme jur. Peut être aboli tout ce qui, peu ou prou, est « institutionnalisé » (lois, us et coutumes, etc.). 1reattest. fin xives. (cf. étymol. 1); perman. jusqu'au xxes. ? xives. : Lesquelles [coutumes] aboilissons, cassons et anullons. (1344, réf. ds étymol. 1). ? xves. : Si ceste chose avoit lieu, il ne nous fauldroit plus de loy, car ceulx qui la debveroient tenir et garder l'abolliroient. Orose, vol. I, f. 155 (Gdf.). ? xvies. : Onques puis le peuple n'en voulut user [de l'ostracisme] et en abolit l'usage entierement. Amyot, Arist., 18 (Littré). ? xviies. : Abolir une partie d'une loy par une nouvelle. Nicot 1606. Emploi fig. A la limite de cette accept. (la mode est assimilée à une coutume ayant valeur contraignante) : Une mode a à peine détruit une autre mode, qu'elle est abolie par une plus nouvelle, qui cède elle-même à celle qui la suit et qui ne sera pas la dernière. La Bruyère, De la mode (Rob.). ? xviiies. : Le Roy a aboli les duels. Ac. 1718. ? xixeet xxes. cf. sém.; et aussi l'expression empr. au lat. abolir la mémoire de qqn (par un acte jur.) : Les sénateurs (...) s'empressant d'envahir la curie, ne purent s'empêcher (...) de décreter que l'on effacerait partout ses inscriptions [de Domitien] et que l'on abolirait complètement sa mémoire. H. Ailloud, Trad. de Suétone, Vie des Douze Césars, Domitien, 1932, coll. G. Budé, p. 101. ? Rem. Le sénat romain, par senatus-consulte, abolissait la mémoire de qqn (mauvais empereurs notamment), ce qui entraînait la radiation de son n. de tous les doc. et monuments officiels. Cette expr. provient sans doute des trad. plus anc. des historiens lat. B.? Sém. accept. II, ext. fig. de l'accept. I, attestée dès le xvies., mais jamais par l'Ac. cf. Nerval, Mallarmé au xixes., et aussi pour les périodes ant. ? xvies. : Ce sont les propres pierres, moyenans les quelles Deucalion et Pyrrha restituerent le genre humain aboly par le deluge Poetique. Rabelais, III, 8 (Hug.). Le temps me peut abolir avant eage, Et mon malheur me garder de vous voir Beaucoup de jours. St-Gelais, 174 (Littré). ? xviies. : Jupiter résolut d'abolir cette engeance. La Fontaine, Phil. et Baucis (DG). Le temps qui consume tout, abolit tous les jours les noms et les titres qui sont gravés sur ces magnifiques monumens. Bouhours (Trév. 1752). ? xviiies. : On dit aussi abolir, ou effacer la mémoire et le souvenir des choses passées. Trév. 1752. ? Rem. Ce dernier emploi peut-être dér. de l'expr. jur. le Sénat a aboli la mémoire de... (cf. sup. II A). ? xixeet xxes. S'applique plus particulièrement aux qualités, sent. ou fac. hum., et devient un synon. expr. d'annuler, détruire, etc. : Il trouvait un moyen d'abolir ce remords. Stendhal, Chartreuse de Parme, 1839, p. 85. Il ne pouvait pas abolir jamais tout à fait en lui l'intelligence, la raison. Jouhandeau, M. Godeau intime, 1926, p. 276.
    STAT. ? Fréq. abs. litt. : 961. Fréq. rel. litt. : xixes. : a) 1 194, b) 1 229; xxes. : a) 1 384, b) 1 573.
    BBG. ? Dupin-Lab. 1846. ? Gramm. t. 1 1789. ? Marcel 1938. ? Pol. 1868. ? St-Edme 1828.


