Définition de « étonner »


Notre dictionnaire de français vous présente les définitions du mot etonner de manière claire et concise, avec des exemples pertinents pour aider à comprendre le sens du mot.

Il comprend des informations supplémentaires telles que des exemples d'expressions, l'étymologie, les synonymes, les homonymes, les antonymes mais également les rimes et anagrammes et bien sûr des citations littéraires sur étonner pour aider à enrichir la compréhension du mot étonner et répondre à la question quelle est la définition de etonner ?

VER genre () de 3 syllabes
Une définition simple :

  • Surprendre par quelque chose d’extraordinaire, d’inattendu. - Cet accident imprévu, cette nouvelle inattendue l’a fort étonné, l’a extrêmement étonné. - Je crois que cela l’étonnera. - Cela est fait pour étonner. - Vous l’étonnerez bien quand vous lui direz cela. - Cet enfant étonne tout le monde par son esprit, par la vivacité de ses reparties. - Je suis étonné qu’il ne m’en ait rien dit. - Il aime à étonner les gens. - Paraître étonné de quelque chose. - Air étonné. - Je m’étonne qu’il ne voie pas le danger où il est. - J’en sais la raison, je ne m’en étonne plus. - Ne vous étonnez pas s’il en use de la sorte. - Je m’étonne que vous n’ayez pas prévu cet accident. - Je suis étonné de votre procédé à mon égard.


    Définitions de « étonner »


    Trésor de la Langue Française informatisé


    ÉTONNER, verbe trans.

