La définition de Coquet du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Coquet
Nature : s. m.
Prononciation : ko-kè
Etymologie : Diminutif de coque ou coche, bateau (voy. ).

Voir les citations du mot CoquetSignification du mot Coquet


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de coquet de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec coquet pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Coquet ?


La définition de Coquet

Petit bateau de rivière, amenant des marchandises de Normandie à Paris.


Toutes les définitions de « coquet »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

COQUET, ETTE. adj.
Qui use de coquetterie. Des manières coquettes. Une femme coquette, fort coquette. Il signifie par extension Qui est recherché dans sa toilette. Ce jeune homme est très coquet. Par extension, Mise coquette. Petit chapeau coquet. Il se dit encore des Choses qui ont un aspect élégant, plaisant. Appartement coquet. Une villa coquette. Il s'emploie souvent comme nom. Faire le coquet. Il se dit surtout en parlant des Femmes. C'est une vraie coquette. Le manège d'une coquette. Une coquette fieffée. Une vieille coquette. En termes de Théâtre, La grande coquette, La comédienne qui joue certains grands rôles de femme dans la comédie de caractère. On dit aussi Jouer les coquettes.

Littré

COQUET (ko-kè, kè-t') adj.
  • 1Qui a de la coquetterie?; qui cherche à plaire. Des manières coquettes. Humeur coquette. Les femmes sont fort coquettes avant le mariage et beaucoup plus après, Hamilton, Gramm. 6. Personne ne dansait mieux, et personne n'était si coquet, Hamilton, ib. C'était [Fénelon] un esprit coquet qui cherchait à être goûté et voulait plaire, Saint-Simon, 31, 107. En gens coquets il [l'amour] change les Catons?; Par lui les loups deviennent des moutons, La Fontaine, Courtis. Un moineau fort coquet Et le plus amoureux de toute la province Faisait aussi sa part des délices du prince, La Fontaine, Fabl. X, 12. Une femme coquette ne se rend pas sur la passion de plaire? Elle regarde le temps et les années comme quelque chose seulement qui ride et qui enlaidit les autres femmes?; oublie du moins que l'âge est écrit sur le visage, La Bruyère, III. Une femme qui n'a qu'un galant croit n'être point coquette?; celle qui a plusieurs galants croit n'être que coquette, La Bruyère, ib. Le magistrat coquet ou galant est pire dans les conséquences que le dissolu?; celui-ci cache son commerce et ses liaisons, et l'on ne sait souvent par où aller jusqu'à lui, La Bruyère, XIV. Un homme coquet est quelque chose de pire qu'un homme galant?; l'homme coquet et la femme galante vont assez de pair, La Bruyère, III. Moi?! j'irais épouser une femme coquette?! Boileau, Sat. X. Ne vous y fiez pas?; je lui trouve l'air bien coquet?; elle a, ma foi, les yeux fripons, Boileau, Héros de romans. Parlons à c?ur ouvert et confessons la dette?; Je suis un peu coquet, tu n'es pas mal coquette, Regnard, le Distrait, IV, 3. ? On dit que les femmes coquettes Pour faire réussir leurs pratiques secrètes, Des nouveaux débarqués s'informent avec soin, Regnard, Ménechmes, II, 4. La femme est coquette par état, Rousseau, Ém. V. C'est le tissu des intrigues secrètes, L'emploi savant des parures coquettes, Bernard, Art d'aimer, I.

    Par extension. Lorsque la coquette espérance Nous pousse le coude en passant, Puis à tire-d'aile s'élance Et se retourne en souriant, Musset, Poésies nouv. Chanson. Que me veux-tu, chère fleurette, Aimable et charmant souvenir?? Demi-morte et demi-coquette, Jusqu'à moi qui te fait venir?? Musset, À une fleur.

