La définition de O du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

O
Nature : préposition
Prononciation :
Etymologie : O est une altération des formes romanes, ob, od, ab, qui proviennent du latin apud, chez ; apud avait, dans la basse latinité, le sens de avec.

Voir les citations du mot OSignification du mot O


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de o de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec o pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de O ?


La définition de O

Ancienne préposition qui signifie avec et qui est encore usitée dans quelques provinces. Viens o moi.


Toutes les définitions de « o »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

O. n. m.
La quinzième lettre de l'alphabet. Elle représente une des voyelles. Un grand O. Un petit o. Former un o. O est marqué d'un accent circonflexe dans côte. O est ouvert dans bord. O est fermé dans rose. O se combine avec E dans Œuf. O est nasalisé dans bon. O ne se prononce pas dans faon, paon. Ô, avec l'accent circonflexe, est une interjection qui sert à marquer diverses passions, divers mouvements de l'âme, etc. Ô temps! ô mœurs! Ô douleur! ô regret! Ô le malheureux d'avoir fait une si méchante action! Ô le plaisant homme de prétendre que... Il marque aussi le vocatif, l'apostrophe. Ô mon fils! Ô mon Dieu! Les O de Noël, Neuf antiennes qui commencent chacune par la particule latine O et que l'Église chante successivement dans les neuf jours qui précèdent Noël.

Littré

O s. m.
  • 1La quinzième lettre de l'alphabet et la quatrième voyelle. Un grand O. Un petit o. Il est vrai qu'on a fort longtemps prononcé en France l'o simple comme s'il y eût eu un u, comme chouse pour chose, foussé pour fossé, arrouser pour arroser, et ainsi plusieurs autres?; mais, depuis dix ou douze ans, ceux qui parlent bien disent arroser, fossé, chose, Vaugelas, Rem. t. II, p. 536, dans POUGENS. Comment voulez-vous qu'une nation puisse subsister avec honneur, quand on imprime je croyois, j'octroyois, et qu'on prononce je croyais, j'octroyais?? comment un étranger pourra-t-il deviner que le premier o se prononce comme un o, et le second comme un a?? Voltaire, Disc. Velches, Suppl.

    L'o bref, celui qui n'est marqué d'aucun signe et qui se prononce comme dans hotte?; l'ô long, celui qui est marqué d'un accent circonflexe et qui se prononce dans hôte.

  • 2Dans les chiffres romains, lettre numérale qui signifiait onze.

    Avec un tiret dessus, dans cette ferme, O signifiait onze mille.

  • 3Sur les anciennes monnaies de France, O indique celles qui ont été frappées à Riom.
  • 4Dans l'ancienne musique, signe qui marquait le temps parfait, c'est-à-dire la mesure en trois temps?; la moitié de ce signe, ou un C indiquait le temps imparfait?; cette dernière indication est seule restée en usage.
  • 5Dans le calendrier républicain, O marque le 8e jour de la décade, octidi.
  • 6O désignait l'alun dans l'ancienne chimie?; OO désignait l'huile.

    O désigne maintenant l'oxygène.

  • 7En géographie, astronomie et marine, O signifie ouest?; S. O., sud-ouest?; N. O., nord-ouest.
  • 8 Terme de commerce. Abréviation du mot ouvert?: C/O, compte ouvert.
  • 9Parmi les anciens, la lettre O était le symbole de l'éternité, à cause qu'elle figure un cercle qui n'a pas de fin.
  • 10Se dit d'une ouverture ronde. Ainsi on appelle quelquefois O l'ouverture faite à la nef d'une église pour communiquer avec les combles.

    Il se dit plus fréquemment de la rose ou fenêtre circulaire qui se trouve au-dessus du portail des anciennes églises.

  • 11L'O du Giotto, se dit d'une figure parfaitement ronde, tracée, dit-on, par le Giotto d'un seul coup de pinceau, pour donner au pape Benoît IX une preuve de son habileté?; c'est le pendant de l'histoire d'Apelle et de Protogène.

HISTORIQUE

XIIIe s. O est roons comme li mons [le monde]?; O est maniere d'arester, D'estanchier et de coi ester, Etde mal faire cesser rueve [demande]?; Lceste lettre bien le prueve, Senefiance de l'A B C, Jubinal, t. II, p. 282.

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Encyclopédie, 1re édition


O, S. m. (Gram.) c'est la quinzieme lettre, & la quatrieme voyelle de l'alphabet françois. Ce caractere a été long-tems le seul dont les Grecs fissent usage pour représenter le même son, & ils l'appelloient du nom même de ce son. Dans la suite on introduisit un second caractere ?, afin d'exprimer par l'ancien l'o bref, & par le nouveau, l'o long : l'ancienne lettre ? ou ?, fut alors nommée ???????, o parvum ; & la nouvelle, ? ou ?, fut appellée ?????, O magnum.

Notre prononciation distingue également un o long & un o bref ; & nous prononçons diversement un hôte (hospes), & une hotte (sporta dossuaria) ; une côte (costa), & une cotte (habillement de femme) ; il saute (saltat), & une sotte (stulta) ; beauté (pulchritudo), & botté (ocreatus), &c. Cependant nous n'avons pas introduit deux caracteres pour désigner ces deux diverses prononciations du même son. Il nous faudroit doubler toutes nos voyelles, puisqu'elles sont toutes ou longues ou breves : a est long dans cadre, & bref dans ladre ; e est long dans tête, & bref dans il tette ; i est long dans gîte, & bref dans quitte ; u est long dans flûte, & bref dans culbute ; eu est long dans deux, bref dans feu, & plus bref encore dans me, te, de, & dans les syllabes extrèmes de fenêtre ; ou est long dans croûte, & bref dans déroute.

