La définition de Barbare du dictionnaire français. Signification du mot et son éthymologie - De nombreux exemples d'usage en français ainsi que des citations.

Barbare
Nature : adj.
Prononciation : bar-ba-r'
Etymologie : Barbarus ; en grec, proprement étranger. Dans l'ancien français, on employait barbari comme en provençal : la gent barbarie, Ronc. p. 111 ; et, au XVIe siècle, barbaresque, au lieu de barbare :

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Notre dictionnaire de français vous présente les définitions de barbare de manière précise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre la signification du mot.

Notre dictionnaire de définitions comprend des informations complémentaires telles que la nature du mot, sa prononciation, des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes. Quand la définition du mot s'y prête nous vous proposons des citations littéraires en rapport avec barbare pour illustrer la compréhension du mot ou préciser le sens et de répondre à la question quelle est la signification de Barbare ?


La définition de Barbare

Étranger, par rapport aux Grecs et aux Romains.


Toutes les définitions de « barbare »


Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

BARBARE. adj. des deux genres
. Qui est cruel, inhumain. Âme barbare. Cœur barbare. N'attendez d'eux aucune miséricorde, aucune grâce; ce sont des gens barbares. Un vainqueur barbare. Des soldats barbares. Une action barbare. Un spectacle barbare. Une coutume barbare. Des superstitions barbares. Il signifie, au figuré, Qui est sauvage, grossier, ignorant, qui manque de civilisation. Les Grecs appelaient barbares tous ceux qui ne parlaient pas leur langue, tous les étrangers; les Romains nommèrent aussi barbares tous les autres peuples, excepté les Grecs. Les nations, les rois barbares. Des mœurs rudes et barbares. En parlant des mots et des tours du langage, il signifie Qui est contraire à l'usage ou à l'analogie. Cette manière de parler est barbare. Ces termes sont barbares. On dit dans le même sens Un style barbare. Langue barbare, Langue imparfaite, rude et qui choque l'oreille. Ces peuplades parlent une langue barbare. On dit dans un sens analogue Une musique barbare. Il est aussi nom, dans la signification de Cruel, inhumain. Ces gens-là sont sans pitié; ce sont des barbares. Il s'emploie également comme nom lorsqu'on parle de Peuples ou d'Hommes privés de civilisation. Les barbares du Nord. L'invasion, l'irruption des barbares. Les barbares qui vinrent fondre sur l'Empire romain. C'est un vrai barbare. Fig., C'est un barbare, se dit d'un Homme incapable d'apprécier les beautés de la nature ou de l'art.

Littré

BARBARE (bar-ba-r') adj.
  • 1Étranger, par rapport aux Grecs et aux Romains.

    Substantivement. Les barbares de la Germanie. Il se réfugia dans le pays des barbares. Songez qu'une barbare en son sein l'a formé [Hippolyte], Racine, Phèd. III, 1.

    Par extension, non civilisé, mal civilisé. Fléaux du nouveau monde, injustes, vains, avares, Nous seuls de ces climats nous sommes les barbares, Voltaire, Alz. I, 1. Quelque respect que j'aie pour ce barbare de grand homme [Pierre 1er], Voltaire, Lett. d'Argental, 15 juin 1759.

    Familièrement. C'est un barbare, pour désigner un homme sans goût et incapable d'apprécier les beautés de l'art.

  • 2Sauvage, grossier. Peuples sauvages et barbares. Siècle barbare. Des oreilles barbares. Tertullien est le Bossuet africain et barbare, Chateaubriand, Génie, I, 1. D'un seul nom quelquefois le son dur et bizarre Rend un poëme entier ou burlesque ou barbare, Boileau, Art poét. III.

    Barbare s'est dit du genre gothique, de l'art du moyen âge.

  • 3Contraire aux règles de la langue. Parler d'une manière barbare.
  • 4Qui est sans humanité, cruel. Un homme barbare. Au combat qui pour toi se prépare, C'est peu d'être constant, il faut être barbare, Racine, Bérén. IV, 4. Barbare destinée, Racine, Esth. I, 3.

    Substantivement, homme cruel, inhumain. C'est un barbare qui se plaît à faire souffrir les animaux. Je veux qu'avec tout l'art et toutes les caresses Qui pourraient d'un barbare arracher des tendresses?, Rotrou, Bélis. IV, 1.


