La définition de Soupe du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Soupe
Nature : s. f.
Prononciation : sou-p'
Etymologie : Bourguig. sôpe ; wallon, sop ; provenç. espagn. et ital. sopa ; du germanique : allem. Suppe ; isl. sup ; suéd. soppa ; holl. sop, mots qui signifient bouillon, potage, ragoût. L'étymologie montre que le sens primitif de soupe est potage ; mais l'antonomase qui a donné à ce mot le sens de tranche de pain est très ancienne.

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La définition de Soupe

Sorte d'aliment fait de potage et de tranches de pain, ou même de pâtes, de riz, etc. et qui se sert avant tout autre mets. Une soupe au vermicelle. Une soupe à la semoule. Soupe grasse. Soupe maigre. Soupe aux herbes. Soupe à la purée. Soupe au lait.


Toutes les définitions de « soupe »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

SOUPE. n. f.
Potage, aliment liquide dans lequel trempe ordinairement du pain et qu'on sert au commencement du repas. Soupe grasse. Soupe maigre. Soupe à la tortue. Soupe aux herbes. Soupe à l'oignon. Soupe aux choux. Soupe au lait. Une bonne soupe. Faire mitonner la soupe. Servir la soupe. Une assiette de soupe. Tailler la soupe, Couper du pain par tranches pour les mettre dans le potage. Tremper la soupe, Verser le bouillon sur les tranches de pain, un moment avant de servir le potage. Fig. et fam., Trempé comme une soupe, Très mouillé. Fig. et fam., S'emporter comme une soupe au lait, Se mettre facilement, promptement en colère. Au moindre mot, il s'emporte comme une soupe au lait. C'est une soupe au lait. Un cheval soupe de lait, un pigeon soupe de lait ou de plumage soupe de lait, Un cheval qui est d'un blanc tirant sur l'isabelle, un pigeon de la même couleur. Fig. et fam., Cela vient comme des cheveux sur la soupe. Voyez CHEVEU. Prov., La soupe fait le soldat, On ne peut rien tirer d'un soldat qui est mal nourri.

Littré

SOUPE (sou-p') s. f.
  • 1Sorte d'aliment fait de potage et de tranches de pain, ou même de pâtes, de riz, etc. et qui se sert avant tout autre mets. Une soupe au vermicelle. Une soupe à la semoule. Soupe grasse. Soupe maigre. Soupe aux herbes. Soupe à la purée. Soupe au lait. Et lui qui pour la soupe avait l'esprit subtil, Régnier, Sat. VIII. Ils s'ennuyaient particulièrement de ne point manger la soupe, Pellisson, Lett. hist. t. III, p. 202. Quoi?! je mettrais, dit-il, un tel chanteur [un cygne] en soupe?! La Fontaine, Fabl. III, 12. Une soupe à bouillon perlé, soutenue d'un jeune gros dindon, cantonnée de pigeonneaux, et couronnée d'oignons blancs mariés avec la chicorée, Molière, Bourg. gent. IV, 1. Je vis de bonne soupe et non de beau langage?; Vaugelas n'apprend point à bien faire un potage, Molière, Femmes sav. II, 7. L'Allemagne s'est illustrée par sa soupe à la bière, qui, soit dit entre nous, ne vaut pas le diable, Scribe Et Mazères, Vatel, sc. 4.

    Dès qu'on a mangé la soupe, dès le matin, à cause de l'habitude, très répandue, de manger le matin de la soupe. Pour les avertir que demain Leurs envoyés soient en chemin, Dès qu'ils auront mangé la soupe, Courrier burlesque, p. 22.

    Dès la soupe, dès le commencement du repas.

    Par dénigrement, marchand de soupe, maître de pension.

    Soupe économique, sorte de soupe faite non avec de la viande, mais avec des os. Il a poussé si loin l'ardeur philanthropique, Qu'il nourrit tous ses gens de soupe économique, Étienne, les Deux gendres, I, 1.

    Soupe jacobine, voy. JACOBIN.

    Fig. S'emporter comme une soupe au lait [le lait chauffé se gonfle et déborde], s'irriter facilement et promptement. Ce mot-là fit élever le mari comme une soupe au lait, Comte de Caylus, Hist. de M. Guill. ?uvr. t. x, p. 30, dans POUGENS.

    Fig. La soupe à l'oignon, se dit, dans l'argot des artistes, de tous ceux qui ont passé par l'École des beaux-arts et qui sont arrivés, de façon ou d'autre, par la filière administrative.

    Soupe au lait, soupe de lait, se dit adjectivement des chevaux qui sont d'un blanc tirant sur l'isabelle, et des pigeons de la même couleur. Chevaux soupe de lait. Jument soupe au lait. Pigeons soupe de lait.

  • 2 Par extension, dîner en général. Allons, venez manger ma soupe, vous me donnerez à souper ce soir, Marivaux, Pays. parv. 3e part. Bonjour, ma nièce?; venez-vous manger la soupe avec nous?? Genlis, Théât. d'éduc. la Lingère, I, 6.

    Venez manger ma soupe, locution blâmée par Mme de Genlis, Mém. t. v, p. 92, dans POUGENS, mais sans fondement.

    Soupe des rentiers, s'est dit jadis pour un ordinaire peu succulent. Mais surtout évitons la soupe des rentiers, Et tendons nos filets chez de gros financiers, Colnet, l'Art de dîner en ville, I.

  • 3 Par antonomase, tranche de pain coupée mince, qu'on met dans la soupe. Mettez deux ou trois soupes dans ce bouillon. Une soupe de pain.

    Tailler la soupe, couper du pain par tranches pour le mettre dans le potage.

    Tremper la soupe, mettre les tranches de pain dans le potage quelque temps avant de le servir, afin qu'elles s'humectent. Les bedeaux, distributeurs discrets de ces fragments consacrés [pain bénit offert par un riche personnage], auront de quoi tremper leurs soupes pendant huit jours, et pourront manger leurs potages au pain bénit, Mercier, Tabl. de Par. ch. 133.

    Populairement et fig. Tremper une soupe, rosser. Je vais te tremper une soupe.

    Trempé, mouillé comme une soupe, très mouillé.

  • 4Soupe au vin, soupe au perroquet, soupe à perroquet, tranches de pain dans du vin.

    Ivre comme une soupe, se dit d'un homme qui a beaucoup bu et s'est enivré. Tantale est ivre comme une soupe, Boileau, Héros de rom.