Je crois, comme je l'ai insinué ailleurs (voyez Lettres), que la multiplication des lettres pour désigner les différences prosodiques des sons n'est pas sans quelques inconvéniens. Le principal seroit d'induire à croire que ce n'est pas le même son qui est représenté par les deux lettres, parce qu'il est naturel de conclure que les choses signifiées sont entre elles comme les signes : de-là une plus grande obscurité sur les traces étymologiques des mots ; le primitif & le dérivé pourroient être écrits avec des lettres différentes, parce que le méchanisme des organes exige souvent que l'on change la quantité du radical dans le dérivé.

Ce n'est pas au reste que je ne loue les Grecs d'avoir voulu peindre exactement la prononciation dans leur orthographe : mais je pense que les modifications accessoires des sons doivent plutôt être indiquées par des notes particulieres ; parce que l'ensemble est mieux analysé, & conséquemment plus clair ; & que la même note peut s'adapter à toutes les voyelles, ce qui va à la diminution des caracteres & à la facilité de la lecture.

L'affinité méchanique du son o avec tous les autres, fait qu'il est commuable avec tous, mais plus ou moins, selon le degré d'affinité qui résulte de la disposition organique : ainsi o a plus d'affinité avec eu, u, & ou, qu'avec a, ê, é, i ; parce que les quatre premieres voyelles sont en quelque sorte labiales, puisque le son en est modifié par une disposition particuliere des levres ; au lieu que les quatre autres sont comme linguales, parce qu'elles sont différentiées entre elles par une disposition particuliere de la langue, les levres étant dans le même état pour chacune d'elles : l'abbé de Dangeau, opusc. pag. 62. avoit insinué cette distinction entre les voyelles.

Voici des exemples de permutations entre les voyelles labiales, & la voyelle o.

O changé en eu : de mola vient meule ; de novus, neuf ; de soror, s?ur qui se prononce seur ; de populus, peuple ; de cor, c?ur.

O changé en u : c'est ainsi que l'on a dérivé humanus & humanitas de homo ; cuisse de coxa ; cuir de corium ; cuit de coctus ; que les Latins ont changé en us la plûpart des terminaisons des noms grecs en ?? ; qu'ils ont dit, au rapport de Quintilien & de Priscien, huminem pour hominem, frundes pour frondes, &c.

Au contraire u changé en o : c'est par cette métamorphose que nous avons tombeau de tumulus, combles de culmen, nombre de numerus ; que les Latins ont dit Hecoba pour Hecuba, colpa pour culpa ; que les Italiens disent indifféremment fosse ou fusse, facoltà ou facultà, popolo ou populo.

O changé en ou : ainsi mouvoir vient de movere, moulin de moletrina, pourceau de porcus, glousser de glocio, mourir de mori, &c.

Les permutations de l'o avec les voyelles linguales sont moins fréquentes ; mais elles sont possibles, parce que, comme je l'ai déja remarqué d'après M. le président de Brosses (art. Lettres), il n'y a proprement qu'un son diversement modifié par les diverses longueurs ou les divers diametres du tuyau : & l'on en trouve en effet quelques exemples. O est changé en a dans dame, dérivé de domina : en e dans adversùs, au lieu de quoi les anciens disoient advorsùs, comme on le trouve encore dans Térence ; en i dans imber, dérivé du grec ??????.

Nous représentons souvent le son o par la diphtongue oculaire au, comme dans aune, baudrier, cause, dauphin, fausseté, gaule, haut, jaune, laurier, maur, naufrage, pauvre, rauque, sauteur, taupe, vautour : d'autres fois nous représentons o par eau, comme dans eau, tombeau, cerceau, cadeau, chameau, fourneau, troupeau, fuseau, gâteau, veau. Cette irrégularité orthographique ne nous est pas propre : les Grecs ont dit ???? & ?????, sulcus (sillon) ; ????? & ??????, vulnus, (blessure) : & les Latins écrivoient indifféremment cauda & coda (queue) ; plaustrum & plostrum (char) ; lautum & lotum au supin du verbe lavare (laver).

La lettre o est quelquefois pseudonyme, en ce qu'elle est le signe d'un autre son que de celui pour lequel elle est instituée ; ce qui arrive par-tout où elle est prépositive dans une diphtongue réelle & auriculaire : elle représente alors le son ou ; comme dans bésoard, bois, soin, que l'on prononce en effet bésouard, bouas, souèn.

Elle est quelquefois auxiliaire, comme quand on l'associe avec la voyelle u pour représenter le son ou qui n'a pas de caractere propre en françois ; comme dans bouton, courage, douceur, foudre, goutte, houblon, jour, louange, moutarde, nous, poule, souper, tour, vous. Les Allemands, les Italiens, les Espagnols, & presque toutes les nations, représentent le son ou par la voyelle u, & ne connoissent pas le son u, ou le marquent par quelqu'autre caractere.