HISTORIQUE

XIVe s. Barbares, tous ceulz qui sont de estrange langue, Oresme, Thèse de MEUNIER.

XVIe s. Ceste ordonnance [assiette d'un camp], dit-il, encore qu'elle soit d'hommes barbares, n'est point barbare pourtant, Amyot, Pyrrhus, 34. Antigonus chassa son filz à coups de baston, en l'appelant cruel meurtrier et barbare inhumain, Amyot, ib. 77. Ou qu'il usera d'un mot barbare en sa narration, Amyot, de la Mauv. honte, 19.

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Wiktionnaire


Nom commun - français

barbare \ba?.ba?\ masculin et féminin identiques

  1. (Antiquité) Individu n'appartenant pas à la civilisation grecque, puis, après l'essor de l'empire romain, à la sphère culturelle gréco-romaine.
    • Pour commencer donc à entrer en matière, quant à la signification de ce mot : Barbares anciennement étaient nommés ceux qui ineptement parlaient grec. Car comme les étrangers venant à Athènes s'efforçaient de parler grec, ils tombaient souvent en cette voix absurde. Depuis, les Grecs transportèrent ce nom aux m?urs brutaux et cruels, appelant toutes nations, hors la Grèce, barbares. (Joachim du Bellay, Défense et illustration de la langue française, chapitre II)
    • Le mépris si profond que le Grec avait pour le Barbare, le Yankee l'a pour le travailleur étranger qui ne fait point d'effort pour devenir vraiment américain. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, page 337)
    • Pour les Grecs, donc, les gens qui parlaient mal étaient Barbaros, les Barbares, la lie de l'humanité, un « sous-prolétariat » quoi, comme disent les sociologues. (Irène de Buisseret, Deux langues, six idiomes, Ottawa, Carlton Green, 1975, page 31)
  2. (Antiquité) (Par extension) Individu appartenant aux peuples germaniques qui envahirent l'Empire romain et tout envahisseur en général, lors des grandes migrations entre les IVe et VIIe siècles.
    • Les Barbares ne créèrent point de sociétés progressives ; ils étaient peu nom­breux et presque partout ils se substituèrent simplement aux anciens grands seigneurs, [?]. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence Chap.II, La décadence bourgeoise et la violence, 1908)
    • A l'orgie latine succédèrent les ébats des Barbares, dignes héritiers de ces Romains gorgés de falerne et de sang, épuisés de stupre, sombrés dans les velléités. (Victor Méric, Les Compagnons de l'Escopette, Éditions de l'Épi, Paris, 1930, page 84)
  3. (Péjoratif) Individu ou groupe social considéré comme cruel, inhumain, violent.
    • Être prudemment barbare et exercer la tyrannie conséquemment signifie, selon ce politique abominable, exécuter tout d'un coup toutes les violences et tous les crimes que l'on juge utiles à ses intérêts. (Frédéric II & Voltaire, L'anti-Machiavel, 1739, édition de 1947)
    • Seulement les barbares dont nous parlons sont au milieu de nous ; nous pouvons les coudoyer en nous aventurant dans les repaires où ils vivent, où ils se rassemblent pour concerter le meurtre, le vol, pour se partager enfin les dépouilles de leurs victimes. (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, §.1, 1842-1843)
    • Les barbares ne sont pas nécessairement des gens courageux : ce qui leur donne de l'audace est la passivité tremblante et soumise de ceux qui sont en face d'eux.
      Je dirais même que la passivité tremblante et soumise crée des vocations de barbares et constitue une incitation à la barbarie.
      (Guy Millière, La passivité est une incitation à la barbarie, 21 avril 2009, <www.les4verites.com>)
  4. (Figuré) (Péjoratif) Homme non éduqué, trop rustre pour apprécier les beautés de la nature ou de l'art.