    A.? Emploi trans.
    1. Étonner qqc.
    a) [Concr.] Ébranler à la manière du tonnerre. Il [le travail au feu] était utilisé dans l'antiquité pour « étonner » les roches les plus dures (J. Cahen, Bruet, Carrières,1926, p. 64, 65).
    ? En partic., ARCHIT. Provoquer des fissures. Une charge excessive peut étonner une voûte (Lar. 19e).
    b) [Abstr.] Ébranler, secouer dans ses fondements, dans son assurance :
    1. ... un homme généreux, magnanime et modeste, sensible au degré qu'il le faut pour être bon par excellence, d'une droiture incorruptible, d'une sagesse inaltérable, d'un sang-froid, d'un courage que rien n'étonne et que rien n'ébranle... Marmontel, Essai sur rom.,1799, p. 340.
    2. Étonner qqn.Surprendre par quelque chose d'extraordinaire ou d'inattendu. Les passages qui vous ont étonné et, je le crains, choqué, s'expliquent par la même raison (Mauriac, Cah. noir,1943, p. 382):
    2. ? Vous avez vécu longtemps en France? ? Moi? Je n'y ai jamais mis les pieds... C'est mon français qui vous étonne? Mais tout le monde parle français à Constantinople... Farrère, Homme qui assass.,1907, p. 176.
    ? Constr. impers., rare. Il m'étonne que + subj.Il m'étonne que personne n'ait élevé des objections (Caput1969).
    ? [S'y ajoute une idée de doute] Vous m'étonnez beaucoup :
    3. Vous m'étonnez bien davantage en m'apprenant que l'autre épisode, à la louange de la beauté, est assez connu. Je le croyais de mon invention. Courier, Lettres Fr. et It.,1803, p. 677.
    Rem. Dans la lang. class. on retrouve le sens étymol. du verbe, l'obj. étant ou non exprimé : « épouvanter comme le ferait la foudre ». Les puissances coalisées n'ont pas fait ce qu'il [le prince de Ligne] souhaitait; elles ont laissé à la France le temps de s'aguerrir. Il aurait voulu qu'on commençât par tonner et étonner : on a manqué ce premier coup (Sainte-Beuve, Caus. lundi, t. 8, 1851-62, p. 264).
    B.? Emploi pronom. Ressentir, éprouver de la surprise ou manifester un doute.
    1. S'étonner ou s'étonner de + subst.Il s'étonnait de cette notoriété soudaine qui lui tombait des nues (Rolland, J.-Chr.,Amies, 1910, p. 1091):
    4. ... lorsque Marthe put descendre pour la première fois et se mettre à table dans la salle à manger, elle s'étonna, elle demanda son mari avec un commencement d'inquiétude. ? Voyons, chère dame, ne vous faites pas de mal, dit MmeFaujas; vous retomberez au lit. Zola, Conquête Plassans,1874, p. 1135.
    5. Il marche vite. À travers les citronniers, des sentiers de pierres qu'il a suivis vingt fois avec Sybil. Annetta s'étonne. Tu es sûr du chemin? Il tourne à gauche. Martin du G., Thib.,La Sorell., 1928, p. 1185.
    2. S'étonner que + subj.Le mari de Mmede F ... s'étonne que je n'aille pas en Italie; il me cite les lacs du nord de l'Italie comme des merveilles qu'il faut voir absolument (Delacroix, Journal,1853, p. 33):
    6. Je m'étonne toujours à neuf que J.-E. Blanche puisse trouver quelque plaisir que ce soit à me voir; il me semble que je détesterais celui que je me montre à lui, si je le rencontrais quelque part. Gide, Journal,1916, p. 582.
    Rem. 1. La constr. s'étonner que + subj. est, dans une lang. moins recherchée, souvent remplacée par s'étonner de + inf. ou s'étonner de ce que + ind. 2. Notons également, après les tournures négatives ou interr. ne pas s'étonner, faut-il s'étonner, la constr. par si + ind. Jusque-là, ne soyez pas étonné si j'ai de la gêne avec vous (Staël, Lettres jeun., 1790, p. 349). Ne vous étonnez pas s'il bat la campagne cette nuit (Zola, Terre, 1887, p. 409). 3. L'empl. pronom. étant de sens passif, le sens et les constr. gramm. de cet empl. se retrouvent sous les formes passives : je suis étonné de, que, de ce que, etc. 4. On rencontre ds la docum. étonneur, subst. masc. Celui qui étonne. L'homme est M. Rivière, l'officier de marine, l'auteur de « Pierrot et Caïn », étonneur vulgaire, qui semble vouloir doubler Dumas en apportant dans le monde des grossièretés plus grosses que son maître (Goncourt, Journal, 1869, p. 538). Étonneur de bourgeois. Artiste qui s'efforçait, aussi bien dans ses créations et théories artistiques que dans son comportement, de scandaliser le bourgeois de son époque. Ce que j'appellerai les étonneurs de bourgeois et les « épaffeurs, » même de talent, ? Taine, ? manquent d'une conscience intérieure de la tête. Aussi ne sont-ils jamais des artistes (Id., ibid., 1862, p. 1011).
    Prononc. et Orth. : [et?ne], (j')étonne [et?n]. Enq. : /eton/ (il) étonne. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. Ca 1100 intrans. « être étourdi (par un coup violent) » (Roland, éd. J. Bédier, 3438), le plus souvent trans. « étourdir » du xiieau xvies. (T.-L.; Hug.); ca 1220 « frapper de stupeur, surprendre » (G. de Coincy, éd. F. Koenig, II, Mir. 21, 159). Du lat. pop. *extonare, issu par changement de préf. du lat. class. adtonare, attonare « frapper de la foudre, frapper de stupeur ». Fréq. abs. littér. : 6 827. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 7 749, b) 8 819; xxes. : a) 11 414, b) 10 831. Bbg. Brunet (L.). Qd les nouv. Trissotin « confortent » à tour de bras. Déf. Lang. fr. 1972, no62, pp. 16-17. ? Schmitz (H.). « Wundern und Staunen » im Französischen. Diss. Heidelberg 1939.