    Wiktionnaire


    Verbe - français

    abolir \a.b?.li?\ transitif ou pronominal 2e groupe (voir la conjugaison)

    1. Mettre hors d'usage ; réduire à néant.
      • Le 20 juin 1790 furent abolis non-seulement ces titres, mais encore les armoiries, les livrées, les ordres de chevalerie, tous les hochets de la vanité. (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
      • La Révolution abolit la peine du pilori que, quelques années plus tard, le Code pénal remplaça par celle de l'exposition. Elle-même fut abolie en 1848. (Le pilori des Halles, dans Hippocrate revue d'humanisme médical, janvier 1949, n° 1, page 32)
      • Mais cette Novelle marque une régression dans la voie de la répression de l'eunuchat. Estimant l'ancienne législation trop draconienne, Léon VI abolissait la peine du talion contre les opérateurs et adoucissait les autres pénalités. (Études byzantines, Institut français d'études byzantines, 1943, volumes 1-2, page 200)
      • [?]; les taxes impopulaires, abolies en juin 1908 en don de joyeux avènement, avaient été rétablies et considérablement renforcées. (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 194)
      • La question à préciser serait alors celle de l'identité de celui qui peut espérer se définitiser sans s'abolir. (Revue de métaphysique et de morale, 1997, page 436)
    2. (Ancien droit criminel) Arrêter ou interdire la poursuite judiciaire d'un crime, par un acte d'autorité souveraine.
      • Tout crime s'abolit au bout d'un certain nombre d'années.
    3. Faire disparaître.
      • Mais au milieu de décembre, la neige tomba avec abondance, fine et sèche comme une poudre, et trois jours avant Noël le vent du nord-ouest se leva et abolit les chemins. (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
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    Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

    ABOLIR. v. tr.
    Mettre hors d'usage, réduire à néant. Les nouvelles coutumes ont aboli les anciennes. Cette loi fut abolie en fait, sans être formellement révoquée. Cette loi trop sévère, cette coutume bizarre s'est abolie d'elle-même. Le culte des faux dieux fut aboli. Plus d'une fois les Romains firent des lois pour abolir les dettes. Abolir la mémoire du passé. Abolir le passé. Un usage aboli. En termes d'ancien Droit criminel, Abolir un crime, En arrêter ou en interdire la poursuite judiciaire par un acte d'autorité souveraine. Tout crime s'abolit au bout d'un certain nombre d'années.

    Littré

    ABOLIR (a-bo-lir) v. a.
    • 1Mettre à néant. Abolir une loi. Les actes de ce gouvernement furent abolis. Des sectes ont voulu abolir le mariage. Les parlements furent abolis par l'Assemblée constituante. Dans les républiques anciennes, on abolissait quelquefois en partie les dettes pour soulager la plèbe obérée. En vain l'hérésie lui a-t-elle refusé ce culte suprême, et, par une audace insoutenable, a-t-elle entrepris de l'abolir, Bourdaloue, Pens. t. III, p. 262. Pour en abolir la mémoire, Bossuet, Hist. I, 10. L'idolâtrie allait abolir la loi de Dieu, Bossuet, ib. II, 109. On verra de David l'héritier détestable Abolir tes honneurs, profaner tes autels, Racine, Ath. v, 6. Et veulent aujourd'hui qu'un même coup mortel Abolisse ton nom, ton peuple et ton autel, Racine, Esth. I, 4. Une mode a à peine détruit une autre mode, qu'elle est abolie par une plus nouvelle, qui cède elle-même à celle qui la suit et qui ne sera pas la dernière, La Bruyère, 13. Il abolit la dignité de patriarche, quoique assez dépendante de lui, et par là se trouva plus maître de son église, Fontenelle, Czar Pierre. J'abolis les faux dieux, Voltaire, Mah. II, 5. Tu juras toi-même D'abolir pour jamais l'autorité suprême, Voltaire, M. de Cés. I, 3.
    • 2 Terme d'ancien droit criminel. Abolir une créance, en interdire les poursuites. Mes services? Pour le faire abolir [mon crime] sont plus que suffisants, Corneille, Cid, II, 1.
    • 3S'abolir, être aboli. Cet usage s'est aboli peu à peu. Une maison de confusion où les plus anciennes pratiques s'abolissent, Bourdaloue, Pens. t. II, p. 386. [Liberté] Tes purs adorateurs, étrangers sur la terre, Voyant dans ces excès ton saint nom s'abolir, Ne le prononcent plus, Lamartine, Méd. II, 20. Tout crime s'abolit au bout d'un certain nombre d'années, Acad.

