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Selon que vous serez puissant ou misérable, - Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
Jean de La FontaineFables (1668 à 1694), Livre septième, I, les Animaux malades de la peste de
Jean de La Fontaine


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Selon que vous serez puissant ou misérable, - Les jugements de [...] - Jean de La Fontaine...


🖊“ Selon que vous serez puissant ou misérable ”


Les Animaux malades de la peste Les Animaux malades de la peste est la première fable du livre VII de Jean de La Fontaine situé dans le deuxième recueil des Fables de La Fontaine, édité pour la première fois en 1678.

On y trouve les formules : « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés » et « Selon que vous serez puissant ou misérable / Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ». L'expression « crier haro sur le baudet » tire son origine de cette fable.

La Fontaine fait aussi un éloge de l'éloquence dans cette fable. L'âne est sot et a une mauvaise maîtrise du langage que l'on peut voir grâce aux procédés suivants : le nombre de virgules pour une seule phrase, la rendant trop longue et cassant ainsi le rythme des vers ; les rimes en « an » laides qui rappellent les hennissements d'un âne, dit « ânonnant » ; le discours direct qui ne nuance pas son propre « méfaits » avec l'utilisation du mot « diable ».



Cette fable illustre la maxime « La raison du plus fort est toujours la meilleure » (La Fontaine, Le Loup et l'Agneau). C'est toujours le plus faible que l'on punit quand on a la force de le faire, c'est la loi des vainqueurs. Pour donner raison au lion (symbole du roi, donc du plus fort), le renard dit que ce n'est point un péché de manger des moutons. Mais, lorsqu'un âne (honnête, mais sans doute naïf) dit qu'il a mangé de l'herbe d'un pré sans en avoir le droit, les animaux décident de le sacrifier. Ils ont ainsi (une fausse) bonne conscience. Les personnages sont ancrés dans la réalité du temps de La Fontaine, mais leurs attitudes restent universelles. Le dénouement est tragique, mais il permet d’insister sur l’hypocrisie et sur le scandale d’une justice contrôlée par les puissants.



À ces mots, on cria haro sur le baudet.
Un Loup, quelque peu clerc, prouva par sa harangue
Qu’il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l’herbe d’autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n’était capable
D’expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

Jean de La Fontaine, Fables de La Fontaine, (Les Animaux malades de la Peste Fac-similé disponible sur Wikisource



Mise à jour le mardi 28 septembre 2021 à 03h38


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