  • 2 Substantivement. ? Quand un coquet fieffé, D'amour, de bonne sorte, une fois s'est coiffé, Cela tient comme glu?, Hauteroche, Crisp. mus. V, 5. Son rival autour de la poule S'en revint faire le coquet, La Fontaine, Fables, VII, 13. On nous voit tous pour l'ordinaire, Piller le survenant, nous jeter sur sa peau?; La coquette et l'auteur sont de ce caractère, La Fontaine, Fab. I, 15. Oui, voilà comme il faut que les femmes soient faites, Et non comme j'en sais, de ces franches coquettes Qui s'en laissent conter?, Molière, Éc. des maris, II, 12. Le mot de galante aussi n'est pas assez?; celui de coquette achevée me semble propre à ce que nous voulons, Molière, Pourc. II, 4. Que la peste étouffe les coquets, la coquetterie et tous ceux qui l'ont inventée?! Baron, l'Homme à bonnes fortunes, II, 13. L'autre se façonne en coquette, Qui sans cesse écoute ou caquette, Et n'a jamais assez d'amants, Perrault, Griselidis. La coquette tendit ses lacs tous les matins?; Et, mettant la céruse et le plâtre en usage, Composa de sa main les fleurs de son visage, Boileau, Épît. IX. Lise entend dire d'une autre coquette qu'elle se moque de se piquer de jeunesse, La Bruyère, III. C'est providence de l'amour Que coquette trouve un volage, Lamotte, Fab. II, 7. Une coquette est un tyran qui veut tout asservir, pour le seul plaisir d'avoir des esclaves, Marmontel, Contes mor. Heureusement.

    Terme de théâtre. La grande coquette, la comédienne qui joue les grands rôles de femme dans la comédie de caractère. C'est la grande coquette qui fait Elmire dans Tartuffe, Philaminte dans les Femmes savantes, Célimène dans le Misanthrope. On dit aussi jouer les coquettes.


HISTORIQUE

XIIIe s. Com maintes femmes par le mont [monde], Qui coraiges remuants ont, Et tout aussi les vont tornant, Comme li cokès [petit coq] torne au vent, Bl. et Jehan, 224.

XVe s. Coquette immonde et mal famée Et de tout bon point degarnie, Vieille moralité, dans le Dict. de DOCHEZ.

XVIe s. Une coquette, Oudin, Dict.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Encyclopédie, 1re édition

COQUET, adj. Voyez Coquetterie.

Coquet, s. m. terme de Riviere ; c'est une sorte de petit bateau qui vient de Normandie amener des marchandises à Paris. (Z)

Wikisource - licence Creative Commons attribution partage dans les mêmes conditions 3.0

Wiktionnaire


Nom commun - français

coquet \k?.k?\ masculin (pour une femme, on dit : coquette)

  1. Personne qui use de coquetterie.
    • Faire le coquet.
    • C'est une vraie coquette.
    • Le manège d'une coquette.
    • Une coquette fieffée.
    • Une vieille coquette.
  2. (Théâtre) (Au féminin) Comédienne qui joue certains grands rôles de femme dans la comédie de caractère.
    • La grande coquette.
    • Jouer les coquettes.
  3. (Ornithologie) (Désuet) Ancien nom, devenu obsolète, de la coquette, nom désignant les oiseaux-mouches (de la famille des trochilidés) appartenant aux genres Lophornis et Discosura. ? voir coquette
    • Dans les coquets (Lophornis Lesson), la queue est courte, ou rectiligne, ou arrondie, ou un peu échancrée; mais la tête est surmontée d'une huppe, où les plumes du cou sont disposées en faisceaux, et se développent de manière à former sur les côtés du cou des parures accessoires. (Gabriel Delafosse, Jean Baptiste Antoine Guillemin, Jean Kuhn, Bulletin des sciences naturelles et de géologie, Tome XXIV, Bureau central du Bulletin, Paris, 1831, p. 201)

Adjectif - français

coquet \k?.k?\

  1. Qui use de coquetterie. ? Note : Dans ce sens, il est surtout utilisé au féminin et il porte une connotation péjorative.
    • [?] tu as été coquette à froid, et cette coquetterie-là, c'est l'amour de tête, le vice le plus affreux de la Française. (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Elle résolut alors de lutter avec sa rivale [?] de feindre pour son mari un amour qu'elle ne pouvait plus éprouver [?] d'être coquette avec lui comme le sont ces capricieuses maîtresses qui se font un plaisir de tourmenter leurs amants. (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • [?] un jeune homme que je connaissais à Évian s'est tué sous la fenêtre d'une de mes amies qui avait été coquette avec lui. (Maurice Rostand, La Solitude passionnée, 1925)
  2. (Par extension) Qui est recherché dans sa toilette.
    • [?] et si je n'ai jamais vu de femme plus hideuse, jamais, jamais je ne vis de plus coquette personne. Une toilette, un bijou aperçu à travers des vitrines éblouissantes, la faisaient tomber en pâmoison. (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
    • Les femmes, très coquettes, revêtent en général le costume traditionnel ; la petite veste très serrée moulant le torse et les bras, passe dans la ceinture d'une culotte flottante. (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
  3. Qui a un aspect élégant, plaisant.
    • La hufa est une petite cape de laine noire, ronde, plate, piquée dans les cheveux avec des épingles, et laissant flotter sur l'épaule un long gland de soie noire étranglé dans un petit cylindre d'argent; rien de plus coquet que cette coiffure si simple. (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, p.50)
    • Une de ces maisons était un coquet petit hôtel qui se dressait vers le milieu de la rue. (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
  4. Assez élevée, en parlant d'une somme d'argent.
    • Une somme coquette.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l'identique 3.0