O est encore auxiliaire dans la diphtongue apparente oi, quand elle se prononce é ou è ; ce qui est moins raisonnable que dans le cas précédent, puisque ces sons ont d'autres caracteres propres. Or oi vaut ê : 1°. dans quelques adjectifs nationnaux, anglois, françois, bourbonnois, &c : 2°. aux premieres & secondes personnes du singulier, & aux troisiemes du pluriel, du présent antérieur simple de l'indicatif, & du présent du suppositif ; comme je lisois, tu lisois, ils lisoient ; je lirois, tu lirois, ils liroient : 3°. dans monnoie, & dans les dérivés des verbes connoître & paroître où l'oi radical fait la derniere syllabe, ou bien la pénultieme avec un e muet à la derniere ; comme je connois, tu reconnois, il reconnoît ; je comparois, tu disparois, il reparoît ; connoître, méconnoître, que je reconnoisse : comparoître, que je disparoisse, que tu reparoisses, qu'ils apparoissent. Oi vaut è : 1°. dans les troisiemes personnes singulieres du présent antérieur simple de l'indicatif, & du présent du suppositif ; comme il lisoit, il liroit : 2°. dans les dérivés des verbes connoître & paroître où l'oi radical est suivi d'une syllabe qui n'a point d'e muet ; comme connoisseur, reconnoissance, je méconnoitrai ; vous comparoitrez, nous reparoitrions, disparoissant.

La lettre o est quelquefois muette : 1°. dans les trois mots paon, faon, Laon (ville), que l'on prononce pan, fan, Lan ; & dans les dérivés, comme paonneau (petit paon) qui differe ainsi de panneau (terme de Menuiserie), laonnois (qui est de la ville ou du pays de Laon) : 2°. dans les sept mots ?uf, b?uf, m?uf, ch?ur, c?ur, m?urs & s?ur, que l'on prononce euf, beuf, meuf, keur, keur, meurs & seur : 3°. dans les trois mots ?il, ?illet & ?illade, soit que l'on prononce par è comme à la fin de soleil, ou par eu comme à la fin de cercueil. On écrit aujourd'hui économe, économie, écuménique, sans o ; & le nom ?dippe est étranger dans notre langue.

O' apostrophé devant les noms de famille, est en Irlande un signe de grande distinction, & il n'y a en effet que les maisons les plus qualifiées qui le prennent : o'Briem, o'Carrol, o'Cannor, o'Néal.

En termes de Marine, O veut dire ouest ; S. O. sud-ouest ; S. S. O. sud-sud-ouest ; O. S. O. ouest-sud-ouest. Voyez N & Rhumb.

Sur nos monnoies, la lettre o désigne celles qui sont fabriquées à Riom.

Chez les anciens, c'étoit une lettre numérale qui valoit 11 ; & surmontée d'une barre, O valoit 11000, selon la regle ordinaire :

O numerum gestat qui nunc undecimus extat.

(B. E. R. M.)

O, s. m. (Théol.) nom qu'on a donné aux sept ou neuf antiennes qu'on chante dans l'Avent pendant sept ou neuf jours auparavant la fête de Noël, & qui précedent le cantique Magnificat. On les appelle encore ainsi parce que chacune d'elles commence par cette exclamation : comme O rex gentium. O Emmanuel, &c. Voyez Antienne.

O, o, o, (Ecriture.) considéré dans sa forme, c'est une ligne courbe continue, dont tous les points supérieurs & inférieurs sont plus éloignés du centre que ceux des flancs ; elle est presque racine de toutes les mineures ; elle se forme sans interruption du mouvement mixte des doigts & du poignet : dans l'italienne les angles de l'o sont beaucoup plus obtus que ceux de l'o coulé ; ce qui fait que celui-ci est moins ouvert que celui-là. A l'égard de l'o rond, il est ainsi appellé, parce qu'il approche du cercle, que ses points supérieurs & inférieurs sont à un point près aussi proche du centre que ceux des flancs. Voyez le volume des Planches à la table de l'Ecriture des figures radicales mineures.

O, (Comm.) dans les livres des marchands, banquiers, ou négocians, joint à quelques autres lettres, marque différentes abréviations : ainsi C. O. est l'abbréviation de compte ouvert ; O N C. ou O N. signifient onces. Dictionn. de Comm. (G)

O, majuscule (Musique.) qui est proprement un cercle, ou double C, est dans nos musiques anciennes ; la marque de ce qu'ils appelloient tems parfait, c'est-à-dire, de la mesure triple ou à trois, à la différence du tems imparfait ou de la mesure double, qu'ils marquoient par un C simple, ou par un O tronqué à droite ou à gauche C, ou ?

Le tems parfait se marquoit par un O simple, ou pointé en-dedans, ou barré. Encyclopedie-11-p296-temps parfait.png Voyez Tems. (S)

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Wiktionnaire


Préposition - ancien français

o \Prononciation ?\

  1. Variante de od (« avec »).

Pronom - ancien français

o \Prononciation ?\

  1. Cela.
    • in o quid il mi altresi fazet (Serments de Strasbourg)
    • « di nos, prophete, chi t'o fedre ? » (Passion du Christ de Clermont, édition de G. Paris)
      « dis nous, prophète, qui te fit cela ? »
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Trésor de la Langue Française informatisé