Adjectif - français

barbare \ba?.ba?\ masculin et féminin identiques

  1. (Antiquité) Qualifie les peuples non gréco-romains.
    • Au Ve siècle, l'empire romain, miné par les luttes intestines, tombe en déliquescence. Des invasions de peuples barbares désolent et bouleversent aussi bien Rome que les Gaules. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • L'empire romain, centralisé, indiscuté et unique a ébaudi les barbares par une architecture colossale de pierre, donc incorruptible. (Bulletin de la Commission royale des monuments et des sites, tome 3, 1973, page 152)
  2. (Figuré) Qui est sauvage, grossier, ignorant ; qui manque de civilisation.
    • Le gros des troupes était une horde de barbares dans toute la force du terme. C'était de ces figures étranges qui avaient parcouru la Gaule au temps d'Attila et de Chlodowig. (Augustin Thierry, Récits des temps mérovingiens, 2e récit : Suites du meurtre de Galeswinthe ? Guerre civile ? Mort de Sighebert (568-575), 1833 - éd. Union Générale d'Édition, 1965)
    • Il n'y a point de sentiment plus inséparable de notre être que celui de la liberté ; depuis l'homme le plus policé jusqu'au plus barbare, tous en sont pénétrés. (Frédéric II & Voltaire, L'anti-Machiavel, 1739, édition de 1947)
  3. Se dit des mots et des tours du langage contraires à l'usage ou à l'analogie.
    • En latin si l'on disait, dator pecuniam pour signifier celui qui donne ou qui donnera de l'argent, certainement ce serait une tournure barbare et inintelligible. (Journal des savants, 1857, page 310)
    • Ajoutons que la prononciation du grec est au moins aussi incertaine que celle du latin : la prononciation érasmienne est barbare et n'a aucune valeur historique ; et la prononciation moderne est insupportable avec son iotacisme et les équivoques sans nombre qu'il produit. (Louis Couturat, Histoire de la langue universelle, 1903, page 516)
  4. Qui est cruel, inhumain.
    • Un vainqueur qui fait mourir ses ennemis captifs est appelé barbare ! (Robespierre, Discours sur la peine de mort, le 30 mai 1791 au sein de l'Assemblée constituante)
    • L'anarchie marocaine, l'application de lois semi-barbares, la corruption du chérif étaient autant d'arguments pouvant justifier une intervention de l'extérieur. (Franco Arese, La politique africaine des États-Unis, 1945)
  5. Qui manque d'harmonie, de style.
    • Un style barbare.
    • Une musique barbare.
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Trésor de la Langue Française informatisé


BARBARE, adj. et subst.