Trésor de la Langue Française informatisé


COQUET, ETTE, adj. et subst.

I.? Emploi adj.
A.? [Appliqué à une pers.] Qui a le souci de plaire.
1. Par une mine soignée, une toilette recherchée. Auguste était si bien mis, si joli, si coquet (Balzac, Envers hist. contemp.,L'Initié, 1848, p. 454).Une jolie femme doit être propre et coquette dès le matin en faisant son ménage, et briller comme une pièce d'argent dans un tas d'ordures (Renard, Journal,1889, p. 38):
1. Nana se montrait très coquette. Elle ne se lavait pas toujours les pieds, mais elle prenait ses bottines si étroites, qu'elle souffrait le martyre dans la prison de Saint-Crépin; et si on l'interrogeait, en la voyant devenir violette, elle répondait qu'elle avait des coliques, pour ne pas confesser sa coquetterie. Zola, L'Assommoir,1877, p. 709.
2. Par son esprit, ses manières, ses attitudes. Air, geste, regard coquet. Cette élégance allongée, ces poses coquettes, ces airs de tête penchés (Gautier, Guide Louvre,1872, p. 101):
2. Cet amour-propre chatouilleux qu'il [le prince Henri de Prusse] avait pour lui l'avertissait de ce qu'il fallait ménager et toucher à point chez les autres; il était poli, il était adroit et insinuant; il était coquet d'esprit; il savait plaire. Sainte-Beuve, Causeries du lundi,t. 12, 1851-62, p. 384.
3. En partic. Qui est soucieux de plaire à une personne de l'autre sexe. Particulièrement, au fém. (souvent péj.). Qui cherche à séduire les hommes sans s'attacher à aucun. Elle était coquette, frivole, habile aux petits manèges des femmes (Maurois, Ariel,1923, p. 161):
3. ? Je comprends. Vous n'avez été que légèrement coquette, et... ? Coquette? ... Je hais la coquetterie. Être coquette, Armand, mais c'est se promettre à plusieurs hommes et ne pas se donner. Se donner à tous est du libertinage. Voilà ce que j'ai cru comprendre de nos m?urs. Balzac, La Duchesse de Langeais,1834, p. 260.
4. Il croyait s'être retiré du monde, mais le monde n'avait cessé de venir à lui sous la forme de ces femmes coquettes et volages qui s'amusaient de son c?ur éloquent, insatisfait et frénétique. Et sans y prendre garde, il était entré dans leurs m?urs et dans tous les mensonges. Il était dans de fausses amitiés. Guéhenno, Jean-Jacques,Roman et vérité, 1950, p. 204.
Rem. Dans ce sens, constr. fréq. : être coquet(te) avec qqn.
? Rare. [En parlant d'un homme] Être coquet. Manquer de simplicité dans certaines circonstances. Vous êtes coquet : vous ne trouvez pas tout ce que vous faites digne d'être montré (Sand, Corresp.,t. 5, 1812-76, p. 143).
? Vieilli. Être coquet de (+ subst.).Être (exagérément) soucieux de. [Les] soldats qui sont si coquets de leurs équipements (Du Camp, Hollande,1859, p. 81).Ces grandes petites filles, coquettes des dessous qu'elles montrent (Colette, Cl. école,1900, p. 247):
5. ... Il [Rougon] était coquet de sa force, comme une femme l'est de sa grâce; et il aimait à recevoir les flatteries à bout portant, dans sa large poitrine, assez solide pour n'être écrasée par aucun pavé. Zola, Son Excellence E. Rougon,1876, p. 49.
B.? P. ext. [Appliqué à une chose]
1. [À une toilette, un détail vestimentaire] Qui est inspiré par le goût de plaire et de séduire; élégant, soigné. Ah! que j'aime les militaires. Leur uniforme coquet (Meilhac, Halévy, Gde duch. Gérolstein,1867, I, 8, p. 200).
2. [À un objet, et plus gén. à une propriété, une maison, un jardin, un appartement, une pièce, etc.] Propre, bien arrangé, disposé avec goût ou raffinement. Elle entra dans un petit appartement, coquet, plein de bibelots, orné avec art (Maupass., Contes et nouv.,t. 1, Le Pardon, 1882, p. 658):
6. ... tout le terrain était divisé en petites propriétés soigneusement entretenues, plantées d'arbres fruitiers entre lesquels s'élançaient follement les pampres d'une branche à l'autre, et dans les massifs luisants des orangers et des citronniers ou suffocants des lauriers-roses on apercevait des habitations, genre petites villas de banlieue, simples, prétentieuses ou coquettes... Cendrars, Bourlinguer,1948, p. 95.
C.? Au fig., mod. et fam. [Appliqué à une somme d'argent] Qui peut séduire, est enviable par son importance assez considérable. Synon. une jolie somme, une somme rondelette.Coûter la coquette somme de (cf. Grand-Jean, Orfèvr. XIXes. Europe,1962, p. 56).Il possédait un petit magot, assez coquet (Martin du G., Confid. afric.,1931, p. 1123):