O, o, lettre

La quinzième lettre de l'alphabet; un spécimen de cette lettre. La gamme implacable a e i o u (Gourmont,Esthét. lang. fr., 1899, p.129).Ils mangent et, après un moment de silence, Z demande à Y ce qu'est devenu un autre de leurs amis: ?Et O? ?Pets! Cure, air: aise... [P, Q, R, S] (P. Couratin, G.Kolebka, Au restaurant, Histoire de parler la bouche pleine ds Okapi, 1erjanv. 1983, no267, p.25):
1. On m'avait fait jouer de bonne heure avec des lettres. À trois ans je répétais que le o s'appelle o; le s était un s comme une table est une table; je connaissais à peu près l'alphabet, mais les pages imprimées continuaient à se taire. Un jour, il se fit un déclic dans ma tête. Beauvoir, Mém. j. fille, 1958, p.24.
A. ? [L'attention porte sur des éléments de la structure ling.]
1. [Lettre, et valeur phon. de la lettre; l'attention porte plus partic. sur le signe graph. en tant que tel, ou sur la valeur phon. du signe ou alternativement sur les deux] Mais, quoique Blancs, ils ne parlaient pas comme les Blancs d'ici, leurs mots qu'ils grondaient comme des chiens, finissaient tous en o ou en a (Borel, Champavert, 1833, p.86).Busch tenait ses gros yeux pâles obstinément fixés sur les billets. (...) ?C'est curieux, répétait-il une fois encore, j'ai certainement vu déjà des a et des o pareils, si allongés, qu'ils ressemblent à des i (Zola, Argent, 1891, p.36).Si, pour ne pas changer d'exemple, tous les sons en o étaient rendus par l'unique lettre o, outre que la langue perdrait un de ses caractères particuliers qui est de ne posséder aucune syllabe finale terminée par un o, il en résulterait une monotonie insupportable (Gourmont, op.cit., p.70):
2. Les voix, dont on exprime les diverses espèces par les lettres nommées voyelles, a, e, i, o, u, ai, ou, eu, etc. On ignore absolument à quoi tient cette modification du son, quoique l'on sache assez quels sont les mouvements que l'homme et les animaux doivent imprimer à leurs organes vocaux pour les produire. Cuvier, Anat. comp., t.2, 1805, p.447.
? O bref; o long; o ouvert; o fermé; o accent circonflexe. L'o de cotte, espèce de juppe, et celui de côte, espèce d'os, sont bien réellement deux voix différentes (Destutt de Tr., Idéol. 2, 1803, p.329).Le côté du choeur, visible pour Durtal, faisait de toutes les voyelles des lettres aiguës et brèves; l'autre, au contraire, les muait en des longues, semblait coiffer d'un accent circonflexe tous les o (Huysmans, En route, t.2, 1895, p.39).M.et MmeSwann disaient odieux, en faisant l'o bref (Proust, J. filles en fleur, 1918, p.511):
3. Il me déclara, sur un ton de confidence bienveillante, d'égal à égal, dont la gentillesse me ravissait: ?Elle y était la demoiselle. Je lui ai donné le bouquet. (Il prononçait «été» et «bouqué»). «Je lui ai dit: C'est un monsieur qui vous l'offre.» (Il mettait à offre un o très ouvert et très bref, presque un a)... Romains, Hommes bonne vol., 1939, p.78.
? P. anal. Il regardait tout, la bouche ouverte et les sourcils tellement hissés qu'on craignait de les voir se boucler en o majuscule (Hamp, Champagne, 1909, p.92).
? [Autres attributs] :
4. O, suprême Clairon plein des strideurs étranges, Silences traversés des Mondes et des Anges: ?O l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux! Rimbaud, Poés., 1871, p.104.
? [Circularité du signe graph.] Le notaire lui dicte des lettres une à une; on lui dit: o, un rond; n, deux jambages; encore deux jambages (Gide, Journal, 1912, p.376).
? [Arrondissement des lèvres] Il vit les bouches ouvertes toutes grandes des bons villageois affecter cette forme d'o qui, d'après les maîtres peintres, en leurs cahiers de caractères, est la suprême expression de l'étonnement (Gautier, Fracasse, 1863, p.176).Elle sommeillait, bouche en o, jambes en i (Huysmans, Marthe, 1876, p.52).Une jeune fille renversée dont la petite bouche ouverte en o, les jupes en corolle chiffonnée autour de deux jambes aimables, s'efforçaient d'exprimer l'épouvante (Colette, Mais. Cl., 1922, p.45).
? [Métaph. solaire] La figure de la lettre o doit son origine à la forme ronde du soleil, et son expression à celle de l'admiration (Bern. de St-P., Harm. nat., 1814, p.111).C'est un nom doré, joyeux, avec une inexprimable nuance de soir. On ne la perçoit que lorsqu'on prononce, avec le velours qui convient, cet o plein de soleil jaune et d'un sentiment triste et doux, qui est ce qu'on appelle la mélancolie. La Borie des Sau... au... les (Malègue, Augustin, t.1, 1933, p.31).
2. [La lettre, constituant de mots] La réunion des trois lettres R, O, I a perdu tout son talisman à Paris (Stendhal, L. Leuwen, t.3, 1835, p.237).On pourrait presque dire que les affinités commencent aux lettres de l'alphabet. Dans la série, O et P sont inséparables. Vous pouvez, à votre gré, prononcer O et P, ou Oreste et Pylade (Hugo, Misér., t.1, 1862, p.785).Puis, à l'autre bord, en ce gaillard si bien musclé, filant une quenouille, on reconnaissait illico le mauvais coucheur des anciennes époques, en train d'en conter à certaine nymphe appelée.. appelée.. ah! ma foi, bernique, on ne sait plus; son nom commence par un O! (Cladel, Ompdrailles, 1879, p.361).
B. ? [La lettre sert à former des abrév., des sigles]
? O
? [Dans la nomenclature des éléments chim.] L'oxygène. La matière verte de Priestley est un ferment qui dégage O (Cl. Bernard, Notes, 1860, p.187).
? MÉD. Abrév. des élém. occipito-, ostéo-, oto-. O.I. Occipito-iliaque. O.T. Ostéo-tendineux. O.R.L. Oto-rhino-laryngologie.
? O.K.*
? O.P., O.Q., O.S. Ouvrier professionnel, ouvrier qualifié, ouvrier spécialisé.
? O.C.D.E. Organisation de coopération et de développement économique. L'agence européenne de l'énergie nucléaire de l'O.C.D.E. étudie les questions complexes que poserait la création d'une entreprise commune, non commerciale (Goldschmidt, Avent. atom., 1962, p.270).
? [Sigles se prêtant, par accident ou à dessein, à une prononc. syllabique]
? O.N.U. [?ny]. Organisation des nations unies. Aujourd'hui, on ne dit même plus O.N.U.; on pétrit cette suite de lettres séparées en une seule articulation continue: ONU (Huyghe, Dialog. avec visible, 1955, p.43).
? O.R.S.T.O.M. [? ?st?m]. L'Office de la recherche scientifique et technique d'outre-mer (O.R.S.T.O.M.), né en 1944, est, ensemble, un organe de recherche fondamentale, un organisme type d'assistance scientifique et technique, et un organe d'enseignement qui forme, lui-même, ses chercheurs orientés vers des buts pratiques (Perroux, Écon. XXes., 1964, p.270).
? O.T.A.N. [cta?], [ctan]. Organisation du traité de l'Atlantique nord. Les charges atomiques américaines qui, en cas de conflit, leur seraient remises conformément aux règles de l'O.T.A.N. (Goldschmidt, op.cit., p.203).
? O.V.N.I*.
Rem. Sous la forme o, la lettre o abrège degré en astron., géogr. et géom. (v. degré B 2 a).
Prononc. et Orth.: [o]. Le o s'appelle o (Beauvoir, loc. cit.). On dit, et on écrit, l'o (Bern. de St-P., Destutt de Tr., Proust, loc. cit., et Montherl., Bestiaires, 1926, p.545), d'o (Gautier, loc. cit.), cet o (Malègue, loc. cit.) et le o (Beauvoir, loc. cit.). Fréq. V. ô.