    Wiktionnaire


    Verbe - français

    étonner \e.t?.ne\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

    1. (Sens étymologique concret) Ébranler à la manière du tonnerre.
      • Il [le travail au feu] était utilisé dans l'antiquité pour « étonner » les roches les plus dures. (J. Cahen, Bruet, Carrières, 1926)
      • Au XIXe siècle, étonner pouvait prendre le sens d'un coup de foudre amoureux.
      • En attendant, il ne pouvait se tenir debout. C'était un homme étonné. (Anatole France, L'Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 204)
    2. Surprendre par quelque chose d'extraordinaire, d'inattendu ; frapper de stupeur.
      • On est alors fort étonné de retrouver les morceaux de bismuth intacts, leur aspect extérieur ne diffère en rien de ce qu'il était avant la chauffe. (Pierre Curie, Propriétés magnétiques des corps à diverses températures; Annales de chimie & de physique, 7e série, t. V, juillet 1895)
      • J'écoute le vaguemestre nous lire le courrier qui part : il approuve sans réserve la carte du colonel : Tout va bien, mais est étonné par celle du capitaine adjoint qui écrit à ses deux fillettes : Bonjour dominical du papa : Il n'aurait jamais cru que c'était un calotin ! (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
      • Il traita d'abord Joséphine de putain, chose affirma-t-il qui ne l'étonnait guère attendu qu'elle était la fille de sa mère. (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
      • Moi qui connais bien Hélène, je n'ai guère été étonné de la voir entamer une idylle avec un homme jeune, de vingt ans son cadet. Elle est ce qu'on appelle aujourd'hui une cougar. Elle a toujours été une croqueuse d'hommes, rien de neuf donc... (François Robin, Landerneau revivra : Une ville en campagne, L'Harmattan, 2013, page 210)
      • L'anti-monte-lait étonne d'abord en tant que mot : c'est un nom composé, mais composé de trois bouts. Il n'y en a pas des masses dans notre lexique, et on ne sait pas trop bien s'il faut des traits d'union, combien, et où. (Jacques Gaillard, Qu'il était beau mon Meccano : 21 leçons de choses, Mille et une nuits, 2009)
      • Lino est apparu par la porte d'entrée, en se frottant les mains l'une contre l'autre pour les réchauffer. De la buée sortait de sa bouche à chacune de ses respirations. Tu m'étonnes que je me caillais les miches avec mon petit paletot sur le dos. (Mélisa Godet, Les Augustins, éd. Jean-Claude Lattès, 2014)
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    Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition

    ÉTONNER. v. tr.
    Surprendre par quelque chose d'extraordinaire, d'inattendu. Cet accident imprévu, cette nouvelle inattendue l'a fort étonné, l'a extrêmement étonné. Je crois que cela l'étonnera. Cela est fait pour étonner. Vous l'étonnerez bien quand vous lui direz cela. Cet enfant étonne, étonne tout le monde par son esprit, par la vivacité de ses reparties. Je suis étonné qu'il ne m'en ait rien dit. Il aime à étonner les gens. Paraître étonné de quelque chose. Air étonné. Je m'étonne qu'il ne voie pas le danger où il est. J'en sais la raison, je ne m'en étonne plus. Ne vous étonnez pas s'il en use de la sorte. Je m'étonne que vous n'ayez pas prévu cet accident. Je suis étonné de votre procédé à mon égard.

    Littré

    ÉTONNER (é-to-né) v. a.
    • 1Causer un ébranlement. Le coup lui a étonné la tête.

      Terme de vétérinaire. Se dit du sabot d'un cheval qui se heurte violemment à quelque obstacle. Ce cheval s'est étonné le pied.

      Terme de mineur. Étonner la roche, allumer un bûcher auprès, afin d'en rendre l'abattage plus facile.

      Terme de métier. Faire fendiller, en le chauffant, le sable destiné à la fabrication du cristal.

      Étonner un diamant, y faire une fêlure.

      Il se dit aussi du drap qu'on tire trop. Si on étonne la pièce entière à force de la tirer, et si on en dissout tout l'assemblage en la contraignant par une extension violente à donner 24 aunes au lieu de 18 ou 20, Dict. des arts et m. Drapier.

    • 2 Fig. Causer un ébranlement moral. Va la voir de ma part, et tâche à l'étonner?; Dis-lui qu'à tout le peuple on va l'abandonner, Corneille, Théod. II, 7. Trop de vérité nous étonne, Pascal, dans COUSIN. Ma faiblesse n'a point étonné mon ambition, Pascal, ib. On le vit étonner de ses regards étincelants ceux qui échappaient à ses coups, Bossuet, Louis de Bourbon. Au conseil comme au sceau, la multitude, la variété, la difficulté des affaires n'étonnaient jamais ce grand magistrat, Bossuet, le Tellier. Mon Dieu, pourquoi vois-je devant moi ce visage dont vous étonnez les réprouvés?? Bossuet, 1er serm. pour le vendredi saint, III. Pour moi qu'en santé même un autre monde étonne, Boileau, Sat. I. Ah?! qu'un si rude coup étonna mes esprits?! Boileau, Poésies div. 6. Observons Bajazet, étonnons Atalide, Racine, Bajaz. III, 8. Le sang d'Alcide est beau, mais n'a rien qui m'étonne, Voltaire, Mér. I, 3. L'aspect du souverain n'étonna point ce traître, Voltaire, Henr. V. La Grèce avait été bien étonnée par le premier Philippe, Alexandre et Antipater, mais non pas subjuguée, Montesquieu, Rom. v.