7. Ader (1841-1925) fut le premier homme à s'élever dans les airs sans le secours d'un ballon. Ingénieur des PTT, il avait quitté l'administration pour la carrière plus aléatoire d'inventeur. Il y avait réussi, et amassé une coquette fortune quand il décida de la consacrer à l'étude du plus lourd que l'air. Il y dépensa environ un million, mais toucha au but. P. Rousseau, Hist. des techniques et des inventions,1967, p. 357.
? P. anal. [Appliqué à un autre ordre de grandeur] Malgré l'indifférence d'Angélo, le cheval prit une allure coquette (Giono, Bonheur fou,1957, p. 244).
II.? Emploi subst. (gén. au fém.)
A.? Subst. masc. à valeur de neutre. Le coquet. Caractère de ce qui est élégant, de bon goût, plaisant à regarder. Un fantaisiste élégant, épris du joli, du coquet ? et du Beau (Verlaine, ?uvres posth.,t. 3, Prose, 1896, p. 192).
B.? [Désigne une pers.]
1. Personne et plus spécialement femme soucieuse de plaire par une mise élégante, une toilette soignée. Elle se lève et va chez les voisins, coiffée comme une vieille coquette, avec un pimpant bonnet et des bigoudis (Renard, Journal,1907, p. 1122).
2. Au fém., péj. Intrigante, femme frivole. Les rieuses et les coquettes, qui s'offrent d'un regard et se reprennent l'instant d'après (Moselly, Terres lorr.,1907, p. 10):
8. Il fallut m'asseoir et faire nombre, entendre beaucoup de méchantes plaisanteries, supporter le spectacle des manèges d'une coquette qui calmait celui-ci par un mot, provoquait celui-là par un regard, ménageait et encourageait tous ses adorateurs, distribuait à propos l'espoir ou excitait la jalousie; enfin, semblait mettre tout son art à ne préférer et à n'éconduire personne. Reybaud, Jérôme Paturot,1842, p. 408.
? Faire le coquet, la coquette. User de manèges savants pour séduire quelqu'un. C'est tout de même agaçant qu'une femme (...) comme vous, ne puisse s'empêcher de faire la coquette dès qu'elle se trouve devant un homme jeune, bien fait (Martin du G., Taciturne,1932, II, 5, p. 1286).P. ext. Manquer de simplicité dans ses actes, dans ses relations avec autrui. Au lieu de faire le coquet pour m'embrasser (...) il s'est jeté après ma robe (Sand, Villemer,1861, p. 206).
Rem. Dans ce sens, l'expr. faire la coquette (appliquée à un homme) se substitue plus volontiers (avec accentuation de la valeur péj.) à son équivalent faire le coquet. Il fait la coquette mais n'aie pas l'air de t'en apercevoir (Sand, Corresp., t. 3, 1812-76, p. 226).
? Au fig. [Désigne une entité abstr.] Pourvu que la fortune nous protège! Je me méfie toujours d'elle. C'est une grande coquette (Flaub., Corresp.,1846, p. 289).
3. Spéc., THÉÂTRE. La coquette, la grande coquette (vieilli). Principal rôle féminin de séductrice et d'intrigante dans certaines comédies de caractère, par exemple le rôle de Célimène dans le Misanthrope. P. méton. Actrice jouant ce rôle :
9. Oh! non, pas de rôle de grande coquette. Il faut se parer pour ces sortes de rôles, et j'ai la toilette en aversion. Se parer pour jouer la comédie, cela à l'air de dire aux spectateurs : regardez comme je suis jolie. Leclercq, Proverbes dram.,La Manie des proverbes, 1835, p. 27.
? P. anthropomorphisme. L'étoile Vénus, la grande coquette de l'abîme, la Célimène de l'océan (Hugo, Misér., t. 2, 1862, p. 644).
C.? Au fém., arg. Braguette. Je pensais qu'à ça, dans les petites rues pendant qu'elle m'ouvrait la coquette (Céline, Mort à créd.,1936, p. 261).
Prononc. et Orth. : [k?k?], fém. [-?t]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. A. Subst. [xves. coquette (Moralité ds Dochez, Nouv. dict. de la lang. fr., 1860)]; 1611 coquette « femme bavarde, commère polissonne » (Cotgr.); 1643 subst. coquet « homme qui cherche à plaire » (P. Scarron, Recueil de quelques vers burlesques, 96 ds Richardson). B. Adj. 1. 1643 « qui ne cherche qu'à plaire » (P. Scarron, op. cit., p. 91, ibid.); 2. 1743 « séduisant, élégant » air aisé et coquet (La Morlière, Angola, p. 146 ds IGLF); 3. 1899 « d'une importance considérable » (Gyp, Cayenne, p. 19). Dér. de coq1* (suff. -et*, -ette) p. réf. au comportement attribué au coq. Fréq. abs. littér. : 997. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 1 549, b) 2 191; xxes. : a) 1 519, b) 829. Bbg. De Gorog 1958, p. 186. ? Duch. Beauté 1960, pp. 149-150. ? Hasselrot 20es. 1972, p. 13. ? Kemna 1901, pp. 181-182. ? Mat. Louis-Philippe 1951, p. 298. ? Sain. Sources t. 2 1972 [1925], p. 95; t. 3 1972 [1930], p. 537.