    Soupe en vin, sorte de couleur rouge. Les draps et autres étoffes qu'ils teindront et feront teindre en grandes et hautes couleurs, comme écarlate, cramoisi, soupe en vin, et autres couleurs parfaites, Règl. des manuf. 22 oct. 1697. On y compte quatre variétés, qui sont les gris de fer, les chamois, les soupes en vin et les gris doux, Buffon, Ois. t. IV, p. 338.

  • 5Préparation alimentaire consistant en fourrages verts ou secs que l'on a fait infuser dans l'eau chaude (thé de foin), ou que l'on fait cuire. Les soupes se donnent à tous les animaux, mais principalement au bétail à l'engrais, aux élèves et aux femelles laitières?; on y fait entrer du foin, du regain, des racines et tubercules, des feuilles, des débris de jardin.
  • 6Soupe crottée, ancien potage ou ragoût.
  • 7Tabac frisé roulé dans une demi-feuille de choix.

PROVERBES

La soupe fait le soldat, une nourriture simple rend propre aux fatigues de la guerre. Elle me ferait de mauvaise soupe, et, comme dit l'autre, c'est la soupe qui nourrit le soldat, Carmontelle, Proverbes, le Grand chemin, sc. 8.

Quelqu'un lui a mangé le dessus de sa soupe, se dit d'une personne qui est de mauvaise humeur.

Sa soupe est maigre, se dit d'un homme qui fait mauvaise chère.


REMARQUE

1. On dit soupe aux choux, soupe aux herbes, soupe au lait, etc. et non soupe de choux, d'herbes, de lait, etc.

2. De Caillières, en 1600, observe que soupe pour potage est un mot bourgeois.


HISTORIQUE

XIIIe s. Brouet de gelines et soupes en vin bien trempé, Alebrand, f° 19. Et quant la messe fu faite, si fist li rois aporter pain et vin, et fist tailler des soupes et en manga une, Chron. de Rains, 147. C'est une taverne planiere Dont Fortune la taverniere Trait aluine et piment en coupes Por faire à tout le monde soupes, la Rose, 6848. Puisque vous m'avés faite coupe [faute], Je vous ferai d'autel pain soupe, ib. 14420.

XIVe s. Souvent il mengeoit des naviaux? D'un harenc, d'une soupe à l'oile, Par deffaut de bonne viande, Machaut, p. 104. Là ont nos bons François prins les meilleurs hostelz?; Prindrent la soupe en vin nos signeurs naturelz, Guesclin. 20774. Il dit à Thomas qu'il n'estoit mie en sa puissance ne d'un tel fagoteur mengeur de soupes?, Du Cange, sopa.

XVe s. Quand le jour fut tout venu? et que les chrestiens eurent bu un coup et mangé une soupe en vin grec, malvoisie ou grenache, Froissart, III, IV, 15. Et il lui dist que son pere et ses freres vouloient lui donner ses soupes dorées, comme il est accoustumé faire ou païs en tel temps [carêmeprenant], Du Cange, sopa. On luy [à Jeanne d'Arc] avoit faict appareiller à souper bien et honorablement?; mais elle fist seulement mettre du vin dans une tasse d'argent, où elle mist la moitié d'eau et cinq ou six soupes dedans, qu'elle mangea, et ne print autre chose, Viriville, Chron. de la Pucelle, ch. 44. Plusieurs qui ne se sont pas feins d'y faire leurs souppes [d'y faire des profits, leurs orges], Monstrelet, t. I, ch. 99, p. 161, dans LACURNE. Tu es plus yvre que une soupe, Mir. de Ste Geneviève. Item aux freres mendiants, Aux devotes et aux béguines? De grasses soupes jacobines, Villon, Testam.

XVIe s. L'evesque [de Genève] Jehan Louis, lequel, jà soit qu'il fust de la maison de Savoye, si ne vouloit il toutesfois que le duc ny ses aultres freres missent le museau dedans sa soupe, Bonivard, Chron. de Genève, III, 1. Perrin se y opposoit [à ce que les étrangers fussent reçus bourgeois de Genève]? disant que les François chasseroient encore les anciens de la ville dehors, et, comme dist le commun proverbe, que la derniere soupe [tranche de pain] gecteroit la premiere hors de l'escuelle, Bonivard, Anc. et nouv. polit. de Genève, p. 129. Beaulx jambons, et force souppes de prime [tranches de pain et de fromage trempées dans du bouillon, qu'on mangeait le matin dans les monastères], Rabelais, Garg. I, 21. Le plus entendu de touts [les Romains, festoyés par les empereurs] n'eust pas quité son escuelle de soupe, pour recouvrer la liberté de la republique de Platon, La Boétie, Servit. volont. De la main à la bouche se perd souvent la soupe, Leroux de Lincy, Prov. t. II, p. 217. Cervelles chaudes les unes avec les autres ne font jamais bonne soupe, ib. Soupe dorée [pain dans des ?ufs battus et frits], Oudin, Dict.

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Encyclopédie, 1re édition

SOUPE, s. f. (Cuisine.) est une espece de potage composé de pain & de bouillon, ou jus de viande, & autres matieres, que l'on sert ordinairement au commencement d'un repas.

Ce mot est françois, & formé de l'italien zuppa ou suppa, qui vient du latin sapa, qui signifie du vin réduit au tiers : d'autres le dérivent du mot celtique sauben, qui a la même signification.

En France, la soupe est regardée comme une partie essentielle d'un dîner. On en rehausse quelquefois le goût avec des oignons ou des choux, des navets, des porreaux, des coulis, &c.

Soupe de lait, (Manege.) ce terme de manege & de commerce de chevaux, se dit du poil qui tire sur le blanc. Trévoux. (D. J.)