      Absolument. Les grandes choses étonnent et les petites rebutent, La Bruyère, XII.

    • 3Causer, en qualité d'extraordinaire, de singulier, d'inattendu, une certaine sensation. Les exploits de ce héros étonnent l'univers. Ils [les philosophes] étonnent le commun des hommes?; ils [les chrétiens] étonnent les philosophes, Pascal, dans COUSIN. L'éternité des choses en elles-mêmes ou en Dieu doit encore étonner notre petite durée, Pascal, ib. ? La nouvelle en ce cas M'étonne bien un peu, mais ne me change pas, Piron, Métrom. v, 11.

      Absolument. Ces ?uvres marquaient le pouvoir de bien faire plutôt que la volonté d'étonner?; c'étaient des vertus plus que des miracles, Rousseau, Lettres de la montagne, 3.

    • 4S'étonner, v. réfl. Se dit d'une voûte, lorsque étant surchargée, elle paraît s'affaiblir par le poids.
    • 5Ressentir un ébranlement moral, hésiter, s'effrayer. Encore voyons-nous des gens qui attendent pour s'étonner que la mauvaise fortune soit venue, Guez de Balzac, 5e disc. sur la cour. Ne vous étonnez point de ce qui est arrivé?; mais au nom de Dieu, que cela vous serve pour prévoir et prévenir à l'avenir semblables inconvénients, Richelieu, Lett. à M. de Châtillon, 14 juin 1638. Quoique le mien [courage] s'étonne à ces rudes alarmes, Corneille, Hor. I, 1. Quoi?! déjà votre foi s'affaiblit et s'étonne?! Racine, Athal. I, 2. Le monstre [Jacques Clément] au même instant tire son coutelas, L'en frappe, et dans le flanc l'enfonce avec furie?; Le sang coule, on s'étonne, on s'avance, on s'écrie, Voltaire, Henr. v.
    • 6Trouver étrange, singulier. Je m'étonne de vos manières. Je m'étonne comment je la puis souffrir [une maladie], Voiture, Lett. 6. On ne devrait s'étonner que de pouvoir encore s'étonner, La Rochefoucauld, Max. 384. Vous faut-il étonner de ce que je l'ignore?? Corneille, Hor. III, 2. C'est de quoi s'étonner, Corneille, Héracl. v, 7. J'ai cédé mon amant, tu t'étonnes du reste, Racine, Baj. III, 1. Je me suis étonné de son peu d'allégresse, Racine, Phèd. IV, 1.

      Ne pas s'étonner si, ne pas s'étonner de ce que. Je ne m'étonne pas s'il n'a pu venir. Faut-il s'étonner s'il n'a pu venir?? Je ne m'étonne pas si je romps tes attentes, Molière, l'Ét. III, 5. Ne vous étonnez pas si je m'informe des nouvelles de toute la famille, car j'y prends beaucoup d'intérêt, Molière, le Fest. de P. IV, 3. Ne vous étonnez pas si je m'adresse à vous, Racine, Athal. III, 4. Faut-il s'étonner s'ils ne sont point aimés, puisqu'ils n'aiment rien que leurs grandeurs et leurs plaisirs?? Fénelon, Tél. XII.

      S'étonner que, avec le verbe suivant au subjonctif. Faut-il s'étonner qu'il ne soit pas aimé?? Je m'étonne que vous n'ayez pas prévu cet accident. Il fallait qu'elle [cette feinte] cessât bientôt sans doute, et je m'étonne seulement qu'elle ait pu durer la moitié d'un jour, Molière, Princ. d'Él. v, 2. Je ne m'étonne pas que des hommes qui s'appuient sur un atome chancellent dans les moindres efforts qu'ils font pour sonder la vérité, La Bruyère, XVI. Mais je m'étonne enfin que pour reconnaissance, Pour prix de tant d'amour, de tant de confiance, Vous ayez si longtemps par des détours si bas?, Racine, Baj. v, 4. Ne faut-il pas s'étonner au contraire Qu'il en en ait si longtemps différé le salaire?? Racine, Esth. III, 1.

