Définition de « étonner »


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions du mot etonner de manière claire et concise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre le sens du mot.

Il comprend des informations supplémentaires telles que des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes et bien sûr des citations littéraires sur étonner pour aider à enrichir la compréhension du mot étonner et répondre à la question quelle est la définition de etonner ?

VER genre () de 3 syllabes
Une définition simple :

  • Surprendre par quelque chose d’extraordinaire, d’inattendu. - Cet accident imprévu, cette nouvelle inattendue l’a fort étonné, l’a extrêmement étonné. - Je crois que cela l’étonnera. - Cela est fait pour étonner. - Vous l’étonnerez bien quand vous lui direz cela. - Cet enfant étonne tout le monde par son esprit, par la vivacité de ses reparties. - Je suis étonné qu’il ne m’en ait rien dit. - Il aime à étonner les gens. - Paraître étonné de quelque chose. - Air étonné. - Je m’étonne qu’il ne voie pas le danger où il est. - J’en sais la raison, je ne m’en étonne plus. - Ne vous étonnez pas s’il en use de la sorte. - Je m’étonne que vous n’ayez pas prévu cet accident. - Je suis étonné de votre procédé à mon égard.


    Définitions de « étonner »


    Trésor de la Langue Française informatisé


    ÉTONNER, verbe trans.