COQUET, ETTE, adj. et subst.
Étymol. et Hist. A. Subst. [xves. coquette (Moralité ds Dochez, Nouv. dict. de la lang. fr., 1860)]; 1611 coquette « femme bavarde, commère polissonne » (Cotgr.); 1643 subst. coquet « homme qui cherche à plaire » (P. Scarron, Recueil de quelques vers burlesques, 96 ds Richardson). B. Adj. 1. 1643 « qui ne cherche qu'à plaire » (P. Scarron, op. cit., p. 91, ibid.); 2. 1743 « séduisant, élégant » air aisé et coquet (La Morlière, Angola, p. 146 ds IGLF); 3. 1899 « d'une importance considérable » (Gyp, Cayenne, p. 19). Dér. de coq1* (suff. -et*, -ette) p. réf. au comportement attribué au coq.

Coquet au Scrabble


Le mot coquet vaut 15 points au Scrabble.

coquet

Informations sur le mot coquet - 6 lettres, 3 voyelles, 3 consonnes, 6 lettres uniques.

Quel nombre de points fait le mot coquet au Scrabble ?


Le calcul de points ne prend pas en compte lettre compte double, lettre compte triple, mot compte double et mot compte triple. Ces cases augmentent les valeurs des mots posés selon un coefficient indiqué par les règles du jeu de Scrabble.

SCRABBLE © est une marque déposée. Tous les droits de propriété intellectuelle du jeu sont détenus aux Etats-Unis et au Canada par Hasbro Inc. et dans le reste du monde par J.W. Spear & Sons Limited de Maidenhead, Berkshire, Angleterre, une filiale de Mattel Inc. Mattel et Spear ne sont pas affiliés à Hasbro.

coquet

Les mots proches de Coquet

CoqCoq-à-l'âneCoquardCoqueCoquecigrueCoquefredouilleCoquelicotCoquelinerCoquelineux, euseCoquelourdeCoquelucheCoqueluchonné, éeCoquemarCoqueplumetCoquerelleCoqueretCoquerieCoqueronCoquet, etteCoquetCoqueterCoquetierCoquettementCoquetterieCoquettismeCoquillageCoquilleCoquillé, éeCoquillerCoquilleux, euseCoquin, ineCoquinerCoquinerieCoquinetcoqcoq-à-l'ânecoqsCoquainvillierscoquardcoquardscoquartcoquartscoquecoquebincoquebincoqueletcoquelicotcoquelicotscoquelleCoquellescoqueluchecoqueluchescoquemarcoquerellecoqueriecoqueroncoquescoquetcoquetelcoquetercoquetiercoquetierscoquetscoquettecoquettecoquettementcoquetteriecoquetteriescoquettescoquettescoquillagecoquillagescoquillardcoquillardscoquillartcoquilleCoquillecoquillescoquillettescoquilleuxcoquincoquincoquinecoquine