    SYNONYME

    ABOLIR, ABROGER. Idée commune, mettre hors d'usage. Abolir est plus général que abroger?; tout ce qui met hors d'usage abolit, mais tout ce qui abolit n'abroge pas. La désuétude, l'oubli, l'indifférence abolissent une loi, mais ne l'abrogent pas?; pour qu'elle soit abrogée, il faut un acte solennel et régulier de la puissance publique. C'est pour cela qu'une loi seule, un édit, un règlement sont abrogés?; tandis qu'une coutume, une tradition, en usage sont abolis.


    HISTORIQUE

    XVIe s. Jésus dit qu'il n'est point venu pour abolir la loy, mais pour l'accomplir, Calvin, Inst. 267. L'Église est establie gardienne de la verité de Dieu, afin qu'elle ne s'abolisse point en ce monde, Calvin, ib. 820. Les pierres moyennant lesquelles Deucalion et Pyrrha restituoient le genre humain aboly par le deluge, Rabelais, Pant. III, 8. Le temps me peut abolir avant eage, Et mon malheur me garder de vous voir Beaucoup de jours, Saint-Gelais, 174. Voilà comment Timoleon alloit coupant et arrachant les tyrannies de la Sicile et y abolissant toutes guerres, Amyot, Tim. 46. Onques puis le peuple n'en voulut user [de l'ostracisme] et en abolit l'usage entierement, Amyot, Arist. 18. Ils conspirerent ensemble de ruiner et abolir à Athenes l'autorité du peuple, Amyot, ib. 32.

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    Étymologie de « abolir »

    Provenç. et espagn, abolir?; ital. abolere?; de ab, indiquant diminution, et de olescere, croître, par conséquent faire décroître. La comparaison d'abolere avec adolescere, inolescere, exolescere, montre un radical commun ol, qui signifie croître. Les langues néo-latines ont changé abolere en aboliscere, d'où la conjugaison de ce mot en italien, abolisco, etc.