O, o, lettre

La quinzième lettre de l'alphabet; un spécimen de cette lettre. La gamme implacable a e i o u (Gourmont,Esthét. lang. fr., 1899, p.129).Ils mangent et, après un moment de silence, Z demande à Y ce qu'est devenu un autre de leurs amis: ?Et O? ?Pets! Cure, air: aise... [P, Q, R, S] (P. Couratin, G.Kolebka, Au restaurant, Histoire de parler la bouche pleine ds Okapi, 1erjanv. 1983, no267, p.25):
1. On m'avait fait jouer de bonne heure avec des lettres. À trois ans je répétais que le o s'appelle o; le s était un s comme une table est une table; je connaissais à peu près l'alphabet, mais les pages imprimées continuaient à se taire. Un jour, il se fit un déclic dans ma tête. Beauvoir, Mém. j. fille, 1958, p.24.
A. ? [L'attention porte sur des éléments de la structure ling.]
1. [Lettre, et valeur phon. de la lettre; l'attention porte plus partic. sur le signe graph. en tant que tel, ou sur la valeur phon. du signe ou alternativement sur les deux] Mais, quoique Blancs, ils ne parlaient pas comme les Blancs d'ici, leurs mots qu'ils grondaient comme des chiens, finissaient tous en o ou en a (Borel, Champavert, 1833, p.86).Busch tenait ses gros yeux pâles obstinément fixés sur les billets. (...) ?C'est curieux, répétait-il une fois encore, j'ai certainement vu déjà des a et des o pareils, si allongés, qu'ils ressemblent à des i (Zola, Argent, 1891, p.36).Si, pour ne pas changer d'exemple, tous les sons en o étaient rendus par l'unique lettre o, outre que la langue perdrait un de ses caractères particuliers qui est de ne posséder aucune syllabe finale terminée par un o, il en résulterait une monotonie insupportable (Gourmont, op.cit., p.70):
2. Les voix, dont on exprime les diverses espèces par les lettres nommées voyelles, a, e, i, o, u, ai, ou, eu, etc. On ignore absolument à quoi tient cette modification du son, quoique l'on sache assez quels sont les mouvements que l'homme et les animaux doivent imprimer à leurs organes vocaux pour les produire. Cuvier, Anat. comp., t.2, 1805, p.447.
? O bref; o long; o ouvert; o fermé; o accent circonflexe. L'o de cotte, espèce de juppe, et celui de côte, espèce d'os, sont bien réellement deux voix différentes (Destutt de Tr., Idéol. 2, 1803, p.329).Le côté du choeur, visible pour Durtal, faisait de toutes les voyelles des lettres aiguës et brèves; l'autre, au contraire, les muait en des longues, semblait coiffer d'un accent circonflexe tous les o (Huysmans, En route, t.2, 1895, p.39).M.et MmeSwann disaient odieux, en faisant l'o bref (Proust, J. filles en fleur, 1918, p.511):
3. Il me déclara, sur un ton de confidence bienveillante, d'égal à égal, dont la gentillesse me ravissait: ?Elle y était la demoiselle. Je lui ai donné le bouquet. (Il prononçait «été» et «bouqué»). «Je lui ai dit: C'est un monsieur qui vous l'offre.» (Il mettait à offre un o très ouvert et très bref, presque un a)... Romains, Hommes bonne vol., 1939, p.78.
? P. anal. Il regardait tout, la bouche ouverte et les sourcils tellement hissés qu'on craignait de les voir se boucler en o majuscule (Hamp, Champagne, 1909, p.92).
? [Autres attributs] :
4. O, suprême Clairon plein des strideurs étranges, Silences traversés des Mondes et des Anges: ?O l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux! Rimbaud, Poés., 1871, p.104.
? [Circularité du signe graph.] Le notaire lui dicte des lettres une à une; on lui dit: o, un rond; n, deux jambages; encore deux jambages (Gide, Journal, 1912, p.376).