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Wiktionnaire


Nom commun - français

soupe \sup\ féminin

  1. (Désuet) Pain que l'on trempe dans le potage.
  2. (Cuisine) Potage dans lequel on trempe du pain et qu'on sert au commencement du repas.
    • Il trempait son pain dans sa soupe et il en mordait d'énormes bouchées, [?]. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 246 de l'édition de 1921)
    • On peut dire que ce fut le lendemain matin seulement, lorsque, au réveil, il se trouva seul chez lui, que le père Turpin s'aperçut que sa femme était morte.
      Ce ne fut pas, comme on pourrait le croire, parce qu'il dut préparer sa soupe lui-même. Non. Il la mit au feu, elle bouillit, il la trempa : cela ne faisait pas un gros travail.
      (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, 1910, réédition Plein Chant, page 80)
    • Le dîner se composait d'une soupe copieuse, d'un bon bouilli et d'une entrée suffisante pour huit personnes. (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923)
    • Le repas de midi se prenait dans une ancienne grange dont la fraîcheur paraissait délicieuse. On nous apporta de la soupe, et je tâchai de cacher ma surprise, mais Lucie, ma voisine, dut la deviner et me lança :
      ? C'est la coutume ici, même en plein été. Tu verras, ça aide à mieux supporter la chaleur.
      (Philippe Delerm, Quiproquo, nouvelle, supplément au magazine « Elle », 1999, page 28.)
  3. (Par extension) Tout type de potage.
    • [?] et les libations en l'honneur du brave Coignet furent multipliées pendant toute l'après-midi. Le soir, on mangea la soupe à la jacobine; puis on vagua toute la nuit dans les promenades d'Auxerre. (Anonyme, Notice, sur Les Cahiers de Capitaine Coignet, dans Les Veillées populaires, n° 2, le 23 novembre 1899, p. 2, Paris : Librairie Hachette)
    • Rappelons seulement que la harira, soupe marocaine très spécifique est, quand elle est réussie, un chef-d'?uvre de l'ingéniosité des femmes de cette contrée. (???ishah Bil?arab?, Corps au féminin, Éditions le Fennec, 1991, page 7)
    • Je vis de bonne soupe et non de beau langage. Vaugelas n'apprend point à bien faire un potage [?] (Molière, Les Femmes savantes (1672) ? lire en ligne)
  4. (Familier) (Par extension) Repas.
    • À la soupe !
  5. (Sports d'hiver) (Figuré) Neige gorgée d'eau.
    • En bas des pistes, c'était plutôt de la soupe, mais on avait beau temps.
  6. (Péjoratif) Ensemble de mots dits ou écrits de façon incompréhensible.
    • [L'étude] peut certes être interprétée de façon intéressée, permettant à d'aucuns conseils, en permanence connectés à Wall Street, de servir une soupe technophile et délicieusement dérégulée à leurs multinationales clientes.(Ariel, Kyrou, Le numérique creuse-t-il vraiment la tombe de l'emploi ?, Uzbek & Rica le 31 mars 2017)
  7. (Péjoratif) (Musique) Morceau de musique trop commercial et simpliste.
  8. (Par extension) (Péjoratif) (Télévision) Programmation télévisuelle (feuilleton, téléfilm, journal, jeux, etc.) bas de gamme à visée commerciale explicite qui tente de s'aligner sur le plus large public possible.
  9. (Péjoratif) Production intellectuelle, considérée comme une marchandise.
    • Il écrivait aussi, et répétait désormais à qui voulait l'entendre qu'un livre vendu à plus de trois mille exemplaires était une infamie.
      Tout cela oui, mais autre chose. Le principe même de la promotion. Comme une salissure. Aller vendre sa soupe. Finalement, ce n'était pas autre chose. Ne plus écrire, mais devenir une espèce de commis voyageur de son écriture.
      (Philippe Delerm, La bulle de Tiepolo, Gallimard, 2005, collection Folio, pages 66-67.)
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Trésor de la Langue Française informatisé


SOUPE, subst. fém.