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    ABOLIR, verbe trans.
    Étymol. ? Corresp. rom. : prov., esp., cat. abolir; ital. abolire. 1. Fin xives. « révoquer, annuler » (la loi de Dieu) terme jur., d'emploi relig. (Brunetto Latini, Li livres dou tresor, éd. Chabaille, 626 : furent en grant doubte... qu'il ne abolist la loy de dieu; interpolation, ms. Bibl. Genève 160, fin xives.); 1344 « id. » (un texte jur.) terme jur. (Arch. Nat. K. 44 p. 13 ds Gdf. Compl.); 1417 « id. » (un acte jur.) (Douet d'Arcq, Pieces relatives à Ch. V, I, 393 ds DG) d'où : 2. 1443, 8 janv. « supprimer, détruire (une chose) par une décision jur. » (Chirographe, Arch. Tournai ds Gdf. Compl. : la dicte fosse sera widie, et en apres destruitte, abolie). Empr. au lat. abole?re avec chang. de conjug., dû soit à la tendance gén. du passage de -e?re > -re (cf. languir, pourrir, fleurir) en lat. vulg., soit à l'influence de abolitio (cf. ital. abolire ? abolizione; esp. abolir ? abolición; cat. abolir ? abolició). Lat. abole?re dep. Virgile au sens de « détruire (obj. inanimé) » (Énéide, 4, 497 ds TLL 116, 46 : abolere nefandi cuncta viri monumenta [i. e. arma, exuvias, al.] iuvat) d'où 2; terme jur. dep. Valère Maxime 9, 1, 3 ds TLL 118, 77 : ut ius per continuos XX annos servatum aboleretur (cf. lat. médiév. fin xes. Dipl. Ottonis III, 222, p. 635, 31 ds Mittellat. W. s.v. : ut... hoc iniuste factum et rite abolendum preceptum... taceret silentio); d'où 1 (emploi relig. cf. Jérôme, Épist. 53, 8 ds TLL 118, 79 : Samuhel... veterem legem abolitam monstrat). HIST. ? Un seul sens et plusieurs accept. Entré dans la lang. à la fin du xives. (cf. étymol. 1) comme terme jur. dans un cont. relig., il connaît dès le xvies. une ext. de sens hors la lang. jur. stricte, mais toujours avec recherche d'un effet de style. I.? Disparitions av. 1789. ? A.? « Effacer » (un péché, une faute, une peine) par une décision de Dieu agissant en juge, xve-xviies. ? xves. : De luy soyent mes pechiez aboluz. Villon, Grand test., Ball. à N.-D., 884 (Gdf.). ? xvies. : Ceste unique faulte doibt estre abolie, extaincte, et absorbée en la mer immense de tant d'equitables sentences. Rabelais, III, 43 (Hug.). ? xviies. : Les véritables dettes, j'entends les peines dues au péché, demeurent éteintes et sont universellement abolies Bourdaloue, Ouvert. du jubilé, 1 (DG). B.? Abolir un crime par une décision d'un juge, terme d'anc. jurispr., 1reattest. xviies., perman. jusqu'à la fin du xviiies. (dernière attest. ds Ac. 1798). ? xviies. : Désobéir un peu n'est pas un si grand crime; Et, quelque grand qu'il soit, mes services présents Pour le faire abolir sont plus que suffisants. Corneille, Cid, vers 368 (Cayrou). Se dit lors que le prince par des Lettres qu'il donne, remet d'autorité absoluë la peine d'un crime qui n'est pas remissible par les Ordonnances. Ac. 1694. ? xviiies. : Il n'y a que le Roi qui puisse abolir un crime; c'est-à-dire, absoudre le coupable, et l'exempter du châtiment. Trév. 1752. ? Cf. aussi la forme pronom. à valeur passive, attestée jusqu'à Ac. 1798 : Le crime s'abolit par vingt ans, c'est-à-dire que le droit d'en poursuivre la punition cesse après vingt ans. Ac. 1694. C.? Techn. (ateliers de copistes) : abolir une écriture, « exponctuer », 1 seule attest. ds Nicot 1606 : Abolir une écriture par petits points qu'on met au-dessous de chaque lettre en la maniere des anciens. II.? Hist. des accept. attestées apr. 1789. ? A.? Sém. accept. I. Le mot est un terme jur. Peut être aboli tout ce qui, peu ou prou, est « institutionnalisé » (lois, us et coutumes, etc.). 1reattest. fin xives. (cf. étymol. 1); perman. jusqu'au xxes. ? xives. : Lesquelles [coutumes] aboilissons, cassons et anullons. (1344, réf. ds étymol. 1). ? xves. : Si ceste chose avoit lieu, il ne nous fauldroit plus de loy, car ceulx qui la debveroient tenir et garder l'abolliroient. Orose, vol. I, f. 155 (Gdf.). ? xvies. : Onques puis le peuple n'en voulut user [de l'ostracisme] et en abolit l'usage entierement. Amyot, Arist., 18 (Littré). ? xviies. : Abolir une partie d'une loy par une nouvelle. Nicot 1606. Emploi fig. A la limite de cette accept. (la mode est assimilée à une coutume ayant valeur contraignante) : Une mode a à peine détruit une autre mode, qu'elle est abolie par une plus nouvelle, qui cède elle-même à celle qui la suit et qui ne sera pas la dernière. La Bruyère, De la mode (Rob.). ? xviiies. : Le Roy a aboli les duels. Ac. 1718. ? xixeet xxes. cf. sém.; et aussi l'expression empr. au lat. abolir la mémoire de qqn (par un acte jur.) : Les sénateurs (...) s'empressant d'envahir la curie, ne purent s'empêcher (...) de décreter que l'on effacerait partout ses inscriptions [de Domitien] et que l'on abolirait complètement sa mémoire. H. Ailloud, Trad. de Suétone, Vie des Douze Césars, Domitien, 1932, coll. G. Budé, p. 101. ? Rem. Le sénat romain, par senatus-consulte, abolissait la mémoire de qqn (mauvais empereurs notamment), ce qui entraînait la radiation de son n. de tous les doc. et monuments officiels. Cette expr. provient sans doute des trad. plus anc. des historiens lat. B.? Sém. accept. II, ext. fig. de l'accept. I, attestée dès le xvies., mais jamais par l'Ac. cf. Nerval, Mallarmé au xixes., et aussi pour les périodes ant. ? xvies. : Ce sont les propres pierres, moyenans les quelles Deucalion et Pyrrha restituerent le genre humain aboly par le deluge Poetique. Rabelais, III, 8 (Hug.). Le temps me peut abolir avant eage, Et mon malheur me garder de vous voir Beaucoup de jours. St-Gelais, 174 (Littré). ? xviies. : Jupiter résolut d'abolir cette engeance. La Fontaine, Phil. et Baucis (DG). Le temps qui consume tout, abolit tous les jours les noms et les titres qui sont gravés sur ces magnifiques monumens. Bouhours (Trév. 1752). ? xviiies. : On dit aussi abolir, ou effacer la mémoire et le souvenir des choses passées. Trév. 1752. ? Rem. Ce dernier emploi peut-être dér. de l'expr. jur. le Sénat a aboli la mémoire de... (cf. sup. II A). ? xixeet xxes. S'applique plus particulièrement aux qualités, sent. ou fac. hum., et devient un synon. expr. d'annuler, détruire, etc. : Il trouvait un moyen d'abolir ce remords. Stendhal, Chartreuse de Parme, 1839, p. 85. Il ne pouvait pas abolir jamais tout à fait en lui l'intelligence, la raison. Jouhandeau, M. Godeau intime, 1926, p. 276.