? [Arrondissement des lèvres] Il vit les bouches ouvertes toutes grandes des bons villageois affecter cette forme d'o qui, d'après les maîtres peintres, en leurs cahiers de caractères, est la suprême expression de l'étonnement (Gautier, Fracasse, 1863, p.176).Elle sommeillait, bouche en o, jambes en i (Huysmans, Marthe, 1876, p.52).Une jeune fille renversée dont la petite bouche ouverte en o, les jupes en corolle chiffonnée autour de deux jambes aimables, s'efforçaient d'exprimer l'épouvante (Colette, Mais. Cl., 1922, p.45).
? [Métaph. solaire] La figure de la lettre o doit son origine à la forme ronde du soleil, et son expression à celle de l'admiration (Bern. de St-P., Harm. nat., 1814, p.111).C'est un nom doré, joyeux, avec une inexprimable nuance de soir. On ne la perçoit que lorsqu'on prononce, avec le velours qui convient, cet o plein de soleil jaune et d'un sentiment triste et doux, qui est ce qu'on appelle la mélancolie. La Borie des Sau... au... les (Malègue, Augustin, t.1, 1933, p.31).
2. [La lettre, constituant de mots] La réunion des trois lettres R, O, I a perdu tout son talisman à Paris (Stendhal, L. Leuwen, t.3, 1835, p.237).On pourrait presque dire que les affinités commencent aux lettres de l'alphabet. Dans la série, O et P sont inséparables. Vous pouvez, à votre gré, prononcer O et P, ou Oreste et Pylade (Hugo, Misér., t.1, 1862, p.785).Puis, à l'autre bord, en ce gaillard si bien musclé, filant une quenouille, on reconnaissait illico le mauvais coucheur des anciennes époques, en train d'en conter à certaine nymphe appelée.. appelée.. ah! ma foi, bernique, on ne sait plus; son nom commence par un O! (Cladel, Ompdrailles, 1879, p.361).
B. ? [La lettre sert à former des abrév., des sigles]
? O
? [Dans la nomenclature des éléments chim.] L'oxygène. La matière verte de Priestley est un ferment qui dégage O (Cl. Bernard, Notes, 1860, p.187).
? MÉD. Abrév. des élém. occipito-, ostéo-, oto-. O.I. Occipito-iliaque. O.T. Ostéo-tendineux. O.R.L. Oto-rhino-laryngologie.
? O.K.*
? O.P., O.Q., O.S. Ouvrier professionnel, ouvrier qualifié, ouvrier spécialisé.
? O.C.D.E. Organisation de coopération et de développement économique. L'agence européenne de l'énergie nucléaire de l'O.C.D.E. étudie les questions complexes que poserait la création d'une entreprise commune, non commerciale (Goldschmidt, Avent. atom., 1962, p.270).
? [Sigles se prêtant, par accident ou à dessein, à une prononc. syllabique]
? O.N.U. [?ny]. Organisation des nations unies. Aujourd'hui, on ne dit même plus O.N.U.; on pétrit cette suite de lettres séparées en une seule articulation continue: ONU (Huyghe, Dialog. avec visible, 1955, p.43).
? O.R.S.T.O.M. [? ?st?m]. L'Office de la recherche scientifique et technique d'outre-mer (O.R.S.T.O.M.), né en 1944, est, ensemble, un organe de recherche fondamentale, un organisme type d'assistance scientifique et technique, et un organe d'enseignement qui forme, lui-même, ses chercheurs orientés vers des buts pratiques (Perroux, Écon. XXes., 1964, p.270).
? O.T.A.N. [cta?], [ctan]. Organisation du traité de l'Atlantique nord. Les charges atomiques américaines qui, en cas de conflit, leur seraient remises conformément aux règles de l'O.T.A.N. (Goldschmidt, op.cit., p.203).
? O.V.N.I*.
Rem. Sous la forme o, la lettre o abrège degré en astron., géogr. et géom. (v. degré B 2 a).
Prononc. et Orth.: [o]. Le o s'appelle o (Beauvoir, loc. cit.). On dit, et on écrit, l'o (Bern. de St-P., Destutt de Tr., Proust, loc. cit., et Montherl., Bestiaires, 1926, p.545), d'o (Gautier, loc. cit.), cet o (Malègue, loc. cit.) et le o (Beauvoir, loc. cit.). Fréq. V. ô.