    A.? Emploi trans.
    1. Étonner qqc.
    a) [Concr.] Ébranler à la manière du tonnerre. Il [le travail au feu] était utilisé dans l'antiquité pour « étonner » les roches les plus dures (J. Cahen, Bruet, Carrières,1926, p. 64, 65).
    ? En partic., ARCHIT. Provoquer des fissures. Une charge excessive peut étonner une voûte (Lar. 19e).
    b) [Abstr.] Ébranler, secouer dans ses fondements, dans son assurance :
    1. ... un homme généreux, magnanime et modeste, sensible au degré qu'il le faut pour être bon par excellence, d'une droiture incorruptible, d'une sagesse inaltérable, d'un sang-froid, d'un courage que rien n'étonne et que rien n'ébranle... Marmontel, Essai sur rom.,1799, p. 340.
    2. Étonner qqn.Surprendre par quelque chose d'extraordinaire ou d'inattendu. Les passages qui vous ont étonné et, je le crains, choqué, s'expliquent par la même raison (Mauriac, Cah. noir,1943, p. 382):
    2. ? Vous avez vécu longtemps en France? ? Moi? Je n'y ai jamais mis les pieds... C'est mon français qui vous étonne? Mais tout le monde parle français à Constantinople... Farrère, Homme qui assass.,1907, p. 176.
    ? Constr. impers., rare. Il m'étonne que + subj.Il m'étonne que personne n'ait élevé des objections (Caput1969).
    ? [S'y ajoute une idée de doute] Vous m'étonnez beaucoup :
    3. Vous m'étonnez bien davantage en m'apprenant que l'autre épisode, à la louange de la beauté, est assez connu. Je le croyais de mon invention. Courier, Lettres Fr. et It.,1803, p. 677.
    Rem. Dans la lang. class. on retrouve le sens étymol. du verbe, l'obj. étant ou non exprimé : « épouvanter comme le ferait la foudre ». Les puissances coalisées n'ont pas fait ce qu'il [le prince de Ligne] souhaitait; elles ont laissé à la France le temps de s'aguerrir. Il aurait voulu qu'on commençât par tonner et étonner : on a manqué ce premier coup (Sainte-Beuve, Caus. lundi, t. 8, 1851-62, p. 264).
    B.? Emploi pronom. Ressentir, éprouver de la surprise ou manifester un doute.
    1. S'étonner ou s'étonner de + subst.Il s'étonnait de cette notoriété soudaine qui lui tombait des nues (Rolland, J.-Chr.,Amies, 1910, p. 1091):
    4. ... lorsque Marthe put descendre pour la première fois et se mettre à table dans la salle à manger, elle s'étonna, elle demanda son mari avec un commencement d'inquiétude. ? Voyons, chère dame, ne vous faites pas de mal, dit MmeFaujas; vous retomberez au lit. Zola, Conquête Plassans,1874, p. 1135.
    5. Il marche vite. À travers les citronniers, des sentiers de pierres qu'il a suivis vingt fois avec Sybil. Annetta s'étonne. Tu es sûr du chemin? Il tourne à gauche. Martin du G., Thib.,La Sorell., 1928, p. 1185.
    2. S'étonner que + subj.Le mari de Mmede F ... s'étonne que je n'aille pas en Italie; il me cite les lacs du nord de l'Italie comme des merveilles qu'il faut voir absolument (Delacroix, Journal,1853, p. 33):
    6. Je m'étonne toujours à neuf que J.-E. Blanche puisse trouver quelque plaisir que ce soit à me voir; il me semble que je détesterais celui que je me montre à lui, si je le rencontrais quelque part. Gide, Journal,1916, p. 582.
    Rem. 1. La constr. s'étonner que + subj. est, dans une lang. moins recherchée, souvent remplacée par s'étonner de + inf. ou s'étonner de ce que + ind. 2. Notons également, après les tournures négatives ou interr. ne pas s'étonner, faut-il s'étonner, la constr. par si + ind. Jusque-là, ne soyez pas étonné si j'ai de la gêne avec vous (Staël, Lettres jeun., 1790, p. 349). Ne vous étonnez pas s'il bat la campagne cette nuit (Zola, Terre, 1887, p. 409). 3. L'empl. pronom. étant de sens passif, le sens et les constr. gramm. de cet empl. se retrouvent sous les formes passives : je suis étonné de, que, de ce que, etc. 4. On rencontre ds la docum. étonneur, subst. masc. Celui qui étonne. L'homme est M. Rivière, l'officier de marine, l'auteur de « Pierrot et Caïn », étonneur vulgaire, qui semble vouloir doubler Dumas en apportant dans le monde des grossièretés plus grosses que son maître (Goncourt, Journal, 1869, p. 538). Étonneur de bourgeois. Artiste qui s'efforçait, aussi bien dans ses créations et théories artistiques que dans son comportement, de scandaliser le bourgeois de son époque. Ce que j'appellerai les étonneurs de bourgeois et les « épaffeurs, » même de talent, ? Taine, ? manquent d'une conscience intérieure de la tête. Aussi ne sont-ils jamais des artistes (Id., ibid., 1862, p. 1011).
    Prononc. et Orth. : [et?ne], (j')étonne [et?n]. Enq. : /eton/ (il) étonne. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. Ca 1100 intrans. « être étourdi (par un coup violent) » (Roland, éd. J. Bédier, 3438), le plus souvent trans. « étourdir » du xiieau xvies. (T.-L.; Hug.); ca 1220 « frapper de stupeur, surprendre » (G. de Coincy, éd. F. Koenig, II, Mir. 21, 159). Du lat. pop. *extonare, issu par changement de préf. du lat. class. adtonare, attonare « frapper de la foudre, frapper de stupeur ». Fréq. abs. littér. : 6 827. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 7 749, b) 8 819; xxes. : a) 11 414, b) 10 831. Bbg. Brunet (L.). Qd les nouv. Trissotin « confortent » à tour de bras. Déf. Lang. fr. 1972, no62, pp. 16-17. ? Schmitz (H.). « Wundern und Staunen » im Französischen. Diss. Heidelberg 1939.