    abolir au Scrabble


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    Les rimes de « abolir »


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    Les rimes en iR

    Rimes de croupir      Rimes de bouillir      Rimes de détruire      Rimes de garantir      Rimes de anoblir      Rimes de mir      Rimes de entre-déchirent      Rimes de hennirent      Rimes de désirent      Rimes de amerrir      Rimes de dépeignirent      Rimes de pendirent      Rimes de bonir      Rimes de agir      Rimes de éclaircir      Rimes de réunir      Rimes de prémunir      Rimes de souffrir      Rimes de aplatir      Rimes de menhir      Rimes de enrichir      Rimes de rembrunir      Rimes de resurgirent      Rimes de vainquirent      Rimes de endormirent      Rimes de fuirent      Rimes de revenir      Rimes de pourrir      Rimes de réenvahir      Rimes de découvrirent      Rimes de entrouvrir      Rimes de traduire      Rimes de calmir      Rimes de crépir      Rimes de munir      Rimes de sentirent      Rimes de enchérir      Rimes de vomirent      Rimes de fuir      Rimes de cuir      Rimes de pâtir      Rimes de raidir      Rimes de fléchir      Rimes de pourrirent      Rimes de parvenir      Rimes de évanouirent      Rimes de fou-rire      Rimes de agonir      Rimes de transmirent      Rimes de sortirent     