O, o, lettre

O au Scrabble


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o

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o

Les mots proches de O

OOOÔOasisObédienceObédientiel, elleObéi, ieObéirObéissammentObéissanceObéissant, anteObélisqueObéré, éeObérerObierObitObjecterObjecteurObjectif, iveObjectionObjectionnableObjectivationObjectivementObjetObjurgationOblatOblationObligationObligatoireObligé, éeObligeammentObligeanceObligeant, ante,ObligerObliqueObliquementObliquitéOblitéré, éeOblitérerOblivieux, euseOblong, ongueObnoxiationOboleObombrationObombrerObrepticeObreptionObscèneObscénitéooôoaristysoasisobObaixobédienceobédiencesobéiobéieobéîmesobéirobéiraobéiraiobéiraientobéiraisobéiraitobéirasobéirentobéirezobéiriezobéironsobéirontobéisobéissaientobéissaisobéissaitobéissanceobéissantobéissantobéissanteobéissantesobéissantsobéisseobéissentobéissesobéissezobéissiezobéissionsobéissonsobéitobélisqueobélisquesObenheimobérantOberbronnOberbruckOberdorfOberdorf-Spachbach


Mots du jour


Particularisation     Mât     Personnalité     Antrustions     Pénitence     Sacre     Inofficiosité     Connexe     Conjecturalement     Rejaillissement     

Les citations avec le mot O


  1. Beaux jours de janvier trompent l'homme en février.

    Auteur : Dictons - Source : Dicton


  2. Il existe en chacun de nous une énergie cachée qui permet l'accès à l'impossible.

    Auteur : Yann Moix - Source : Rompre


  3. Fut-il un homme important, - Un homme dont la nature est mauvaise - Ne sait pas se tenir debout.

    Auteur : Enseignement d' Ani - Source : L'enseignement d'Ani


  4. Janvier est le mois où l'on offre ses meilleurs voeux à ses amis. Les autres mois sont ceux où ils ne se réaliseront pas.

    Auteur : Georg Christoph Lichtenberg - Source : Pensées (1999)


  5. «Je vais savoir ce qu'est la mort.» Voilà la pensée qui fulgura dans mon cerveau.

    Auteur : Pierre Drieu la Rochelle - Source : La Comédie de Charleroi (1934)


  6. Il y a des bras de femmes qui sont des lieux d'exil, et d'autres qui sont la terre natale.

    Auteur : Amin Maalouf - Source : Le Périple de Baldassare (2000)


  7. Pour me réconforter, un de ses compagnons me file un coup de genou dans les joyeuses, et, instantanément, mon coeur me remonte dans la gargane, sans doute parce que je l'avais placé trop bas!

    Auteur : Frédéric Dard - Source : San-Antonio, Au suivant de ces messieurs (1957)


  8. Je ne sais plus si c'est moi qui suis seul ou les autres qui sont trop nombreux.

    Auteur : Hubert-Félix Thiéfaine - Source : La Tentation du bonheur (1996), Psychopompes / Métempsychose & sportswear


  9. On a l'air de craindre les autres, et l'on ne craint que soi-même.

    Auteur : Charles Joseph, prince de Ligne - Source : Mes écarts


  10. Qui ne voit que j'ai pris une route par laquelle, sans cesse et sans travail, j'irai autant qu'il y aura d'encre et de papier au monde?

    Auteur : Michel de Montaigne - Source : Essais, III, 9, De la vanité


  11. Etre belle n'est pas mon métier, mais c'est une politesse quand on s'exhibe. J'ai le sentiment bizarre d'être impolie ...

    Auteur : Françoise Giroud - Source : C'est arrivé hier


  12. Des bruits couraient que le ballet «La mort du cygne» avait été commandité par des bookmakers du nord de l'Etat de New York et que l'on pariait gros sur la survie de l'oiseau.

    Auteur : Woody Allen - Source : Sans référence


  13. Darius se laissa aller à conspirer contre la personne de son pere avec Tiribazus.

    Auteur : Jacques Amyot - Source : Artaxerxès, 42


  14. Juillet ensoleillé - Remplit cave et grenier.

    Auteur : Dictons - Source : Dicton


  15. L'artiste n'est artiste qu'à condition d'être double et de n'ignorer aucun phénomène de sa double nature.

    Auteur : Charles Baudelaire - Source : Sans référence


  16. Il y a six mois, au temps où je me dolentais de ne pas avoir de maîtresse.

    Auteur : Théophile Gautier - Source : Mademoiselle de Maupin (1835)


  17. Seuls comptent les actes, les mots ne font qu'affaiblir votre position. Ils indiquent à l'ennemi où planter le couteau.

    Auteur : Harry Crews - Source : Nu dans le jardin d'Éden (1969)


  18. Dans les grandes choses, les hommes se montrent comme il leur convient de se montrer; dans les petites, ils se montrent comme ils sont.

    Auteur : Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort - Source : Maximes et Pensées, Caractères et Anecdotes (1795), 52


  19. Je voudrais un autre verre de vin, réclama Anne Desbaresdes. On le lui servit dans la désapprobation.

    Auteur : Marguerite Duras - Source : Moderato Cantabile (1958)


  20. L'avare n'est prodigue que de raisons pour économiser.

    Auteur : Jean Antoine Petit, dit John Petit-Senn - Source : Bluettes et boutades (1846)


  21. Il aime tant son métier et son art, il y est si bien dans son élément, que ce qui mettrait un autre hors de combat ne fait que le mettre, lui, plus en train et en haleine.

    Auteur : Charles-Augustin Sainte-Beuve - Source : Causeries du lundi (1851-1881), 13 octobre 1851


  22. Les hommes ne paroissent jamais plus outrés que lorsqu'ils méprisent, ou lorsqu'ils admirent: il semble qu'il n'y ait point de milieu entre l'excellent et le détestable.