      Il peut se dire aussi avec l'indicatif. Il s'est étonné que je n'ai rien vu de tout cela, Guez de Balzac, Lett. à Chapelain, 8 janv. 1640.

      S'étonner de, avec le verbe à l'infinitif. [Les gens] S'étonnaient de voir que Martin Chassât les lions au moulin, La Fontaine, Fabl. v, 21.


      PROVERBE

      Cet homme est bon cheval de trompette, il ne s'étonne pas du bruit, se dit d'un homme qui ne se trouble pas pour peu de chose, que les cris, les reproches n'émeuvent pas.

    HISTORIQUE

    XIe s. Granz fu li cops, li duz [le duc] en estonad [en fut étonné], Ch. de Rol. CCL.

    XIIe s. Par nous vous mande n'en soiez estoné, Ronc. p. 123. [Elle] Nel conut [son fils], ne s'estone mie Cum faitement il est en vie, Grégoire le Grand, p. 113.

    XIIIe s. Dou fau [fou] moine qui de la noise Est abaubis et estonés? , G. de Coinsi, Du cierge. Tel cop lez l'oreille li done, Tote la teste li estone, Ren. 14902. Le chief [la tête] ai vuit et estoné Du duel, et de l'ire, et del pens [pensée] Dont tot est desvoiez mon sens, ib. 15898. Sire Renart tel li redone, Que toute la fosse en estone [retentit], Ren. 612. Nepurquant li reis sus se leve, Pur la grant este d'icel jur Se feint e cuvre sa dolur?; Mais la feblesce tut l'estune, Édouard le conf. v. 3640.

    XIVe s. Nous avons de bon vin le cervel estonné, Si en seront plus fort dedens l'estour morté [mortel], Guesclin. 22159.

    XVe s. Si en doibs parcourir la terre, faire retentir les cieulx, estonner bois, roches et montaignes par force de cris, Chastelain, Chr. du duc Philippe, Introduct. Si prirent à lancer si grosses pierres d'engins et de canons contre les murs que tous les estonnerent, et si druement que l'un coup n'attendoit pas l'autre, Chastelain, Boucic. I, 28. Plus estonné que le premier coup de matines, Perceforest, t. III, f° 117.

    XVIe s. Ô bien heureux qui de rien ne s'estonne, Et ne pallist, quand le ciel iré tonne, Du Bellay, J. II, 71, recto. L'yvrongnerie renverse l'entendement, et estonne le corps, Montaigne, II, 12. Toutesfois il fut plus surpris qu'estonné?: car ayant retranché et rempli les passages?, D'Aubigné, Hist. I, 190. Ledit navire toucha en terre, et de ce heurt la quille et gaborts s'estonnerent, de sorte que les joints des planches s'ouvrirent tant que?, Du Bellay, M. 597.


    SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    ÉTONNER. Ajoutez?: - REM. Étonner a été employé impersonnellement. Ah?! voilà? il vous étonne que j'aie pu découvrir cela?? c'est toute une histoire?, Revue des Deux-Mondes, 1er avril 1872, p. 679. Il vous étonne, c'est-à-dire vous vous étonnez. Cet emploi est peu usité?; mais il n'a rien d'incorrect?; il est même élégant?; comparez?: il vous ennuie que?

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    Étymologie de « étonner »

    Faisait estoner en ancien français, du latin populaire *extonare, avec changement de préfixe, du latin adtonare (« frapper de la foudre, frapper de stupeur »? voir é- et tonner).
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    Wallon, estener, estoner, du lat. ex-tonare, ébranler comme par un coup de tonnerre, d'après Diez?; étymologie qui est confirmée par l'historique où l'on trouve estoner au sens de retentir, et qui rejette la dérivation germanique?: angl. to stun, étourdir?; anglo-sax. stunian. Extonare est une forme romane au lieu de la forme latine attonare, frapper de la foudre, étonner. Il y a une autre forme, estorner?: Estornez fu [du coup] Nemes li combatant, Ronc. p. 139. Diez y voit encore ex-tonare, à cause qu'en italien tonare et tronare (in-tronare, étourdir) sont identiques?; mais il est probable que dans estorner nous avons le représentant de l'ancien haut allemand stornên, étonner.