I.? Étranger, soit par sa race, soit par son appartenance à une autre civilisation :
1. On n'a jamais appelé Socrate barbare. Il était impossible d'appeler ainsi un grec (...). Je trouve d'ailleurs que dans ce passage vous jouez un peu sur les mots. Dans notre langue, barbare a deux sens principaux : sauvage, non cultivé et cruel. Un peuple très barbare peut être fort doux et un peuple très civilisé très barbare. Mérimée, Lettres à Viollet-le-Duc,1870, p. 31.
A.? Adj. [P. rapp. aux Grecs, aux Romains et ensuite à toutes sortes de peuples] Qui est étranger à telle race, à tel pays parce qu'il n'en parle pas la langue ou qu'il vit en dehors de sa civilisation :
2. Travaillé aux extraits. Achevé celui d'Euripide. Extrait le Prométhée d'Eschyle. Cette pièce est évidemment d'origine barbare, c'est-à-dire étrangère à la Grèce, et a un sens allégorique. Constant, Journaux intimes,1804, p. 109.
SYNT. Être de race, de sang barbare; cavalerie, chef, princesse, roi barbare; art, chapiteau, chariot, festin, luxe, musique barbare; idiome, religion barbare; bracelets, monnaies barbares; coutumes, lois barbares; époques, invasions barbares.
? Emploi subst. Les barbares ibères, gaulois, mongols; les barbares du Nord :
3. Il y a un sentiment, un fait qu'il faut avant tout bien comprendre pour se représenter avec vérité ce qu'était un barbare : c'est le plaisir de l'indépendance individuelle, le plaisir de se jouer, avec sa force et sa liberté, au milieu des chances du monde et de la vie; les joies de l'activité sans travail; le goût d'une destinée aventureuse, pleine d'imprévu, d'inégalité, de péril. Guizot, Hist. gén. de la civilisation en Europe,1828, p. 33.
B.? (Cf. aussi infra II B).Primitif, mal dégrossi :
4. Les Libyens et les nomades qui composaient l'armée d'Autharite connaissaient à peine ces mercenaires, hommes de race italiote ou grecque; et puisque la république leur offrait tant de barbares contre si peu de Carthaginois, c'est que les uns étaient de nulle valeur et que les autres en avaient une considérable. Flaubert, Salammbô,t. 2, 1863, p. 2.
? P. métaph. :
5. ... Shakespeare est un barbare; mais c'est un barbare de génie. Son fatras abonde en traits sublimes : toute passion s'exalte sous sa plume; ... Jouy, L'Hermite de la Chaussée d'Antin,t. 5, 1814, p. 270.
6. [Van Bergen] avait dans l'esprit quelque chose de primitif et de violent. (...). Il était resté barbare, brutal, et fougueux. Il avait le goût, la passion des couleurs sanglantes, heurtées, blessantes, des violences, des vastes scènes. Van der Meersch, L'Empreinte du dieu,1936, p. 91.
II.? Emplois fig. et affectifs
A.? Péjoratif
1. (Celui) qui n'est pas encore ou n'est plus civilisé, qui appartient à un niveau inférieur d'humanité :
7. Au fond, tout Danois est certain que le Danemark seul existe nécessairement et que ce qui n'est pas lui pourrait fort bien ne pas exister. Passé la frontière de cette Chine minuscule, il n'y a plus que des barbares, une humanité inférieure. Bloy, Journal,1899, p. 302.
? P. iron. [En parlant des gens du monde] (Celui) qui est inconscient :
8. Un des moi, celui qui jadis allait dans ces festins de barbares qu'on appelle dîners en ville et où (...) les valeurs sont si renversées que quelqu'un qui ne vient pas dîner après avoir accepté, ou seulement n'arrive qu'au rôti, commet un acte plus coupable que les actions immorales dont on parle légèrement pendant ce dîner, (...) ce moi-là en moi avait gardé ses scrupules et perdu sa mémoire. Proust, Le Temps retrouvé,1922, p. 1039.
2. (Celui) qui est cruel, sans humanité. Exécution, folie, fureur, torture barbare. Synon. brutal, criminel, dur, farouche, impitoyable, inflexible, monstrueux, sanguinaire, sauvage :
9. ? Mais c'est horrible, docteur! M'écorcher vif! Tailler des lanières dans la peau d'un homme vivant! C'est barbare, c'est moyen âge, c'est digne de Shylock, le juif de Venise! About, Le Nez d'un notaire,1862, p. 93.
3. (Celui) qui va à l'encontre du bon usage, des règles du bon goût, ou des lois de la raison.
a) [En parlant d'une pers.] (Celui) qui est ignorant, maladroit :
10. ... les quatre liasses inégales de papier (...) dans lesquelles le public (...) a bien voulu voir (...) Han d'Islande, avaient été tellement déshonorées d'incongruités typographiques par un imprimeur barbare, que le déplorable auteur (...) était (...) livré au supplice d'un père auquel on rendrait son enfant mutilé... Hugo, Han d'Islande,1823, p. 11.
11. La surprise d'un barbare (nous appelions ainsi tous les gens qui ne savaient pas ce qu'avait de particulier le samedi) qui, étant venu à onze heures pour parler à mon père, nous avait trouvés à table, était une des choses qui, dans sa vie, avaient le plus égayé Françoise. Proust, Du côté de chez Swann,1913, p. 111.
b) [En parlant d'une chose, en partic. d'une ?uvre de l'esprit hum.] Art barbare ou gothique, langue, latin, mot, nom barbare :
12. Il m'apparaît parfois que ce livre [Le Buisson ardent], barbare, mal équarri, sans art, sans grâce et de qualités en apparence si peu françaises, reste ce qui a été produit en France de plus important, ou du moins de plus typique, par notre génération. Gide, Journal,1917, p. 617.
B.? Laudatif
1. [En parlant d'une pers., d'un peuple] (Celui) qui est plein de vigueur, de jeunesse, de force instinctive. Force, naïveté, vitalité barbares :
13. C'est là [Whitmann] un Américain selon mon c?ur, un grand personnage, ignorant, fou, généreux et inspiré. Son intempérance a quelque chose de barbare, mais il a aussi le sentiment profond de la solidarité humaine et un mépris de toute petitesse qui le met au premier rang (...). Green, Journal,1943, p. 62.
2. [En parlant de l'expression, de la lang., de l'art ou des techn.]
? Emploi adj. Qui est impressionnant, puissant, d'une beauté sauvage. Art, goût, expression, splendeur barbare. Synon. magnifique, somptueux, superbe :
14. L'argot pullule de mots de ce genre, mots immédiats, créés de toute pièce on ne sait où ni par qui, sans étymologies, sans analogies, sans dérivés, mots solitaires, barbares, quelquefois hideux, qui ont une singulière puissance d'expression et qui vivent. Hugo, Les Misérables,t. 2, 1862, p. 198.
15. Mon cheval s'arrêta, le poil tout hérissé, comme au bord d'un abîme. Ce n'était pas un abîme, mais quelque chose d'extraordinaire, une ?uvre de main d'homme, imprévue, grandiose, barbare : l'escalier de la route mandarine. Mille, Barnavaux et quelques femmes,1908, p. 169.
? Emploi subst. (cf. ex. 5).
PRONONC. : [ba?ba:?]. Enq. : /ba?ba?/.
ÉTYMOL. ET HIST. ? 1. 1308 subst. masc. plur. « les étrangers à la civilisation » (Ystoire de li Normant, trad. Aimé, 71 dans Quem. : li Arabi et li Barbare); 1650 « (homme) rude et cruel [d'apr. Rich.] » (D'Ablancourt [César] dans Rich. 1680 : Arioviste étoit un barbare furieux et temeraire); 2. 1308 adj. « des étrangers » (Ystoire de li Normant, trad. Aimé, 2, 26 dans Quem. : lengue barbare); 1580-92 « inculte, non civilisé » (Montaigne, liv. I, ch. XXXI dans Gdf. Compl. : Or je trouve pour revenir a mon propos, qu'il n'y a rien de barbare et de sauvage en cette nation); xviies. ling. « qui choque, qui est contraire aux règles » (Boileau dans Trév. 1704 : D'un seul nom quelquefois le son dur, ou bizarre Rend un poème entier ou burlesque ou barbare). Empr. au lat. barbarus « étranger » d'apr. l'usage gr., en parlant des Romains (Plaute, Mil., 211 dans TLL s.v., 1735, 63), puis de tous les autres peuples (Plaute, Rud., 583, ibid., 1753, 71); au fig. « rude, inculte, grossier » (Plaute, Bacch., 121, ibid., 1739, 8); en partic. rhét. (Cicéron, Orat., 157, ibid., 1739, 83); le lat. est lui-même empr. au gr. ? ? ? ? ? ? ? ? ? « étranger, c.-à-d. non grec » puis « incorrect, grossier, non civilisé » (Liddell-Scott).
STAT. ? Fréq. abs. littér. : 2 939. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 6 538, b) 4 786; xxes. : a) 4 262, b) 1 791.
BBG. ? Dub. Pol. 1962, p. 71, 95. ? Lajaunie (M.-A.). Préjugés et lang. Vie Lang. 1968, p. 665.