    Auteur : Charles de Secondat, baron de Montesquieu - Source : Mes Pensées, 959


  23. Le seul prédicateur, dont on profite, c'est le temps. Il nous donne précisément le même tour d'esprit que les gens d'âge se sont efforcés en vain de nous inspirer.

    Auteur : Jonathan Swift - Source : Le Conte du tonneau (1704), Pensées détachées, morales et divertissantes


  24. Il est admirable que dans le temps où ils enseignaient le meurtre aux écoliers aryens, les instituteurs enseignaient aux enfants juifs le suicide ; ce point illustre la technique allemande, son extrême rigueur et simplicité, dont elle ne se départit pas même en pédagogie.

    Auteur : André Schwarz-Bart - Source : Le Dernier des Justes (1959)


  25. Agis ou n'agis pas, mais écarte de toi la crainte.

    Auteur : Proverbes kurdes - Source : Proverbe


Les citations du Littré sur O


  1. Avoir les yeux gourmandement fichez sur....

    Auteur : MONT. - Source : IV, 108


  2. Puisqu'on plaide, et qu'on meurt, et qu'on devient malade, Il faut des médecins, il faut des avocats

    Auteur : Jean de La Fontaine - Source : Fabl. XII, 27


  3. Magistrature dévolue aux jeunes gens de bonne famille, et comprenant quatre fonctions différentes dont il suffisait d'avoir rempli une pour passer à une fonction supérieure : 1° La charge de veiller aux exécutions capitales ; 2° la charge de frapper les monnaies ; 3° la charge de veiller à la police des rues de Rome ; 4° la charge d'assister le préteur urbain dans l'administration de la justice au tribunal des centumvirs

    Auteur : DESJARDINS - Source : Rev. de philologie, janv. 1877, p. 13


  4. Vous me donnez l'espérance d'un temps plus heureux ; je veux espérer

    Auteur : LETOURNEUR - Source : Trad. de Cl. Harl. Lett. LXXXII


  5. J'ai fait un mystère [de ma joie], afin de ne point donner d'envie à la fortune de me traverser

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 8 août 1685


  6. La loi Salique distinguait chez les Romains le convive du roi, pour la mort duquel elle donnait trois cents sous de composition, du Romain possesseur à qui elle en donnait cent, et du Romain tributaire à qui elle n'en donnait que quarante-cinq

    Auteur : Montesquieu - Source : Esp. XXX, 25


  7. Amy, je n'ai point d'argent en ma bourse

    Auteur : AMYOT - Source : De la mauv. honte, 13


  8. Les Francs commençaient alors à se faire craindre ; c'était une ligue de peuples germains qui habitaient le long du Rhin ; leur nom montre qu'ils étaient unis par l'amour de la liberté

    Auteur : BOSSUET - Source : Hist. I, 10


  9. Le gros bestail se distingue en bouvine et chevaline, et le menu, en bestes à laine et à poil

    Auteur : O. DE SERRES - Source : 259


  10. Une fois perdoient, le plus gagnoient [ils perdaient quelquefois et le plus souvent gagnaient]

    Auteur : Jean Froissard - Source : II, II, 29


  11. Est-ce un article de foi qu'il faille croire, sur peine de damnation ?

    Auteur : Blaise Pascal - Source : Prov. XVIII


  12. Celui qui fait son oeuvre excellentement....

    Auteur : ORESME - Source : Eth. IX (15).


  13. Arcadius et Honorius publièrent une loi contre le tyrannicide

    Auteur : DIDER. - Source : Princ. de polit. 142


  14. Ils n'ont pas faute de bon sens et d'expérience

    Auteur : BALZ. - Source : 5e Disc. sur la cour.


  15. Si je n'avoue avec vous qu'il n'y a pas un coin de la vastité de ses entrailles qui ne soit rempli de vertu et rembourré d'excellentes intentions

    Auteur : BALZAC - Source : Lett. inédites, LIII, éd. Tamizey-Larroque.


  16. La contre-taille ou haute-contre est opposée à la taille

    Auteur : DESC. - Source : Mus.


  17. Si vous entrez partout, aussi font les profanes

    Auteur : Jean de La Fontaine - Source : Fab. IV, 3


  18. Cratesiclea, en l'embrassant et baisant, sentit que le cueur luy soublevoit et fendoit de regret et de douleur

    Auteur : AMYOT - Source : Agis et Cléom. 52


  19. Voyant Pantagruel que il s'amusoyt à tirer sa dicte masse, qui tenoyt en terre entre le roc, luy courut sus

    Auteur : François Rabelais - Source : ib. II, 29


  20. Choses qui sont répugnantes à la raison

    Auteur : DESC. - Source : Diopt. 4


  21. Je ne puis manquer en embrassant celle-ci[religion]

    Auteur : BOURDAL. - Source : Car. I, Sagesse de la loi chrét. 416


  22. Les mauvais moyens pai où on s'y poulse [aux emplois] en nostre siecle

    Auteur : MONT. - Source : I, 273


  23. Je suis résolu de vous écrire des lettres toutes pures d'amour, pleines de feux, de flèches et de coeurs navrés

    Auteur : Vincent Voiture - Source : Lett. 28


  24. Si quelqu'un nous avait particulièrement laissé par écrit ce qui se passait entre Auguste, Mécénas et les excellents esprits de leur siècle

    Auteur : PELLISSON - Source : Hist. Acad. I


  25. À mes confus regrets soyez donc moins sévère

    Auteur : Corneille - Source : Héracl. III, 1




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Mise à jour le dimanche 8 février 2026 à 16h34










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