A. ? Vieilli. Tranche de pain arrosée de bouillon chaud ou parfois de lait, de vin. Mettez deux ou trois soupes dans ce bouillon (Ac.1798-1878).On servait des tasses de vin et les convives y trempaient des tranches de pain, qu'on appelait des soupes (France,J. d'Arc, t. 1, 1908, p. 404).
1. Expressions
? Région. Soupe dorée. Dessert composé de tranches de pain trempées dans du lait chaud puis dans des ?ufs battus, dorées à la poêle avec du beurre et sucrées. Synon. pain* perdu.Personne ne réussit comme elle les friandises de son pays, si expressivement dénommées: la soupe dorée, le milliard ou la farinade (Bourget,Monique, 1902, p. 24).Le dimanche des brandons, où l'on mange les soupes dorées et où l'on saute les fougats, qui sont de beaux grands feux de joie (Pourrat,Gaspard, 1922, p. 21).
? Soupe au vin; soupe de/à perroquet. Pain coupé en tranches et trempé dans du vin. D'autres fois, quand elle avait du vin, elle se payait une trempette, une vraie soupe de perroquet (Zola,Assommoir, 1877, p. 752).Les chevaliers aimaient particulièrement la soupe au vin (Gdes heures cuis. fr.,Éluard Valette, 1964, p. 247).
2. Locutions
? Tailler la soupe. Couper du pain en tranches pour le bouillon ou la soupe. Elle alluma le feu, tailla la soupe, posa les assiettes sur la table (Maupass.,Contes et nouv., t. 1, Père Amable, 1886, p. 227).J'avais encore la charge du ménage, lavais la vaisselle, récurais les casseroles, pelais les pommes de terre, taillais la soupe (Guéhenno,Journal homme 40 ans, 1934, p. 66).
? Tremper la soupe. Verser le liquide sur les tranches de pain; mettre les tranches de pain dans le liquide quelques minutes avant de servir. Il s'assit de coin sur le banc, tira un croûton, demanda si on pourrait lui tremper la soupe (Pourrat,Gaspard, 1930, p. 59).Arg., vieilli. Tremper la soupe à qqn. Battre, rosser quelqu'un. V. girofletter rem. s.v. giroflée ex.
3. [Dans des compar.]
? Vieilli. Boire comme des soupes, (être) ivre comme une soupe. Être ivre. Vous avez dû boire tous comme des soupes (...). Mais l'autre de jurer ses grands dieux. Il avait bien entendu ce qu'il avait entendu, peut-être! ? Ah! j'ai rêvé? Ah, j'ai dû boire un coup de trop? (Pourrat,Gaspard, 1922, p. 72).
? (Être) mouillé, trempé comme une soupe, des soupes. Être complètement mouillé. Ils se tirèrent de l'eau en jurant, déconfits, trempés comme des soupes (Queffélec,Recteur, 1944, p. 107).
B. ? Bouillon de légumes, de viandes, etc., généralement non passé et accompagné de pain ou de pâtes, que l'on sert au début du repas ou en plat unique. Synon. potage.Soupe aux choux, aux/de légumes; apporter, faire la soupe; avaler, manger la soupe. La bonne soupe d'Arsule, une pleine écuellée que les bords en étaient baveux, puis encore une, avec tous les légumes entiers, avec les poireaux blancs comme des poissons et des pommes de terre fondantes, et les carottes, et tout le goût que ça laisse dans la bouche (Giono,Regain, 1930, p. 223).V. manger1ex. 4:
... ils ne mangent pas (...) la soupe de tous les jours, une soupe ordinaire, une soupe d'écuelle, aux choux, au saindoux et au pain bis. Non; c'est un souper de cérémonie, qu'on mange dans des assiettes. La soupe est faite de miche; elle renferme aussi du lait, du beurre, des pommes de terre et des raves qui vont bien ensemble, et du fromage gras. Malègue,Augustin, t. 1, 1933, p. 45.
? P. méton. Moment du repas où on mange la soupe. Au dîner, Sardou (...) prend la parole à la soupe et jacasse jusqu'au dessert (Goncourt,Journal, 1888, p. 788).
? Soupe grasse. Soupe dans laquelle a cuit de la viande. Padoie servit la soupe, de la soupe grasse. C'était jour de pot-au-feu (Maupass.,Contes et nouv., t. 1, Soirée, 1887, p. 584).
? Soupe maigre. Soupe à base de bouillon de légumes. Ma maîtresse dit d'une soupe maigre, très maigre, qu'elle vient de manger chez une amie: « Il faudrait un fier maître d'armes pour crever les yeux à ce bouillon-là! » (Goncourt,Journal, 1859, p. 665).
? Soupe Rumford, à la Rumford, économique (vieilli). Soupe nourrissante à base de légumes secs dont le comte de Rumford fit usage pour les indigents. [La France] éconduit tous les inventeurs (...) puis elle revendique tout après coup, même les bagatelles comme la soupe Rumford (Fourier,Nouv. monde industr., 1830, p. 58).Établissemens où l'on prépare des soupes économiques (Say,Écon. pol., 1832, p. 451).
? Cuiller à soupe. V. cuiller A 1.
SYNT. Soupe chaude, épaisse, fumante, gratinée, mitonnée, succulente; soupe au fromage, au lait, au lard, à l'oignon, aux orties, à l'oseille, au pain, au poisson, aux pâtes, au pistou, aux poireaux et aux pommes de terre, au riz; la soupe bout, cuit, embaume, fume, mijote; assiette, cuillère à soupe; assiette, assiettée, bol, cuillerée, écuelle, louche de soupe; faire cuire, préparer, servir la soupe.
1. Expr. et loc.
? S'emporter, monter comme une soupe au lait, (être) soupe au lait. V. lait I B 2 a.
? Soupe (au caillou, à la pierre). [P. allus. à une histoire paysanne mentionnée par Balzac, Le Médecin de campagne, 1833, p. 36, dans laquelle un homme rusé pique la curiosité d'un paysan en annonçant qu'il fait la soupe avec une pierre jetée dans l'eau bouillante et obtient un à un les ingrédients nécessaires à sa confection] Sorcier, dit Gaspard, il s'en faut de tout! Mais j'ai un secret pour faire d'un pavé la soupe à la soldate (Pourrat,Gaspard, 1925, p. 242).Vous avez tous certainement entendu parler au régiment de cette histoire qu'on appelle la soupe à la pierre. Des militaires arrivent au cantonnement chez un paysan autant avaricieux que naïf. Pas à compter sur lui pour repaître l'escouade. Qu'à cela ne tienne! La soupe à la pierre va jouer son rôle (Claudel,Soulier, 1944, épil., 1, p. 1085).
? Soupe de maçon, de mortier, (en compos.) soupe-mortier. Soupe épaisse et consistante. Au dessert, après les grands carrés de gruyère et la soupe-mortier (Arnoux,Rhône, 1944, p. 13).
? Soupe à la grimace*, soupe aux larmes (au fig.). Repas pris en face d'un convive, d'un conjoint qui boude, s'attriste, manifeste une très mauvaise humeur. Partout à Londres, c'est comme une soupe aux larmes (Carco,Innoc., 1916, p. 40).
? Gros plein de soupe. V. plein I D 1 a.
? Bouder sa soupe (vieilli). N'avoir pas d'appétit. (Ds Rob., Lar. Lang. fr.).
? Manger de la soupe (pour grandir); refuser de manger sa soupe. Jusqu'à présent, les leçons de docilité m'avaient paru indispensables, adressées à des enfants de deux à sept ans. Quoi de plus naturel? « (...) ? Mange ta soupe comme papa (...) » (Frapié,Maternelle, 1904, p. 114).P. plaisant. V. avion ex. 7.
? Manger la soupe sur la tête de qqn. V. manger1A 1.
? Cracher dans la soupe. Critiquer vivement ce qui permet de vivre, assure la subsistance. Fous le camp, Mirouette! Fais-lui foutre le camp, Louis! Croit-il que pour avoir bu avec moi il ait le droit de cracher dans ma soupe? (Bernanos,M. Ouine,1943,p. 1432).« (...) Non, je n'aime pas ceux qui prennent plaisir à cracher dans la soupe. ? Ah, moi non plus! » ai-je dit alors, révolté par cette image. « Vous non plus, je le sais. C'est pour cela que nous nous voyons. Et puis, vous l'avez remarqué, c'est toujours dans la soupe des autres... » (Green,Journal, 1949, p. 243).
? Comme un cheveu sur la soupe. V. cheveu I C.
2. [Dans des adages et proverbes]
? [Pour faire passer les convives à table] Vieilli. On ne fait pas attendre la soupe et le roi. Messieurs, dit Brigitte, la soupe et le roi ne doivent pas attendre: la main aux dames! (Balzac,Pts bourg., 1850, p. 107).
? [Exprimant la valeur des pers. ou des choses ayant fait un long usage] Un homme riait: « Elle est vieille, je dis pas, mais des fois, c'est dans les vieilles marmites qu'on fait les meilleures soupes » (Camus,Env. et endr., 1937, p. 46).
? ,,Il a un ?il sur la soupe et l'autre sur le potage. Il louche`` (Guill.Orig. gourmande1986, p. 251).
3. INDUSTR. ALIM. Préparation permettant d'obtenir des soupes par addition d'eau et cuisson rapide ou réchauffage. Soupe minute. Soupes condensées en boîte métallique, soupes déshydratées en sachet métallique ou en étui de carton (Que choisir?1976, n o103, p. 10).C'est de la soupe aux choux, mon gars. De la vraie, pas en boîte ou en sachet (Fallet,La Soupe aux choux, Paris, Denoël, 1980, p. 76).
Rem. Soupe se distingue de son synon. potage par l'adjonction de pain et par sa consistance plus épaisse. De fait, cette distinction n'existe pas toujours: potage est un terme plus élégant et soupe a une connotation plus fam. évoquant les repas paysans ou familiaux.
C. ? P. méton.
1. [En tant que symbole de la nourriture, de la subsistance; p. réf. au fait que la soupe constituait un aliment de base et un plat unique] Nourriture, repas. C'est l'heure de la soupe; rentrer pour la soupe. Ils chantaient à l'idée qu'ils partaient travailler. À onze heures ils chantaient en allant à la soupe (Péguy,Argent, 1913, p. 1104).Je me louerai alentour, on gagnera la soupe (Giono,Baumugnes, 1929, p. 183).