BARBARE, adj. et subst.
ÉTYMOL. ET HIST. ? 1. 1308 subst. masc. plur. « les étrangers à la civilisation » (Ystoire de li Normant, trad. Aimé, 71 dans Quem. : li Arabi et li Barbare); 1650 « (homme) rude et cruel [d'apr. Rich.] » (D'Ablancourt [César] dans Rich. 1680 : Arioviste étoit un barbare furieux et temeraire); 2. 1308 adj. « des étrangers » (Ystoire de li Normant, trad. Aimé, 2, 26 dans Quem. : lengue barbare); 1580-92 « inculte, non civilisé » (Montaigne, liv. I, ch. XXXI dans Gdf. Compl. : Or je trouve pour revenir a mon propos, qu'il n'y a rien de barbare et de sauvage en cette nation); xviies. ling. « qui choque, qui est contraire aux règles » (Boileau dans Trév. 1704 : D'un seul nom quelquefois le son dur, ou bizarre Rend un poème entier ou burlesque ou barbare). Empr. au lat. barbarus « étranger » d'apr. l'usage gr., en parlant des Romains (Plaute, Mil., 211 dans TLL s.v., 1735, 63), puis de tous les autres peuples (Plaute, Rud., 583, ibid., 1753, 71); au fig. « rude, inculte, grossier » (Plaute, Bacch., 121, ibid., 1739, 8); en partic. rhét. (Cicéron, Orat., 157, ibid., 1739, 83); le lat. est lui-même empr. au gr. ? ? ? ? ? ? ? ? ? « étranger, c.-à-d. non grec » puis « incorrect, grossier, non civilisé » (Liddell-Scott).