    Wiktionnaire


    Verbe - français

    étonner \e.t?.ne\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

    1. (Sens étymologique concret) Ébranler à la manière du tonnerre.
      • Il [le travail au feu] était utilisé dans l'antiquité pour « étonner » les roches les plus dures. (J. Cahen, Bruet, Carrières, 1926)
      • Au XIXe siècle, étonner pouvait prendre le sens d'un coup de foudre amoureux.
      • En attendant, il ne pouvait se tenir debout. C'était un homme étonné. (Anatole France, L'Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 204)
    2. Surprendre par quelque chose d'extraordinaire, d'inattendu ; frapper de stupeur.
      • On est alors fort étonné de retrouver les morceaux de bismuth intacts, leur aspect extérieur ne diffère en rien de ce qu'il était avant la chauffe. (Pierre Curie, Propriétés magnétiques des corps à diverses températures; Annales de chimie & de physique, 7e série, t. V, juillet 1895)
      • J'écoute le vaguemestre nous lire le courrier qui part : il approuve sans réserve la carte du colonel : Tout va bien, mais est étonné par celle du capitaine adjoint qui écrit à ses deux fillettes : Bonjour dominical du papa : Il n'aurait jamais cru que c'était un calotin ! (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
      • Il traita d'abord Joséphine de putain, chose affirma-t-il qui ne l'étonnait guère attendu qu'elle était la fille de sa mère. (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
      • Moi qui connais bien Hélène, je n'ai guère été étonné de la voir entamer une idylle avec un homme jeune, de vingt ans son cadet. Elle est ce qu'on appelle aujourd'hui une cougar. Elle a toujours été une croqueuse d'hommes, rien de neuf donc... (François Robin, Landerneau revivra : Une ville en campagne, L'Harmattan, 2013, page 210)
      • L'anti-monte-lait étonne d'abord en tant que mot : c'est un nom composé, mais composé de trois bouts. Il n'y en a pas des masses dans notre lexique, et on ne sait pas trop bien s'il faut des traits d'union, combien, et où. (Jacques Gaillard, Qu'il était beau mon Meccano : 21 leçons de choses, Mille et une nuits, 2009)
      • Lino est apparu par la porte d'entrée, en se frottant les mains l'une contre l'autre pour les réchauffer. De la buée sortait de sa bouche à chacune de ses respirations. Tu m'étonnes que je me caillais les miches avec mon petit paletot sur le dos. (Mélisa Godet, Les Augustins, éd. Jean-Claude Lattès, 2014)
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    Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

    ÉTONNER. v. tr.
    Surprendre par quelque chose d'extraordinaire, d'inattendu. Cet accident imprévu, cette nouvelle inattendue l'a fort étonné, l'a extrêmement étonné. Je crois que cela l'étonnera. Cela est fait pour étonner. Vous l'étonnerez bien quand vous lui direz cela. Cet enfant étonne, étonne tout le monde par son esprit, par la vivacité de ses reparties. Je suis étonné qu'il ne m'en ait rien dit. Il aime à étonner les gens. Paraître étonné de quelque chose. Air étonné. Je m'étonne qu'il ne voie pas le danger où il est. J'en sais la raison, je ne m'en étonne plus. Ne vous étonnez pas s'il en use de la sorte. Je m'étonne que vous n'ayez pas prévu cet accident. Je suis étonné de votre procédé à mon égard.

    Littré

    ÉTONNER (é-to-né) v. a.
    • 1Causer un ébranlement. Le coup lui a étonné la tête.

      Terme de vétérinaire. Se dit du sabot d'un cheval qui se heurte violemment à quelque obstacle. Ce cheval s'est étonné le pied.

      Terme de mineur. Étonner la roche, allumer un bûcher auprès, afin d'en rendre l'abattage plus facile.

      Terme de métier. Faire fendiller, en le chauffant, le sable destiné à la fabrication du cristal.

      Étonner un diamant, y faire une fêlure.

      Il se dit aussi du drap qu'on tire trop. Si on étonne la pièce entière à force de la tirer, et si on en dissout tout l'assemblage en la contraignant par une extension violente à donner 24 aunes au lieu de 18 ou 20, Dict. des arts et m. Drapier.