    Mots du jour

    croupir     bouillir     détruire     garantir     anoblir     mir     entre-déchirent     hennirent     désirent     amerrir     dépeignirent     pendirent     bonir     agir     éclaircir     réunir     prémunir     souffrir     aplatir     menhir     enrichir     rembrunir     resurgirent     vainquirent     endormirent     fuirent     revenir     pourrir     réenvahir     découvrirent     entrouvrir     traduire     calmir     crépir     munir     sentirent     enchérir     vomirent     fuir     cuir     pâtir     raidir     fléchir     pourrirent     parvenir     évanouirent     fou-rire     agonir     transmirent     sortirent     


    Les citations sur « abolir »

    1. Le but d'une existence n'est pas la bonté. Le but d'une existence est la réalisation de soi-même. Le but d'une existence n'est pas d'être gentil, mais d'être sans cesse conscient. Le but d'une existence est d'abolir l'ignorance.

      Auteur : Anne Rice - Source : Les Chroniques des Vampires (1990)


    2. La France va organiser à Paris, avec l'ONG Ensemble contre la peine de mort, une rencontre au plus haut niveau rassemblant les sociétés civiles des États appliquant encore la peine de mort ou un moratoire afin de convaincre leurs dirigeants de l'importance et de l'urgence de l'abolir.

      Auteur : Emmanuel Macron - Source : Au Panthéon, lors d'une cérémonie présidée par Emmanuel Macron, le 09/10/2021


    3. On ne peut abolir la guerre que par la guerre. Pour qu'il n'y ait plus de fusils, il faut prendre le fusil.

      Auteur : Mao Zedong - Source : Citations du président Mao Tsé-Toung (1967), V


    4. On assure que le pape cordelier se fait beaucoup tirer la manche pour abolir les jésuites.

      Auteur : Jean le Rond d'Alembert - Source : Lettre au roi de Prusse, 7 août 1769


    5. Certains objets ont le pouvoir d'abolir le temps, mais jamais la peine. Le réconfort qu'ils procurent se paie. Le bonheur qu'ils semblent raviver s'en va d'autant plus loin quand vous les relâchez, comme le ressac d'une vague.

      Auteur : Gilles Legardinier - Source : Complètement cramé ! (2012)


    6. Un jour, il faudrait bien inventer le ciseau à couper les ficelles, toutes les ficelles, celles qui nous lient étroitement les uns aux autres et abolir du même coup la loi de la pesanteur.

      Auteur : Pascal Garnier - Source : Le Grand Loin (2009)


    7. Toute parole peut en abolir une autre. Mais une belle phrase jamais n'abolira un mauvais acte.

      Auteur : Jean-François Ricard, dit Jean-François Revel - Source : Le Rejet de l'Etat (1984)


    8. Ce que Danton demande à la Convention, c'est d'abolir la dualité du pouvoir délibérant et du pouvoir exécutif.

      Auteur : Jean Jaurès - Source : Histoire socialiste de la Révolution française (1924)


    9. On n'abolira jamais complètement la peine de mort en France car au train où vont les instructions, il y aura toujours des prévenus qui mourront de vieillesse.

      Auteur : Alfred de Vigny - Source : Sans référence


    10. Je dus abolir le savoir afin d'obtenir une place pour la croyance.

      Auteur : Emmanuel Kant - Source : Critique de la Raison pure (1781)


    11. L'idolâtrie allait abolir la loi de Dieu.

      Auteur : Jacques Bénigne Bossuet - Source : Histoire des variations des Eglises protestantes (1688), II, 109


    12. En vain l'hérésie lui a-t-elle refusé ce culte suprême, et, par une audace insoutenable, a-t-elle entrepris de l'abolir.

      Auteur : Louis Bourdaloue - Source : Pensées, tome III


    13. (Liberté) - Tes purs adorateurs, étrangers sur la terre, - Voyant dans ces excès ton saint nom s'abolir, - Ne le prononcent plus.