Mots du jour


Anguleux, euse     Dunkerque     Routinier, ière     Corporifié, ée     Groin     Orseille     Acerbité     Perpétué, ée     Insomnie     Lyre     

Les citations avec le mot Coquet


  1. C'est d'ailleurs l'un des pièges de la coquetterie: soigner ses cheveux, c'est se préoccuper de l'aspect que l'on a de dos.

    Auteur : Michel Tournier - Source : Petites proses


  2. Coquette qui querelle est sur le point d'aimer.

    Auteur : Claude Henri de Fuzée, abbé de Voisenon - Source : La Coquette fixée (1746)


  3. ... la coquetterie est un vice qui ne se laisse jamais apaiser.

    Auteur : Gabriel García Márquez - Source : Douze contes vagabonds, Bon voyage, monsieur le Président


  4. Est-ce la poule qui fait le coquetier ou le coquetier qui fait la poule ?

    Auteur : Elie Delamare-Deboutteville - Source : Le Rêve n'est pas ce qui manque (2016)


  5. Quand on est coquette, il faut être sage.
    L'oiseau de passage
    Qui vole à plein coeur
    Ne dort pas en l'air comme une hirondelle,
    Et peut, d'un coup d'aile,
    Briser une fleur.


    Auteur : Alfred de Musset - Source : Poésies nouvelles (1836-1852), Conseils à une Parisienne


  6. Je fus coquette, séduisante, comme auprès d'un homme, caressante et perfide. J'affolai cet enfant.

    Auteur : Guy de Maupassant - Source : Clair de Lune (1883)


  7. Bien qu'il en soit, hélas ! la première victime, l'homme n'a pas le droit de se plaindre des défauts, ni même des vices de la femme. Celle-ci n'a qu'un but au monde : le captiver, et pour y parvenir elle se modèle sur ses désirs. Or, que lui demande-t-il ? Des charmes et du plaisir. Elle se fait donc coquette, frivole, menteuse pour le séduire. Au lieu de se rendre à de pareils attraits, s'il ne se montrait sensible qu'aux qualités de l'esprit et du coeur, elle s'évertuerait à les acquérir et deviendrait simple, sérieuse, vertueuse même ; car elle est capable de tout pour lui plaire.

    Auteur : Louise Ackermann - Source : Pensées d'une solitaire (1903)


  8. La femme qui aime a toute l'intelligence de son pouvoir; et plus elle est vertueuse, plus agissante est sa coquetterie.

    Auteur : Honoré de Balzac - Source : Histoire des Treize, Ferragus, chef des Dévorants (1834)


  9. Vous ne sauriez croire combien la douleur l'embellit! Pour peu qu'elle prenne de coquetterie, je vous garantis qu'elle pleurera souvent.

    Auteur : Pierre Choderlos de Laclos - Source : Les Liaisons dangereuses (1782)


  10. La cheminée dont l'énorme hotte s'adornait d'une coquette dentelle de papier rose.

    Auteur : Michel Tournier - Source : Le Roi des Aulnes (1980)


  11. La coquetterie, sans amour, est la maladie des femmes d'esprit, qui ont un amour-propre excessif avec peu de sensibilité.

    Auteur : André Ernest Modeste Grétry - Source : Mémoires ou essais sur la musique (1797)


  12. J'ai connu une route coquette qui ne se parfumait qu'au crottin.

    Auteur : Sylvain Tesson - Source : Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages (2008)


  13. De bon oeufs à la coque - Voilà belle coquette - Etant un très bon coq - Puis-je être la mouillette.

    Auteur : Georges Clemenceau - Source : A Anna de Noailles.


  14. La coquette et le pédant sont deux voisins. Leur adhérence est visible dans le fat.

    Auteur : Victor Hugo - Source : L'Homme qui rit (1869)


  15. Un grand mouvement de pleine charité qui aurait lavé son coeur comme une marée, nivelé toutes les inégalités humaines qui obstruent un coeur mondain, était arrêté par les mille digues de l'égoïsme, de la coquetterie et de l'ambition.