    • 2 Fig. Causer un ébranlement moral. Va la voir de ma part, et tâche à l'étonner?; Dis-lui qu'à tout le peuple on va l'abandonner, Corneille, Théod. II, 7. Trop de vérité nous étonne, Pascal, dans COUSIN. Ma faiblesse n'a point étonné mon ambition, Pascal, ib. On le vit étonner de ses regards étincelants ceux qui échappaient à ses coups, Bossuet, Louis de Bourbon. Au conseil comme au sceau, la multitude, la variété, la difficulté des affaires n'étonnaient jamais ce grand magistrat, Bossuet, le Tellier. Mon Dieu, pourquoi vois-je devant moi ce visage dont vous étonnez les réprouvés?? Bossuet, 1er serm. pour le vendredi saint, III. Pour moi qu'en santé même un autre monde étonne, Boileau, Sat. I. Ah?! qu'un si rude coup étonna mes esprits?! Boileau, Poésies div. 6. Observons Bajazet, étonnons Atalide, Racine, Bajaz. III, 8. Le sang d'Alcide est beau, mais n'a rien qui m'étonne, Voltaire, Mér. I, 3. L'aspect du souverain n'étonna point ce traître, Voltaire, Henr. V. La Grèce avait été bien étonnée par le premier Philippe, Alexandre et Antipater, mais non pas subjuguée, Montesquieu, Rom. v.

      Absolument. Les grandes choses étonnent et les petites rebutent, La Bruyère, XII.

    • 3Causer, en qualité d'extraordinaire, de singulier, d'inattendu, une certaine sensation. Les exploits de ce héros étonnent l'univers. Ils [les philosophes] étonnent le commun des hommes?; ils [les chrétiens] étonnent les philosophes, Pascal, dans COUSIN. L'éternité des choses en elles-mêmes ou en Dieu doit encore étonner notre petite durée, Pascal, ib. ? La nouvelle en ce cas M'étonne bien un peu, mais ne me change pas, Piron, Métrom. v, 11.

      Absolument. Ces ?uvres marquaient le pouvoir de bien faire plutôt que la volonté d'étonner?; c'étaient des vertus plus que des miracles, Rousseau, Lettres de la montagne, 3.

    • 4S'étonner, v. réfl. Se dit d'une voûte, lorsque étant surchargée, elle paraît s'affaiblir par le poids.
    • 5Ressentir un ébranlement moral, hésiter, s'effrayer. Encore voyons-nous des gens qui attendent pour s'étonner que la mauvaise fortune soit venue, Guez de Balzac, 5e disc. sur la cour. Ne vous étonnez point de ce qui est arrivé?; mais au nom de Dieu, que cela vous serve pour prévoir et prévenir à l'avenir semblables inconvénients, Richelieu, Lett. à M. de Châtillon, 14 juin 1638. Quoique le mien [courage] s'étonne à ces rudes alarmes, Corneille, Hor. I, 1. Quoi?! déjà votre foi s'affaiblit et s'étonne?! Racine, Athal. I, 2. Le monstre [Jacques Clément] au même instant tire son coutelas, L'en frappe, et dans le flanc l'enfonce avec furie?; Le sang coule, on s'étonne, on s'avance, on s'écrie, Voltaire, Henr. v.
    • 6Trouver étrange, singulier. Je m'étonne de vos manières. Je m'étonne comment je la puis souffrir [une maladie], Voiture, Lett. 6. On ne devrait s'étonner que de pouvoir encore s'étonner, La Rochefoucauld, Max. 384. Vous faut-il étonner de ce que je l'ignore?? Corneille, Hor. III, 2. C'est de quoi s'étonner, Corneille, Héracl. v, 7. J'ai cédé mon amant, tu t'étonnes du reste, Racine, Baj. III, 1. Je me suis étonné de son peu d'allégresse, Racine, Phèd. IV, 1.

      Ne pas s'étonner si, ne pas s'étonner de ce que. Je ne m'étonne pas s'il n'a pu venir. Faut-il s'étonner s'il n'a pu venir?? Je ne m'étonne pas si je romps tes attentes, Molière, l'Ét. III, 5. Ne vous étonnez pas si je m'informe des nouvelles de toute la famille, car j'y prends beaucoup d'intérêt, Molière, le Fest. de P. IV, 3. Ne vous étonnez pas si je m'adresse à vous, Racine, Athal. III, 4. Faut-il s'étonner s'ils ne sont point aimés, puisqu'ils n'aiment rien que leurs grandeurs et leurs plaisirs?? Fénelon, Tél. XII.