? Fam. À la soupe! À table. « Maintenant, petite fille, à la soupe! » Prestement, Alfreda rassembla les papiers épars, et les rangea dans la serviette (Martin du G.,Thib., Été 14, 1936, p. 67).[Dans une formule d'invitation] Inviter à manger la soupe. Inviter à dîner. Venez manger la soupe chez moi. Lambert: L'hospitalité est une vertu de race. Fourchevif: Et je sais la pratiquer! Voulez-vous nous faire l'amitié de manger la soupe avec nous? Lambert: La soupe? Fourchevif: Non, de dîner avec nous (Labiche,Fourchevif, 1859, 7, p. 401).
? Au fig. Marchand de soupe. V. marchand I B 2 f.
? La soupe et la paille, la soupe et le coucher, la soupe et le lit (vieilli). Le gîte et le couvert. Vu qu'il est sans femme, le pauvre, fit entendre la campagnarde, reprenant la conversation interrompue, nous lui donnerons la soupe et le coucher (Châteaubriant,Lourdines, 1911, p. 252).
2. En partic.
a) Soupe épaisse constituant le repas du soldat. La soupe et le rata*. Sulphart ayant posé sa brochette de boules et son plat de rata, alla de trou en trou. ? À la soupe, les gars, criait-il (Dorgelès,Croix de bois, 1919, p. 256).Près d'une meule, une cuisine roulante distribue la soupe. Tintements de gamelles, cris, discussions, bourdonnement d'essaim (Martin du G.,Thib., Été 14, 1936, p. 743).
? P. méton. Ce repas. Sonner la soupe (au clairon); corvée* de soupe. Le menu est strictement militaire: la soupe est sonnée comme à la caserne, un rata de mouton reçoit le meilleur accueil (Barrès,Cahiers, t. 10, 1913, p. 86).
? Proverbe. La soupe fait le soldat. ,,On ne peut rien tirer d'un soldat qui est mal nourri`` (Ac. 1935). P. ext. On ne peut obtenir d'efforts d'une personne que si on la traite bien. (Dict. xixeet xxes.).
? [P. allus. à la question que les pers. officielles posent aux soldats en visitant les casernes] La soupe est bonne? Est-ce que tout va bien? (d'apr. Guill. Orig. gourmande 1986, p. 251).
b) P. méton. Soupe populaire. Établissement, organisme chargé de distribuer et de servir des soupes chaudes, des repas gratuits aux indigents. Le long des murs, une centaine de trimardeurs attendent en file indienne, comme à l'entrée d'une soupe populaire (Martin du G.,J. Barois, 1913, p. 372).Il dirige une soupe populaire au XVIe, qui lui fait voir d'un mauvais ?il l'?uvre parallèle de la mairie (Gide,Journal, 1914, p. 474).
c) Au fig., fam. Avantage, profit. Être à la soupe de qqn, aller à la soupe de qqn. Se rallier à un pouvoir politique en place dans le seul but d'en tirer des avantages. Et pourtant, cet homme, que même ses adversaires politiques couvraient de louanges, cet ex-bourgmestre de Berlin, ancien dirigeant de l'Église luthérienne, a lui aussi été à la soupe de chez Flick (Libération, 23 oct. 1984, p. 5).« L'entourage de Le Pen est corrompu et détraqué », a déclaré Jacques Médecin au Quotidien, « Les amis de Le Pen ne sont jamais allés à la soupe. Tout le monde ne peut en dire autant chez Médecin », a répondu Jean-Pierre Stirbois (L'Événement du jeudi, 5 déc. 1985, p. 19, col. 3 ds Bernet-Rézeau 1989).
? Pop. Par ici la bonne soupe! (Rey-Chantr. Expr. 1979) ,,À moi (à nous) l'argent, le bénéfice`` (Rey-Chantr. Expr. 1979). Dans sa cabane, le chiffonnier Tartapoul (...) fourrait dans un sac à charbon les saletés à fourguer (...) un collier (probablement en toc), un miroir à main, une grosse pierre (sûrement pas précieuse, sinon ce serait la planète renversée), un truc qui ressemblait vaguement à un cliché d'imprimerie..., etc., etc., etc., par ici la bonne soupe (P. Siniac,Si jamais tu m'entubes, 1974, p. 249).
D. ? P. anal. Substance liquide, semi-liquide ou pâteuse à consistance de soupe. Ils soulevaient des bonbonnes de verre, ils vidaient des liquides dans des baquets; ils brassaient cette soupe avec des bâtons, puis ils allaient la verser à pleins seaux sur la croupe des chevaux (Giono,Gd troupeau, 1931, p. 192).
1. Fourrage vert ou sec, trempé dans de l'eau et dont on se sert pour engraisser le bétail (d'apr. Fén. 1970).
2. TECHNOL. Mélange liquide utilisé pour colorer ou ranimer les couleurs. On le lave (...) [l'or] dans une soupe bleu turquoise (...). Il fonce. L'ouvrier s'obstine, de soupe en soupe, de bain de sable en bain de cendre, jusqu'à ce qu'il retrouve sa couleur jaune (Cocteau,Maalesh, 1949, p. 69).
? Soupe au vin, en vin (vieilli). Couleur rouge. Au masc. On peut employer la laque avec succès pour le soupe au vin (Berthollet,Art teint., t. 2, 1804, p. 205).
3. SKI. Neige molle et mouillée. Les mordus de la « fraîche » trouveront, entre 7 heures du matin et 14 heures toutes les conditions possibles de neige, de la neige gelée, pendant les premières heures de la matinée, à la « soupe » presque inskiable du début d'après-midi (Le Monde loisirs, 22 juin 1985, p. III, col. 1).
4. GÉOL., BIOL. Soupe biologique, soupe primordiale. Milieu constitué dans les mers et les lagunes il y a des milliards d'années et dans lequel les premières cellules vivantes auraient pris naissance. Aujourd'hui, ce qu'on imagine, (...) c'est ce qu'on a appelé la « Soupe biologique primordiale » (...). Ce sont de tels composés qui, accumulés dans les mers ou les lagunes, auraient transformé l'eau en une « soupe biologique », au sein de laquelle se seraient formées les premières cellules vivantes (Sc. et Avenir, mai 1976, n o330, p. 380 ds Clé Mots).
5. Pop. Explosif pâteux. (Dict. xxes.).
REM.
Sousoupe, subst. fém.,fam., synon.[Avec redoublement hypocor. de la 1resyll.] Le médecin [à Toto]: Et tu as bon appétit, ce matin? Mangerais-tu volontiers une petite sousoupe? (Courteline,Vie mén., Pt malade, 1891, p. 149).
Prononc. et Orth.: [sup]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1200 « tranche de pain que l'on arrose de bouillon de lait » (Renaut de Montauban, 378, 16 ds T.-L.); b) ?) ca 1260 taillier des soupes (Ménestrel Reims, 280, ibid.); 1701 tailler la soupe (Fur., s.v. tailler); ?) 1664 tremper la soupe (J. Loret, Muze hist., Lettre du 7 juin, 288, éd. Ch. L. Livet, t. 4, p. 209); c) ?) 1752 mouillé comme une soupe (Trév.); ?) 1783 trempé comme une soupe (Mercier, Tableau de Paris, t. 5, p. 116); 2. a) 1310-40 « potage ou bouillon épaissi par des tranches de pain ou des aliments solides non passés » (Jean de Condé, Dits et Contes, éd. A. Scheler, t. 3, p. 186, 167: soupe ès pois); b) 1672 symbole de la nourriture simple et substantielle (Molière, Femmes savantes, II, 7, 531 ds ?uvres, éd. E. Despois et P. Mesnard, t. 9, p. 102); c) soupe au lait ?) 1694 « soupe ou potage dans lequel le bouillon est remplacé par le lait » (Ac.); ?) 1737 au fig. (Caylus, Hist. de Guillaume Cocher, p. 30: Ce mot là fit élever le mari comme un soupe au lait); 1919 adj. caractère soupe au lait (de qqn) (Léautaud, Journal littér., 3, p. 295); d) ?) 1800 Soupes économiques (Petites affiches de Paris, n o271, 1erjour complémentaire an 8, 4458 ds Quem. DDL t. 21); ?) 1913 soupe populaire (Martin du G., J. Barois, p. 372); e) ?) 1861 « la nourriture, en tant que moyen de subsistance » (Labiche, Vivac. cap. Tic, Paris, Michel Lévy, I, 4, p. 17); ?) 1964 par ici la bonne soupe! (Rob.); f) 1874 à la soupe! (Zola, Conquête Plassans, p. 905); 3. a) 1855 « fourrage, vert ou sec, infusé dans l'eau et que l'on emploie dans l'alimentation du bétail » (Littré-Robin); b) 1926 « neige saturée d'eau » (La Montagne, n o196, nov., p. 297 ds Quem. DDL t. 27). Du germ. occ. *suppa « tranche de pain sur laquelle on verse le bouillon » (latinisé en su?ppa « id. » vers 500, chez Oribase, v. FEW t. 17, p. 287b), mot de la famille du got. supôn « assaisonner », néerl. sopen « tremper » (v. FEW loc. cit.). Fréq. abs. littér.: 1 534. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 772, b) 2 111; xxes.: a) 3 724, b) 2 493.
DÉR.
Soupier, subst. masc.a) Fam., région. Personne qui aime la soupe, mangeur de soupe. Ô l'âme en eau de vidange Qu'ont ces gros et gras soupiers! (Richepin,Bombarde, 1899, p. 42).Empl. adj. La soupe, sous ses multiples formes, est demeurée, en France, l'aliment de base (...) d'une grande partie de la population, notamment dans les campagnes: nous sommes une nation résolument « soupière » (Ac. Gastr.1962).b) Arg. milit., vieilli. Soldat chargé de la soupe. D'abord, je dirais: chacun dans la section sera graisseux et soupier à tour de rôle (Barbusse,Feu, 1916, p. 25).c) Bât. ,,Sorte de moellon qui s'emploie en maçonnerie`` (Jossier 1881). ? [supje], fém. [-j?:?]. ? 1resattest. a) 1571 [éd.] « mangeur de soupe » (M. de La Porte, Épithètes, s.v. belistre: souppier), b) 1916 arg. (Barbusse, loc. cit.); de soupe, suff. -ier*. ? Fréq. abs. littér.: 98.
BBG. ? Blochw.-Runk. 1971, p. 452. ? Brüch (J.). Das Einfluss der germanischen Sprachen auf das Vulgärlatein. Heidelberg, 1913, p. 64. ? Hasselrot 20es. 1972, p. 101. _ Quem. DDL t. 19, 21, 31, 34.