    Auteur : Marcel Proust - Source : Les Plaisirs et les Jours (1896)


  16. Je ne suis pas coquet. Je me soucie assez peu de l'élégance. Mais peut-être à cause de cela, j'ai horreur de me singulariser.

    Auteur : Georges Simenon - Source : Les Mémoires de Maigret (1950)


  17. Nous écartons les hommes des jeunes filles avec un soin si inquiet qu'elles les rêvent irrésistibles. Voulez-vous qu'ils soient sans danger ? faites-les connaître. Que redoutez-vous encore ? la coquetterie ? La coquetterie qui veut inspirer des sentiments qu'elle n'éprouve pas est un vice affreux et détestable; mais vouloir plaire innocemment, c'est une manière d'aimer son prochain. Ouvrez donc, ouvrez à larges portes le monde du plaisir à cette ardeur qui est encore de l'innocence; laissez marcher de pair l'âge de l'insouciance et l'âge des amusements, ils vont si bien ensemble !

    Auteur : Ernest Legouvé - Source : Histoire morale des femmes (1848)


  18. ... il n'y a point de mal à voir ce que les gens nous montrent. Ce n'est point moi qui ai tort de vous trouver coquette; c'est vous qui avez tort de l'être, mademoiselle.

    Auteur : Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux - Source : La Double Inconstance


  19. Chez moi, la coquetterie, la séduction, c’est de naissance. À peine ai-je réussi à me tenir debout que je m’accrochais déjà au premier pantalon venu, le plus souvent c’était celui du facteur, et j’ondulais du derrière, un gros derrière plein de couches. Sans compter que j’exigeais de changer de robe trois fois par jour.

    Auteur : Claude Sarraute - Source : Encore un instant (2017)


  20. Une coquette définissait la vieillesse: des printemps accumulés.

    Auteur : Anne Barratin - Source : De Vous à Moi (1892)


  21. Tu n'as point voulu m'expliquer
    Ce que c'était, maman, qu'une coquette;
    A rêver sur ce mot j'ai tant su m'appliquer,
    Que mon petit esprit, dit la très jeune Annette,
    A le comprendre est, je crois, parvenu.
    Coquette, n'est-ce pas la femme d'un cocu?


    Auteur : Jean-François Guichard - Source : Contes et autres poésies (1802), La petite fille prématurée


  22. On craint toujours de voir ce qu'on aime, quand on vient de faire des coquetteries ailleurs.

    Auteur : François de La Rochefoucauld - Source : Réflexions ou Sentences et Maximes morales (1664)


  23. On disait que Montgerrand, autrefois mangeur de prêtres, était à présent en coquetterie souriante avec le clergé.

    Auteur : Emile Zola - Source : Paris (1898)


  24. La femme galante se fait craindre, et la coquette se fait haïr.

    Auteur : Jean de La Bruyère - Source : Les Caractères (1696), 16, I, Des femmes


  25. La bonté, c'est la coquetterie des cheveux blancs.

    Auteur : Octave Feuillet - Source : Sans référence


Les citations du Littré sur Coquet


  1. Mets - lui le coquettisme en tête

    Auteur : Paul Scarron - Source : Virg. trav. I


  2. Une coquette

    Auteur : OUDIN - Source : Dict.


  3. Les femmes sont fort coquettes avant le mariage et beaucoup plus après

    Auteur : HAMILT. - Source : Gramm. 6


  4. Je vous avoue que je serais fort aise d'avoir courtisé avec succès, une fois en ma vie, la Muse de l'opéra ; je les aime toutes neuf, et il faut avoir le plus de bonnes fortunes qu'on peut, sans être pourtant trop coquet

    Auteur : Voltaire - Source : Lett. d'Argental, 12 mars 1740


  5. Jamais femme ne fut plus éloignée de toute espèce de coquetterie

    Auteur : Me DE GENLIS - Source : Théât. d'éduc. la Mère rivale, I, 3


  6. Nous plumons une coquette ; la coquette mange un homme d'affaires ; l'homme d'affaires en pille d'autres ; cela fait un ricochet de fourberies le plus plaisant du monde

    Auteur : LESAGE - Source : Turcar. I, 12


  7. Mais que deviendras-tu si, folle en son caprice, N'aimant que le scandale et l'éclat dans le vice.... Au fond peu vicieuse, elle aime à coqueter ?

    Auteur : BOILEAU - Source : Sat. X.