      S'étonner que, avec le verbe suivant au subjonctif. Faut-il s'étonner qu'il ne soit pas aimé?? Je m'étonne que vous n'ayez pas prévu cet accident. Il fallait qu'elle [cette feinte] cessât bientôt sans doute, et je m'étonne seulement qu'elle ait pu durer la moitié d'un jour, Molière, Princ. d'Él. v, 2. Je ne m'étonne pas que des hommes qui s'appuient sur un atome chancellent dans les moindres efforts qu'ils font pour sonder la vérité, La Bruyère, XVI. Mais je m'étonne enfin que pour reconnaissance, Pour prix de tant d'amour, de tant de confiance, Vous ayez si longtemps par des détours si bas?, Racine, Baj. v, 4. Ne faut-il pas s'étonner au contraire Qu'il en en ait si longtemps différé le salaire?? Racine, Esth. III, 1.

      Il peut se dire aussi avec l'indicatif. Il s'est étonné que je n'ai rien vu de tout cela, Guez de Balzac, Lett. à Chapelain, 8 janv. 1640.

      S'étonner de, avec le verbe à l'infinitif. [Les gens] S'étonnaient de voir que Martin Chassât les lions au moulin, La Fontaine, Fabl. v, 21.


      PROVERBE

      Cet homme est bon cheval de trompette, il ne s'étonne pas du bruit, se dit d'un homme qui ne se trouble pas pour peu de chose, que les cris, les reproches n'émeuvent pas.

    HISTORIQUE

    XIe s. Granz fu li cops, li duz [le duc] en estonad [en fut étonné], Ch. de Rol. CCL.

    XIIe s. Par nous vous mande n'en soiez estoné, Ronc. p. 123. [Elle] Nel conut [son fils], ne s'estone mie Cum faitement il est en vie, Grégoire le Grand, p. 113.

    XIIIe s. Dou fau [fou] moine qui de la noise Est abaubis et estonés? , G. de Coinsi, Du cierge. Tel cop lez l'oreille li done, Tote la teste li estone, Ren. 14902. Le chief [la tête] ai vuit et estoné Du duel, et de l'ire, et del pens [pensée] Dont tot est desvoiez mon sens, ib. 15898. Sire Renart tel li redone, Que toute la fosse en estone [retentit], Ren. 612. Nepurquant li reis sus se leve, Pur la grant este d'icel jur Se feint e cuvre sa dolur?; Mais la feblesce tut l'estune, Édouard le conf. v. 3640.

    XIVe s. Nous avons de bon vin le cervel estonné, Si en seront plus fort dedens l'estour morté [mortel], Guesclin. 22159.

    XVe s. Si en doibs parcourir la terre, faire retentir les cieulx, estonner bois, roches et montaignes par force de cris, Chastelain, Chr. du duc Philippe, Introduct. Si prirent à lancer si grosses pierres d'engins et de canons contre les murs que tous les estonnerent, et si druement que l'un coup n'attendoit pas l'autre, Chastelain, Boucic. I, 28. Plus estonné que le premier coup de matines, Perceforest, t. III, f° 117.

    XVIe s. Ô bien heureux qui de rien ne s'estonne, Et ne pallist, quand le ciel iré tonne, Du Bellay, J. II, 71, recto. L'yvrongnerie renverse l'entendement, et estonne le corps, Montaigne, II, 12. Toutesfois il fut plus surpris qu'estonné?: car ayant retranché et rempli les passages?, D'Aubigné, Hist. I, 190. Ledit navire toucha en terre, et de ce heurt la quille et gaborts s'estonnerent, de sorte que les joints des planches s'ouvrirent tant que?, Du Bellay, M. 597.


    SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    ÉTONNER. Ajoutez?: - REM. Étonner a été employé impersonnellement. Ah?! voilà? il vous étonne que j'aie pu découvrir cela?? c'est toute une histoire?, Revue des Deux-Mondes, 1er avril 1872, p. 679. Il vous étonne, c'est-à-dire vous vous étonnez. Cet emploi est peu usité?; mais il n'a rien d'incorrect?; il est même élégant?; comparez?: il vous ennuie que?