Barbare au Scrabble


Le mot barbare vaut 11 points au Scrabble.

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Informations sur le mot barbare - 7 lettres, 3 voyelles, 4 consonnes, 4 lettres uniques.

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Les citations avec le mot Barbare


  1. Quel obstacle opposer à ses progrès ? le commerce aimable des femmes. Elles polissent les manières ; elles donnent le sentiment des bienséances; elles sont les vrais précepteurs du bon ton et du bon goût; elles sauront nous rendre les grâces, l'affabilité, qui étaient un de nos traits distinctifs, et recréer, pour ainsi dire, cette nation que tant de troubles, de forfaits et de malheurs, ont jetée hors de son caractère. Si les chefs de la terreur les avaient mieux appréciées , ils auraient versé moins de sang : l'homme qui les chérit est rarement un barbare.

    Auteur : Gabriel Marie Legouvé - Source : Le Mérite des femmes (1801)


  2. Il s'agit de démontrer notre supériorité à ces barbares. Je n'ignore aucune des difficultés, dans ce pays perdu où les moyens manquent, mais le résultat n'en sera que plus méritoire.

    Auteur : Pierre Boulle - Source : Le Pont de la rivière Kwaï (1952)


  3. Ce que les hommes appellent civilisation, c'est l'état actuel des moeurs et ce qu'ils appellent barbarie, ce sont les états antérieurs. Les moeurs présentes, on les appellera barbares quand elles seront des moeurs passées.

    Auteur : Anatole France - Source : Sur la pierre blanche (1905)


  4. L'Homme naît barbare, il ne se rachète de la condition des Bêtes que par être cultivé. Plus il est cultivé, plus il devient homme.

    Auteur : Baltasar Gracián y Morales - Source : Maximes de l'homme de cour (1647)


  5. Plus les moyens de diffusion se font merveilleux, plus barbare, atterrant et choquant est leur contenu.

    Auteur : Arthur Charles Clarke - Source : L'Odyssée de l'espace (1968-1997)


  6. J'entends l'airain tonnant de ce peuple barbare;
    Quelle fête, ou quel crime est-ce donc qu'il prépare?


    Auteur : Voltaire - Source : Alzire, ou Les américains (1736), II, 6, Zamore


  7. Le vent m'apportait par lambeaux leurs chants barbares mêlés au son des guitares.

    Auteur : Victor Hugo - Source : Bug-Jargal (1826)


  8. Jamais un civilisé ne regrettera un plaisir, pas plus qu'un barbare ne se doutera jamais de ce qu'est un plaisir.

    Auteur : Oscar Wilde - Source : Le Portrait de Dorian Gray (1891), VI


  9. Dans les discussions humaines, du milieu des tumultes barbares, montent vers Dieu les aspirations d'âmes solitaires qui se réunissent en lui.

    Auteur : Giosuè Carducci - Source : Odes Barbares (1873-1889), Dans une cathédrale gothique


  10. La clémence qui compose avec la tyrannie est barbare.

    Auteur : Maximilien de Robespierre - Source : Sans référence


  11. Ce barbare, qui n'estoit point homme simple, ains malicieux et cault de sa nature.

    Auteur : Jacques Amyot - Source : Alcibiade, 47


  12. Le printemps est un barbare qui déchire les robes, s'engouffre dans les villes, saccage les citadelles de la raison. Le printemps est une cathédrale de feuillage et de désir qui surgit dans les ruines de l'hiver.

    Auteur : René Frégni - Source : La fiancée des corbeaux (2011)


  13. Voilà pourquoi, à un certain moment, ma plume s'est mise à courir, à courir ! C'est vers lui qu'elle courait; elle savait bien qu'il ne tarderait guère à venir. Chaque page ne vaut que lorsqu'on la tourne et que derrière, il y a la vie qui bouge, qui pousse et qui mêle inextricablement toutes les pages du livre. La plume vole, emportée par ce plaisir même qui nous fait courir les routes. Le chapitre entamé, on ignore encore quelle histoire il va raconter; c'est un peu comme ce recoin où, tout à l'heure, je vais tourner en sortant du couvent, sans savoir ce qu'il me réserve : un dragon, une troupe barbaresque, une île enchantée, un amour né de la surprise...