  8. Un homme coquet est quelque chose de pire qu'un homme galant ; l'homme coquet et la femme galante vont assez de pair

    Auteur : LA BRUY. - Source : III


  9. Ce tourbillon de ridicules êtres, Qu'on a nommés coquettes, petits-maîtres ; Narcisses vains, pour eux seuls prévenus, Paons orgueilleux qui se rendent hommage

    Auteur : MALFIL. - Source : Narcisse, IV


  10. Une coquette est un tyran qui veut tout asservir, pour le seul plaisir d'avoir des esclaves

    Auteur : MARMONT. - Source : Contes mor. Heureusement.


  11. La coquetterie est le fond et l'humeur des femmes ; mais toutes ne la mettent pas en pratique, parce que la coquetterie de quelques-unes est retenue par la crainte ou par la raison

    Auteur : LAROCHEF. - Source : ib. 241


  12. La galanterie est un faible du coeur ou peut-être un vice de la complexion ; la coquetterie est un déréglement de l'esprit

    Auteur : LA BRUY. - Source : III


  13. Si elles [les précieuses] sont coquettes, je n'en dirai rien ; car je fais profession d'être un auteur fort véritable et point médisant

    Auteur : Mlle DE MONTP. - Source : Portr. des précieuses.


  14. Coqueter des coqs et poulles qui est le langage dont ils nous rompent la teste, quand ils s'entrefont l'amour et dont nous avons formé par une belle métaphore caquetter, lorsque quelques babillards nous repaissent de parolles vaines

    Auteur : PASQUIER - Source : Recherches, t. VIII, p. 671, dans LACURNE


  15. Car les femmes y sont faites à coqueter

    Auteur : Molière - Source : Éc. des f. I, 6


  16. Ève aima mieux, pour s'en faire conter, Prêter l'oreille aux fleurettes du diable Que d'être femme et ne pas coqueter

    Auteur : SARRAZIN - Source : Poésies, dans RICHELET


  17. Si.... Bien moins pour son plaisir que pour t'inquiéter, Au fond peu vicieuse, elle aime à coqueter

    Auteur : BOILEAU - Source : Sat. X.


  18. Tandis que le duc, après avoir eu les faveurs ou mérité le refus de toutes les coquettes d'Angleterre, galope vos filles d'honneur l'une après l'autre

    Auteur : HAMILT. - Source : Gramm. 10


  19. Fi des coquettes maniérées ! Fi des bégueules du grand ton !

    Auteur : BÉRANG. - Source : Jeannette.


  20. Je voudrais bien qu'on fît de la coquetterie Comme de la guipure et de la broderie

    Auteur : Molière - Source : ib. II, 9


  21. Cette dangereuse coquette n'a point fait naître des fantaisies, et n'a jamais inspiré que de grandes passions

    Auteur : GENLIS - Source : Ad. et Théod. t. I, lett. 50, p. 432, dans POUGENS


  22. Vous vous faites de jolies affaires, je sors de chez une femme qui ne vous pardonnera de sa vie le portrait de votre coquette

    Auteur : GENLIS - Source : Veillées du chât. t. III, p. 226, dans POUGENS


  23. Vous ne m'avez jamais parlé de Mme de Montferrat ; c'est pourtant un joli salmigondis de dévotion et de coquetterie

    Auteur : Voltaire - Source : Lett. d'Argental, 2 déc. 1757


  24. Vous pensiez bien trouver quelque jeune coquette Friande de l'intrigue et tendre à la fleurette

    Auteur : Molière - Source : Éc. des maris, II, 9


  25. Il en est de même de la galanterie, qui signifie tantôt coquetterie dans l'esprit, paroles flatteuses, tantôt présent de petits bijoux, tantôt intrigue avec une femme ou plusieurs ; et même depuis peu il a signifié ironiquement faveurs de Vénus

    Auteur : Voltaire - Source : Dict. phil. Galant.




Les mots débutant par Coq  Les mots débutant par Co

Une suggestion ou précision pour la définition de Coquet ? -


Mise à jour le samedi 7 février 2026 à 01h32








Dictionnaire des citations en C +


Liste des mots et définitions commençant par


Etendez votre recherche :   Citation sur coquetPoèmes coquetProverbes coquet

La définition du mot Coquet est issue du Dictionnaire français - La définition et la signification du mot Coquet sont données à titre indicatif. Les réponses à votre question sur la signification Coquet présentées sur ce site peuvent être complétées par vos commentaires.