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    Étymologie de « étonner »

    Faisait estoner en ancien français, du latin populaire *extonare, avec changement de préfixe, du latin adtonare (« frapper de la foudre, frapper de stupeur »? voir é- et tonner).
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    Wallon, estener, estoner, du lat. ex-tonare, ébranler comme par un coup de tonnerre, d'après Diez?; étymologie qui est confirmée par l'historique où l'on trouve estoner au sens de retentir, et qui rejette la dérivation germanique?: angl. to stun, étourdir?; anglo-sax. stunian. Extonare est une forme romane au lieu de la forme latine attonare, frapper de la foudre, étonner. Il y a une autre forme, estorner?: Estornez fu [du coup] Nemes li combatant, Ronc. p. 139. Diez y voit encore ex-tonare, à cause qu'en italien tonare et tronare (in-tronare, étourdir) sont identiques?; mais il est probable que dans estorner nous avons le représentant de l'ancien haut allemand stornên, étonner.

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    ÉTONNER, verbe trans.
    Étymol. et Hist. Ca 1100 intrans. « être étourdi (par un coup violent) » (Roland, éd. J. Bédier, 3438), le plus souvent trans. « étourdir » du xiieau xvies. (T.-L.; Hug.); ca 1220 « frapper de stupeur, surprendre » (G. de Coincy, éd. F. Koenig, II, Mir. 21, 159). Du lat. pop. *extonare, issu par changement de préf. du lat. class. adtonare, attonare « frapper de la foudre, frapper de stupeur ».

    étonner au Scrabble


    Le mot étonner vaut 7 points au Scrabble.

    etonner

    Informations sur le mot etonner - 7 lettres, 3 voyelles, 4 consonnes, 5 lettres uniques.

    Quel nombre de points fait le mot étonner au Scrabble ?


    Le calcul de points ne prend pas en compte lettre compte double, lettre compte triple, mot compte double et mot compte triple. Ces cases augmentent les valeurs des mots posés selon un coefficient indiqué par les règles du jeu de Scrabble.

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    etonner

    Les rimes de « étonner »


    On recherche une rime en NE .

    Les rimes de étonner peuvent aider les poètes et les paroliers à trouver des mots pour former des vers avec une structure rythmique cohérente, mais aussi pour jouer avec les mots et les sons, découvrir de nouvelles idées et perspectives ce qui peut être amusant et divertissant.

    Les rimes en ne

    Rimes de fouinais      Rimes de graminée      Rimes de occasionnés      Rimes de boulonnait      Rimes de discernai      Rimes de bornés      Rimes de épargnez      Rimes de maisonnées      Rimes de maintenez      Rimes de veiné      Rimes de écornées      Rimes de cantonnés      Rimes de illuminé      Rimes de grognai      Rimes de nais      Rimes de survenaient      Rimes de incriminé      Rimes de interné      Rimes de né      Rimes de fractionnées      Rimes de incliné      Rimes de vitaminés      Rimes de écorné      Rimes de perfectionnées      Rimes de siphonnés      Rimes de infortunés      Rimes de chinait      Rimes de tartiner      Rimes de réexaminé      Rimes de opinait      Rimes de hiberner      Rimes de guillotinée      Rimes de surligner      Rimes de ovationnaient      Rimes de contournai      Rimes de arrière-cabinets      Rimes de disséminés      Rimes de éperonné      Rimes de gagnait      Rimes de rasséréné      Rimes de bétonnées      Rimes de bidonnait      Rimes de imaginez      Rimes de frissonner      Rimes de flânaient      Rimes de cognée      Rimes de cernées      Rimes de acoquiné      Rimes de obstinez      Rimes de réceptionné     

    Mots du jour

    fouinais     graminée     occasionnés     boulonnait     discernai     bornés     épargnez     maisonnées     maintenez     veiné     écornées     cantonnés     illuminé     grognai     nais     survenaient     incriminé     interné          fractionnées     incliné     vitaminés     écorné     perfectionnées     siphonnés     infortunés     chinait     tartiner     réexaminé     opinait     hiberner     guillotinée     surligner     ovationnaient     contournai     arrière-cabinets     disséminés     éperonné     gagnait     rasséréné     bétonnées     bidonnait     imaginez     frissonner     flânaient     cognée     cernées     acoquiné     obstinez     réceptionné     