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    ÉTONNER, verbe trans.
    Étymol. et Hist. Ca 1100 intrans. « être étourdi (par un coup violent) » (Roland, éd. J. Bédier, 3438), le plus souvent trans. « étourdir » du xiieau xvies. (T.-L.; Hug.); ca 1220 « frapper de stupeur, surprendre » (G. de Coincy, éd. F. Koenig, II, Mir. 21, 159). Du lat. pop. *extonare, issu par changement de préf. du lat. class. adtonare, attonare « frapper de la foudre, frapper de stupeur ».

    étonner au Scrabble


    Le mot étonner vaut 7 points au Scrabble.

    etonner

    Informations sur le mot etonner - 7 lettres, 3 voyelles, 4 consonnes, 5 lettres uniques.

    Quel nombre de points fait le mot étonner au Scrabble ?


    Le calcul de points ne prend pas en compte lettre compte double, lettre compte triple, mot compte double et mot compte triple. Ces cases augmentent les valeurs des mots posés selon un coefficient indiqué par les règles du jeu de Scrabble.

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    etonner

    Les rimes de « étonner »


    On recherche une rime en NE .

    Les rimes de étonner peuvent aider les poètes et les paroliers à trouver des mots pour former des vers avec une structure rythmique cohérente, mais aussi pour jouer avec les mots et les sons, découvrir de nouvelles idées et perspectives ce qui peut être amusant et divertissant.

    Les rimes en ne

    Rimes de ornait      Rimes de charbonnés      Rimes de imaginé      Rimes de enseignée      Rimes de proportionnée      Rimes de acharnées      Rimes de mitonner      Rimes de tartinaient      Rimes de approvisionnés      Rimes de déminée      Rimes de aliénées      Rimes de ajourné      Rimes de stagné      Rimes de bouillonnées      Rimes de cantonnai      Rimes de baignai      Rimes de consignait      Rimes de destinés      Rimes de consignées      Rimes de renée      Rimes de enrubannait      Rimes de frictionner      Rimes de réacheminer      Rimes de alternée      Rimes de aminé      Rimes de maquignonnés      Rimes de soulignai      Rimes de vannée      Rimes de maisonnées      Rimes de passionnés      Rimes de vanné      Rimes de déminé      Rimes de camerounais      Rimes de dyspnée      Rimes de maquignonné      Rimes de marginée      Rimes de dégainé      Rimes de réapprovisionner      Rimes de vaticiner      Rimes de surentraînés      Rimes de éprenait      Rimes de dégréner      Rimes de prenez      Rimes de bouchonner      Rimes de prédominait      Rimes de apnée      Rimes de marmonnait      Rimes de mentionnais      Rimes de chagriné      Rimes de taquinaient     

    Mots du jour

    ornait     charbonnés     imaginé     enseignée     proportionnée     acharnées     mitonner     tartinaient     approvisionnés     déminée     aliénées     ajourné     stagné     bouillonnées     cantonnai     baignai     consignait     destinés     consignées     renée     enrubannait     frictionner     réacheminer     alternée     aminé     maquignonnés     soulignai     vannée     maisonnées     passionnés     vanné     déminé     camerounais     dyspnée     maquignonné     marginée     dégainé     réapprovisionner     vaticiner     surentraînés     éprenait     dégréner     prenez     bouchonner     prédominait     apnée     marmonnait     mentionnais     chagriné     taquinaient     


    Les citations sur « étonner »

    1. Il ne faut point s'étonner du goût de J.-J. Rousseau pour la retraite : de pareilles âmes sont exposées à se voir seules, à vivre isolées, comme l'aigle ; mais comme lui, l'étendue de leurs regards et la hauteur de leur vol est le charme de leur solitude.

      Auteur : Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort - Source : Maximes et Pensées, Caractères et Anecdotes (1795)


    2. Je veux dire que le monde entier est moins intéressant qu'avant. Il y a de plus en plus de gens à avoir suffisamment d'études ou de culture pour qu'on puisse s'étonner qu'ils soient si cons.