SOUPE, subst. fém.
Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1200 « tranche de pain que l'on arrose de bouillon de lait » (Renaut de Montauban, 378, 16 ds T.-L.); b) ?) ca 1260 taillier des soupes (Ménestrel Reims, 280, ibid.); 1701 tailler la soupe (Fur., s.v. tailler); ?) 1664 tremper la soupe (J. Loret, Muze hist., Lettre du 7 juin, 288, éd. Ch. L. Livet, t. 4, p. 209); c) ?) 1752 mouillé comme une soupe (Trév.); ?) 1783 trempé comme une soupe (Mercier, Tableau de Paris, t. 5, p. 116); 2. a) 1310-40 « potage ou bouillon épaissi par des tranches de pain ou des aliments solides non passés » (Jean de Condé, Dits et Contes, éd. A. Scheler, t. 3, p. 186, 167: soupe ès pois); b) 1672 symbole de la nourriture simple et substantielle (Molière, Femmes savantes, II, 7, 531 ds ?uvres, éd. E. Despois et P. Mesnard, t. 9, p. 102); c) soupe au lait ?) 1694 « soupe ou potage dans lequel le bouillon est remplacé par le lait » (Ac.); ?) 1737 au fig. (Caylus, Hist. de Guillaume Cocher, p. 30: Ce mot là fit élever le mari comme un soupe au lait); 1919 adj. caractère soupe au lait (de qqn) (Léautaud, Journal littér., 3, p. 295); d) ?) 1800 Soupes économiques (Petites affiches de Paris, n o271, 1erjour complémentaire an 8, 4458 ds Quem. DDL t. 21); ?) 1913 soupe populaire (Martin du G., J. Barois, p. 372); e) ?) 1861 « la nourriture, en tant que moyen de subsistance » (Labiche, Vivac. cap. Tic, Paris, Michel Lévy, I, 4, p. 17); ?) 1964 par ici la bonne soupe! (Rob.); f) 1874 à la soupe! (Zola, Conquête Plassans, p. 905); 3. a) 1855 « fourrage, vert ou sec, infusé dans l'eau et que l'on emploie dans l'alimentation du bétail » (Littré-Robin); b) 1926 « neige saturée d'eau » (La Montagne, n o196, nov., p. 297 ds Quem. DDL t. 27). Du germ. occ. *suppa « tranche de pain sur laquelle on verse le bouillon » (latinisé en su?ppa « id. » vers 500, chez Oribase, v. FEW t. 17, p. 287b), mot de la famille du got. supôn « assaisonner », néerl. sopen « tremper » (v. FEW loc. cit.).