    Les citations sur « étonner »

    1. Je me suis tellement planté que l'on est en droit de s'étonner que je n'ai pas poussé davantage...

      Auteur : Philippe Bouvard - Source : Mille et une pensées (2005)


    2. C'est triste que les hommes finissent par trouver tout naturel d'être en vie. Un jour, nous perdons cette faculté de nous étonner et la retrouvons juste quand nous sommes sur le point de quitter ce monde.

      Auteur : Jostein Gaarder - Source : Le mystère de la patience


    3. Un livre est sitôt fait, coûte si peu, et peut aller si loin! Comment s'étonner que toute la pensée humaine s'écoule par cette pente?

      Auteur : Victor Hugo - Source : Notre-Dame de Paris (1831)


    4. L'écrivain n'a pas seul le privilège des belles imaginations et des hautes pensées. Parmi cette foule qui s'achemine silencieusement à la mort, combien auraient pu étonner le monde par la profondeur de leurs vues et les merveilles de leurs conceptions ! Une occasion leur a manqué, et les voilà dévolus à l'oubli.

      Auteur : Louise Ackermann - Source : Pensées d'une solitaire (1903)


    5. La seule qualité requise pour devenir un bon philosophe est de s'étonner.

      Auteur : Jostein Gaarder - Source : Le monde de Sophie (1991)


    6. Je suis en train de peindre avec l'entrain d'un Marseillais mangeant la bouillabaisse, ce qui ne t'étonnera pas, lorsqu'il s'agit de peindre des grands tournesols.

      Auteur : Vincent Van Gogh - Source : Lettres de Vincent à son frère Théo (1872-1890), 21 août 1888


    7. J'en viens enfin à la mort et au sentiment que nous en avons. Sur ce point tout a été dit et il est décent de se garder du pathétique. On ne s'étonnera cependant jamais assez de ce que tout le monde vive comme si personne ne savait.

      Auteur : Albert Camus - Source : Le mythe de Sisyphe (1942)


    8. Vous savez, quand un monsieur inconnu ramène chez vous votre mari mort, dynamite la salle de bains et jette les visiteurs par la fenêtre, on prend l'habitude de ne plus s'étonner de grand'chose...

      Auteur : Michel Audiard - Source : Les Barbouzes (1964) de Georges Lautner


    9. Les gens qui traînent les autres comme des sous hommes ne doivent pas s'étonner que le pain qu'ils ont jeté sur l'eau leur revienne empoisonné.

      Auteur : Wally Lamb - Source : Le Chagrin et la Grâce (2010)


    10. Quand la République abandonne ses enfants, ils ne faut pas s'étonner s'ils redeviennent sauvages.

      Auteur : Nan Aurousseau - Source : Du même auteur (2007)


    11. Aussi bien le vaste fourre-tout lyrique de la Légende des Siècles n'a pas fini de livrer ses secrets et d'étonner ses prospecteurs.

      Auteur : Emile Henriot - Source : Romanesques et romantiques (1930)


    12. Les hommes réunis en nombre ont plutôt de grandes oreilles qu'un grand sens ; les étonner, c'est les séduire.

      Auteur : Manon, dite Madame Roland - Source : Mémoires de Madame Roland (1986)


    13. C'est dans un état bien particulier que j'écris ces mots, puisque cette nuit je ne serai plus. Je me trouve sans le sou, au terme de mon supplice de drogué qui ne supporte plus la vie sans sa dose, et je ne puis endurer plus longtemps ma torture. Je vais sauter par la fenêtre, me jeter dans cette rue sordide. Il ne faudrait pourtant pas croire que la morphine, dont je suis l'esclave, ait fait de moi un être faible ou dégénéré. Lorsque vous aurez lu ces quelques pages hâtivement griffonnées, vous ne vous étonnerez pas – encore que vous ne puissiez jamais le comprendre parfaitement – que je me trouve devant cette unique alternative : l'oubli ou la mort.