      Auteur : Alice Zeniter - Source : Juste avant l'oubli (2015)


    3. Des jours et des semaines durant on se triture vainement les méninges et l'on ne saurait dire, à supposer que l'on soit interrogé sur ce point, si l'on continue à écrire par habitude ou pour se faire valoir, ou parce qu'on ne sait rien faire d'autre, ou encore parce que la vie n'a pas cessé de nous étonner, par amour de la vérité, par désespoir ou par indignation, pas plus qu'on saurait dire si le fait d'écrire nous rend plus sage ou plus fou.

      Auteur : W. G. Sebald - Source : Les Anneaux de Saturne (1995)


    4. Que la « moisissure » se mette à fonctionner en évoluant, il y a de quoi s'étonner. Qu'elle réussisse à durer en se transmettant, il y a de quoi s'étonner davantage. Qu'elle tende, irrépressiblement dirait-on, vers la beauté il y a de quoi s'ébahir. Au petit bonheur la chance donc, la matière, un beau jour, est devenu belle. À moins que dès le début, la matière ait contenu, en potentialité, une promesse de beauté, une capacité à la beauté ?

      Auteur : François Cheng - Source : Cinq méditations sur la beauté (2006)


    5. Pas une minute, je n'ai cessé d'agir pour servir cette France magnifique. Cette France que j'aime autant que je vous aime. Cette France riche de sa jeunesse, forte de son histoire, de sa diversité, assoiffée de justice et d'envie d'agir. Cette France qui, croyez-moi, n'a pas fini d'étonner le monde.

      Auteur : Jacques Chirac - Source : Allocution radiotélévisée du président de la République, Jacques Chirac, prononcée dimanche 11 mars 2007


    6. Personne ne doit s'étonner
      Si les richesses croissent dans l'enfer; ce sol est le plus convenable
      Au précieux poison.


      Auteur : John Milton - Source : Le Paradis perdu (1667), Préface


    7. On devrait s'étonner devoir un despote envier aux hommes le peu de liberté que leur laisse l'espoir de ses faveurs.

      Auteur : Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes - Source : Pensées et Maximes


    8. Mes chers compatriotes, vous l'imaginez, c'est avec beaucoup d'émotion que je m'adresse à vous ce soir. Pas un instant, vous n'avez cessé d'habiter mon coeur et mon esprit. Pas une minute, je n'ai cessé d'agir pour servir cette France magnifique. Cette France que j'aime autant que je vous aime. Cette France riche de sa jeunesse, forte de son histoire, de sa diversité, assoiffée de justice et d'envie d'agir. Cette France qui, croyez-moi, n'a pas fini d'étonner le monde.

      Auteur : Jacques Chirac - Source : Allocution radiotélévisée du président de la République, Jacques Chirac, prononcée dimanche 11 mars 2007


    9. Il est bon d'étonner, mais ... il faut étonner justement.

      Auteur : Roger Caillois - Source : Art poétique


    10. On ne devrait s'étonner que de pouvoir encore s'étonner.

      Auteur : François de La Rochefoucauld - Source : Réflexions ou Sentences et Maximes morales (1664), 384


    11. Mes chers compatriotes, c'est avec beaucoup d'émotion que je m'adresse à vous ce soir. Pas un instant, vous n'avez cessé d'habiter mon cœur et mon esprit. Pas une minute, je n'ai cessé d'agir pour servir cette France magnifique. Cette France que j'aime autant que je vous aime. Cette France riche de sa jeunesse, forte de son histoire, de sa diversité, assoiffée de justice et d'envie d'agir. Cette France qui, croyez-moi, n'a pas fini d'étonner le monde. Vive la République ! Vive la France !

      Auteur : Jacques Chirac - Source : Déclaration du chef de l'Etat communiqué par l'Elysée, 11 mars 2007.


    12. Peu de choses dans ma vie m'ont effectivement passionné davantage que l'aspect pénal de notre monde. Si nous considérons cet aspect pénal de notre monde, c'est-à-dire de notre société, nous avons, comme on dit, de quoi nous étonner chaque jour.

      Auteur : Thomas Bernhard - Source : Le naufragé (1983)


    13. Il ne faut jamais s'étonner, qu'on ne voie ses tripes dans son giron.

      Auteur : Proverbes français - Source : Proverbe


    14. Faut-il s'étonner que les hommes aient cru que les animaux étaient faits pour eux, s'ils pensent même ainsi de leurs semblables, et si la fortune accoutume les puissants à ne compter qu'eux sur la terre?