Soupe au Scrabble


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Mots du jour


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Les citations avec le mot Soupe


  1. Toujours la même malchance... tu peux parier... le jour ou il pleuvra de la soupe... c'est une fourchette que j'aurai en main.

    Auteur : Hugo Pratt - Source : Corto Maltese, 12. La Lagune des mystères (2002)


  2. La mère posa la soupe fumante sur la table, et comme à ce moment je parlais, d'un geste discret elle arrêta ma phrase, et le vieux dit le bénédicité.

    Auteur : André Gide - Source : Si le grain ne meurt (1926)


  3. Grottes à stalactites: Il y a eu dedans une fête célèbre, bal ou souper, donné par un grand personnage. On y voit «comme des tuyaux d'orgue». On y a dit la messe pendant la Révolution.

    Auteur : Gustave Flaubert - Source : Dictionnaire des idées reçues (1913)


  4. Les femmes laides sont très utiles. Si vous voulez passer pour respectable, il suffit de les inviter à souper.

    Auteur : Oscar Wilde - Source : Sans référence


  5. Qui se lève tard trouve la soupe froide.

    Auteur : Proverbes auvergnats - Source : Proverbe


  6. Les animateurs du petit écran semblent de plus en plus ignorer qu'il existe un devoir de courtoisie envers les personnes conviées. On peut ne pas servir la soupe sans pour autant renverser la soupière sur la tête de l'invité.

    Auteur : Philippe Bouvard - Source : Mille et une pensées (2005)


  7. Les grands hommes qui écrivent leurs mémoires ne parlent pas assez de l'influence d'un bon souper sur la situation de leur esprit.

    Auteur : Eugène Delacroix - Source : Journal, 8 août 1850


  8. Dans les fermes, on en prenait soin, des chiens, même s'il s'agissait des seuls animaux pas véritablement productifs, fidèles commis pourtant, à qui l'on confiait bien souvent les tourments et les secrets de l'âme, qui semblaient avoir été conçus pour cela également, et peut-être surtout, en échange d'un peu de soupe et parfois de caresses.

    Auteur : Franck Bouysse - Source : Glaise (2018)


  9. Pour un catholique, je vous trouve profanant, dit-elle lentement, mais un peu crispée, et je vous prie de m'épargner le détail des soupers de vos coquines.

    Auteur : Jules Amédée Barbey d'Aurevilly - Source : Les Diaboliques (1874), Le plus bel amour de Don Juan, I


  10. Le bachelier eut dans cette soupente ces doutes, ces tentations, ces triomphes et ces défaites, ces pleurs de rage et ces joies de la jeunesse que l'âge mur ignore ou dédaigne, et dont lui-même ne garda par la suite qu'un souvenir entaché d'oubli.

    Auteur : Marguerite Yourcenar - Source : L'Oeuvre au noir (1968)


  11. Aimer de bonne heure et se marier tard, c'est entendre chanter le matin une alouette en l'air et en manger le soir une rôtie à son souper.

    Auteur : Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul - Source : Pensées extraites de tous les ouvrages de Johann Paul Friedrich Richter dit Jean-Paul


  12. Le soir, pendant le souper, son père déclara que l'on devait à son âge apprendre la vénerie; et il alla chercher un vieux cahier d'écriture contenant, par demandes et réponses, tout le déduit des chasses.

    Auteur : Gustave Flaubert - Source : Trois contes (1877), La légende de Saint Julien l'Hospitalier


  13. Lever à six, dîner à dix;
    Souper à six, coucher à dix;
    Font vivre l'homme dix fois dix.


    Auteur : Proverbes français - Source : Proverbe


  14. Maintenant je suis grand et j'ai acquis de l'expérience
    Moi aussi j'ai mes dictons bourrés de vérité
    C'est dans les vieux pots que la soupe est la plus dégueulasse
    Et c'est en forgeant qu'on devient vachement fatigué
    C'est parfois les petits lits qui font les grandes maîtresses
    Et les p'tits oiseaux qui entretiennent les saletés
    Frappe toujours un homme à terre avant qu'il se redresse
    Il te remerciera, pour vivre heureux vivons couchés.


    Auteur : Pierre Perret - Source : Les proverbes (1970)


  15. Hier au soir, Madame n'a pas soupé: elle n'a pris que du thé. Elle a sonné de bonne heure ce matin; elle a demandé ses chevaux tout de suite, et elle a été, avant neuf heures, aux Feuillans, où elle a entendu la Messe.

    Auteur : Pierre Choderlos de Laclos - Source : Les Liaisons dangereuses (1782)


  16. Enfin le souper vint, bon ou mauvais; la Rappinière but tant qu'il s'enivra et la Rancune s'en donna aussi jusques aux gardes.

    Auteur : Paul Scarron - Source : Le Roman comique (1651-1657)


  17. Je fais mon beurre en crachant dans la soupe.

    Auteur : Jean Gouyé, dit Jean Yanne - Source : J'me marre (2003)


  18. Vous soupez peut-être à l'heure qu'il est chez l'Intendant. Vous n'y faites pas, à mon avis, débauche de sincérité.

    Auteur : Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné - Source : Lettres (1646-1696), 5 janvier 1674


  19. Il y a une chose dont je suis certain c'est qu'il y a autant de misogynes femmes qu'hommes. Les femmes qui servent debout la soupe aux mecs assis ça existe encore et c'est souvent la volonté des femmes... Ce n'est pas un truc de mec la misogynie.