      Auteur : Alphonse de Lamartine - Source : Méditations poétiques (1820), II, 20


    14. Je n’aimais pas ces passages en coup de vent qui limitaient mes échanges, faisaient parfois bégayer les gens en ma présence ou les rendaient silencieux parce qu’ils ne savaient plus trop comment rester eux-mêmes. C’est pour cela que j’allais souvent vers eux pour les prendre dans mes bras afin de ralentir le temps, d’abolir la distance, de rappeler que nous étions tous des êtres de chair.

      Auteur : Michelle Obama - Source : Devenir (2018)


    15. On peut quelquefois retrouver un être mais non abolir le temps.

      Auteur : Marcel Proust - Source : A la recherche du temps perdu, Sodome et Gomorrhe (1922-1923), II, 2


    16. Il est difficile d'abolir un système ancré dans les esprits, si on ne le remplace pas par un autre.

      Auteur : Robert Maynard Pirsig - Source : Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes (1974)


    17. Fort de ce que je n'ai pas sonné les gendarmes
      Ne te crois pas du tout tenir de revenir
      Ta moindre récidive abolirait le charme.


      Auteur : Georges Brassens - Source : Stances à un cambrioleur


    18. Ils conspirerent ensemble de ruiner et abolir à Athenes l'autorité du peuple.

      Auteur : Jacques Amyot - Source : Aristide, 32


    19. Abolir la dualité des sexes est une crainte de l'imaginaire démocratique, hier avec la citoyenneté des femmes, aujourd'hui avec le Pacte de solidarité.

      Auteur : Geneviève Fraisse - Source : La controverse des sexes (2001)


    20. La connaissance et l'amour ont pour effet d'abolir les oppositions.

      Auteur : André Pieyre de Mandiargues - Source : Oeuvres complètes de J. Paulhan, dans la Préface


    21. On verra de David l'héritier détestable - Abolir tes honneurs, profaner tes autels.

      Auteur : Jean Racine - Source : Athalie (1691), V, 6, Athalie


    22. Si l'on pouvait abolir la mort, il n'y aurait rien à dire. Abolir la peine de mort serait difficile. Mais si cela arrivait, on serait bientôt forcé de la rétablir.

      Auteur : Johann Wolfgang Goethe - Source : Maximes et réflexions


    23. Etre aimé, c'est d'abord être choisi de façon indue par une adhésion, un acquiescement total. Aucune mesure ne pourra abolir cette part d'arbitraire qui fait d'un être le centre unique de mon attention au détriment de tous les autres.

      Auteur : Pascal Bruckner - Source : Misère de la prospérité: La religion marchande et ses ennemis (2002)


    24. Je rêve une existence en un cloître de fer, - Brûlée au jeûne et sèche et râpée aux cilices, - Où l'on abolirait, en de muets supplices, - Par seule ardeur de l'âme, enfin, toute la chair.

      Auteur : Emile Verhaeren - Source : Les Débâcles, Vers le Cloître


    25. L'art ne recourt au réel que pour l'abolir et lui substituer une nouvelle réalité.

      Auteur : Jean Rousset - Source : Forme et Signification. Essais sur les structures littéraires de Corneille à Claudel (1962)


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    Les synonymes de « abolir»

    Les synonymes de abolir :

      1. anéantir
      2. annuler
      3. défaire
      4. supprimer
      5. abroger
      6. annihiler
      7. résilier
      8. invalider
      9. effacer
      10. infirmer
      11. casser
      12. révoquer
      13. détruire
      14. abattre
      15. neutraliser
      16. altérer
      17. démolir
      18. raser
      19. ruiner
      20. pulvériser
      21. démanteler
      22. broyer
      23. boulverser
      24. dégrader
      25. dissoudre
      26. décomposer
      27. dévaster
      28. engloutir
      29. ens

    synonymes de abolir

    Fréquence et usage du mot abolir dans le temps


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