      Auteur : Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues - Source : Réflexions et Maximes (1746)


    15. Anglaises: S'étonner de ce qu'elles ont de jolis enfants.

      Auteur : Gustave Flaubert - Source : Dictionnaire des idées reçues (1913)


    16. Quant au mois de Mars, je le dis sans aucune arrière-pensée politique, ça m'étonnerait qu'il passe l'hiver.

      Auteur : Pierre Desproges - Source : Chronique de la haine ordinaire


    17. Il dit des choses si sottes qu'on peut s'étonner qu'il le fasse avec la bouche.

      Auteur : Georg Christoph Lichtenberg - Source : Sans référence


    18. Tel est le but véritable de l'institution du débat médiatique : bétonner de part et d'autre les positions, compter les troupes et ragaillardir son monde en le rassurant sur le bénéfice d'une victoire à terme.

      Auteur : Georges Picard - Source : Petit traité à l'usage de ceux qui veulent toujours avoir raison (1999)


    19. Un de plus beaux cadeaux qu'un maître puisse faire aux enfants, c'est de leur donner de quoi étonner leurs parents.

      Auteur : Richard Dawkins - Source : Pour en finir avec Dieu (2008)


    20. Et Rose, elle a vécu ce que vivent les roses, l'espace d'un matin. — Pour consoler le père qui a perdu sa fille, le poète lui explique que, puisqu'il a donné à sa fille le nom de Rose, il ne peut pas s'étonner si elle ne vit pas plus longtemps que cette fleur.

      Auteur : Claude Schnerb - Source : L'Humour vert (sous le pseudonyme de Claude Sergent), Éditions Buchet-Chastel, (1964)


    21. C'est dans un état bien particulier que j'écris ces mots, puisque cette nuit je ne serai plus. Je me trouve sans le sou, au terme de mon supplice de drogué qui ne supporte plus la vie sans sa dose, et je ne puis endurer plus longtemps ma torture. Je vais sauter par la fenêtre, me jeter dans cette rue sordide. Il ne faudrait pourtant pas croire que la morphine, dont je suis l'esclave, ait fait de moi un être faible ou dégénéré. Lorsque vous aurez lu ces quelques pages hâtivement griffonnées, vous ne vous étonnerez pas – encore que vous ne puissiez jamais le comprendre parfaitement – que je me trouve devant cette unique alternative : l'oubli ou la mort.

      Auteur : Howard Phillips Lovecraft - Source : Dagon (Dagon and Other Macabre Tales) - (1965)


    22. Un matin, on se réveille. Il est temps de se retirer du monde pour mieux s'en étonner. Un matin, on prend le temps de se regarder vivre.

      Auteur : Maxence Fermine - Source : Neige (1999)


    23. Il était de ces hommes qui ne cessent pas jusqu'au bout de s'étonner d'avoir un nom, comme on s'étonne en passant devant un miroir d'avoir un visage, et que ce soit précisément ce visage-là.

      Auteur : Marguerite Yourcenar - Source : L'Oeuvre au noir (1968)


    24. Un matin on se réveille. Il est temps de se retirer du monde pour mieux s'en étonner. Un matin on prend le temps de se regarder vivre.

      Auteur : Maxence Fermine - Source : Neige (1999)


    25. Epoustoufler: étonner sa femme par un regain inattendu d'appétit sexuel.

      Auteur : Alain Finkielkraut - Source : Le Petit Fictionnaire illustré (1981)


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    Les synonymes de « etonner»

    Les synonymes de étonner :

      1. ébahir
      2. abasourdir
      3. méduser
      4. stupéfier
      5. surprendre
      6. interloquer
      7. fasciner
      8. émerveiller
      9. éblouir
      10. enchanter
      11. époustoufler
      12. ahurir
      13. confondre
      14. déconcerter
      15. désorienter
      16. suffoquer
      17. sidérer
      18. interdire
      19. frapper
      20. impressionner
      21. épater
      22. exclamer
      23. applaudir
      24. écrier
      25. récrier
      26. démonter
      27. éto

    synonymes de étonner

    Fréquence et usage du mot étonner dans le temps


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