    Auteur : Pierre Desproges - Source : Le Petit Reporter (1981)


  20. Un reste de soupe qui aigrit dans une écuelle.

    Auteur : Roger Martin du Gard - Source : Vieille France (1933)


  21. L'infortune, dit le proverbe écossais, est saine à déjeuner, indifférente à dîner, et mortelle à souper.

    Auteur : Henri Beyle, dit Stendhal - Source : Proverbes


  22. Il faisait, en avalant sa soupe, un gloussement à chaque gorgée, et, comme il commençait d'engraisser, ses yeux, déjà petits, semblaient remontés vers les tempes par la bouffissure de ses pommettes.

    Auteur : Gustave Flaubert - Source : Madame Bovary (1857), I, 9


  23. Mon frère a-t-il tout ce qu'il veut, - Bon souper, bon gîte et le reste?

    Auteur : Jean de La Fontaine - Source : Fables (1668 à 1694)


  24. Lever à cinq, diner à neuf
    Souper à cinq, coucher à neuf
    Font vivre d'ans nonante et neuf.


    Auteur : Proverbes français - Source : Proverbe


  25. Les huit filles qui se trouvaient pour lors au souper, étaient si distantes par l'âge qu'il me serait impossible de vous les esquisser en masse.

    Auteur : Donatien Alphonse François, marquis de Sade - Source : Justine ou les Malheurs de la vertu (1791)


Les citations du Littré sur Soupe


  1. Jamais Lise à souper ne prie Un pédant à citations

    Auteur : Voltaire - Source : Lett. en vers et en prose, 81


  2. Il fut reçu courtoisement par les gens [de] Collatin ; si avint que après le souper....

    Auteur : BERCHEURE - Source : f° 26, verso.


  3. Depuis qu'il avait la goutte, il [Leibnitz] ne dînait que d'un peu de lait ; mais il faisait un grand souper, sur lequel il se couchait à une ou deux heures après minuit

    Auteur : FONTEN. - Source : Leibnitz.


  4. Ce pacquet lui ayant esté rendu pendant son souper....

    Auteur : MONT. - Source : II, 43


  5. Les beautés vagabondes, qui vont de spectacles en spectacles, chercher des aventures, c'est-à-dire des soupers

    Auteur : MERC. - Source : Tabl. de Paris, 542


  6. Il est vrai que M. de Florian, qui a une charmante petite maison dans Ferney, donna il y a quelque temps un grand souper à Mme de Suchet, où elle joua une ou deux scènes de proverbes

    Auteur : Voltaire - Source : Lett. d'Argental, 3 avr. 1775


  7. Le souper hors du choeur chasse les chapelains, Et de chantres buvants les cabarets sont pleins

    Auteur : BOILEAU - Source : Lutrin, II


  8. Qui garde son disner, il a mieux à souper

    Auteur : COTGRAVE - Source :


  9. S'informe-t-on à souper si Clodion le chevelu a passé le Rhin ?

    Auteur : Voltaire - Source : Jeannot et Colin.


  10. J'ai soupé hier avec trois des plus jolies femmes de Paris ; nous avons bu jusqu'au jour....

    Auteur : LESAGE - Source : Turc. III, 5


  11. Il [La Reynière, célèbre gourmand du siècle dernier] trouva son fils à table : Comment donc ! c'est vous qui faites embrocher sept dindons pour votre souper ! - Monsieur, je vous avais ouï dire assez souvent qu'il n'y a presque rien de bon dans une grosse dinde, et je n'en voulais manger que les sot-l'y-laisse

    Auteur : DECOURCHAMPS - Source : Souvenirs de la marquise de Créquy, t. IV, ch. 6


  12. Lequel fut, seulement par soupecon et comme presumptivement consentant de l'homicide fait par ses gens, emprisonné le vendredy et le dimanche jugé et executé

    Auteur : M. DU BELLAY - Source : 204


  13. Il fit apporter du meilleur vin de leans, et alla querir de belles cerises toutes fraisches, et vint banqueter avec elle en attendant le souper

    Auteur : LOUIS XI - Source : Nouv. LXV


  14. Elle me ferait de mauvaise soupe, et, comme dit l'autre, c'est la soupe qui nourrit le soldat

    Auteur : CARMONTELLE - Source : Proverbes, le Grand chemin, sc. 8


  15. Notre hôte cependant, s'adressant à la troupe : Que vous semble, a-t-il dit, du goût de cette soupe ?

    Auteur : BOILEAU - Source : Sat. III


  16. Il [un homme de qualité arrivant en équipage] ne perd rien auprès d'elle [une bourgeoise], on lui tient lieu [lisez compte] des doubles soupentes et des ressorts qui le font rouler plus mollement : elle l'en estime davantage

    Auteur : LA BRUY. - Source : VII


  17. Le roi dit à son souper : Orange est pris ; Grignan avait sept cents gentilshommes avec lui : on a tiraillé du dedans ; et enfin on s'est rendu le troisième jour : je suis fort content de Grignan

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 173


  18. Elle s'entretint depuis la dînée jusqu'à la soupée

    Auteur : MARG. - Source : Nouv. XV


  19. Je vais contremander le souper et déprier nos gens

    Auteur : BOISSY - Source : Français à Londres, sc. 6


  20. Je mis Vambroc dans une soupente où il eût fallu être chat ou diable pour le trouver

    Auteur : RETZ - Source : I, 14


  21. Notre souper d'hier au soir, ma fille, il me semble qu'il était fort beau, fort bien servi ; je m'y trouvai avec la fleur de mes amis

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 29 janv. 1685


  22. Soupeçonneux comme singes de cour parmi des pages

    Auteur : BRANT. - Source : Charles-Quint.


  23. Parce que noz veismes qu'il estoit tués d'un seul coup de mail ou de machue, noz preismes un boucier, li quix avoit soupé la nuit devant aveques li

    Auteur : BEAUMANOIR - Source : XL, 20


  24. Il y avait à votre souper deux ragoûts manqués

    Auteur : Voltaire - Source : Facéties, Sur l'encycl.


  25. L'après-soupée se passa en jeu, en conversation

    Auteur : Madame de Sévigné - Source : 447




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Mise à jour le samedi 7 février 2026 à 02h32










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