    Auteur : Italo Calvino - Source : Le Chevalier inexistant (1959)


  14. L'abstinence et la mortification sont des vertus de barbares.

    Auteur : Ernest Renan - Source : L'Avenir de la science, Pensées de 1848 (1890)


  15. Les autres Romains qui estoient autour de luy ne pouvoient comporter que l'on acheptast ainsi le secours de ces barbares.

    Auteur : Jacques Amyot - Source : Caton, 19


  16. Il desfeit et meit en pieces dix mille barbares, et en amena très grande quantité de butin.

    Auteur : Jacques Amyot - Source : Paul-Aemile, 13


  17. Dans la progression des lumières croissantes, nous paraîtrons nous-mêmes des barbares à nos arrière-neveux.

    Auteur : François-René de Chateaubriand - Source : Mémoires d'outre-tombe (1848)


  18. Théodose, averti le matin qu'un bataillon de barbares avait déserté, fut bien aise d'être défait de ces soldats infidèles.

    Auteur : Valentin Esprit Fléchier - Source : Histoire de Théodose le Grand, pour Monseigneur le Dauphin (1679)


  19. La marche en avant à tout prix mène souvent à l'imbécillité barbare et les retours en arrière à la plus sage des civilisations.

    Auteur : Jean Giono - Source : Les Trois Arbres de Palzem, 1984


  20. L'Empire craquait, les Barbares se déplaçaient... Que faire, sinon s'évader du siècle? Heureux temps où l'on avait où fuir, où les espaces solitaires étaient accessibles et accueillants! Nous avons été dépossédés de tout, même du désert.

    Auteur : Emil Cioran - Source : De l'inconvénient d'être né (1973)


  21. Rien de ce que je venais de leur apprendre, je le savais, ne serait dévoilé aux petits congénères. Le secret de leurs pouvoirs était jugé par mes filles strictement intime en même temps que fondamentalement inintéressant. En d'autres temps, elles en auraient éprouvé une légère honte. Mais, pratiques, sereines, volontaires, intensément décontractées, avides et, envers l'existence, revendicatrices en toute innocence, elles n'avaient que très peu de pudeur, étaient rarement gênées par quoi que ce fût. Ces intelligentes petites barbares, mes filles, en cela me stupéfiaient.

    Auteur : Marie NDiaye - Source : La Sorcière (1996)


  22. Mon mari est sexuel. Je suis sensuelle. Je considère évidemment que la sensualité est une étape supérieure. L'animal est sexuel, le barbare aussi.

    Auteur : Claire Fourier - Source : Métro Ciel, Vague conjugale (1996)


  23. Le païs estoit encore fort farouche et sauvage pour les barbares et brutales meurs et façons de faire des habitans d'iceluy.

    Auteur : Jacques Amyot - Source : Marcellus, 7


  24. Je voudrais couler pensive
    Dans la blanche crème de tes artères
    Glisser ma main nue sur l'échine moite de ta corolle
    Mater ta plante cuivrée aux barbares cornets de neige
    Je suis le tourbillon de Gomorrhe.


    Auteur : Joyce Patricia Adès, dite Joyce Mansour - Source : Le Désir du désir sans fin (1963)


  25. Celui qui ne s'émeut a l'âme d'un barbare - Ou n'en a point du tout.

    Auteur : François de Malherbe - Source : Sans référence


Les citations du Littré sur Barbare


  1. Allons dans cette immense région hyperborée [la Russie], qui était si barbare il y a quatre-vingts ans, et qui est aujourd'hui si éclairée et si invincible

    Auteur : Voltaire - Source : Voyage de la raison


  2. Les barbares sont bien loin d'avoir même une fausse philosophie

    Auteur : Voltaire - Source : Russie, I, 1


  3. Tous les étrangers ne sont pas barbares, et tous nos compatriotes ne sont pas civilisés : de même que toute campagne n'est pas agreste, et toute ville n'est pas polie

    Auteur : LA BRUY. - Source : 12


  4. Nations moins barbares en cela que la grecque qui les en appelle

    Auteur : MONT. - Source : II, 48


  5. C'est un bonheur rare pour un sage moderne qu'une occasion d'être législateur de barbares

    Auteur : FONTEN. - Source : Leibnitz.