      Auteur : Howard Phillips Lovecraft - Source : Dagon (Dagon and Other Macabre Tales) - (1965)


    14. Je ne peux que m'étonner devant la gloire injustifiée de Christophe Colomb. De vous à moi, franchement, l'Amérique c'était pas bien difficile à découvrir, vu la hauteur des buildings.

      Auteur : Jean Gouyé, dit Jean Yanne - Source : J'me marre (2003)


    15. On ne devrait s'étonner que de pouvoir encore s'étonner.

      Auteur : François de La Rochefoucauld - Source : Réflexions ou Sentences et Maximes morales (1664), 384


    16. Qu'importent, en fin de compte, les dommages matériels ? Et l'adversité même ! Comme le disait Sénèque, il faut refuser de laisser son âme s'engloutir dans la nuit et, même dans le malheur, qui arrive de toute manière, rester conscient « qu'il est plus humain de rire de la vie que d'en pleurer ». Étudiant, j'avais lu et même traduit Sénèque, mais de façon académique, sans m'interroger sur le sens profond de ses pensées ni sur leur usage pratique. Pourquoi porter un masque grimaçant, pourquoi souffrir du regard d'autrui ? Pourquoi vivre dans la crainte de l'opinion, pourquoi refuser de détonner ? Pourquoi en un mot comme en cent, s'avouer vaincu ?

      Auteur : Christopher Gérard - Source : Le Prince d'Aquitaine


    17. L'orgueil, l'éternel orgueil, le besoin de briller et d'étonner le monde par des mérites que l'on n'a pas!

      Auteur : Georges Courteline - Source : Boubouroche (1893)


    18. Les voix fausses et pointues des femmes faisaient détonner les voix grasses des hommes.

      Auteur : Guy de Maupassant - Source : Contes, Le pain maudit


    19. Vous savez, quand un monsieur inconnu ramène chez vous votre mari mort, dynamite la salle de bains et jette les visiteurs par la fenêtre, on prend l'habitude de ne plus s'étonner de grand-chose !

      Auteur : Michel Audiard - Source : Les Barbouzes (1964) de Georges Lautner


    20. Nègres: S'étonner que leur salive soit blanche et de ce qu'ils parlent français.

      Auteur : Gustave Flaubert - Source : Dictionnaire des idées reçues (1913)


    21. On n'enseigne pas plus à admirer qu'à s'étonner.

      Auteur : Henri Thomas - Source : La Chasse aux trésors


    22. Un matin on se réveille. Il est temps de se retirer du monde pour mieux s'en étonner. Un matin on prend le temps de se regarder vivre.

      Auteur : Maxence Fermine - Source : Neige (1999)


    23. Faut-il s'étonner si j'aime la solitude? Je ne vois qu'animosité sur les visages des hommes, et la nature me rit toujours.

      Auteur : Jean-Jacques Rousseau - Source : Les Rêveries du promeneur solitaire (1776-1778, édition posthume 1782)


    24. On lui en cache une partie, afin de ne le pas étonner dès l'entrée de la carrière et de ne lui pas abattre le coeur.

      Auteur : Louis Bourdaloue - Source : Pensées, tome I


    25. L'Ile de Corse... J'ai quelque pressentiment qu'un jour cette petite île étonnera l'Europe.

      Auteur : Jean-Jacques Rousseau - Source : Du contrat social (1762)


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    Les synonymes de « etonner»

    Les synonymes de étonner :

      1. ébahir
      2. abasourdir
      3. méduser
      4. stupéfier
      5. surprendre
      6. interloquer
      7. fasciner
      8. émerveiller
      9. éblouir
      10. enchanter
      11. époustoufler
      12. ahurir
      13. confondre
      14. déconcerter
      15. désorienter
      16. suffoquer
      17. sidérer
      18. interdire
      19. frapper
      20. impressionner
      21. épater
      22. exclamer
      23. applaudir
      24. écrier
      25. récrier
      26. démonter
      27. éto

    synonymes de étonner

    Fréquence et usage du mot étonner dans le temps


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