  6. Ce seroit contre ces barbares que les potentats chrestiens devroyent tourner leur courroux et leurs armes, plus tost que contre leurs sujets, ausquels on impropere bien legerement le crime d'heresie

    Auteur : LANOUE - Source : 378


  7. Domitien, prince timide, fit arracher les vignes dans la Gaule, de crainte sans doute que cette liqueur [le vin] n'y attirât les barbares, comme elle les avait autrefois attirés en Italie

    Auteur : Montesquieu - Source : Esp. XXI, 15


  8. Nous pouvons appeler ces peuples barbares, eu esgard aux regles de la raison, mais non pas eu esgard à nous qui....

    Auteur : MONT. - Source : I, 241


  9. Les nations barbares ont estimé aussy facile de molir le firmament, que desemparer vostre alliance

    Auteur : François Rabelais - Source : Gar. I, 31


  10. Barbares, tous ceulz qui sont de estrange langue

    Auteur : ORESME - Source : Thèse de MEUNIER.


  11. Les plus barbares des mortels étaient ces rechercheurs anthropokaies [les inquisiteurs]

    Auteur : Voltaire - Source : Babyl. 11


  12. Ce prince [Julien] par sa sagesse, sa constance, son économie, sa conduite, sa valeur, et une suite continuelle d'actions héroïques, rechassa les barbares ; et la terreur de son nom les contint tant qu'il vécut

    Auteur : Montesquieu - Source : Rom. 17


  13. Remène-moi, barbare, aux lieux où tu m'as prise

    Auteur : TH. CORN. - Source : Ariane, III, 4


  14. Si les démons demandaient des cérémonies barbares et extravagantes, les païens les croyaient bizarres ou cruels

    Auteur : FONTEN. - Source : Oracl. I, 5


  15. Les connaisseurs crurent trouver, sous ce langage barbare [des Maximes des saints], un pur quiétisme, délié, affiné

    Auteur : S.-SIM. - Source : 45, 14


  16. Que pourrions-nous raconter de notre société finissante, nous autres Welches, dans notre jargon confiné à d'étroites et barbares limites ?

    Auteur : CHATEAUBR. - Source : dans le Dict. de DOCHEZ.


  17. Barbare, il est trop vrai : viens épuiser mon flanc Du reste infortuné de cet auguste sang

    Auteur : Voltaire - Source : Zaïre, V, 10


  18. Quoi de plus cruel que leurs jeux [des Romains], qui faisaient parmi eux une partie du culte divin ; jeux sanglants et dignes de bêtes farouches, où ils soûlaient leurs faux dieux de spectacles barbares et de sang humain !

    Auteur : BOSSUET - Source : Sermons, Vertu de la croix, 1


  19. Que, dans le fond d'une de nos provinces à demi barbares, un homme qui aura acheté une petite charge et fait imprimer des vers médiocres, s'avise d'être orgueilleux, il y a là de quoi rire longtemps

    Auteur : Voltaire - Source : Dict. phil. Orgueil.


  20. Il se peut que longtemps avant les empires de la Chine et des Indes il y ait eu des nations instruites, polies, puissantes, que des déluges de barbares auront ensuite replongées dans le premier état d'ignorance et de grossièreté qu'on appelle l'état de pure nature

    Auteur : Voltaire - Source : Moeurs, Avant-propos.


  21. Depuis que la terre est hérissée de remparts bordés d'artillerie, ces grandes émigrations [des peuples barbares] ne sont plus à craindre

    Auteur : Voltaire - Source : Moeurs, 88


  22. Antigonus chassa son filz à coups de baston, en l'appelant cruel meurtrier et barbare inhumain

    Auteur : AMYOT - Source : ib. 77


  23. Ragoûts, liqueurs, entrées, entremets, tous mots qui devraient être barbares et inintelligibles en notre langue

    Auteur : LA BRUY. - Source : XIV


  24. Ils tenoient les barbares loing de la Grece, sans qu'eulx contribuassent pour ce faire un seul homme, un seul cheval, ny un seul vaisseau, ains seulement de l'argent

    Auteur : AMYOT - Source : Péric. 24


  25. Il n'est pas rare de trouver, dans les codes des lois des barbares, des compositions pour les actions involontaires ; la loi des Lombards est presque toujours sensée ; elle voulait que, dans ce cas, on composât suivant sa générosité, et que les parents ne pussent plus poursuivre la vengeance

    Auteur : Montesquieu - Source : Espr. XXX, 19




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Mise à jour le mercredi 11 février 2026 à 07h18








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